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dim., 04 déc. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Dominoes

Oseront-ils faire éclater la bulle, oseront-ils vous ruiner ?

La politique monétaire américaine est l'inconnue majeure de 2016. Les marchés, en baisse sensible, espèrent que le "put" de la Reserve fédérale jouera. Ce n'est pas garanti, et c'est l'objet de débats secrets qui se déroulent en coulisse.


Commentaire : Le Put représente un droit (et non une obligation) de vendre un actif sous-jacent (actions, obligations, indices boursiers...). Plus de détails sur Wikipédia.


© inconnu
Écoutons Martin Feldstein le 27 janvier sur Marketwatch : "Les taux super bas ont poussé à prendre des risques qui peuvent causer des problèmes à l'avenir. Le marché financier a été poussé à un point ou les price-earning ratios sont 30% au-dessus des normes historiques et on s'en aperçoit dans la chute actuelle du prix des actions et dans la forte baisse de la dette risquée, le high yield".
Question : Est-ce que vous voulez aller plus loin et resserrer plus ?
Feldstein : "Je veux que le FOMC fasse ce qu'il a annoncé en décembre, qu'il monte les taux de 100 points de base en 2016 et qu'il continue à monter plus en 2017. Et même après cela, les conditions financières seront encore très accommodantes."
Question : Est-ce que les conditions financières ne vont pas se resserrer et le marché boursier chuter ?
Feldstein : "Oui, c'est vrai le marché peut chuter, mais comme il est très surévalué, on ne doit pas être surpris si à un certain point il revient (revert) à des niveaux normaux."

Le choix de la politique monétaire, poursuivre la hausse des taux ou revenir en arrière, c'est un débat discret, souterrain, vous n'en entendrez pas parler. Il ne voit pas le jour... sauf maladresse. Pourtant, ce débat est central, c'est de la politique monétaire que décidera la Fed dont dépendra la physionomie de l'année 2016. Aussi bien au plan économique qu'au plan financier et pas seulement pour les États-Unis eux-mêmes, mais également pour les autres participants au système mondial. Nous sommes à la charnière du processus qui a permis de contenir la Grande Crise Financière et la Grande Récession de 2008/2009.

Commentaire: Voir aussi :


Cow Skull

Cash investigation : comment les multinationales de l'agrochimie inondent nos régions avec leurs produits


Commentaire : Tant qu'il est permis aux enquêteurs de bien faire leur boulot, nous pouvons mettre les industriels, les scientifiques et les politiques en face de leurs responsabilités. C'est une excellente chose : à un certain niveau, cela nous permet de constater que le mode de fonctionnement des hommes possédant un pouvoir, quel qu'il soit, reste le même : déformations des faits, déni de la réalité, mensonges, absence de scrupules.

Il ne faut cependant pas se faire d'illusion. Si le paradigme agricole ne change pas, rien ne changera. Les politiques gouvernementales ont promu un système productiviste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale avec comme corollaire, un emploi toujours plus important des intrants chimiques. Les rendements ont explosé, puisque stimulés à l'extrême. Cependant, l'arbre cache la forêt. Les substances chimiques ont généré un lessivage des sols, entraînant son appauvrissement, contraignant ainsi l'agriculteur, devenu « exploitant », à utiliser l'année suivante un peu plus de ces mêmes produits. Le serpent se mord ainsi la queue. Les techniques « modernes » de labourage profond des sols achèvent de détruire le fragile écosystème de surface, indispensable à la bonne croissance des plantes. On se retrouve avec un sol certes « propre », « nettoyé », mais... stérile, sans microbiote et sur lequel poussent des plantes appauvries à l'extrême.

Quelques décennies plus tard, notre environnement est saturé de polluants : terres contaminées, récoltes contaminées, eaux de surfaces contaminées, nappes phréatiques contaminées, air et pluies contaminés, océans contaminés. Les grandes entreprises agro-chimiques ont prospéré et étendu leur sphère d'influence au niveau politique... Les paysans ne sont plus libres, ils sont devenus dépendants des aides de l'État ; ils sont écrasés de dettes ; ils sont contraints de faire perdurer un système qui participe à leur propre disparition.

