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sam., 23 juil. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Bomb

13-Novembre : On paye le prix du soutien aux pétromonarchies et aux djihadistes

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© Inconnu
Depuis plusieurs années, j'ai pu comprendre, étayer et documenter le fait que les réseaux jihadistes sont non seulement des ennemis mortels des peuples à travers le monde, mais qu'ils sont aussi des forces clandestinement utilisées par les États occidentaux et leurs alliés du golfe Persique dans la satisfaction d'intérêts profonds inavouables.

En mars dernier, dans un important article intitulé « L'État islamique, cancer du capitalisme moderne », Nafeez Ahmed avait résumé cette instrumentalisation récurrente de milices jihadistes par les principales puissances de l'OTAN et leurs partenaires afin de déstabiliser l'Afghanistan, la Bosnie, le Kosovo, la Libye puis la Syrie. Comme l'a souligné le journaliste Marc de Miramon dans L'Humanité en juillet 2015,
« [p]our Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la "guerre de civilisation" et celle contre le "terrorisme" brandies par le gouvernement [français] comme par l'opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l'alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad. »
Dans le contexte de cette interview, Alain Chouet désignait les pétromonarchies wahhabites, essentiellement l'Arabie saoudite et le Qatar, auxquelles la France vend des armements sophistiqués malgré leur soutien notoire aux principaux réseaux jihadistes - et pas seulement en Syrie. Soulignons-le : Monsieur Chouet est un ancien officier de renseignement qui a travaillé de nombreuses années en tant que chef du contre-terrorisme à la DGSE, les services secrets extérieurs français. Cet homme plus que tout autre sait de quoi il parle lorsqu'il affirme que nos « alliés » du Golfe sont « les parrains financiers du djihad ». Ainsi, son constat est aussi alarmant que révoltant en ce funeste 13-Novembre, dans notre France déjà meurtrie par les attentats de Charlie Hebdo, de l'Hyper Cacher et de Montrouge.

Snakes in Suits

Le pouvoir, entre paranoïa et perversion

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Rares sont les chercheurs qui se sont intéressés à la problématique du pouvoir en lien avec les troubles de la personnalité. Leurs travaux sont soit passés sous silence, soit discrédités par l'idéologie impérialiste dominante. Cette situation est si prégnante aujourd'hui que l'on prend pour vérité acquise le fait que « le pouvoir rend fou ; le pouvoir absolu rend absolument fou », sans jamais penser à remettre en cause cette assertion ne serait-ce qu'en se posant juste la question de savoir si ce ne sont pas plutôt les « fous » qui sont attirés par le pouvoir.

Pour ceux qui se donnent la peine de creuser un peu le sujet, il apparaît de plus en plus évident, au regard du monde tel qu'il se présente à nous, que ce questionnement éclaire majoritairement, selon la loi de Pareto (principe des 80-20 : 80 % des effets sont induits par 20 % de causes), toutes les crises que nous subissons à l'heure actuelle... Et elles sont nombreuses : crises financières, sociales, politiques, écologiques, climatiques, énergétiques, identitaires, etc. La liste est loin d'être exhaustive.

Comme le montre, Jan Spurk, Docteur en philosophie, professeur des Universités classe exceptionnelle, chercheur et enseignent chercheur au CERSES, dans son article de février 2013 sur « Le consentement fatal : pouvoir et domination aujourd'hui » : « les acteurs de la crise sont quasiment absents des visions du monde en crise ainsi que des analyses sociologiques de ce monde ». Confirmant ainsi le fait que l'on élude, volontairement ou non, la problématique relative à cet article dans les tentatives d'explications causales du désastre planétaire auquel nous assistons impuissants.

Toujours selon Jan Spurk, cette carence n'est pas sans graves conséquences, car « éviter la compréhension des rapports de pouvoir et de domination mène sur le plan scientifique à l'impossibilité de comprendre la société actuelle et ses potentiels de développement ».

Commentaire: L'article décrit précisément symptômes et conséquences, sans évoquer les causes réelles, et sans doute encore bien mystérieuses, d'un tel état de fait. Psychopathie, paranoïa, perversion : quelles sont les origines réelles de tous ces maux ? Accident génétique ; prédisposition physique ; développement accidentel, avorté, déséquilibré ; influences extérieures, familiales, traumatisantes, inconnues ; types d'humain, d'esprit, (d'âme ?) ; la liste est longue.

