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mer., 28 juin 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Histoire Secrète
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Sherlock

Le plus ancien bâtiment public romain aurait été découvert à Gabies

Dans une ville italienne enfouie depuis longtemps, les archéologues ont trouvé un monument massif.

Ce qui le rend particulier est le fait qu'il remonte à 300 ans avant les grandes structures publiques telles que le Colisée... Il a de plus été construit 100 ans avant l'invention du mortier. Cela révèle que les Romains avaient des ambitions architecturales grandioses beaucoup plus tôt qu'on ne le pensait.

© Marcello Mogetta
Deux terrasses reliées par un grand escalier, un mur de soutènement en pierres massivess et des sols aux motifs géométriques
L'aperçu d'une vision grandiose

La structure, mis au jour sur le site, connu sous le nom Gabies (Gabii), à 20 km de Rome, est construit avec des blocs géants et date de 350-250 avant JC.

C'est probablement le premier bâtiment public romain jamais trouvé, a déclaré Nicola Terrenato, professeur de classiques à l'Université du Michigan et directeur du projet. Le complexe a des sols aux motifs géométriques et deux terrasses reliées par un grand escalier.

C'est différent de tout ce que les Romains étaient censés construire à l'époque, ajoute Terrenato. Il remet d'ailleurs en cause l'ancien stéréotype montrant un peuple modeste et conservateur au cours de la première période de la naissance à la domination romaine.

« Il y a beaucoup de détails de construction qui sont beaux à regarder et ils nous en disent plus sur la façon dont les Romains construisaient à ce stade », explique-t-il, « cela nous montre qu'ils ont commencé à expérimenter la modification de leurs milieux naturels (en réduisant la pente naturelle et en créant un mur de soutènement, par exemple), environ un quart de millénaire plus tôt que nous le pensions. »

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Les Hommes ont investi l'Amazonie plus tôt que ce que l'on pensait

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Détails de la terre cuite, des coquillages et des restes osseux provenant des fouilles. Image A : fragments de coquilles d'aragonite et micritique cimentées, un os est visible dans le coin supérieur gauche (lumière polarisée croisée). B : réservoirs Pomacea trouvé à 1,1 m de profondeur. C : cicatrice de l'impact entre fragments réaménagés du tibia d’un cerf des marais (Blastocerus dichotomus). Dendrites minérales couvrant les bords des os. Les dommages en surface indiquent une percussion. D : fragment mandibulaire de Mazama sp. trouvé à une profondeur de 70-75 cm. E : fragment de terre cuite portant des lignes parallèles incisées, probablement culturellement modifiés. F : couche de coquilles bien cimentées entourées de fragments détachés. © Public Library of Science
La découverte de traces humaines dans le bassin amazonien bolivien situe leur arrivée sur les lieux à plus de 10.000 ans. Cette trouvaille est la preuve la plus ancienne de la présence humaine dans la forêt tropicale et permet de tracer plus de 10.000 ans d'histoire entre l'Homme et l'environnement dans le Nouveau Monde

Quand les Hommes ont-ils investi l'Amazonie et comment se sont-ils adaptés à cet environnement ? Ces questions demeurent des énigmes archéologiques. La plupart des sites découverts jusque-là convergent vers l'idée que les Hommes se seraient appropriés les lieux dans les prémices de l'Holocène, soit il y a plus de 8.000 ans. Pour la plupart, les traces archéologiques humaines ont été découvertes le long des côtes continentales du nord-est du bassin. Toutefois, des sites de chasseurs-cueilleurs associés à la faune aujourd'hui éteinte ont été trouvés dans les conditions fraîches et humides du sud de l'Amérique du Sud.

À ce jour, peu de sites anciens ont été découverts dans le centre du bassin amazonien. Dans ce contexte, une équipe d'archéologues de l'université de Bern s'est focalisée sur les îles de forêt du bassin amazonien de Bolivie. Au nombre de plusieurs centaines, ces îles sont des monticules de sédiments. L'origine peut en être attribuée aux termites, à l'érosion ou à l'activité humaine. Les archéologues pensaient qu'en raison des conditions environnementales défavorables des lieux, les Hommes n'avaient pas investi ces lieux avant l'ère agricole.