Et l'on voudrait nous faire croire que quelques bonnes intentions politiques vont résoudre le problème ? Qu'en supprimant quelques molécules chimiques mortifères, qui seront d'ailleurs remplacées illico-presto par d'autres molécules tout aussi nocives, nous allons changer la donne ? Qu'en appelant à une utilisation « raisonnée » des pesticides, nous allons inverser la tendance alors que les ventes, au niveau mondial, n'ont jamais été aussi florissantes ? Que les lois, les seuils et les normes sont établis par des gens honnêtes, incorruptibles ? Qu'on peut promettre au gens une alimentation de qualité à des prix toujours plus bas ?

Ce qui changera la donne viendra de l'agriculteur qui décidera, lui, de ne plus utiliser de poisons ; du consommateur qui décidera de se tourner vers ce type d'agriculteur ; du commerce issu des productions locales ; de la prise de conscience que des agricultures alternatives performantes existent. De comprendre enfin que les lois issues de la bureaucratie feront toujours le jeu de ceux qui tirent profit de ces situations infernales. Le documentaire est en bas page.


© Ewald Fröch
Agriculteur, voisin d'une zone agricole ou consommateur de produits végétaux... "Comment les multinationales de l'agrochimie inondent nos régions avec leurs pesticides, au risque de mettre en danger notre santé ?". Les équipes d'Elise Lucet de Cash Investigation sur France 2 ont mené l'enquête pendant un an, suscitant de nombreuses réactions, après sa diffusion mardi soir. Celles d'internautes lambda "choqués par les images" mais aussi des ministres "conscients [de leur danger]". Tandis que les industries phytosanitaires dénoncent "une émission orientée".

Pourquoi ce reportage fait-il autant de bruit ? Les journalistes ont réalisé la première carte détaillant département par département les pesticides (herbicides, insecticides ou fongicides) classés dangereux ou potentiellement dangereux utilisés depuis 2008. Date du lancement du plan national qui vise la réduction de moitié de leur usage (Ecophyto) : un objectif initialement prévu pour 2018 puis repoussé à 2025. En cause : l'utilisation des produits phytos a continué d'augmenter de 9,2% entre 2012 et 2013 dans les zones agricoles, selon les chiffres du ministère de l'Agriculture.

Commentaire: Le documentaire :




Che Guevara

Crise migratoire de l'UE : attaquez-vous aux guerres criminelles de l'Occident, au lieu de blâmer les victimes

Les dirigeants européens, complices des guerres illégales menées par l'OTAN dans l'intérêt des Etats-Unis, doivent être tenus pour responsables des crimes de guerre et crimes contre la paix, au lieu de blâmer les réfugiés, estime Finian Cunningham.

L'Europe est sur une pente dangereuse et glissante d'une xénophobie et d'un racisme croissants engendrés par l'afflux des réfugiés. La nouvelle loi sur la confiscation au Danemark est le signe d'un climat sombre et pernicieux.

Mais, la véritable réponse au problème est de s'attaquer au soutien de l'Europe aux guerres criminelles de Washington. En d'autres termes, les citoyens d'Europe doivent s'adresser à la cause profonde du problème, au lieu de réagir aux symptômes. Nous devons punir les coupables, pas les victimes.

Nous devons exiger des sanctions légales et les poursuites judiciaires des chefs de gouvernement sur ce qui constitue d'énormes violations du droit international.

Les gouvernements européens sont accusés de crimes de guerre, mais nous leur permettons de se sortir d'assassinats de masse. Puis, lorsqu'on est face à un problème secondaire qui est le déplacement massif de réfugiés des zones de guerres et de conflits - que nos gouvernements ont fomenté - nous nous entêtons illogiquement et lâchement à accuser les victimes de la criminalité de nos gouvernements.

Commentaire: Parfois, la solution a un problème est relativement simple : les Européens, s'ils souhaitent un véritable changement, au lieu de se diviser et de s'entre-tuer sur les conséquences de la crise des réfugiés, devraient plutôt cibler la cause du mal, c'est-à-dire l'élite psychopathique responsable de l'enfer dans lequel nous vivons.

En ces temps d'Etat d'urgence permanent et de guerre contre la population, ne pensez jamais que simplement parce que les personnes qui sont visées sont pour l'instant les Autres, c'est-à-dire des réfugiés ou des musulmans, que cela implique que cette « tyrannie hors-la-loi » ne se retournera pas contre vous ensuite.

