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mer., 27 oct. 2021
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Comètes

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Nouveau soubresaut de la comète ISON

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La comète ISON photographiée le 17 novembre 2013, avec un téléobjectif de 180 mm [cliquer sur la photo pour l’agrandir]. Crédit : Michael Jäger.
Après un premier sursaut d'activité très marqué autour du 14 novembre, la comète Ison a connu une période d'accalmie. Elle a été de courte durée. Dès le 19 novembre 2013, un nouveau sursaut a été observé par le télescope Trappist, installé à La Silla (Chili). La production d'éléments volatils a été multipliée par 6.

Dans un bon site, la comète commence à montrer en photo une queue très longue. Sur ce cliché de Michael Jäger pris le 17 novembre 2013, sa traîne de gaz et de poussière s'étend sur plus de 7° - soit plus de 15 millions de kilomètres, le dixième de la distance Terre-Soleil. Avec le nouveau sursaut d'activité, elle pourrait s'allonger encore.

Ison devrait donc être bien visible dans le ciel de l'aube le 20 novembre. Malheureusement, la Lune est là aussi dans le matin, et un ciel transparent est souhaitable pour arriver à bien voir la comète. N'hésitez pas à vous aider de jumelles. Il faut la chercher à moins de 10° sous l'étoile Spica. Carte du ciel détaillée et conseils d'observation sont proposées dans le Ciel & Espace de novembre 2013.

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La comète ISON photographiée par le télescope TRAPPIS

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ISON le 15 novembre – Photo télescope TRAPPIST à l’Observatoire de La Silla
Hausse d'activité de la comète ISON photographiée par le télescope TRAPPIST à l'Observatoire de La Silla (ESO).

Situé au Chili, dans l'enceinte du grand Observatoire de La Silla (ESO), le télescope de 60 centimètres de diamètre TRAPPIST (TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescope) piloté à distance par groupe « Origines Cosmologiques et Astrophysiques » (Belgique), livre un portrait de la comète ISON capturé le 15 novembre soit deux jours après une hausse soudaine et significative de son activité.

Filant à une vitesse supérieure à 200 000 km/h. (presque 60 km/s.), la très attendue comète C/2012 S1 (ISON) a connue depuis le 1er novembre deux explosions qui ont littéralement décuplé sa luminosité. Depuis la seconde hausse, le 13 novembre, son activité a été multipliée par un facteur 10 ! Nul ne sait encore ce qui est à l'origine de ces explosions ni si le noyau est en péril. A l'approche du Soleil, la glace se sublime de plus en plus, la comète se délite, libérant gaz et poussières qu'elle renferme depuis des milliards d'années. Il n'est donc pas impossible que son noyau se fragmente et se disloque. Pour l'instant, le cortège semble se maintenir et une longue de plus de 16 millions de kilomètres s'étend dans son sillage, à l'opposé du rayonnement solaire.

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Une belle comète découverte depuis le Maroc

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Cette photo montre la découverte de la comète. Les étoiles sont floues derrière en raison du mouvement apparent de l'objet pendant le prise de vue. Crédit : Michel Ory / Moss.
L'astronome amateur Michel Ory a découvert une comète grâce à l'observatoire de l'Oukaimeden, au Maroc. Cette 4ème comète débusquée depuis ce site sera visible à l'œil nu dans un peu moins d'un an.

Il n'y a plus de hasard. Mis en route fin 2011, le télescope MOSS de 500 mm installé à l'observatoire de l'Oukaimeden vient de débusquer sa 4ème comète le 15 novembre 2013. Elle est baptisée C/2013 V5 (Oukaimeden). L'astronome amateur Michel Ory était aux commandes du télescope, en le pilotant à distance depuis le Jura Suisse.

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Vivre ou survivre

Quelques jours à peine nous séparent de la dernière catastrophe climatique en date, et l'horreur et le désespoir se sont emparés de milliers de personnes, les survivants du typhon Haiyan aux Philippines.
Typhon Haiyan, Philippines
© Inconnu
Depuis que l'homme enregistre les données climatiques, il semble que ce typhon (ou ouragan) de catégorie 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson, soit le plus puissant à avoir impacté la Terre. Peut-être s'agit-il d'un signe des temps, annonciateur parmi d'autres, du cycle environnemental dans lequel la planète et l'humanité - bien malgré elle - se trouvent à ce jour engagés, un de ces événements cycliques qui voit s'effondrer les empires, alors qu'ils semblent au faîte de leur puissance.

