Bienvenue à Sott.net
jeu., 28 juil. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
Carte

Cult

Elijah Wood, à propos d'Hollywood et de son nid à pédophiles

L'acteur du Seigneur des Anneaux explique que les acteurs les plus jeunes sont des proies pour de nombreux pontes d'Hollywood, qui ne sont pas inquiétés.

Un scandale sexuel majeur pourrait se tramer à Hollywood, a prévenu l'acteur Elijah Wood (Frodon Sacquet dans la trilogie Le Seigneur des Anneaux) dans une interview au Sunday Times, ce dimanche. Son ampleur pourrait être égale à celle du scandale Jimmy Saville en Grande-Bretagne, du nom de ce présentateur de la BBC accusé de centaines d'agressions sexuelles sur des mineures, a-t-il indiqué.

Il assure que des jeunes acteurs ont été sexuellement abusé par des "vipères de l'industrie". Si lui-même dit avoir été protégé de ces agressions par sa mère, il assure "avoir été entraîné dans des endroits sombres" ce qui lui a fait prendre conscience "que ces choses continuent probablement aujourd'hui". "Si vous êtes innocent, que vous savez peu de choses sur le monde et que vous voulez réussir, des gens avec des intérêts parasites vous verrons comme une proie. Ce qui me chagrine avec ces situations, ces que les victimes ne peuvent pas s'exprimer aussi fort que les gens qui ont le pouvoir", dit-t-il.

"Ils peuvent être écrasés et voir leur vie irrémédiablement détruite".
"Il y a une face cachée" d'Hollywood, assure-t-il. "Si vous pouvez l'imaginer, c'est que cela s'est sûrement passé".
Elijah Wood n'est pas le premier à dénoncer un scandale d'abus sexuels à Hollywood.

Anne Henry, co-fondatrice de l'association Bizparents, un groupe d'aide pour les enfants acteurs, estime que Hollywood abrite une centaine de pédophiles actifs. Selon elle, un "tsunami" de plainte va émerger. Les trois quarts des enfants acteurs qui "finissent mal" ont été victimes d'abus sexuels, assure-t-elle.

Corey Feldman, qui enfant a joué dans Les Gremlins ou Les Goonies, a témoigné en disant avoir été "entouré" d'agresseurs sexuels lorsqu'il était adolescent. Il a ensuite connu des problèmes d'alcool, de drogues, ainsi que des troubles mentaux.

Commentaire: Une raison supplémentaire de s'interroger sur le genre de film que peut produire une industrie dirigée par une telle bande de dégénérés. Hollywood, ou la machine a rêves frelatés :


Eye 1

France : le régime autoritaire est en place


Comment: On peut désormais s'épargner l'emploi du futur et du conditionnel pour expliquer quelles formes peuvent prendre les émanations d'une société d'oppression et de coercition. Le présent nous éclaire parfaitement. Certes, nous avons toujours la possibilité de choisir la marque de notre plaque de chocolat préférée, TAFTé et OGMisé ; de notre voiture, payée à crédit et à l'électronique contraignante ; de notre smartphone et notre ordinateur portable, à obsolescence programmée, tachés du sang d'êtres humains vivant et mourant à l'autre bout de la terre. C'est vrai, nous avons encore la possibilité d'exprimer nos états d'âmes sur Facebook, dans les limites d'une bienséance fortement reglementée ; de changer à tout moment la chaine de notre télévision, assujettie à une pensée recommandée. Nous pouvons choisir un statut administratif, dans le cadre des options imposées ; nous pouvons changer de travail et d'employeur, dans le cadre de contrats obligés ; nous pouvons voter gris clair ou gris foncé, dans le cadre électoral ordonné.