Voir aussi :


Bizarro Earth

L'Union Européenne cherche une « solution finale » à la crise des réfugiés

Cette semaine, lors d'une réunion à Amsterdam, les ministres européens de l'Intérieur et de la Justice ont cherché à se surpasser les uns les autres en faisant des propositions quant à comment pourrait être stoppé l'afflux de réfugiés désespérés venant du Moyen-Orient. Aucune mesure n'a été trop brutale pour ne pas être envisagée.

Les propositions vont d'une fermeture hermétique des frontières au stationnement de troupes de Frontex, et ce même contre l'avis des gouvernements nationaux, ainsi qu'à la mise en place de camps de concentration pour des centaines de milliers de réfugiés.

La Grèce a fait l'objet d'attaques continues de la part de plusieurs ministres qui ont réclamé son expulsion de l'espace Schengen, qui garantit la libre circulation au sein de l'Union européenne, si Athènes ne réduit pas le nombre de réfugiés qui transitent par son territoire pour arriver en Europe.

Une grande partie des réfugiés du Moyen-Orient tentent une traversée périlleuse et souvent mortelle en provenance de la Turquie pour rallier les îles grecques toutes proches avant de traverser la Grèce et quitter de nouveau l'UE à la frontière avec la Macédoine. Un grand nombre d'entre eux, qui après avoir traversé la Macédoine et la Serbie, réintègrent l'UE par la Hongrie, la Croatie et la Slovénie, cherchent à entrer en Allemagne.

Commentaire: Pour ceux qui ont des yeux pour voir, les similarités entre l'Europe d'aujourd'hui et ce qu'elle a vécu il y a 70 ans sont flagrantes. La « question juive » a été remplacée par la « question des réfugiés ». A l'instar de l'étoile jaune, il ne manquait plus que des signes distinctifs pour reconnaître les réfugiés. Malheureusement c'est déjà fait, avec l'introduction à Cardiff de bracelets rouges numérotés pour les réfugiés.


Eye 1

État d'urgence : rien à cacher mais quand même suspect...


Commentaire : L'État d'urgence est une offensive supplémentaire des forces du gouvernement à l'encontre de la population. Il y a là un travail de sape quotidien visant à nous faire croire et accepter que ce que l'on nous impose est une chose normale. C'est donc aussi une guerre des esprits qui se joue ; la rhétorique politicienne ne correspond pas à la réalité, le bilan de l'article ci-dessous nous le prouve une fois de plus en nous montrant que l'état d'urgence ne peut et ne pourra jamais empêcher les actes de terrorisme motivés et déterminés.

Pourtant, faisant fi des évidences, nos dirigeants tentent, par l'usage détourné des mots, de masquer leur peur, leur folie et les motivations réelles de leurs actions. Et nous assistons à une espèce d'inversion totale du réel auquel ils nous « invitent » à participer : la contrainte est une bonne chose, on ne peut défendre la liberté qu'en la restreignant, il faut sacrifier les bonnes choses pour pouvoir défendre les valeurs qu'elles représentent... etc.

L'utilité de tout ce cirque, peut-être, puisqu'il faut bien retirer quelque chose de tout ceci, est celle de nous permettre de nous positionner en tant qu'être humain sensé et sensible, d'affirmer des choix, de voir les choses comme elles sont et non pas comme on voudrait qu'elles soient.


© Inconnu
Rien à cacher - Rien à craindre
Comme je vous l'écrivais en décembre dernier, la prorogation de l'état d'urgence semble de plus en plus inéluctable. Avant de continuer ce billet, il me semble indispensable d'inscrire le bilan de ces premières semaines d'état d'urgence, publié jeudi dernier et basé sur les chiffres fournis par les ministères de la Justice et de l'Intérieur :
En chiffres

Selon les sources des ministères de la justice et de l'intérieur, depuis l'instauration de l'état d'urgence, 3099 perquisitions administratives ont eu lieu. Par ailleurs, 542 procédures judiciaires ont été ouvertes. Et 382 assignations à résidence ont été décidées. De manière plus anecdotique, trois fermetures provisoires des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion ont été déclarées. De plus, un couvre-feu a été ordonné, sans oublier que trois zones de protection de sécurité ont été annoncées. En tout, le bilan s'élève à 366 personnes interpellées, 316 gardées à vues et 500 armes découvertes. Ce schéma donne un aperçu de ces chiffres à la date du 7 janvier 2016.
Un régime contesté

En janvier, selon les Décodeurs du Monde, la plupart des infractions n'ont aucun rapport avec le terrorisme. Sur les 464 infractions répertoriées, seules 25 infractions sont en liens avec le terrorisme et 4 concernent les procédures antiterroristes.

