OF THE
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Patrice Higonnet est professeur d:histoire à l'université Harvard. Il est l'auteur, en 2007, d'un ouvrage sur le nationalisme américain (Attendant Cruelties : Nation and Nationalism in American History, Other Press). Bostonien depuis son adolescence, il a étudié dans le lycée public de Cambridge où Djokhar Tsarnaev, l'un des terroristes présumés, a suivi ses études.Après les attentats, le président Obama a dit que les Bostoniens étaient des gens « résilients ». S'agissait-il d'une phrase convenue de réconfort ou d'une affirmation significative ?
« La discussion dans nos organisations sur le dialogue social n'est pas une discussion théorique, mais quelque chose d'éminemment pratique. Je m'en explique. Le 14 novembre, nous, les travailleurs de ce pays, avons fait la grève générale à l'appel de l'UGT et des CCOO. Dans l'après-midi de ce même jour, par millions, nous occupions les rues par des manifestations massives. Dans ces manifestations, nous attendions que les dirigeants des syndicats nous appellent à poursuivre la mobilisation. Mais ce soir là, ils n'ont pas dit comment continuer le combat. Ils ont proposé une campagne de pétitions pour un référendum sur la politique du gouvernement. Une proposition bien en retrait, déjà, car, par millions dans la rue ce jour-là, nous disions clairement non à la politique du gouvernement. Mais même cette proposition de campagne n'a pas été menée jusqu'au bout. [...] A l'inverse : après le 14 novembre, ce qu'il y a eu, c'est une trêve accordée au gouvernement. Le gouvernement a mis à profit cette trêve. Le 28 décembre, il a suspendu les mesures sur la retraite anticipée incluses dans la réforme des pensions signée par UGT et CCOO, et hier, il les a modifiées, rendant encore plus difficile l'accès à ce droit (et, dans la pratique, dans la majorité des cas, en l'éliminant). »Le 11 janvier 2013, les organisations patronales et le gouvernement invitent les principales confédérations syndicales à réaliser ce « compromis historique » et à signer l'Accord National Interprofessionnel, aboutissement de la « concertation avec les partenaires sociaux« . Échec pour le gouvernement, puisque sur les 5 syndicats convoqué, la CGT et FO, deux des trois plus grandes organisations syndicales (la CGT étant la plus importante), refusent de signer l'accord et engagent une campagne contre. Malgré ce revers et dans son habituel mépris des revendications des jeunes et des travailleurs - mépris qui n'a rien à envié à celui des précédents gouvernements de droite -, le gouvernement doit maintenant transposer cette accord en loi.
Commentaire: Cet article est intéressant car il décrit les sentiments de la population. Il suffit alors de les utiliser. Lire aussi : « La stratégie de la tension - Les explosions du marathon de Boston »