Malgré tout, nous avons la capacité de faire face à ce problème. On peut imaginer la création d'un système qui permettrait la détection de ces tendances pathologiques, en développant les connaissances que nous avons de la genèse et de l'expression de ces maladies mentales. Que de souffrances évitées si nous décidions de faire passer une batterie de test à toute personne en charge d'un quelconque pouvoir, ou désireuse de l'être.


Pistol

Charlie-Hebdo ou l'avènement d'une société fasciste

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© Inconnu
"Charlie-Hebdo" : comme le 11 septembre, cet événement restera comme un des coups d'éclat de l'histoire, un de ces tristes coups qui ne livre son impact historique que plus tard. A la façon de l'incendie du Reichstag en février 1933, la complexité de l'événement "Charlie" va bien au delà de ce que nous laissent entrevoir les médias dominants et annonce en réalité l'avènement d'un ordre nouveau qui plonge ses racines dans l'histoire moderne de l'Occident : le fascisme.

L'esprit est à la peine pour débusquer le sens historique d'un évènement aussi « massif » que l'attaque contre Charlie-Hebdo. L'émotion liée à la mort, ici fortement chargée symboliquement puisqu'elle touche des journalistes, largement amplifiée par l'ampleur du rituel de masse organisé en conséquence, n'aide certes pas à réfléchir le phénomène dans toute sa complexité. Le fait est également qu'il est encore bien tôt pour en comprendre les tenants et les aboutissants. Alors bien sûr, il nous faut reconsidérer la puissance de l'opposition entre le monde musulman et l'Occident et cette donnée est d'ailleurs encore largement commentée. Mais bien plus, cet attentat, et la mise en scène dont il a été l'alibi, nous informent sur le devenir de ce qu'il nous reste de société. C'est peut-être bien là qu'il faut porter l'effort réflexif. Comment interpréter le déchaînement de bien-pensance auquel nous avons assisté ? Comment réfléchir un tel évènement quand le bien et le mal sont si clairement identifiés, que l'on pleure si bien des victimes si innocentes ? Plusieurs voix s'élèvent tout de même pour dénoncer cette belle unanimité. C'est un trait positif.

Mais l'élément qu'il convient peut-être par-dessus tout de remarquer n'a-t-il pas trait à la puissance de la communication du pouvoir central ainsi qu'à la maîtrise dont il fait montre en la matière, par delà toute morale ? Comment ne pas être ébahie par l'aplomb avec lequel tout ceux qui nous font taire nous mobilisent autour des « valeurs de la république » ? Prenons-les au sérieux un instant. Les valeurs de la république ? Mais avons-nous oublié ce qu'est la république ? Avons-nous oublié 1848 et la tromperie du suffrage universel ? Avons-nous oublié la Commune de 1871 ? 14-18 ? Et la grande arnaque des congés payés de 1936 ? Et la défaite de 1940 ? L'histoire est-elle à ce point abolie que l'on demande au peuple, victime des victoires passées de la réaction, de s'apitoyer sur le malheur de ceux qui, aujourd'hui, en tirent profit ?

Cow

Nouvelle vague d'hystérie de la très sérieuse OMS (et des journalistes idiots) à propos de la viande rouge

Traduction : SOTT

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© Wired.com
L'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) vient juste d'annoncer que la viande rouge « est probablement cancérigène pour les êtres humains ».

Ouaip - au même titre que le glyphosate, les cigarettes, l'alcool et l'amiante.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Facepalm

Cette annonce est grotesquement malavisée et fondée sur les deux formes de science les moins fiables que nous possédions :

1) les études observationnelles basées sur...

2) des questionnaires alimentaires

(Au fait, qu'avez-VOUS mangé au déjeuner jeudi de la semaine dernière/du mois dernier ?)

Tout est entièrement fondé sur le concept de « culpabilité par faible association », et toute personne rationnelle sait que corrélation n'est PAS causalité.

Pouah - Nous voilà de retour au Moyen-Age de la nutrition...