Sherlock

D'anciennes et importantes fortifications assyriennes découvertes à Ashdod-Yam

Des chercheurs de l'Université de Tel Aviv ont mis au jour les vestiges d'anciennes fortifications massives construites autour d'un port assyrien de l'âge du fer.

© Philip Sapirstein
Représentation 3D de l'effondrement d'une structure en briques de terre de la période Hellénistique.
Au cœur des fortifications bien préservées se trouve un mur en briques de terre large de 3,6 m et haut de 4,5 m. La paroi est recouverte de couches de boue et de sable qui s'étendent sur des dizaines de mètres de chaque côté.

Lorsqu'elles ont été construites, au huitième siècle avant notre ère, les fortifications devaient former une redoutable défense en forme de croissant dont l'espace intérieur couvrait plus de 17 hectares.

La première saison de fouilles est entrain de s'achever sur le site archéologique d'Ashdod Yam, dans la ville côtière israélienne contemporaine d'Ashdod, au sud de Tel Aviv.

Le Dr. Alexander Fantalkin, du Département d'archéologie et des anciennes cultures du Proche-Orient de l'université de Tel Aviv, dirige le projet pour le compte de l'Institut d'archéologie Sonia et Marco Nadler.

« Les fortifications semblaient protéger un port artificiel », précise Fantalkin, « si c'est le cas, ce serait une découverte d'importance internationale, le premier port connu de ce genre dans notre coin du Levant ».

Chess

Découverte des plus anciens jetons de jeu en Turquie

Des petites pierres taillées déterrées dans un cimetière, vieux de près de 5000 ans, pourraient représenter les premiers jetons de jeu jamais trouvés, selon les archéologues turcs qui fouilles des tombes du début de l'âge du Bronze.

© Inconnu
Ces petites pierres sculptées trouvées dans une tombe du début de l'âge du bronze pourraient être les plus anciens jetons de jeu découverts à ce jour.
La découverte a été faite dans une sépulture à Basur Höyük, un monticule de 250m sur 150m près de Siirt dans le sud de la Turquie.

Les pièces se composent de 49 petites pierres de différentes formes sculptées et peintes en vert, rouge, bleu, noir et blanc.

« Certaines représentent des cochons, des chiens et des pyramides, d'autres sont rondes et en forme de balles. Nous avons aussi trouvé des dés et trois jetons ronds en coquillage blanc et surmontés d'une pierre noire ronde », précise Haluk Sağlamtimur de l'Université Ege, en Turquie.

Selon l'archéologue, qui a présenté sa conclusion lors d'un symposium annuel, des pièces similaires ont été trouvées auparavant à Tell Brak et Jemdet Nasr, deux monticules funéraires dans le nord-est de la Syrie et en Irak. « Mais leurs découvertes étaient isolées; c'était des objets uniques et par conséquent, ils ont été considérés comme étant de simples pierres », explique Sağlamtimur, « au contraire, nos pièces de jeu ont été retrouvées ensemble. C'est une découverte unique, un ensemble assez complet d'un jeu de type échecs. Nous sommes perplexe sur sa stratégie »

Blue Planet

Découverte du plus ancien globe montrant le Nouveau Monde

Daté du début des années 1500, le globe a probablement été fabriqué à Florence, en Italie, avec les moitiés inférieures de deux œufs d'autruche.

© Inconnu
Le Nouveau Monde sur le globe en œuf d'autruche porte trois noms : « TERRA DE BRAZIL », « MVNDVS NOVVS », and « TERRA SANCTAE CRVCIS ».
Il est gravé alors des nouveaux et vagues détails sur les Amériques, recueillis par les explorateurs européens comme Christophe Colomb et Amerigo Vespucci.

Il est également décoré avec des monstres, des vagues entrelacées et même un naufragé, selon le Washington Map Society, qui a publié une étude de l'objet dans son journal The Portolan.

« Lorsque j'ai entendu parler de ce globe, j'étais d'abord sceptique quant à sa date, son origine, sa géographie et sa provenance, et j'ai vérifié par moi-même », explique S. Missinne, un chercheur indépendant belge, « après tout, personne n'en avait entendu parlé, et les découvertes de ce type sont extrêmement rares. Je me suis penché dessus, et au fil de mes recherches, il devenait évident que nous avions une grande trouvaille ».

