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dim., 25 sept. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

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Peter Moore, Cointelpro et Daech 2016

Il y eu une quantité innombrable de prétendus attentats déjoués au dernier moment par le FBI... Or il est bon de connaître l'attitude ambiguë de certains agents du FBI qui ont semble-t-il infiltré des islamistes modérés pour les contraindre à produire des attentats, et enfin les capturer in-extremis pour toucher une prime consistante, c'est juste machiavélique !
© Sott.net
Le livre de Trevor Aaronson The Terror Factory explique cela très bien.
« ...Ce livre explique comment le FBI (sous prétexte de la lutte antiterroriste) a construit un réseau de plus de 15 000 informateurs dont l'objectif principal était d'infiltrer des communautés musulmanes et de créer et de faciliter les complots terroristes bidons afin que les fédéraux puissent prétendre qu'ils gagnent la guerre contre le terrorisme... ».
© Inconnu
La manufacture de la terreur - Au cœur de la guerre au terrorisme fabriquée par le FBI , Trevor Aaronson
Après Gladio (OTAN) dans les années 80, la CIA depuis toujours et le Mossad depuis les années 50, il ne manquait plus que les fédéraux étasuniens se mettent eux aussi à faire le sale boulot !


Commentaire: Voir aussi les articles suivants sur le Gladio d'hier et d'aujourd'hui :


Eye 1

État d'urgence : du cauchemar à la réalité


Commentaire : Inutile de pleurer sur une liberté que nous n'avons jamais vraiment possédée. Notre choix reste celui de pouvoir trancher en faveur de la peste ou du choléra, dans la cour d'une prison à géométrie variable. Notre modèle de société est un carcan ; il change de forme et d'apparence au fil des siècles, nous donnant l'illusion d'un progrès et d'une constante amélioration. Mais c'est une illusion, bien sûr : il n'y a jamais eu un tel condensé d'horreurs et de souffrances à travers le monde que pendant le dernier siècle écoulé. Les notions de démocratie, de liberté d'expression et de droits de l'homme sont proclamées, éructées par tous les hommes de pouvoir. Mais c'est tout. Les mots ne sont pas suivis de leur manifestation dans la réalité, il suffit juste d'ouvrir les yeux pour le constater. La réalité nous montre même que tout est à l'opposé de ce que l'on nous dit, de ce que l'on entend.

Cette inversion, les lecteurs de Sott.net le savent, est due à l'influence d'une pensée psychopathique. Tel un virus, elle se propage et contamine les personnes inconscientes de l'existence d'un tel phénomène. Nous disions plus haut : pourquoi se lamenter sur la perte de quelque chose que nous ne possédions pas ? Pourquoi donc proposer un énième article listant ad nauseam les mesures « liberticides » que des fous nous imposent ? Pour inciter les gens à manifester ? À s'énerver ? À prendre les armes pour un soulèvement ? À destituer pour remplacer ? Certainement pas. L'Histoire nous prouve que les révolutions sont sanglantes et qu'elles ne servent qu'à remplacer des déséquilibrés par d'autres déséquilibrés, dans un système qui ne change jamais. Si, au contraire, à force de conscience et de connaissance objective, nous décidions de ne plus nourrir cette « fausse réalité réelle » par les mensonges et les complaisances que nous accueillons quotidiennement sous l'influence de nos médias, de nos préjugés moraux, de nos opinions et de nos croyances, peut-être alors le système s'écroulerait-il de lui-même, sans armes à la main. Cela demande certes un effort, mais le monde dans lequel nous évoluons ne sollicite t-il pas un immense effort de notre part pour tenter de vivre « normalement » dans les circonstances déjà en place, comme l'article ci-dessous nous le prouve ?


Le président de la République s'apprête à présenter son projet de réforme constitutionnelle à ses ministres ce mercredi 23 décembre. Entre l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution, l'extension des mesures extra-judiciaires, l'extension de la déchéance de nationalité, cette réaction aux attentats du 13-Novembre confirme la voie sécuritaire prise par l'exécutif français. Comme la loi sur le renseignement votée après les attaques de janvier, cette révision de la Constitution rappelle le chemin pris par les États-Unis après le 11 septembre 2001. Celui de la suspicion généralisée, de l'espionnage massif et du renforcement des pouvoirs de police au détriment de ceux de la justice.