L'OMS semble citer principalement des preuves issues de recherches fondées sur des études observationnelles et des questionnaires alimentaires publiées dans les Archives of Internal Medicine en 2012, qui incluaient une analyse de « deux études de cohorte prospectives »[1] Comportant les mêmes défauts que la « méta-analyse »[2] mal conçue et pauvre au point d'en devenir embarrassante du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer 2011 - également entièrement basée sur des études observationnelles et des questionnaires - AUCUNE distinction n'a été faite entre viande issue d'élevages intensifs et viande de pâturage à 100 % (une distinction potentiellement énorme), et aucun réel effort n'a été fait pour distinguer l'effet de la viande rouge de tout ce que les gens pouvaient manger d'autres. Qu'ont-ils inclus sous la catégorie « viande rouge » ? Les hamburgers McDonald, la pizza, les hot-dog, les tacos, la bolognaise, le lard bourré de nitrates, et la viande d'élevage intensif (nourrie aux OGM et dieu sait quoi d'autre). Bien qu'ils aient courtoisement concédé que la viande rouge ne soit « que très légèrement moins dangereuse que la viande en conserve ». Et la consommation de viande rouge n'a en aucun cas été séparée de quoi que ce soit d'autre qui était ingéré ou infligé à la santé (consommation d'alcool, de sucre, de céréales, etc., ou autres facteurs liés au mode de vie). Et puisque 97 % de la production de viande provient d'élevages intensifs commerciaux, la viande de pâturage n'a probablement même pas dû peser dans ces résultats.

Chess

Quand Moscou double Washington

© Sergey Guneev/POOL/RIA Novosti
Le Président russe Vladimir Poutine et le Président étasunien Barack Obama.
L'Histoire nous dira peut-être si le 'Nouvel Ordre Mondial' commença le 28 septembre, lors d'un face-à-face de 90 minutes à l'ONU, à New-York, entre le Président russe Vladimir Poutine et le Président étasunien Barrack Obama.

Quelle que soit l'interprétation - rencontre « productive » selon la Maison Blanche et « tendue » selon une source proche du Kremlin - les faits sur le terrain se sont enchaînés presque aussitôt.

Poutine insista auprès d'Obama pour que les États-Unis rejoignent la Russie au sein d'une vraie grande coalition, levée pour anéantir ISIS/ISIL/Daesch. L'administration Obama, une fois de plus, n'a rien « lâché ». J'ai déjà parlé ici de ce qui se passa ensuite: un véritable tremblement de terre changea la donne du 'Nouveau Grand Jeu' lancé en Eurasie, et, sorti tout droit de la mer caspienne, a pris les nombreux acronymes des services secrets étasuniens - sans compter le Pentagone - complètement au dépourvu.

Ce fut donc le premier message que Poutine adressa à Washington, et plus particulièrement au tandem Pentagone/OTAN; vos idées fantaisistes de stationnement d'armes tactiques nucléaires ou de migration de votre flotte de missiles de défense en Europe de l'Est, ou même en Asie-Pacifique, ne sont rien d'autre qu'un mirage. Nos missiles de croisière sont réellement capables de faire d'énormes ravages; et tout bientôt, comme le précise ce document, nous disposerons de davantage de missiles hypersoniques à longue-portée de haute précision.

Propaganda

Le pouvoir des mythes : propagande et désinformation de la narrative américaine

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© Inconnu
La Communication stratégique, ou Stratcom, est une technique de propagande, de manipulation psychologique qui traite l'information comme un outil de soft power [pouvoir exercé de manière douce, donc non conscient pour celui qui le subit, NdT] et même comme une arme dirigée contre ses adversaires. Tel est le nouveau cri de ralliement d'un Washington hypnotisé par le pouvoir qui émane de la création de narratives [Nous reprendrons le terme anglais narrative dans son sens d'histoire créée pour donner une vision déformée de la situation sur le terrain, NdT].

Dans cette époque où les médias sont omniprésents, la première méthode de contrôle social est la création de narratives livrées au public par les journaux, la télé, la radio, les ordinateurs, les cellulaires et tout gadget électronique pouvant relayer une information. Cela a donc entrainé une véritable obsession, pour l'élite au pouvoir, de contrôler autant que possible cette information.


Commentaire : Internet, c'est ce qui donne encore ces cauchemars obsessionnels à l'élite : dans la masse des informations diffusées par ce media, il est possible, avec discernement, de s'informer de façon valable. Pour combien de temps encore, c'est la question :

- Big Brother : la loi sur le renseignement, plus en détail
- Londres, Paris et Washington veulent contrôler les communications sur Internet
- Google : un futur référencement des sites en fonction de la « véracité » de leur contenu ?

