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jeu., 25 août 2016
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La Belgique veut, elle aussi, sa « Garde Nationale »

Selon le journal belge La Dernière Heure, la Belgique devrait mettre en place d'ici 2017 un nouveau corps de sécurité. Une mesure pour appuyer les forces de l'ordre belges, surchargées de travail dans un contexte sécuritaire tendu. Son uniforme et nom officiel sont inconnus pour l'instant, mais cela pourrait être une petite révolution pour les forces de sécurité belges.

© Google
Des policiers Belges
Selon plusieurs documents, dont un avant-projet de loi obtenu par le journal La Dernière Heure, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon s'apprêterait à créer une garde nationale. Confronté au risque croissant du terrorisme la police et l'armée belge sont quasiment dépassées. Il y a quelques jours, le syndicat belge des services publics, a tiré la sonnette d'alarme à propos de la situation des militaires.

Commentaire: Est-ce vraiment la fatigue de leurs fonctionnaires qui poussent les gouvernements européens à vouloir la création d'une "garde nationale" ? Ou... il y aurait-il une autre raison ? Pourquoi cette insistance et ce besoin d'avoir de plus en plus de policiers et de soldats dans les rues ?

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Merci Brexit : le Royaume-Uni veut normaliser ses relations avec la Russie

Traduit et édité par jj, relu par Catherine pour le Saker Francophone

Le 9 août, Vladimir Poutine et Theresa May se sont parlé pour la première fois depuis que le premier ministre britannique a pris ses fonctions et tous deux ont exprimé leur insatisfaction de l'état actuel des relations russo-britanniques.

Pendant l'appel téléphonique, qui a été provoqué par la Grande-Bretagne, les deux dirigeants ont convenu de développer un dialogue entre les organismes de sécurité sur les questions liées à la sécurité de l'aviation, et ont fait des plans pour une réunion en face-à-face dans un proche avenir. Le Premier ministre a souligné l'importance de la relation entre le Royaume-Uni et la Russie, et a exprimé l'espoir que, malgré les différences sur certaines questions, ils peuvent communiquer de manière ouverte et honnête sur les questions qui importaient le plus pour eux. Le Président de la Russie a de nouveau félicité Theresa May pour sa nomination à la magistrature suprême. Dans un autre signe d'un dégel dans les relations entre la Grande-Bretagne et la Russie le nouveau secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Boris Johnson a téléphoné au ministre russe des Affaires étrangères Serguey Lavrov, le 12 août, et a apparemment plaidé pour une «normalisation» des relations.

Son appel confirme définitivement qu'une tentative concertée de la Grande-Bretagne, pour améliorer ses relations avec la Russie, est en cours. Dans ses articles publiés par le Daily Telegraph M. Johnson a clairement fait savoir qu'il tient à l'amélioration des relations bilatérales.

Better Earth

La percée russe au Moyen-Orient est la preuve d'un mouvement tectonique de la géopolitique régionale

La Russie collabore étroitement au sein du quartet qui comprend l'Iran, l'Irak et la Syrie. On peut y ajouter le Liban, à cause de sa coopération sur le terrain avec le Hezbollah, un des partenaires de la coalition au pouvoir à Beyrouth.

Même les pays de la région perçus comme des partenaires des Etats-Unis commencent à apprécier la Russie et le leadership du président Vladimir Poutine. La remarquable réconciliation entre la Russie et la Turquie, à la suite de la tentative manquée de coup d'Etat dont Ankara attribue la responsabilité à un ecclésiastique qui réside aux Etats-Unis, est la preuve d'un mouvement tectonique de la géopolitique régionale.

Malgré de profondes différences, la Russie a su maintenir des relations cordiales avec d'autres pays normalement vus comme des protégés des américains et ennemis de l'allié syrien de la Russie. Au cours de l'année écoulée, Poutine a chaudement accueilli le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu tout en accueillant aussi avec respect les leaders saoudiens. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a été récemment accueilli dans le golfe Persique à Doha, la capitale du Qatar, pour des pourparlers de haut niveau sur le règlement du conflit au Moyen-Orient.

Caesar

Réflexions sur la croisade idéologique de Poutine

J'interroge Mathieu Slama a propos de son livre"La Guerre des Mondes" Editions de Fallois

La guerre des mondes - 3 questions à Mathieu Slama

Mathieu Slama intervient de façon régulière dans les médias sur les questions de politique internationale. Il a publié plusieurs articles sur la stratégie de Poutine vis-à-vis de l'Europe et de l'Occident. Il répond à mes questions à l'occasion de son dernier ouvrage : « La guerre des mondes : réflexions sur la croisade idéologique de Poutine contre l'Occident », paru aux Éditions de Fallois.