Les 21 infractions restantes concernent le délit d'apologie du terrorisme, inscrit depuis novembre 2014 dans le Code pénal. Les procédures s'appuient alors sur les tracts, les documents divers, ou encore sur des posts sur Facebook ou sur des sites de rencontres, découverts lors des fouilles physiques et informatiques.

Devant le tribunal administratif, 63 assignations à résidence, deux interdictions de manifester, deux restrictions de la liberté de culte, deux interdictions de vente, une fermeture de restaurants et deux perquisitions administratives ont été contestées. Sur ces recours, 49 recours ont été rejetés, 23 procédures ont en revanche été annulées ou suspendues.

Selon France inter, six mesures d'assignation à résidence ont été annulées totalement ou partiellement. Un cas reste emblématique, celui de militants écologistes qui ont fait l'objet d'une telle procédure.

Source L'Express

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Apple Green

Végétarisme, quand le mythe se dissipe avec Lierre Keith

© Prévention Santé
En temps qu'écologiste dite radicale et militante, Lierre Keith tente d'ouvrir les yeux sur le désastre écologiste planétaire qui va frapper l'humanité tout entière. Selon elle, l'équilibre du vivant et de la terre est en voie de destruction et il est temps que nous en prenions conscience.

Entretien avec Lierre Keith, lors du congrès Quantique Planète « Tous mutants demain », le 21 et 22 novembre 2015 à Reims.

Lors de cet entretien, nous clarifions les idées que développe l'ouvrage de Lierre Keith Le mythe végétarien. Le livre est un constat alarmant sur la société et son mode de consommation avec l'agriculture moderne.


Commentaire: Vous pouvez vous procurer l'ouvrage de Lierre Keith chez Amazon, sur le site des Éditions Pilule Rouge, ou en le commandant à la FNAC ou chez votre libraire favori.
© Éditions Pilule Rouge
Le Mythe végétarien - Nourriture, justice et pérennité

Il nous a été dit qu'un régime végétarien peut nourrir les affamés, honorer les animaux et sauver la planète. Lierre Keith a cru à ce régime basé essentiellement sur la consommation de végétaux et a été végétalienne pendant vingt ans. Mais, dans Le Mythe végétarien, elle soutient que nous avons été induits en erreur - non pas pas nos aspirations d'un monde juste et durable - mais par notre ignorance.

La vérité, c'est que l'agriculture agresse perpétuellement la planète et en ajouter davantage ne nous sauvera pas. Inféodés à la culture des céréales annuelles, les êtres humains ont dévasté les prairies et les forêts, mené d'innombrables espèces à l'extinction, modifié le climat et détruit la couche arable - la base même de la vie. Keith soutient que si nous voulons sauver la planète, notre alimentation doit constituer un acte de réparation profond et permanent : elle doit être issue de l'intérieur des communautés vivantes et non leur être imposée.

En partie biographie, ABC nutritionnel et manifeste politique, Le Mythe végétarien mettra au défi tout ce que vous pensiez savoir sur les politiques alimentaires.
Voir aussi sur le site :


Bomb

Vers une Troisième Guerre mondiale au service des puissants ?

Traduit de l'anglais par et pour Horizons et débats

L'écroulement de l'Union soviétique en 1991 a donné naissance à une idéologie étasunienne dangereuse appelée néoconservatisme. L'Union soviétique servait jusque là de limite à l'action unilatérale étasunienne mais lorsque cet obstacle à l'action de Washington a été aboli, les néoconservateurs ont pu inscrire à leur ordre du jour l'hégémonie mondiale étasunienne.
© Sott.net
Les États-Unis d'Amérique sont devenus la « superpuissance unique », l'« uni-power », qui pouvait désormais agir sans aucune contrainte n'importe où dans le monde.