Pour ce qui est des journaux et de la télé, l'affaire est entendue depuis longtemps.


Clipboard

Une nouvelle lettre de soutien au Président Poutine


Commentaire : La lettre qui suit a été rédigée à l'intention du président russe Vladimir Poutine par des citoyens du monde reconnaissants du rôle joué par Poutine et la Russie dans leur soutien au président syrien Bachar el-Assad et dans la lutte contre le terrorisme financé par les États-Unis.
Poutine s'avère être un dirigeant et un homme politique hors pair. Il en a fait plus que n'importe quel autre politicien sur la scène internationale, non seulement pour son propre pays, mais pour le monde en général, en s'opposant à l'arrogance et à l'avidité de l'Empire étasunien. La débauche de mensonges et les attaques à peine voilées contre Poutine sont hallucinantes et quasiment sans précédent. L'intervention de la Russie en Syrie n'a fait qu'attiser la haine des agresseurs. Mais aujourd'hui, leurs paroles sonnent encore plus creux qu'auparavant. La Russie semble avoir mis l'Occident en « échec et mat » ; désormais, tout ce que peuvent faire les dirigeants occidentaux, c'est pérorer tandis que leurs plans se désintégrent sous leurs yeux.

Nous encourageons tous nos lecteurs à prendre position pour ce qui est juste, et à signer cette lettre. C'est ce que nous avons fait !




Vladimir Poutine
Cher Président Poutine,

En tant que membres d'une communauté privilégiant l'observation objective de la réalité, nous aimerions vous faire part de notre reconnaissance et de notre soutien quant à la décision de la Fédération de Russie de fournir une aide humanitaire et militaire à la Syrie, à ses forces armées et à son dirigeant démocratiquement élu, le président Bachar el-Assad, dans leur lutte contre les terroristes internationaux soutenus par les États-Unis.

Le lancement de frappes aériennes contre les terroristes de l'État islamique en Syrie arrive à un moment critique (1), comme en 2013, lorsque la Russie joua un rôle crucial en empêchant une intervention militaire occidentale. En tant que voix de la raison et défenseur de la justice, vous avez les remerciements et le soutien des Syriens, des Russes et de toutes les personnes de conscience à travers le monde.

Depuis 2011, les dirigeants occidentaux sont déterminés à organiser la faillite de l'État Syrien. Ils sont allés jusqu'à financer, entraîner et fournir des armes aux mercenaires étrangers qui mènent une campagne brutale de terreur à l'encontre du peuple syrien et de son gouvernement légitime. (2) Ces forces terroristes et ces fanatiques religieux ne représentent pas la volonté du peuple syrien, dont la majorité soutient le président Assad. Comme vous l'avez déclaré dans votre discours à l'Assemblée générale des Nations Unies, c'est au peuple syrien, et uniquement au peuple syrien, de décider qui doit les diriger.

People

Israël Shamir : Quelle est la vraie cible de la vague de réfugiés en marche vers l'Europe ?

Iconographie : SOTT


Commentaire : « On the Move » est un article écrit par Israël Adam Shamir en 2005 qui prédit la crise actuelle des réfugiés en marche vers l'Europe. Israël Adam Shamir est un écrivain russo-israélien, traducteur, journaliste et anti-sioniste converti au christianisme orthodoxe et naturalisé Palestinien. Son article pourrait avoir été écrit ces dernières semaines tant il est confondant d'exactitude avec la réalité d'aujourd'hui.



La vague de réfugiés est en marche. La vraie cible de l'offensive anglo-américaine est l'Europe, trop prospère et égalitaire pour l'Empire des Râpe-tout.
© Frank Augstein/AP Photo
Des centaines de réfugiés à la gare de Budapest, début septembre 2015
I