1.Vous évoquez une incompréhension entre l'Europe et la Russie sur le terrain des valeurs et de la religion qui expliquerait en partie nos différends géopolitiques. Pouvez-vous développer ?

Mon intuition est la suivante : ce qui se joue entre la Russie de Poutine et les pays occidentaux est beaucoup plus fondamental qu'un simple conflit d'intérêts autour des questions syrienne et ukrainienne. Selon moi, il y a en arrière-plan de ce conflit une opposition entre deux grandes visions du monde concurrentes.

La vision occidentale, pour résumer, est libérale au sens où elle définit avant tout la communauté politique comme une organisation permettant de garantir les libertés individuelles. La patrie, la communauté, les traditions particulières sont dans cette vision des vestiges appartenant au passé. La vision de Poutine est traditionaliste : la communauté politique est pour lui le produit d'une histoire et d'une culture particulières qui priment sur les libertés individuelles. Il y a là, donc, deux langages très différents qui se font face.

Cult

Comment l'Amérique d'Obama ment sur la menace jihadiste

© REUTERS/ Jonathan Ernst
Barack Obama persiste à falsifier la réalité des faits au Moyen-Orient avec la même impudeur que son prédécesseur l'avait fait pour justifier en 2003 la désastreuse invasion de l'Irak. Le président américain intoxique le monde entier sur l'état effectif de la menace jihadiste afin de justifier une politique pourtant défaillante. La commission du renseignement de la Chambre des représentants vient de dénoncer une intoxication systématique au cours des deux dernières années.

La campagne présidentielle aux Etats-Unis est pourtant bien pauvre sur le sujet, entre les outrances de Donald Trump, qui accuse Obama d'avoir contribué à la fondation de Daech, et la défausse de l'actuel président, qui se dit confiant dans les chances d'Hillary Clinton de venir enfin à bout de Daech. Il n'est donc pas inutile de souligner les mensonges de l'administration Obama sur l'état de la menace jihadiste.

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La Deutsche Bank, la plus grand banque allemande, s'inquiète d'un effondrement financier

© www.euractiv.com
Les banques centrales utilisent des réductions de taux d'intérêt, les achats d'actifs et d'autres mesures de politique monétaire pour soutenir l'économie et pour la maintenir à un « statu quo », dit un responsable de la banque.

Les bénéfices de la banque ont chuté de 98% le mois dernier et son cours à la bourse atteint son plus faible rendement depuis 2002. Le responsable mondial de la Deutsche Bank, Dominic Konstam, a publié un rapport qui averti qu'un "effondrement des actifs à risque" pourrait causer la panique.

"La conclusion est que, sans un choc économique externe, il est difficile de voir les décideurs être prêts à mener une action budgétaire dramatique pour relancer l'économie mondiale afin de rebondir sur une répression financière." Il poursuit en disant :
"Ironiquement, le choc nécessaire serait de voir un effondrement des actifs à risque pour que les décideurs, alors vraiment pris de panique, tentent une relance budgétaire dramatique."

Newspaper

Piratage de l'Open Society Foundation : de l'influence de Soros dans le conflit ukrainien et la crise des réfugiés


Poroshenko et Soros
Sans surprise, la MSN s'est bien gardée de s'étendre sur le piratage de l'officine de Soros, la bien mal nommée Open Society Foundation ; tout juste l'imMonde a-t-il déploré que le "philanthrope" (défense de rire) se soit fait hacker. Fut un temps bien lointain où les journaux se seraient précipités sur de telles révélations ; désormais, on attend de voir dans quel sens elles vont. Qu'elles soient favorables à l'empire et l'on ressort avec des trémolos dans la voix les grandes tirades sur la liberté inconditionnelle et l'indépendance de la presse, l'info est publiée avec un engouement juvénile. Dans le cas contraire, heu... on regarde ailleurs. Hop, la tête bien profond dans le sable, ce qui a également l'avantage d'éviter de se regarder dans la glace...

Et pourtant, que de choses intéressantes dans ces archives piratées ! On y voit le rôle de Sorostapopoulos dans les soubresauts de ces dernières années, du conflit ukrainien à la crise des réfugiés en passant par la désinformation médiatique européenne (pas étonnant que nos plumitifs soient embarrassés).