« La loi a été votée très rapidement, avec très peu de débat. Et dans le contexte des attentats, émettre des objections était quasiment impossible. Celui qui le faisait était perçu comme trop gentil pour pouvoir défendre la sécurité nationale, » rappelle Neema Singh Giuliani, de l'Association états-unienne de défense des libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU).

Le 26 octobre 2001, 45 jours seulement après les attaques du 11-Septembre, le Congrès des États-Unis votait la loi dite du Patriot Act, « pour unir et renforcer l'Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme » [1]. « Dans cet environnement et dans cette précipitation, ce n'est pas certain que les membres du Congrès et le public aient pu comprendre ce que contenait vraiment le Patriot act », estime Neema Singh Giuliani. Depuis, le Patriot Act est devenu le symbole de la réponse ultra-sécuritaire américaine à la menace terroriste après le 11-Septembre. C'est cette loi qui a ouvert la porte à la surveillance généralisée des citoyens des États-Unis et du reste du monde, qui a autorisé la détention illimitée sur la base militaire de Guantanamo (Cuba) des citoyens non états-uniens suspectés de terrorisme, et qui a élargi la définition du terrorisme au point qu'elle peut être appliquée à n'importe quel activiste contestataire.

Commentaire: Voir aussi :


Chalkboard

Les services secrets français démasquent les mensonges de la branche US de l'OTAN

Le directeur du renseignement militaire français, le général Christophe Gomart, a critiqué la prépondérance étasunienne sur l'OTAN dans les questions relatives aux informations militaires. Il contredit aussi la doctrine officielle de l'OTAN, selon laquelle la Russie aurait fait des préparatifs massifs pour envahir l'Ukraine.
© Olivier Berruyer
Gomart explique textuellement :
« En réalité nous avons constaté que les Russes n'ont ni installé des centres de commandement, ni pris des mesures logistiques, comme par exemple l'installation d'hôpitaux de campagne. Il n'y a eu aucune activité qu'on aurait dû trouver dans le cas de préparatifs pour une invasion militaire. Dans le deuxième rang du commandement il n'y a pas eu non plus d'ordres donnés dans ce sens. »

Commentaire : Déjà en avril dernier, et selon les services de renseignement français, la Russie n'a jamais eu l'intention d'envahir l'Ukraine. Poutine de son côté a aussi été très clair :
En clair, Poutine annonce haut et fort qu'il n'est pas question pour la Russie de s'engager militairement en Ukraine, en dépit de tous les efforts déployés par les Etats-Unis pour l'y pousser.

Malgré tout, la branche étasunienne de l'OTAN a consciemment publié de fausses informations, pour produire la peur et justifier les activités étasuniennes en Ukraine. Le journaliste allemand Wolfram Weidner a défini cette sorte d'information comme suit :
« Faire de la politique, c'est susciter tant de peur chez les gens que n'importe quelle solution leur convient. »
Chers téléspectateurs, tant que les puissants nous instrumentalisent encore par des mensonges, cela nous montre qu'ils n'ont actuellement pas l'autorité complète pour imposer leurs buts par la force. Ils ne laissent pas encore tomber leurs masques, parce qu'ils ont peur de la réaction des peuples. C'est pourquoi nous avons maintenant l'occasion de renverser cette instrumentalisation en démasquant les mensonges.

Commentaire: Jacques Rougeot, professeur émérite à la Sorbonne, explique pourquoi il est crucial pour la France de se détacher de l'emprise étasunienne et de bâtir une véritable relation avec son alliée naturelle, la Russie, et son digne représentant Vladimir Poutine. Par ailleurs, ce qui est décrit dans cet article semble prouver que l'OTAN met ses intérêts avant la lutte contre le terrorisme. L'OTAN étant un outil de l'empire, il semble clair que les intérêts de l'OTAN n'ont qu'un seul but : les intérêts de l'empire étasunien.