C'est bien cette liberté qui nous est proposée. Par le Tout-Puissant, descendu du ciel en 2016 pour énoncer la Vérité ? Non. Par toute une bande de malades mentaux se croyant investis, si ce n'est d'une mission ou d'un devoir, d'un pouvoir hors du commun leur permettant d'imposer leur volonté à l'univers. Où se dévoile une vision du monde biaisée par une inaptitude psychologique incurable à voir la réalité pour ce qu'elle est, et une incapacité de cœur à exprimer ce que l'être humain a de meilleur et de plus créatif en lui, pour le bien de tous. Vouloir faire passer un tel ersatz de liberté pour la Liberté n'est-elle pas une marque supplémentaire de la folie et de la corruption qui anime l'esprit de tous nos dirigeants ?


Alors que le gouvernement autorise certaines manifestations et pas d'autres, il apparaît que l'état d'urgence ne répond pas à une nécessité, mais à une volonté d'imposer un régime autoritaire. L'analyse des textes et de leur application ne laisse aucun doute.

Le 10 mai, le Sénat a voté, à une large majorité, le projet de loi augmentant de deux mois la durée de l'état d'urgence. Au lendemain des attentats de Paris, celui-ci avait déjà été prolongé de trois mois par la loi du 20 novembre 2015 [1]. Depuis, une nouvelle période de trois mois s'est ajoutée et vient à échéance ce 26 mai. Ainsi, le gouvernement a beaucoup de mal de sortir de l'état d'urgence malgré le vote, ce 5 avril 2016 par le Sénat, de la loi de réforme pénale « renforçant la lutte contre le terrorisme et le crime organisé ». Cette législation donne un débouché pénal aux dispositifs légaux d'espionnage des ressortissants français, contenus dans les différentes réformes mettant fin à la vie privée des Français, dont la dernière loi sur le renseignement [2]. Elle inscrit, dans la norme, des mesures liberticides normalement autorisées par l'état d'urgence : espionnage des citoyens et limitation de la liberté d'aller et venir des « retours de Syrie ».

Arrow Down

Accord ou pas, Angela Merkel a sacrifié l'Europe pour satisfaire le capricieux Erdogan

Ce n'est pas une bonne année pour Angela Merkel. En essayant de gérer la crise des réfugiés et de contenter tout le monde, la chancelière allemande a sacrifié l'Europe pour assouvir les caprices d'un dirigeant turc toujours plus despotique.

Le flux de migrants et de réfugiés entrants en Europe

Il n'a pas fallu longtemps pour que la politique d'Angela Merkel dans cette crise revienne la hanter. Un accord qui devait faciliter le flux de migrants et de réfugiés entrants en Europe est désormais sur le point d'échouer à cause des exigences de la Turquie, et les critiques affluent de toutes parts.

Cela fait des mois que Bruxelles et Ankara reviennent sur les détails de cet accord. En renvoyant des réfugiés en Turquie depuis la Grèce, l'accord est supposé réduire la motivation des gens à se rendre illégalement en Europe - et réduire la pression sur Berlin et Angela Merkel. Le projet fonctionnait. Logiquement cela signifie que tous les obstacles à cet accord seraient surmontés pour le maintenir. Désormais Bruxelles exige qu'Ankara précise sa définition du terrorisme. C'est essentiel car, ces derniers temps, le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan s'est servi des termes «terroriste» et «sympathisant des terroristes» pour s'en prendre à ceux qui critiquent le régime, y compris les journalistes.

Dollars

Dédollarisation : le pétroyuan est le grand pari de la Russie et de la Chine

Traduit et édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

Après les sanctions économiques que les États-Unis et l'Union européenne ont imposées à la Russie, Moscou et Pékin ont tissé de puissants liens dans le domaine de l'énergie, qui ont radicalement transformé le marché mondial du pétrole. En plus d'accroître leur commerce dans les hydrocarbures de façon exponentielle, les deux puissances de l'Est ont décidé de mettre fin à la domination du dollar dans la fixation du prix de l'or noir. Le petroyuan est l'instrument de paiement stratégique qui promet de faciliter la transition vers un système monétaire multipolaire, un système qui prend en compte de multiples devises et reflète la corrélation des forces dans l'ordre mondial actuel.