Au début de l'automne, quand mûrissent les grenades, j'aime aller visiter les ruines du village palestinien - détruit - de Saffuriéh. Ce village, qui a vu naître la mère de la Vierge Marie, conserve son église Sainte-Anne, bâtie par les Croisés. Il y a deux mille ans, c'était une ville importante, nommée Sephoris : elle avait refusé de se plier aux Zélotes juifs, demeurant loyale à l'Empire romain. Elle offrit un refuge confortable à l'homme qui a réinventé le judaïsme après son effondrement, le rabbin Judah le Prince, ainsi qu'à de nombreux sages chrétiens et nobles romains. Le village qui lui avait succédé traversa les vicissitudes de l'histoire, jusqu'au raid de l'armée israélienne, en 1948, qui entraîna sa destruction. Ses habitants perdirent tous leurs biens et se retrouvèrent dans des camps de réfugiés ou à la périphérie de Nazareth, toute proche. Les vergers du village détruit ont survécu, blottis dans les vallées, produisant chaque année des grenades plantureuses, lourdes, les branches pliant sous leur poids, grenades qui finissent par éclater sur l'arbre, car il n'y a plus personne pour les cueillir. Les habitants de la colonie juive construite près des ruines de Saffuriéh se moquent comme de leur première chemise des grenadiers et des paysans qui les ont plantés. Dans ce royaume de désolation, au milieu des arbres croulant sous les fruits rubiconds, on peut trouver aussi une mosaïque romaine à la facture parfaite, à tel point qu'on l'appelle la Mona Lisa de Galilée. Ses myriades de petits carreaux vernissés, aux nuances infiniment variées, composent un visage altier, au nez droit, une coiffure sophistiquée et des lèvres charnues, le tout encadré par des feuilles d'acanthe.

© Pomlife.com
Cette mosaïque me rappelle, chaque fois que je la contemple, la beauté de notre monde, ce délicieux puzzle de petites villes, de prairies verdoyantes, de mégapoles complexes, de châteaux et de villas, de rivières et de fleuves, d'églises et de mosquées : chaque tesselle de cette mosaïque est belle, précieuse et parfaite. J'en ai vu des quantités et toutes me plaisent. Les îlots rocheux émergeant à peine de la transparence de la mer baltique, d'où des petits blondinets font des signes de la main aux bateaux quittant la jetée. La France Profonde de Conque, un minuscule hameau du Massif Central, sur le vieux chemin du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, avec son petit ruisseau qui babille en contournant la colline, ses toits de lauze, ses rues pavées il y a mille ans. Les églises russes, aux dômes tarabiscotés, s'élevant à la verticale des herbes hautes qui longent la rivière Oka, et au pied desquelles des jeunes filles, dans leurs châles fleuris, écoutent un choeur. Les belles voix des jeunes femmes de Suzhou, auxquelles répond l'écho de la cour de la pagode, parmi un lacis de canaux comme on n'en voit qu'en Chine du sud. Les maisons baroques des cigariers de Trinidad, et la prestance des Cubains qui dansent dans ses rues. Les corps oeuvres-d'art, recouverts de tatouages, des Masai, autour d'un feu, dans la savane du Serengeti. Ce monde est magnifique, et les peuples qui l'habitent sont bons.

Dominoes

Syrie : danger de paix !

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La presse-Système bobo atlantiste peut à nouveau se lâcher. Pensez-donc, après avoir sauvagement attaqué et envahi l'Ukraine puis arraché la Crimée (1), voilà que le très très méchant Poutine vient encore de jouer l'un de ses sales tours contre la paix mondiale, la démocratie universelle, la liberté cosmique et la défense de la baudroie des abysses.

Depuis mercredi en effet, la Russie s'emploie à écraser les gangs de tueurs qui plongent la Syrie dans l'enfer depuis quatre ans et demi maintenant. Plutôt positif à première vue non? Sauf que comme l'a déclaré sans sourciller le néocon américain McCain, Moscou aurait « frappé des groupes armés et entraînés par la CIA » (SIC) (2). Il est vrai que contrairement à la fumeuse coalition atlantiste Obama-Hollande, la Russie n'entend faire aucune différence entre les bouchers d'al-Nosra (copains de Fabius), d'al-Qaïda (copains de la CIA) ou de Daesh (copains de plus personne).

Pour la première fois depuis le début du chaos initié par les puissances occidentales dans le pays (3), la Syrie a donc une vraie chance de commencer à voir le bout du tunnel, si toutefois on laisse faire Moscou.