Voir aussi :


Arrow Up

Notre alliée naturelle : la Russie de Poutine


Commentaire : Dans cet excellent article aux antipodes de la propagande occidentale, Jacques Rougeot, professeur émérite à la Sorbonne, explique pourquoi il est crucial pour la France de se détacher de l'emprise américaine et de bâtir une véritable relation avec son alliée naturelle, la Russie, et son digne représentant Vladimir Poutine.


© AFP
Les attentats du 13 novembre à Paris ont eu un puissant retentissement à l'échelle mondiale, non seulement à cause de l'émotion qu'ils ont suscitée, mais surtout des conséquences politiques qu'on peut en attendre. A vrai dire, ils ne devraient pas être considérés comme un facteur intrinsèquement et radicalement nouveau. Tous ceux qui s'intéressent aux questions de sécurité savaient depuis longtemps qu'un tel événement se produirait. On ne savait ni quand, ni où, ni comment, mais il était certain que, après plusieurs tentatives déjouées, il s'en trouverait une qui réussirait. Objectivement, on ne devrait pas être surpris et ce terrible drame ne devrait pas modifier fondamentalement la situation mondiale.

Pourtant, ces attentats ont déjà joué, et joueront encore, un rôle déterminant, celui de révélateur. Ils remettent les choses à leur place. Ils nous rappellent au sens des réalités. Ils nous font voir clairement quels sont pour nous les véritables dangers, quels sont nos intérêts vitaux, qui sont nos amis et nos ennemis. Les conditions fondamentales étaient déjà présentes et les observateurs lucides les avaient bien mises en valeur. Mais, pour des raisons qu'il est difficile d'expliquer rationnellement, des fantasmes soutenus par une propagande lancinante ont voilé l'évidence même.

Chess

Le monde au bord du gouffre ? La stratégie étasunienne pour reprendre la main au Moyen-Orient


Commentaire : L'actualité récente semble confirmer la pertinence de l'analyse. L'on veut bien croire que la situation est vraiment explosive et qu'il suffit de très peu de choses pour que cela dégénère. Jusqu'où les États-Unis, l'OTAN, la Turquie et les pays européens sont-ils prêts à aller pour soutenir ces terroristes ? Question de pure forme quand on connaît l'état pathologique des psychopathes/suiveurs autoritaristes qui gouvernent ces nations respectives. Gardons à l'esprit que celui qui fait preuve de déni, qui n'accepte pas la réalité pour ce qu'elle est, qui vit dans un monde qu'il voudrait seulement régi par le pouvoir de sa « super-volonté », de son désir, gardons à l'esprit que celui-là n'a jamais conscience qu'il met en place les conditions et les circonstances de sa propre destruction. Et qu'il devient un danger pour le monde entier.
La Marine Russe ouvre le feu contre un navire turc

Face à l'attitude menaçante d'un navire turc en Mer Egée s'approchant à moins de 600 mètres de la flotte russe sans répondre aux messages d'avertissement, le destroyer « Smetlivy » de la Marine russe a ouvert le feu contre un bâtiment de la Marine turque.

Aussitôt après ces coups de semonce, le navire turc a changé de cap sans pour autant répondre aux messages de la marine Russe.

L'attaché militaire turc à Moscou a été convoqué au Ministère de la Défense.

Ces incidents sont à placer dans un contexte de provocations turques non seulement contre la Russie depuis l'attaque de son bombardier, mais également contre la Grèce - la Turquie viole régulièrement les eaux territoriales et l'espace aérien grec - et de l'Irak, où la Turquie a envoyé des troupes au sol. Ceci fait d'ailleurs l'objet d'un recours de l'Irak aux Nations Unies.

Il semble que la Turquie teste actuellement diverses « lignes rouges » en particulier avec la Russie, sans nul doute avec l'aval de ses sponsors de l'OTAN.

