Montréal - Aujourd'hui, dimanche 12 septembre 2021, j'ai assisté à une messe tridentine au sein d'une église « traditionnelle », une communauté très à cheval sur les principes moraux ... et, curieusement, le curé de service a entamé son sermon en insistant sur « l'obligation morale de respecter la distanciation sociale » lors de la communion. Après le sermon, regardant par terre, les paroissien-moutons se sont lentement dirigés vers l'autel de communion comme un troupeau qu'on mènerait à l'abattoir, tout en respectant cette fameuse « distanciation sociale » obligatoire. Mais, d'où vient cette exhortation sans queue ni tête, dans un contexte où, si les simples fidèles sont appelés à faire « amende honorable » avant de communier, on ne les oblige jamais à se désolidariser les uns des autres.

© WikipediaCathédrale d'Évreux
La communion : un rituel de solidaritéBien au contraire : la communion est un rituel qui implique un geste de solidarité entre les communiants et celui qui a donné sa vie pour l'humanité. La communion est, de facto, un rituel de solidarité et
cette prescription de « distanciation sociale » constitue un contre-rituel destiné à annihiler les pouvoirs intrinsèques de ce sacrement. Recevoir le « corps du Christ » revient à reconnaître notre situation de « pauvres pécheurs » appelés à la rédemption via un sacrement qui consacre notre union intime avec le créateur. Et, in fine, pour être en mesure d'accueillir cette « seconde naissance » alchimique, il nous faut briser les entraves de l'égoïsme qui empêchent la lumière christique de faire son chemin dans l'« athanor » de notre CŒUR de simple mortel. La communion n'est pas un sacrement offert aux « puristes ou aux athlètes de la foi ». Que nenni. L'acte de contrition requis avant de se diriger vers l'autel de la communion est l'équivalent d'une « remontée vers la lumière », après avoir « visité les entrailles de notre cœur et avoir rectifié notre état de conscience ».
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