Au lieu d'humilier la Russie, la guerre économique que Washington et Bruxelles ont provoquée s'est avérée contre-productive, parce qu'elle a seulement contribué à renforcer l'attelage énergétique de Moscou et Pékin. Rappelons qu'en mai 2014, la société russe Gazprom a promis de garantir la fourniture de gaz à la Chine, jusqu'à 38.000 millions de mètres cubes au cours des trois prochaines décennies (à partir de 2018) en signant un contrat pour $400 milliards avec la China national Petroleum Corporation (CNPC).

Actuellement, les deux puissances coordonnent la mise en œuvre d'un plan stratégique ambitieux, qui inclut la construction de pipelines et l'exploitation en commun de raffineries et de grands complexes pétrochimiques. Involontairement, le rapprochement de Moscou avec Pékin a produit des changements profonds dans le marché mondial du pétrole en faveur de l'Est, ce qui nuit considérablement à l'influence des compagnies pétrolières occidentales.

Dollar

L'oligarchie vénézuélienne et les Etats-Unis mènent une guerre économique contre Maduro

Depuis quelques semaines, le Venezuela fait régulièrement la une de l'actualité internationale. Comme au temps d'Hugo Chavez, une importante campagne médiatique de dénigrement et de mensonge est menée contre la Révolution Bolivarienne. Même si en effet le Venezuela traverse une période difficile notamment sur le plan économique, la réalité de la situation décrite par les médias s'avèrent très souvent partial et caricaturale. Journaliste installé depuis quarante au Venezuela, Jean Araud suit de très près l'actualité dans le pays. Son analyse de la situation diffère radicalement de ce qu'on entend généralement dans les médias dominants.

Le 6 décembre dernier, l'opposition vénézuélienne remportait pour la première fois en quinze ans les élections législatives. Quatre mois plus tard, quel bilan pouvons-nous tirer des premières actions de l'opposition à l'Assemblée Nationale?

En réalité aucun bilan ne surprend véritablement. Le nouveau président de l'Assemblée Nationale, Ramos Allup, est un politicien de la vieille école bien connu des Vénézuéliens pour son style provocateur. Le bilan est marqué par des provocations suivies d'autres provocations. La nouvelle Assemblée Nationale a tenté d'ignorer les autres niveaux de pouvoirs, en essayant par exemple d'imposer trois de ses députés qui avaient été élus de manière frauduleuse, ou en essayant de faire passer certaines lois des plus extravagantes. Parmi ces lois, une « loi d'amnistie » a pour objectif de pardonner des personnes condamnées et qui purgent leur peine, ou des hors-la-loi, pour des actes de corruption. Le véritable bilan est un véritable show médiatique, prudemment diffusé par certains grands médias internationaux, et plusieurs protestations populaires contre les prétentions de l'Assemblée Nationale, celles-là avec peu de couverture médiatique. Mais jusqu'à présent, cette Assemblée Nationale n'a pas réussi à imposer ses trois députés, ni aucune de ses lois extravagantes.

Bizarro Earth

Ont-ils une guerre atomique derrière la tête ? L'Europe sur le front nucléaire

Dans la rencontre avec les gouvernants de Suède, Danemark, Finlande, Islande et Norvège, le 13 mai à Washington, le président Obama a dénoncé « la présence croissante et la posture militaire agressive de la Russie dans la région baltique/nordique », en réaffirmant l'engagement des Etats-Unis pour la « défense collective de l'Europe ». Engagement démontré par les faits la veille justement, quand à la base aérienne de Deveselu en Roumanie a été inaugurée la « Aegis Ashore », installation terrestre du système de missiles Aegis.
© Google
Voulez-vous un missile ?