Traduit par Diane, édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

Le 24 novembre, l'Armée de l'air turque a fait quelque chose de totalement sans précédent dans l'histoire récente : elle a délibérément abattu un avion de combat d'un autre pays même s'il était absolument évident que cet avion ne représentait aucune menace pour la Turquie et pour le peuple turc.

L'internet russe regorge de fuites plus ou moins officielles sur la manière dont cela s'est passé. Selon ces versions, les Turcs ont maintenu 12 F-16 en patrouille le long de la frontière, prêts à attaquer, ils étaient guidés par des avions AWACS et couverts par des F-15 de l'US Air Force dans le cas d'une contre-attaque russe immédiate. Peut-être. Peut-être pas. Mais cela importe peu parce que ce qui est tout à fait indéniable est que les États-Unis et l'Otan se sont immédiatement appropriés cette attaque en apportant leur plein soutien à la Turquie.

L'Otan a été jusqu'à déclarer qu'elle enverrait des avions et des bateaux pour protéger la Turquie comme si c'était la Russie qui l'avait attaquée. Quant aux États-Unis, non seulement ils ont totalement soutenu la Turquie, mais maintenant ils nient aussi catégoriquement qu'il y a une preuve quelconque que celle-ci achète du pétrole à Daesh. Enfin, comme on s'y attendait, les États-Unis envoient maintenant le groupe aéronaval du porte-avion Harry S. Truman en Méditerranée orientale, officiellement pour combattre Daesh mais, en réalité, pour soutenir la Turquie et menacer la Russie. Même les Allemands envoient maintenant leurs propres avions, mais avec des ordres spécifiques de ne partager aucune information avec les Russes.

Bizarro Earth

L'Empire, Daesh et le Moyen-Orient ou l'inavouable projet d'un pseudo-Kurdistan

Paris et Londres multiplient les déclarations emphatiques contre Daesh, son nettoyage ethnique et ses attentats. Pourtant, ils préparent en coulisse le nettoyage ethnique du Nord de la Syrie en vue d'y créer un pseudo-Kurdistan, et le déplacement de Daesh vers Al-Anbar pour y créer un Sunnistan. Thierry Meyssan analyse ce plan et souligne les nombreuses contradictions du discours officiel.


Commentaire : En effet, et selon les écrits et recherches de Pierre Hillard, voici les deux cartes « avant » et « après » la recomposition programmée du Moyen-Orient (cliquez pour une vue plus grande) :
© Ralph Peters/observatoiredeleurope.com/Adapté par Sott
Le Pentagone redessine le monde, cartes publiées par le Armed Forces Journal, 2006
Pierre Hillard écrit :
Les tensions et les violences qui secouent le Moyen-Orient depuis l'intervention israélienne au Liban, le 12 juillet 2006, ne sont que la partie visible d'un immense enjeu politique, économique, religieux et philosophique opposant l'Occident aux Etats islamiques de la région. L'occupation américaine de l'Irak en mars 2003 a permis le lancement d'un projet révolutionnaire en vue de remodeler une vaste zone géographique allant du Maroc au Pakistan : le Grand Moyen-Orient. Derrière cette appellation, c'est une recomposition profonde qui attend ces pays musulmans. Beaucoup de théories et de supputations courent sur les ambitions des Etats-Unis et d'Israël au sujet de la politique poursuivie par leurs dirigeants. Cependant, des signes avant-coureurs apparaissent et permettent d'apercevoir concrètement les plans en cours. C'est tout l'enjeu des cartes ci-jointes appelant à recomposer le Moyen-Orient.