Commentaire : Et ils ne se gênent pas : « Les États-Unis ont été en guerre 93 % du temps de leur existence depuis leur création en 1776 c'est à dire 222 des 239 années de son existence. »

Voir aussi :

Le journaliste néoconservateur du Washington Post Charles Krauthammer a ainsi résumé « la nouvelle réalité » :
« Nous avons un pouvoir mondial écrasant. Nous sommes les gardiens historiquement désignés du système international. Quand l'Union soviétique est tombée, quelque chose de nouveau est né, quelque chose de tout à fait nouveau - un monde unipolaire dominé par une seule superpuissance incontrôlée sans aucun rival et qui jouit d'une portée déterminante dans n'importe quel endroit du monde. C'est un développement écrasant et totalement nouveau dans l'histoire, qu'on n'a plus vu depuis la chute de l'empire romain. Et même l'empire romain n'était pas comparable à ce qu'est l'Amérique d'aujourd'hui. »

Commentaire : Et tout comme l'Empire romain, celui dans lequel nous vivons au travers de l'Empire US auquel les pays occidentaux sont soumis, est également sur une pente descendante... jusqu'à l'écroulement total.


L'effarant pouvoir unipolaire que l'histoire a donné à Washington doit être protégé à tout prix. En 1992, le Sous-secrétaire Paul Wolfowitz, haut responsable du Pentagone, a mis au point la Doctrine Wolfowitz, devenue depuis la base de la politique étrangère de Washington.

La Doctrine Wolfowitz déclare que « le premier objectif » de la politique étrangère et militaire étasunienne doit être d'« empêcher la renaissance d'un nouveau rival, sur le territoire de l'ancienne Union soviétique ou ailleurs, qui constitue une menace (à l'action unilatérale américaine) de l'ordre autrefois instauré par l'Union soviétique. Ceci est une considération dominante qui sous-tend la nouvelle stratégie de défense régionale et exige que nous nous efforcions d'empêcher toute puissance hostile d'étendre sa domination sur une région dont les ressources, placées sous tutelle, suffiraient à générer un pouvoir étendu au monde entier. » (« Une puissance hostile » étant dans ce contexte un pays suffisamment fort pour avoir une politique étrangère indépendante de Washington.)

Commentaire: Voir aussi : Guerre OTAN-Russie : une réelle possibilité


Bulb

113 concepts interconnectés dans la guerre, le terrorisme et la crise économique mondiale en 2015

Traduit de l'anglais par Daniel pour Mondialisation.ca

Tout est interrelié : la guerre, le terrorisme, l'État policier, l'économie mondiale, l'austérité économique, la fraude financière, les gouvernements corrompus, la pauvreté et l'inégalité sociale, la violence policière, Al-Qaïda, Daech, la désinformation des médias, le racisme, la propagande guerrière, les armes de destruction massive, la dérogation aux règles du droit international, la criminalisation de la politique, la CIA, le FBI, le changement climatique, la guerre nucléaire, Fukushima, la radiation nucléaire, les crimes contre l'humanité, l'alliance sino-russe, la Syrie, l'Ukraine, l'OTAN, les opérations sous fausse bannière, la vérité sur le 11-Septembre, etc.
© Inconnu
La rage de l'Empereur - Laisser le chaos envelopper le monde

Commentaire : Voici un article qui relie admirablement les points... Vous trouverez des liens et des commentaires ici et là, car il y a peu à dire ici après Prof Chossudovsky. Bonne lecture.


Une compréhension générale de cette crise mondiale s'impose. La dernière partie décrit brièvement comment renverser le cours de la guerre, instaurer la paix et établir la justice sociale et une véritable démocratie.

Cet article comprend un recueil de citations pertinentes (extraites de mes écrits) ayant trait à différentes dimensions de cette crise mondiale. Les citations d'autres auteurs sont indiquées en italiques.

Les hyperliens de chaque paragraphe mènent à la source originale des citations.

Mondialisation de la guerre - La longue guerre des USA contre l'humanité

1. Les USA se sont lancés dans une grande aventure militaire, « une longue guerre » qui menace l'avenir de l'humanité. Les armes de destruction massive des USA et de l'OTAN sont décrites comme des instruments de paix.

2. D'importantes opérations militaires et de collecte de renseignements clandestines sont en cours simultanément au Moyen-Orient, en Europe de l'Est, en Afrique subsaharienne, en Asie centrale et en Extrême-Orient. La stratégie militaire des USA comprend à la fois des activités sur les théâtres d'opération et des opérations clandestines visant à déstabiliser des États souverains.