Map

Le site d'un mystérieux manoir médiéval découvert en Angleterre

Les archéologues travaillant sur le futur site de construction de logements en Grande-Bretagne ont mis au jour un mystérieux manoir médiéval qui, selon les registres historiques de cette période, n'a jamais existé...

© Wessex Archaeology
Les archéologues britanniques ont découvert les restes de fondations en pierre ; le schéma suggère qu'il pourrait y avoir eu une série de bâtiments médiévaux sur ce futur chantier de construction moderne.
Les fondations en pierre, indiquant une série de bâtiments datant du 12e au 14e siècles, ont été découverts par des chercheurs du Wessex Archaeology sur les terrain d'une ferme de Longforth à Wellington, en Angleterre.

Dans le cadre d'une obligation du Conseil local du Comté du Somerset, les spécialistes ont commencé à travailler sur le site en Avril 2013, avance le lancement d'un projet de construction.

© Wessex Archaeology
Ces carreaux médiévaux décorés suggèrent d'importants bâtiments de haut rang.
« C'est une découverte significative et donc très passionnante, d'autant plus qu'il n'existe pas de registres documentaires indiquant l'existence d'un tel site ici », explique Bob Davis, archéologue du Wessex Archaeology, « les premières datations des tessons de poterie trouvés à la ferme de Longforth suggèrent que les bâtiments ont été occupés entre les 12e et 14e siècles. À un certain moment toutefois, les bâtiments ont été abandonnés, les matériaux de construction utilisables ont été pris et recyclés, et le site a été oublié ».

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Selon Francesco Carotta, Flavius Josèphe était Paul de Tarse

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Paul de Tarse (Saint Paul pour les chrétiens) a-t-il existé ? Comme pour Jésus, il n'existe quasiment aucune trace historique de son existence, à part bien entendu les écrits qui lui sont attribués. Or c'est à lui qu'on doit la fondation de l'Église catholique, que ne souhaitait pourtant pas Jésus. Paul de Tarse a-t-il existé, et si oui n'était-il pas une personne ayant existé sous un autre nom ? L'historien Francesco Carotta répond à cette question dans son livre (non encore traduit en français) Jesus was Caesar : pour lui pas de doute, Paul de Tarse n'était autre que Flavius Josèphe.

Flavius Josèphe est un historien judéen d'origine juive sur lequel les chrétiens aiment s'appuyer pour prouver l'existence de Jésus. En effet il est le seul historien à peu près contemporain de Jésus à le citer nommément dans un de ses ouvrages. Or si Flavius Josèphe était Paul de Tarse, qui a fait passer le christianisme d'une secte à une religion, on comprendrait mieux pourquoi il aurait été le seul à parler de Jésus. C'est sur cette piste inédite et passionnante que l'historien italien Franscesco Carotta nous emmène, voici la traduction du passage de son livre Jesus was Caesar où il démontre le rapprochement biographique entre les deux hommes :

Eye 1

Porte-glaives

© Inconnu
Le secrétaire général de l’Otan (Anders Forgh Rasmussen), le président des États-Unis (Barack Obama) et le Premier ministre britannique (David Cameron). Selon eux, le Gladio n’a jamais existé : la preuve, il a déjà été dissous plusieurs fois.

Alors que nous poursuivons la publication en épisodes des Armées secrètes de l'Otan, Vernon Sullivan s'interroge sur l'ampleur du phénomène Gladio. Pour lui, les services secrets de l'Alliance atlantique ne faisaient pas que se préparer à une invasion soviétique ou que prévenir l'accès des communistes aux gouvernements européens. Au demeurant, si le Gladio n'existe plus aujourd'hui comme au temps de la Guerre froide, rien ne prouve qu'il ait totalement disparu.

La paranoïa serait l'apanage des régimes dictatoriaux, que l'on dit « forts » par antiphrase car leur dureté est précisément fonction de leur faiblesse intrinsèque, un défaut d'assurance qui les force à user de fermeté pour se maintenir. On soupçonne à l'inverse les société civilisées de mollesse et de laxisme, si assurées qu'elles sont de la solidité de leurs fondements. Il n'en pas toujours été ainsi. À preuve, les formes sophistiquées qu'a prises la surveillance policière du temps de la Guerre froide.