Ces cartes (« before » : situation en 2006 et « after » : situation après recomposition) sont parues dans une revue militaire américaine, AFJ (Armed Forces Journal), en juin 2006 sous la plume d'un lieutenant-colonel américain à la retraite, Ralph Peters. Ce dernier s'est illustré dans une division d'infanterie mécanisée à partir de 1976 pour, ensuite, poursuivre ses activités dans le renseignement militaire en 1980. Auteur de nombreux ouvrages traitant de la stratégie et des relations internationales, Ralph Peters s'est retiré officiellement de l'armée en 1999. Cependant, ses contacts restent étroits avec ce milieu puisqu'il fait partie de l'équipe dirigeante d'AFJ. Cette revue n'est qu'une partie d'un véritable empire de la presse militaire américaine. Fondé en 1863, ce mensuel s'adresse aux officiers des Etats-Unis traitant de sujets aussi variés comme : la technologie militaire, la logistique, la stratégie, la doctrine ou encore la tactique.
Plus loin, il ajoute que :
La création d'un Etat kurde (Free Kurdistan) construit à partir des territoires Sud-Est de la Turquie, du Nord de la Syrie et de l'Irak, et de l'Ouest de l'Iran aboutirait à l'émergence d'un bloc estimé à environ 30 millions d'habitants. Fort des installations pétrolières de Kirkouk, cet Etat kurde pro-américain serait avec l'Etat chiite arabe les deux grands pôles de la production d'hydrocarbures et de gaz du Moyen-Orient. L'importance de cet Etat kurde serait d'autant plus grande que l'oléoduc BTC évacue le pétrole de la Mer Caspienne à partir de Bakou (Azerbaïdjan), passe par Tbilissi (Géorgie) pour, ensuite, traverser tout le Sud-Est de la Turquie et aboutir à Ceyhan en Méditerranée. Les Kurdes seraient donc les grands maîtres de ce corridor énergétique voulu par les Américains en 1994. En plus du pétrole, il faut ajouter l'autre grande richesse, l'eau. Le « Grand projet anatolien » (GAP) poursuit l'objectif, grâce à 22 barrages, de dompter le Tigre et l'Euphrate qui prennent leurs sources dans les montagnes kurdes. L'achèvement de ce projet qui doit avoir lieu vers 2013, permettant l'irrigation de 1,7 million d'hectares et la production d'électricité, sera une arme redoutable aux mains de l'Etat kurde et pèsera lourdement sur la vie des habitants de tout le Moyen-Orient.
Les ouvrages de Pierre Hillard sont importants pour comprendre la politique géostratégique de l'Empire US/OTAN, comme l'explique très bien cette phrase :
La mise en perspective de documents incontestables permet de voir dans l'enchaînement de « révolutions », « printemps », « libérations », « unifications continentales » la poursuite méthodique d'ambitions planétaires annoncées.

© Stéphane de Sakutin/AFP
L'intervention militaire de la France, d'Israël et du Royaume-uni en Syrie est-elle légale ?

Pour lancer leur nouvelle guerre en Irak et en Syrie, la France, Israël et le Royaume-uni ont fait adopter par le Conseil de sécurité, le 20 novembre, la résolution 2249 [1]. Pour le représentant français à l'ONU, qui est à l'origine du texte, elle autorise l'action collective en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations unies, c'est-à-dire de la « légitime défense ». Pour le Premier ministre britannique, David Cameron, elle soutient « toute action contre cette secte meurtrière et diabolique à la fois en Syrie et en Irak » [2].

Or, selon les experts du Service de recherche de la librairie de la Chambre des communes, il n'en est rien. Dans une étude juridique fouillée, Arabella Lang précise que la résolution n'autorise absolument pas l'usage de la force, mais appelle ceux qui en ont la possibilité légale à redoubler leurs efforts [3]. Or, il ne peut s'agir que d'États qui ont été appelés à intervenir par l'Irak et la Syrie.

Pour les besoins de la cause, l'Irak a donc adressé une lettre au Secrétaire général et au Conseil de sécurité affirmant être attaqué par Daesh depuis le territoire syrien, alors même que l'Émirat islamique a été fondé en Irak. La France et le Royaume-uni ayant été appelés par l'Irak, les deux États — mais pas Israël — prétendent donc exercer un droit de « légitime défense collective ». En outre, chacun d'eux prétend avoir été attaqué par Daesh depuis la Syrie et prétend détenir aussi un droit individuel de légitime défense. Malheureusement, ces arguments ne sont valables que si Paris et Londres apportent la preuve que Daesh prépare des attaques imminentes depuis la Syrie, ce qui n'est pas le cas [4].