Il semble également que les catastrophes climatiques augmentent non seulement en nombre mais également en intensité. La liste des catastrophes environnementales qui suivent « sonnent » comme des prémices de ce qui attend l'humanité dans son ensemble. Bien que les moyens de communication se soient fortement accrus ces quinze dernières années et qu'ils pourraient expliquer pourquoi nous avons plus d'informations sur les divers et nombreux événements climatiques, les catastrophes environnementales augmentent, avec de fortes fluctuations. Par exemple, le nombre de catastrophes naturelles dans les pays pauvres a plus que triplé depuis 1980 et elles ont déplacé plus de quarante-deux millions de personnes.

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La comète ISON, visible à l'œil nu

Cette photo d'ISON prise le 10 novembre montre que la comète commence à avoir plusieurs queues.
© Michael Jäger
Cette photo d'ISON prise le 10 novembre montre que la comète commence à avoir plusieurs queues.

Le 13 novembre nous vous annoncions une forte hausse de l'activité d'ISON, celle-ci vient de marquer une nouvelle augmentation d'activité d'un facteur 10.


Dans la nuit du 13 au 14, Emmanuel Jehin et Cyrielle Opitom de l'Université de Liège ont poursuivi leurs observation avec le télescope Trappist basé à la Silla. Ils ont constaté un nouveau sursaut d'activité de la comète ISON. « Cette nuit la comète a pris pas loin d'un facteur 10 en quantité de gaz éjecté et de la poussière est aussi expulsée », rapporte Emmanuel Jehin.

Ce phénomène est normal lorsqu'une comète se rapproche du Soleil. Le rayonnement de l'astre du jour fait fondre sa glace. Mais dans l'espace, celle-ci ne se transforme pas en eau liquide ; elle se vaporise directement (on dit qu'elle se sublime). Ce faisant, elle libère dans l'espace des grains de roches - des poussières - qui forment une queue. Le gaz, en s'étendant dans le vide sur des millions de kilomètres, constitue la chevelure de la comète.

Plus la chevelure est dense et étendue, plus elle rend la comète facile à voir.

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La comète ISON se réveille

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La comète Ison approche. Elle promet un beau spectacle fin novembre, début décembre. ©D.Peach.
D'abord annoncée comme comète du siècle, Ison restait bien timide ; heureusement, son activité est franchement repartie à la hausse ces derniers jours.

ISON surveillée par Trappist

Depuis l'observatoire de La Silla, au Chili, le télescope belge Trappist suit activement la comète Ison. Le 5 novembre 2013, il a observé une première hausse de l'activité.

« Alors que l'activité est stable depuis environ un mois, la production de gaz augmente maintenant rapidement ! Elle a été multipliée par deux depuis le 1er novembre 2013, et principalement dans les dernières 48 heures », rapportait Emmanuel Jehin, chercheur à l'Institut d'astrophysique de Liège.

Le 12 novembre 2013, l'astronome annonce de nouveau une hausse de l'activité d'Ison : « Son flux lumineux à travers les filtre rouge et vert a doublé », indiquait Emmanuel Jehin.

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Quatre comètes à observer dans le ciel de novembre

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Quatre comètes remarquables à ne pas manquer aux dernières heures de la nuit !

Ce mois de novembre 2013 réserve aux observateurs de l'hémisphère nord, avant le lever du Soleil, de nombreuses occasions d'en avoir plein les yeux. Parmi le plaisir de parcourir les fins de nuits tapissées d'étoiles à la rencontre des constellations du printemps (visibles en cette saison à la tombée de la nuit !) et celui d'admirer Jupiter puis Mars (et aussi Mercure et Saturne aux la lueurs de l'aube ...), s'ajoute celui de suivre l'évolution de quatre comètes remarquables : ISON bien sûr, Lovejoy (surprenante), Encke et Linear X1. Il est assez rare d'en réunir autant, au cours d'une même période, dans l'écrin de la nuit boréale.

D'abord, il y a la fameuse comète ISON. Attendue depuis des mois, elle est sur le point de frôler notre étoile le 28 novembre prochain, à une distance de (seulement) 1,1 million de kilomètres. Si elle réchappe de ce flirt avec le brasier solaire, nous la reverrons les jours suivants toute étincelante et triomphante ! Cependant, les spécialistes préfèrent être prudents et ne pas s'emballer trop vite sur sa luminosité. Le spectacle peut être très impressionnant comme décevant. Cela dépend de la véritable taille de son noyau, de sa densité et si elle a été fragilisée par une collision dans le passé. Autant de paramètres encore mal connus qui empêchent de la caractériser avec précision et, par conséquent, de prédire son évolution.