3. « [Le] plan de campagne de cinq ans [touche](...) sept pays en tout, en commençant par l'Irak, suivi de la Syrie, du Liban, de la Libye, de l'Iran, de la Somalie et du Soudan. » Le général Wesley Clark dans Winning Modern Wars (page 130).

Bad Guys

L'écologie moderne : un programme de génocide et d'écocide


Commentaire : Où il est question encore une fois de notre attitude face au réel. Celui-ci nous pose bien des problèmes : quelles justifications avancer pour expliquer l'état de délabrement généralisé de notre environnement ? Nous avons le désir, voire l'exigence, de nous sentir toujours mieux, à l'endroit où nous construisons nos routes et nos maisons. Dans le même temps, nous constatons que cela devient chaque jour plus difficile. Quelle contradiction est-ce là, lorsqu'on nous répète, depuis toujours, que notre société n'est que progrès ? Notre développement n'est-il pas synonyme d'amélioration, de perfectionnement ? Pourquoi, à l'opposé de ce qui est annoncé, nous observons une constante dégradation des conditions, des contextes, des situations ?

La dissonance semble être universelle. Des politiques de guerre et de domination, une médecine de destruction et de profits, des progrès scientifiques sans âme ni conscience, une spiritualité galvaudée, des arts pervertis : un ensemble pourtant nourri par la clameur des discours pacifiques et humanistes, alimentés de valeurs morales incorruptibles, d'intentions généreuses et vertueuses, de sentiments que l'on jure nobles et charitables.

Il devient facile, après réflexion, de trouver la cause du problème : une utilisation à grande échelle du mensonge permet, à elle seule, une telle inversion de résultat. Le mensonge, comme une magie noire propagée par des esprits malades, infuse dans les consciences jusqu'à les modifier. S'y sont établis des croyances générales qui façonnent les sociétés : l'homme est par nature violent, pour construire il faut détruire, seule existe la loi du plus fort, la force existe pour asseoir une hiérarchie et exercer une domination, la fin justifie les moyens, etc. Cette vue distordue de l'univers amène le déséquilibre : nous exploitons nos semblables puisqu'il faut bien gagner de l'argent pour vivre et se distraire, nous soutirons d'une terre exsangue puisqu'il faut bien se nourrir et se régaler, nous construisons en dévastant, puisqu'il faut bien s'abriter et se prélasser ; et l'on nous apprend à trouver cela normal.

Prendre conscience que cette normalité n'est faite que de promesses intenables, voilà aussi notre chance. Pour faire évoluer les choses, nul besoin d'aller pendre les psychopathes au pouvoir, promoteurs d'une vue déviante de la création : exposons les supercheries, encore et toujours, pour cesser de participer, petit à petit, aux mensonges dont ils tirent toute leur force.


© Inconnu
Traduit de l'anglais par Nicolas Casaux pour Le Partage
Édition & Révision : Héléna Delaunay & Maria Grandy


Robert Jay Lifton a remarqué qu'avant de commettre une atrocité à grande échelle, quelle qu'elle soit, vous devez vous convaincre, ainsi que les autres, que ce que vous vous apprêtez à faire n'est pas atroce, mais au contraire, bénéfique. Vous devez avoir ce qu'il a appelé une « prétention à la vertu ».

Ainsi, les Nazis, selon eux, ne commettaient pas de meurtres en masse ni de génocide, mais « purifiaient » la « race aryenne ». Ils ne menaient pas des guerres d'agression mais entreprenaient la conquête du Lebensraum qui était pour eux une nécessité. Les États-Unis n'ont jamais commis de génocide, mais n'ont fait que réaliser leur Destinée Manifeste. Ils n'ont jamais mené de guerres d'agression, mais ont « défendu leur intérêt national » et « répandu la liberté et la démocratie ». Aujourd'hui, la culture dominante n'est pas en train de tuer la planète, mais de « développer les ressources naturelles ».

Tout cela pour dire qu'une culture assez insensée et démente pour tuer la planète, notre seule maison, serait, bien évidemment, assez insensée et démente pour tenter de justifier ce meurtre.

Ceci nous amène au Manifeste Eco-Moderniste, le même genre de prétention à la vertu auquel les millénaires de tradition de haine de la nature de cette culture nous ont habitués. D'ailleurs, le premier mythe écrit de cette culture nous conte l'histoire du héros Gilgamesh déforestant ce que l'on nomme aujourd'hui l'Irak pour construire une cité et se faire un nom. Quelques millénaires après, la même histoire de haine de la nature et de construction d'empire nous est racontée dans le Manifeste Eco-Moderniste (et nous a été racontée de maintes façons entre-temps).