« Gladio », mot latin qui veut dire glaive, est l'appellation oubliée d'une organisation secrète montée dans presque tous les pays qui relèvent de l'OTAN. Ce réseau invisible était la préfiguration d'une armée secrète de saboteurs et de partisans ayant pour fonction de déstabiliser un adversaire dont on était certain qu'il gagnerait la première manche de toute guerre. La guerre ne pouvait être que du fait des Soviétiques, elle serait invasive et la domination russe ne pourrait être arrêtée que par la Manche, l'Atlantique et peut-être les Pyrénées. La Grèce et la Turquie seraient aux trois-quarts perdues, la France, l'Italie, l'Allemagne, la Scandinavie et le Benelux le seraient en intégralité. La guerre se poursuivrait en Suisse, en Espagne et en Turquie ; l'avance russe serait stoppée par la maîtrise anglo-saxonne du ciel... Mais la reconquête ne serait pas envisageable. Les destructions cataclysmiques. L'Irlande abriterait les sièges de plusieurs gouvernements en exil, ceux de Suisse, de Belgique et d'Italie notamment.

Ce scénario ancien n'aurait été abandonné qu'avec la chute du Mur de Berlin. Avec cet abandon, l'ancienne structure s'est relâchée sans pour autant cesser complètement d'exister. C'est que ses principaux promoteurs ont encore du travail, beaucoup, celui d'opérer le démontage en douceur en évitant que la structure ne devienne trop visible et que les noms des membres et des responsables principaux ne soient tous divulgués. Car s'il est évident que les chefs des services secrets des grandes démocraties étaient, de par leur fonctions officielles, tout autant que l'essentiel des généraux d'états-majors des armées, investis automatiquement de rôles dirigeants, des fonctions tout aussi importantes ont pu être occupées par des chefs de service de polices, des parlementaires et parfois par des personnalités non élues, de simples officiers de réserve exerçant des professions anodines mais stratégiques - dans les transports par exemple.

Commentaire:

OTAN - La guerre secrète en Allemagne
Le réseau Gladio : Armées secrètes d'Europe
« Les Armées secrètes de l'OTAN » - Complots du renseignement militaire en Europe


Wedding Rings

Les plus anciens objets en fer connus sur Terre ont été forgés à partir de météorites

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Au centre, les perles fabriquées à partir de fer météoritique. Ce sont les plus anciens objets en fer trouvés, dans un cimetière égyptien. AFP PHOTO/HO/UCL Petrie Museum/Rob Eagle
Des perles appartenant à des colliers funéraires retrouvés dans un cimetière égyptien vieux de 5.000 ans ont été conçues à partir de météorites, ont annoncé lundi des archéologues...

Les plus anciens objets en fer jamais découverts, des perles appartenant à des colliers funéraires retrouvés dans un cimetière égyptien vieux de 5.000 ans, ont été forgés à partir de météorites, ont annoncé lundi des archéologues.

Une analyse poussée des perles, découvertes en 1911 par des archéologues britanniques en Basse Egypte, dans le village d'El-Gerzeh, a démontré qu'elles sont composées de fer météoritique, et non de minerai terrestre, selon les chercheurs.

USA

Iran : la CIA a bien renversé Mossadegh

La CIA reconnaît avoir orchestré le coup d'Etat qui a renversé le Premier ministre iranien Mohamed Mosssadegh le 18 août 1953, après qu'il eut nationalisé le pétrole du pays, selon des documents récemment déclassifiés. Le rôle de l'agence américaine de renseignement était un secret de polichinelle depuis des années et hante toujours les relations entre les Etats-Unis et l'Iran. Mais des documents internes à l'agence datant des années 1970, récemment déclassifiés et publiés aujourd'hui montrent clairement son rôle. "Le coup d'Etat militaire qui a renversé Mossadegh et son cabinet de Front national a été mené sous la direction de la CIA dans un acte de politique étrangère", affirme l'agence dans l'un des documents.

Le Premier ministre iranien avait nationalisé en 1951 l'Anglo-Iranian Oil Company, l'ancêtre de BP, provoquant l'ire de Londres, pour qui le pétrole iranien était jugé vital pour le redressement de l'économie britannique après la Seconde Guerre mondiale. Or début 1953, le président Dwight Eisenhower arrive au pouvoir aux Etats-Unis et se montre plus compréhensif vis-à-vis des doléances britanniques que son prédécesseur Harry Truman.