Par conséquent, l'intervention militaire de la France, d'Israël et du Royaume-uni en Syrie reste illégale sans l'accord préalable du gouvernement de la République arabe syrienne.

Commentaire: Et pour finir, un autre passage de Pierre Hillard :
L'objectif des élites mondiales n'est pas de permettre l'émancipation des hommes par la liberté des peuples mais la destruction des peuples pour construire une humanité interchangeable et nomade, docile, disponible pour rentrer dans l'esclavage d'une gouvernance mondiale. Cette gouvernance mondiale est le dernier débris qui surnage du chaos tragique du XXe siècle.



Hourglass

« Développement durable » : mensonges, destruction pérenne ou les mots et la réalité


Commentaire : En période de crise, les mots ont tendance à perdre de leur signification. Ils sont galvaudés ; sens et usage, détournés. Ils ne correspondent plus à la réalité et servent les objectifs bien précis de personnes aux intérêts et intentions spécifiques. Un glissement sémantique subtil qui est bien loin d'être anodin : en utilisant un mot, une expression, dans un contexte nouveau, inhabituel, nous lui donnons un sens nouveau, inhabituel. Par la répétition incessante du procédé dans une situation donnée, de nouvelles croyances prennent racine ; l'on peut ainsi donner naissance à une nouvelle façon de penser, et celle-ci, pour toute artificielle et mensongère qu'elle soit, sert de base à l'élaboration d'une nouvelle réalité commune. Comme le souligne Philippe Vergnes, le locuteur, « par la langue qu'il parle, se fait - délibérément ou à son insu - le porteur d'une intention politique ou d'une idéologie ».

En l'occurrence, on peut constater que le rapport que l'Homme entretien avec son environnement est un désastre. Il ne considère ce qui l'entoure qu'à l'aune de la rentabilité, de l'efficacité ; et l'on nous a appris à trouver cela naturel. Une conception pathologique de notre rapport à l'univers qui nous pousserait à extorquer ce qui nous est naturellement donné. L'exemple qui concerne l'agriculture est particulièrement parlant. Si les modèles agricoles sont parfois remis en cause, avec la promotion de l'idée d'une autre agriculture plus respectueuse de l'environnement et de l'être humain ( et qui l'est réellement, avec l'agriculture biologique et/ou biodynamique ), on ne parlera jamais, encore et toujours, que d'économie rurale.

Et c'est effectivement de paradigme dont il est question ici. On pourra se contorsionner tant que l'on voudra, inventer les normes, les contraintes, les conditions, les conformités, se donner l'illusion que la caution financière, philosophique, nous donne un droit, en réalité, est-ce vraiment le cas ? Le problème de fond ne reste t-il pas le même ? Un rapport à sens unique avec l'univers qui nous entoure ?

Alors pour faire perdurer un système, qui est celui de la domination et, in fine, de la destruction du vivant, il faut travestir la réalité et contraindre à une réinterprétation de celle-ci, avec les mots par exemple. L'esprit « apaisé », la conscience détournée, le monde peut continuer à fonctionner comme il le faisait encore le jour précédent.

© Inconnu

Le « développement durable » est une prétention à la vertu. Le mot « développement » utilisé dans ce sens est un mensonge.


Le mot « développer » signifie « croître », « progresser », « devenir plus complet, plus avancé ». Parmi ses synonymes, on trouve « évolution, déroulement, maturation, maturité », et parmi ses antonymes « détérioration, désintégration ». En voici un exemple d'usage concret tiré d'un dictionnaire : « Le théâtre a atteint l'apogée de son développement avec les pièces de Shakespeare ».

Mais voilà le problème : un enfant se développe et devient un adulte, une chenille se développe et devient un papillon, un cours d'eau endommagé par (disons) l'extraction minière pourrait, avec le temps, se redévelopper et redevenir un cours d'eau sain ; mais une prairie ne se « développe » pas en maisons en forme de boîtes, une baie ne se « développe » pas en port industriel, une forêt ne se « développe » pas en routes et clairières.

