
Depuis l'annonce du sauvetage public de Bankia en avril, qui a précipité une aide européenne au secteur bancaire espagnol de cent milliards d'euros au maximum, les plaintes de petits épargnants s'accumulent, ruinés par des "produits toxiques". Parmi ces actifs aux noms rébarbatifs, vendus à tout va depuis la crise, les "participations préférentielles", titres très complexes et risqués, remportent la palme: 710.000 familles sont concernées sur environ un million de foyers touchés par les produits risqués, selon l'association des usagers des banques Adicae, qui a déjà reçu plus de 30.000 plaintes.
"Au total, 30 milliards de ces produits toxiques ont été vendus depuis 1999, dont quelque 26 milliards sont des participations préférentielles", explique Javier Contreras, un responsable de l'Adicae. Les banques y ont vu l'avantage de faire apparaître un bilan de fonds propres "renforcé". Le client s'est lui retrouvé avec "son épargne totalement immobilisée dans un produit à vie, devenant un actionnaire sans droit de vote". Et sans avoir été informé des risques comme l'exige la norme européenne Mifid, dénonce l'Adicae.