La participation de l'Open Society dans les événements qui ont conduit au putsch du Maidan était un secret de polichinelle. Pendant des années, le vautour philanthropique et d'autres agences néo-cons (NED etc.) ont financé l'opposition à Yanoukovitch. On sait maintenant que Soros a directement participé à l'après-Maidan au cours de réunions avec l'ambassadeur US et des hauts pontes ukrainiens, tentant par tous les moyens de saboter "l'influence russe", conseillant fortement de s'appuyer sur tel leader politique plutôt que tel autre (l'égérie Timoshenko n'est pas sa tasse de thé), organisant l'opération de "relations publiques" de la junte, refusant la proposition d'un Etat fédéral qui aurait peut-être évité la guerre civile ou faisant pression sur Washington pour imposer des sanctions contre Moscou.

Cult

L'afflux de réfugiés en Europe organisé par les États-Unis ?

Immigration. La vidéo a un an, mais est toujours - de plus en plus - d'actualité.

Des pièces à l'appui et une présentation qui semble plausible. Si l'on prend en compte la volonté d'hégémonie des US, qui lui suggèrerait d'éviter qu'un continent (Europe) ne devienne fort (et lui fasse concurrence ?). NB : Nous savons la détestation des USA envers la Russie qui a toujours été, peu ou prou, une puissance souveraine susceptible de lui faire concurrence.

Chess

Le président chinois Xi Jinping appelle la Russie à se joindre à la Chine dans la formation d'un « nouvel ordre mondial » pour rendre l'OTAN impuissant

© Getty Images
Poutine, Xi Jinping
Le président chinois Xi Jinping a appelé la Russie à se joindre à la Chine dans la formation d'un «nouvel ordre mondial» dominé par les deux pays qu'il prévoit de réaliser au cours des 10 prochaines années.

Dans un discours au vitriol délivré lors du 95e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois en Juillet, Xi Jinping a exhorté la Russie et de son président Vladimir Poutine à se joindre à la Chine dans une alliance militaire qui rendra l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) «impuissant», et "mettre un terme aux désirs impérialistes de l'Occident."

Cette alliance sino-russe est destinée à mettre plus de pression sur les Etats-Unis, le principal antagoniste de la Chine dans la mer de Chine du Sud, en étirant ses forces militaires avec des déploiements navals plus importants en Europe.

Mais le plus important pour la Chine, une alliance militaire avec la Russie le long des lignes de l'OTAN se traduira par le fait que la Russie sera obligée de se battre aux côtés de la Chine, si une guerre éclate en Asie contre les États-Unis.

Chess

Ancien fonctionnaire du Pentagone : « La Turquie pivote à l'Est, les États-Unis sont outrés »

© Reuters
Le président turc Recep Tayyip Erdogan
Le président turc Recep Tayyip Erdogan renoncerait à l'OTAN et à l'UE pour pivoter à l'Est, d'après l'ex-employé du Pentagone, Michael Maloof.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, dans une interview à l'agence d'information russe Sputnik, a déclaré qu'Ankara envisageait une coopération militaire avec la Russie, l'OTAN semblant prendre ses distances avec la Turquie.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a plutôt renoncé à l'OTAN, et même à l'UE
RT : La Turquie est un membre important de l'OTAN et, pourtant, le ministre des Affaires étrangères du pays dit que l'alliance se retire du jeu, forçant les Turcs à se tourner vers la Russie. Que pensez-vous de cette situation ?

Michael Maloof (M. M.) : La situation est très évolutive. Je pense que le président turc Recep Tayyip Erdogan a plutôt renoncé à l'OTAN, et même à l'UE. A ce stade, il est en train de faire un pivot vers l'Est. Que la Turquie et la Russie commencent à discuter comme elles le font, notamment en termes d'alliances militaires, voilà qui offre une toute nouvelle opportunité pour non seulement la coopération bilatérale, mais aussi la coopération régionale dans un sens très intéressant. La Turquie est aussi ce qu'on appelle un partenaire de dialogue de l'Organisation de coopération de Shanghai [OCS], dont la Russie, la Chine et l'Iran font tous partie. Ce qui est nouveau ici c'est que la Russie voit en la Turquie une aide pour contenir et contrôler les sunnites, et les sunnites djihadistes en Syrie, mais aussi comme une potentielle influence régionale dans cette partie du monde. Et comme la Turquie et l'Iran sont également engagées dans un dialogue, cela pourrait laisser présager un potentiel accord entre les chiites et les sunnites.