Le mot « tuer » fonctionne aussi bien.

Telephone

Entrevue avec le président syrien Bachar al-Assad

Traduction de l'anglais par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Entrevue accordée par le Président Bachar al-Assad à la télévision tchèque le 1er décembre 2015 [Texte intégral]
Question 1 : Permettez-moi de commencer par une question personnelle. Vous êtes médecin. En 2011, vous avez dit, et je vous cite, que vous aviez choisi la chirurgie ophtalmologique, car c'est une spécialité qui se pratique rarement en situation d'urgence avec peu de saignement. Cette même année 2011, la guerre syrienne a éclaté ; le conflit le plus meurtrier dans le monde et une grande urgence. Quel est votre sentiment à ce sujet ?
Président al-Assad : Si vous cherchez à établir une relation entre ce travail — ou toute autre spécialité chirurgicale — et ce qui se passe en Syrie, ce serait en rapport avec l'intention. Vous avez toujours du sang en chirurgie, mais c'est pour sauver la vie du patient, et non pas pour le tuer ; alors que le sang qui coule en Syrie est celui de Syriens tués par des terroristes. Notre travail en tant que gouvernement est de sauver leur vie par la destruction des terroristes. C'est le seul lien, en espérant avoir bien compris votre question.
Intervention : Oui, oui, je veux dire...
Président al-Assad : Donc, notre travail est de sauver des vies. Si le sang coule, c'est pour défendre notre pays. Nous utilisons notre armée pour défendre notre pays.

Light Saber

Discours de Vladimir Poutine sans langue de bois au Kremlin

Vladimir Poutine a prononcé son discours présidentiel annuel à l'Assemblée fédérale. Conformément à la tradition, cette adresse a eu lieu dans le Hall St George du Kremlin devant un parterre de plus de 1000 personnes.
© Kremlin
Etaient notamment présents les membres du Conseil de la Fédération, les députés de la Douma, les membres du gouvernement, les chefs des Cours Constitutionnelles et Suprêmes, les gouverneurs régionaux, les chefs des assemblées régionales législatives, les chefs des confessions religieuses traditionnelles de la Russie, des personnalités publiques, y compris les présidents des chambres régionales publiques et les dirigeants des plus grands médias de Russie.
Vladimir Poutine, Président de la Russie : Citoyens russes, membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma,
Je voudrais commencer mon discours en exprimant notre gratitude pour les soldats russes qui luttent contre le terrorisme international.

Aujourd'hui, dans ce Hall St George, une salle historique de la gloire militaire russe, nous avons avec nous des pilotes de chasse et des représentants des Forces Armées qui participent à l'opération anti-terroriste en Syrie.

Gelena Peshkova et Irina Pozynich, qui ont perdu leur mari dans la guerre contre le terrorisme, sont également parmi nous. Je vous fais part de mon plus profond respect, ainsi qu'aux parents de nos héros.

Je voudrais que nous honorions tous la mémoire des soldats qui ont donné leur vie en accomplissant leur devoir, ainsi que la mémoire de tous les citoyens russes qui ont été victimes du terrorisme.

(Moment de silence)

Commentaire: Avec beaucoup de diplomatie, il a tout de même fourni des indices très importants sur certains pouvoirs occidentaux, qui prétendent vouloir combattre le terrorisme et « porter la démocratie » aux territoires qu'ils envahissent, alors qu'en même temps ils financent le terrorisme.

Remarquez comment, contrairement à Obama, par exemple, Poutine ne cache pas que sa priorité consiste à protéger la Russie, entre autres, et ne se prend pas pour Ghandi. Il ne parle pas uniquement de « mission humanitaire », de « combattre les forces du Mal [car nous sommes la meilleure démocratie au monde] », ou beaucoup d'autres platitudes qui prétendent donner une leçon de morale aux citoyens alors que derrière ces beaux mots se cachent des intérêts purement impérialistes. Poutine parle sans tabous, et plus sincèrement que beaucoup d'autres leaders.