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Les astronomes, choqués, découvrent un nouveau type de météore

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L'objet de ces photographies prises par Hubble n'est pas une comète. Selon la NASA, c'est « quelque chose » qu'aucun astronome n'a jamais vu avant. C'est un astéroïde avec six queues de comètes, mais qui ne se déplace pas comme une comète et qui n'est pas fait de glace. Il est juste... accroché là-haut, tournant comme un beau diable.

Selon le chercheur principal, David Jewitt, de l'Université de Californie à Los Angeles,
« Nous étions littéralement abasourdis quand nous l'avons vu [dans la ceinture d'astéroïdes du système solaire], complètement assommés. ».
La NASA quant-à elle, affirme que
« Contrairement à tous les autres astéroïdes connus, qui apparaissent simplement comme de minuscules points de lumière, cet astéroïde, P/2013 P5, ressemble à un arroseur de pelouse en rotation. Les astronomes sont intrigués par l'apparence inhabituelle de l'astéroïde. »
Jewitt et ses collègues ont tout de même une théorie, et précisément, un choc spatial. P/2013 P5 serait un fragment d'un astéroïde plus grand qui se serait disloqué dans une collision datant d'il y a environ 200 millions d'années. Ces météorites ne sont pas rares et ont une constitution particulière car elles ont été chauffées à 1500 degrés Fahrenheit pendant longtemps. Cela signifie que l'astéroïde est composé de roches métamorphiques et ne contient pas de glace comme toute comète qui se respecte.

Commentaire: A cause de leur vielles croyances, les astronomes semblent être incapables de voir que toutes les météorites peuvent être chargées électriquement dans un Univers Électrique ! Voir : The Apocalypse: Comets, Asteroids and Cyclical Catastrophes


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Météorite de Tcheliabinsk : de nouveaux secrets percés grâce aux vidéos amateurs

En analysant les vidéos amateurs diffusées sur internet et montrant l'astéroïde qui s'est abattu sur la ville de Tcheliabinsk, des chercheurs sont parvenus à reconstituer sa trajectoire. Ils ont même réussi à calculer que cette météorite mesurait une vingtaine de mètres et pesait 12.000 tonnes.


Chaque jour, ce sont environ 100 tonnes de matières météoritiques qui s'abattent sur Terre. La grande majorité arrive au sol à l'état de poussière et, dans 85% des cas, elles s'échouent dans les océans. Il est donc rare qu'une météorite tombe sur une zone habitée et plus rare encore qu'elle blesse ou tue des individus. Pourtant, le 15 février dernier, une météorite s'est abattue sur la ville de Tcheliabinsk, en Russie.

Faisant plus de 1.500 blessés, l'incident n'a cessé de faire parler de lui depuis et les astronomes ont multiplié les études pour en savoir plus sur le mystérieux astéroïde. Trois nouvelles viennent tout juste d'être publiées. D'après les dernières estimations, la déflagration a émis une énergie équivalente à 500.000 tonnes de TNT lors de l'entrée de l'astéroïde dans l'atmosphère terrestre. C'est la force d'environ 30 bombes identiques à celles tombée à Hiroshima et 30 fois plus brillant que le Soleil à son maximum de luminosité.

Toutefois, l'astéroïde s'est semble t-il fragmenté avant impact, ce qui a déjà considérablement réduit les dégâts qu'il aurait pu causer. Ainsi, c'est davantage l'onde de choc de la désintégration que les fragments eux-mêmes qui ont provoqué des dégâts et fait des blessés.

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La comète ISON devient de plus en plus visible, bientôt à l'oeil nu

Des chercheurs japonais ont filmé le voyage de la comète ISON, de plus en plus visible à mesure que le bloc de glace cosmique s'approche du soleil qu'il devrait frôler le 29 novembre.


Grâce à une caméra spéciale attachée à un télescope de l'observatoire de Tottori au Japon, des scientifiques ont pu filmer la comète ISON (voir les images ci-dessus). Celle-ci, actuellement à une centaine de millions de kilomètres du soleil, devrait effleurer l'étoile le 29 novembre.

Plus la comète s'approche du soleil, plus elle devient visible, explique le professeur Junichi Watanabe de l'Observatoire national astronomique du Japon. Les chercheurs s'attendent à un spectacle d'une rare intensité.

Visible avant l'aube

En Europe, la comète peut être visible avant l'aube avec une paire de jumelles et pourrait l'être à l'oeil nu lorsqu'elle sera à proximité du soleil.

Il restera ensuite à savoir si la comète aura survécu à son passage si près du soleil, où le gros bloc de glace cosmique subira une température de l'ordre de 2700°C. Il pourrait alors être visible à l'oeil nu à la fin du mois décembre lors de son passage près de la Terre.