L'Empire et son inculpabilité

C'est quand même du caviar : entendre le sénateur John McCain reconnaître publiquement que la CIA arme et forme des combattants en Syrie est tout simplement savoureux. Il est vrai que la formation de « contras » pour alimenter les charniers mondiaux est une tradition de la machine de guerre qu'est l'Empire US. Mais tout de même, que des officiels trouvent tout à coup naturel de le reconnaître publiquement témoigne une fois de plus, s'il en était besoin, de cette arrogance, de cette inculpabilité propre à un Empire qui s'estime par nature au-dessus du droit et qui constitue, à cet égard, la principale menace pour la paix mondiale.

Le plus fantastique est que la presse bobo-atlantiste ne s'est absolument pas émue de la chose, trop occupée qu'elle était à propager la bonne parole russophobe que le Système exigeait d'elle. Des fonctionnaires aguerris de la propagande atlantiste aux jeunes plumitifs en formation rêvant de leur Guerre d'Espagne, chacun a donc pu s'offrir son petit supplément d'âme du jour en prêtant comme de coutume à Poutine les pires intentions hégémoniques qui soient.


Commentaire : Concernant McCain, faisant preuve de son habituelle attitude violente, il a récemment affirmé que, s'il était le Président des États-Unis, il autoriserait les rebelles "modérés" à abattre des avions russes en territoire syrien (vidéo en anglais), tout ceci, dit avec un grand sourire, et au milieu d'autres affirmations ignorantes, ridicules et propagandistes. De plus, il a prédit avec sa boule de cristal que la Russie aurait le même destin que La Libye. À ces mots remplis de haine et de mépris, Poutine a répondu ainsi, en gros :
"Tout d'abord, nous ne sommes pas amis, McCain et moi. Je l'ai rencontré une fois à Munich, je crois."

[...] "Premièrement, son message ne m'était pas adressé directement, mais il parlait plutôt de toute la Russie. Il y a des gens qui aimeraient voir la Russie écartée. [...] Ils ont toujours peur de notre potentiel nucléaire, et c'est pour ça que nous pouvons encore faire de la politique indépendante. C'est pour ça aussi que nous sommes un pays qui "dérange" sur la scène internationale. [...] Deuxièmement, l'Occident n'est pas homogène. Nous avons plus d'alliés que nous n'avons d'ennemis." [...]

"Enfin, Monsieur McCain est un ex-combattant de la Guerre du Vietnam,. J'imagine qu'il a les mains couvertes de sang jusqu'aux coudes. Apparemment, il ne peut se passer de certaines images qui, pour nous, sont épouvantables, comme celles de l'assasinat de Kadhafi. [...] Est-ce cela que vous appelez "démocratie" ? [...] Ils l'ont assassiné avec des drones, [...] sans lui donner l'opportunité de subir un procès juste. S'il avait été capturé, le peuple aurait pu décider de son sort par voie démocratique. [...] Pour en revenir à McCain, c'est un ex-combattant au Vietnam. Au lieu de le mettre en prison là-bas, on l'a mis dans un trou. Il y a passé plusieurs années. Et comme tout homme dans une telle situation, c'est dans le trou qu'il a laissé sa tête. Alors, il n'y a plus rien à dire."
Si vous comprenez l'anglais, regarder toute l'interview. Il est possible que les merdias francophones ne soient pas pressés de la diffuser :



Chess

Guerre en Syrie : la locomotive Russe, l'hypocrisie occidentale

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Lorsque avant-hier en fin d'après-midi Vladimir Poutine a prononcé son discours corrosif à l'ONU, il était clair que la Russie était sur le point de passer à l'offensive. Cela n'a pas trainé, dés mercredi matin, Sergeï Ivanov, le chef de l'administration présidentielle de Russie a déclaré : « Je veux vous informer que le président de la République arabe de Syrie a demandé son aide militaire au gouvernement de notre pays. Ainsi, on peut constater qu'il faut bien entendu lutter contre le terrorisme, il faut unir les efforts, mais dans le même temps il faut respecter le droit international », (Source) Sous-entendu, ce que ne font pas les pays de la coalition de Washington, qui n'ont pas demandé l'autorisation au pouvoir légitime de Syrie pour intervenir dans l'espace aérien de ce pays.

Commentaire: Et effectivement, ça commence à aboyer dans les merdias dominants où l'on accuse les autres de ce dont on est soit-même coupable, au centuple. Petit cours de propagande et de désinformation, avec, allez, au hasard, L'express ?

- La Russie a-t-elle vraiment visé Daech en Syrie?
- La guéguerre américano-russe pour la maîtrise du ciel syrien