Snakes in Suits

La ponérologie politique : étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques (1/3)


Commentaire : Pour qui fait preuve d'un minimum de bon sens, le constat est simple : quelque chose ne tourne pas rond, ici sur Terre. Lieu commun, truisme, évidence ? Sans aucun doute, mais la banalité du propos ne doit pas nous faire oublier que ce que l'on finit par considérer comme étant normal ne l'est en fait pas du tout. Nous souhaitons tous la paix pour nous-même, pour nos amis et notre famille. Mais nous ne sommes pas en paix ; nos amis et notre famille peuvent nous être enlevés, il peuvent être blessés, tués, par un gouvernement oppressif, une médecine pervertie, une pollution mortifère, un harcèlement moral généralisé. Qui peut souhaiter vivre cela ? Personne. C'est pourtant notre lot quotidien.

Quelle est la cause de tout ceci ? Pourquoi devrions-nous endurer une telle situation, impuissants que nous semblons et croyons être en face des circonstances ?

Ici, à SOTT, en proposant des articles issus de tous les horizons, nous martelons l'idée, depuis des années, qu'il y a une différence fondamentale entre les apparences et la réalité, entre les croyances, les opinions, et la science objective. Nous pensons que le noir est bien noir, pas gris, et encore moins blanc. Nous ne pensons pas que la guerre est la paix, que la violence est utile ou naturelle, que la liberté, c'est plus de contrôle, que la peur est une compagne inévitable. Mais c'est ce que nous entendons partout, en toute situation, en toute circonstance. Un pilonnage constant de valeurs perverties puis scandées par les médias, la science, l'éducation ; par tout un système récupéré en vue de servir des objectifs qui, à l'évidence d'une actualité surréaliste, ne concourent pas à la réalisation d'un bien-être commun et universel.

La bonne nouvelle est qu'il y a bien une explication à tout ceci, ou pour le moins, un début d'explication : si nous roulons à tombeau ouvert, c'est bien parce que les psychopathes sont au volant. Et en avoir conscience ne reste t-il pas le meilleur moyen pour reprendre les choses en main ?


La psychopathie est « le plus grand obstacle au développement de la personnalité et des groupes sociaux ». « L'incapacité générale à reconnaître le type psychologique de ces personnes [i.e. les psychopathes] provoque d'immenses souffrances, la terreur de masse, l'oppression violente, le génocide et la décadence de la civilisation... Tant que le pouvoir suggestif [i.e. hypnotique, charmant et "envoûtantˮ] des psychopathes n'est pas confronté avec les faits et avec les conséquences morales et pratiques de sa doctrine, des groupes sociaux entiers peuvent succomber à son appel démagogique. » (Kazimiers Dabrowski, 1902-1980, auteur de la théorie de la désintégration positive et du concept de psychopathie essentielle.)
© Sott.net
À une époque où les crises et les évènements tragiques qui animent notre quotidien exacerbent nos peurs et nos angoisses les plus archaïques, où les théories du complot poussent comme les champignons à la pleine saison et où l'espérance en un avenir meilleur fond comme neige au soleil, il serait plus que temps de prendre une pause afin de réfléchir TRÈS sérieusement pour savoir où va le monde et POURQUOI il prend la direction qu'il semble suivre actuellement.

Tous les gens à qui il reste un tant soit peu de bon sens et qui s'interrogent sur l'avenir de notre planète - et de ses habitants - devraient en toute simplicité se poser une seule question, à savoir : existe-t-il un domaine scientifique qui en toute objectivité puissent nous permettre d'identifier les causes du mal-être que nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir aujourd'hui dans notre société ?

Commentaire: Voir l'article sur les travaux de Kazimierz Dabrowski avec son ouvrage La théorie de la désintégration positive.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage sur le site des Éditions Pilule Rouge, chez Amazon, ou bien en le commandant chez votre libraire favoris.