Snakes in Suits

Auto-critique - L'état-major US dénonce l'influence des faucons libéraux et de la CIA sur la Maison-Blanche

Les militaires peuvent-ils influencer les politiques ou doivent-ils se contenter de leur obéir, même lorsqu'ils constatent leurs erreurs ? C'était le thème d'un célèbre article du colonel James H. Baker, actuel stratège du Pentagone. C'est aussi le sens de l'article de Seymour Hersh sur la manière dont l'état-major n'a cessé de mettre en garde la Maison-Blanche à propos des opérations de la CIA en Syrie et en Ukraine. Depuis plusieurs mois, le complexe militaro-industriel, l'ancien directeur de la DIA, puis l'ancien chef d'état-major, et aujourd'hui l'ancien secrétaire à la Défense multiplient les critiques de la politique du président Obama.

© U.S. Military
L’ancien directeur de la Defense Intelligence Agency (DIA), Michael T. Flynn, et l’ancien président du Comité des chefs d’état-major (JCS), Martin Dempsey, et leurs épouses. Après avoir obéi en silence, ils ne ménagent plus leurs critiques de l’influence des faucons libéraux sur la Maison-Blanche. Selon eux, Washington doit agir en partenaire fiable de Moscou au lieu de multiplier les coups tordus en Syrie et en Ukraine.
Depuis la conférence de Genève, en juin 2012, les États-Unis accumulent les contradictions à la fois à propos de la Syrie et de l'Ukraine. Cependant, l'état-major a choisi de faire fuiter sa position de manière à influencer la Maison-Blanche.

Contradictions et hésitations de la Maison-Blanche

Durant les mandats de George W. Bush, la Maison-Blanche souhaitait renverser la République arabe syrienne et créer une zone de chaos en Ukraine comme elle y était parvenue en Irak. Il s'agissait d'une part de poursuivre le remodelage du « Moyen-Orient élargi » et d'autre part de couper les lignes de communication terrestre entre l'Occident d'un côté, la Russie et la Chine de l'autre.

Lorsque Barak Obama lui succéda, il était conseillé à la fois par le général Brent Scowcroft et par son propre mentor en politique, Zbignew Brzezinski. Les anciens conseillers en sécurité nationale de Jimmy Carter et de Bush père se méfiaient de la théorie straussienne du chaos. Pour eux, le monde devait être organisé selon le modèle de la Paix de Westphalie, c'est-à-dire autour d'États internationalement reconnus. Comme Henry Kissinger, ils préconisaient certes d'affaiblir les États pour qu'ils ne puissent pas s'opposer à l'hégémonie US, mais pas de les détruire ; par conséquent, ils utilisaient volontiers des groupes non-étatiques pour leurs basses œuvres, mais ils n'entendaient pas leur confier la gestion de territoires.


Commentaire : Zbignew Brzezinski affirmait dans son livre paru en 1997, Le grand échiquier, qu'un « nouveau Pearl Harbour serait nécessaire aux USA pour justifier auprès de l'opinion publique les projets militaires et impérialistes américains. ».Tout un programme que l'on voit aujourd'hui se dérouler sous nos yeux et qui a été initié avec les attentats du 11-Septembre, un Nouveau Pearl Harbor.

Voir à ce sujet l'excellent documentaire en trois parties :
Zbigniew Brzezinski n'est pas n'importe quel analyste. De 1977 à 1981, il a été conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter. Il est connu pour avoir recruté Ben Laden et planifié la guerre d'Afghanistan contre l'URSS. Zbigniew Brzezinski est surtout connu pour avoir créé, en 1973 avec David Rockefeller, le très puissant think tank La Trilatérale qui s'est fixé comme objectif la construction d'une coopération politique et économique entre les trois zones clés du monde : l'Amérique du Nord, l'Europe occidentale et l'Asie pacifique. L'ancien conseiller de Jimmy Carter a également été le conseiller de Barack Obama lors de la campagne présidentielle de 2008. Notons qu'après son élection, Barack Obama a nommé une dizaine de hauts fonctionnaires issus de la Trilatérale.

Commentaire: Voir aussi :