Commentaire : C'est révoltant. Quelle bonne tactique pernicieuse de faire de la projection quand on est politicien, et du même coup psychopathe, et ainsi faire rouler de l'or dans les comptes de banques des marchands de missiles, de bombes nucléaires, de faire peser sur la tête des citoyens, comme dans les années 60, une guerre atomique, et d'ainsi manipuler et mentir en utilisant la propagande de basse qualité. En culpabilisant l'autre, toujours. En dépensant l'argent du contribuable pour des produits mortels, en donnant de l'argent aux banques qui investissent dans des multinationales et corporations belliqueuses. Pendant ce temps-là, la terre et ses humains s'enfoncent de plus en plus dans un chaos indescriptible et inéluctable.


Commentaire: La folie de nos dirigeants n'a pas de limite.

Vous pouvez lire aussi :


Bomb

L'Arabie saoudite veut transformer le royaume en puissance de « rang mondial » et durcit ses positions envers la Syrie et l'Iran

Le roi d'Arabie saoudite Salman ben Abdelaziz al-Saoud a commencé par limoger le ministre du Pétrole Ali al-Naïmi qui occupait le poste depuis 1995. L'ancien ministre de la Santé Khalid al-Falih lui succède à ce poste qui change de nom, s'appelant désormais : « ministère de l'Énergie, de l'Industrie et de l'Exploitation minière ». Ce remaniement a, aussi touché une dizaine d'autres postes aux plus hauts sommets de la monarchie wahhabite.
© AFP
Le conseil des Ministres à Riyad en Arabie saoudite - L'Arabie saoudite a voulu faire baisser les prix du pétrole pour exercer une pression sur la Russie à propos de la Syrie, afin de la pousser à modifier sa politique à l'égard de Damas.
Le 25 avril dernier, le palais a dévoilé le programme Vision-2030, un plan à long terme qui prévoit une transformation en profondeur de l'économie de l'Arabie saoudite. Celui-ci sera lancé quel que soit le niveau des prix mondiaux du pétrole. Dans cette perspective, la monarchie doit augmenter sa part des exportations non pétrolières de 16 % à 50 % du PIB. En raison de la chute du prix du baril, la monarchie wahhabite a enregistré un déficit record estimé à 98 milliards de dollars vers la fin de l'année 2015. Fin octobre 2015, le Fonds monétaire international (FMI) prédisait que le pays verrait croitre son déficit budgétaire « substantiellement » durant les cinq prochaines années et que l'économie du pays ne pourrait retrouver un équilibre « relatif », qu'une fois que le baril revenu au-dessus de la barre des 106 dollars.

Le vice-prince héritier saoudien Mohammed ben Salman a, ainsi affiché d'ambitieuses réformes, présentées comme « une feuille de route » pour les quinze prochaines années. Il s'agit de diversifier l'économie saoudienne qui dépend à plus de 70 % du pétrole. Ces mesures devraient, selon le fils du roi saoudien, transformer le royaume en puissance de « rang mondial » dans le domaine des investissements et l'affranchir de sa dépendance vis-à-vis de l'or noir d'ici 2020... Ryad prévoit, notamment de coter en Bourse quelque 5 % du géant pétrolier Saudi Aramco et se doter d'un fonds souverain de 2000 milliards de dollars (1 777 milliards d'euros), qui s'imposerait comme le plus important du monde. Ce fonds devrait être l'outil principal des investissements saoudiens à l'étranger, financé notamment par la cession de titres du géant pétrolier Saudi Aramco.
© Inconnu
Saudi Aramco, officiellement Saudi Arabian Oil Company, est la compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbures (son nom est la contraction d'Arabian American Oil Company).

Commentaire: Et pour aller plus loin :


USA

L'Eurovision est devenu la scène de la nouvelle guerre froide

© Maja Suslin/TT News Agency via AP
Le 14 mai 2016 est le jour où la musique est morte et où un concours dont le but premier était l'harmonie internationale est devenu la scène de la nouvelle guerre froide, impitoyable et obsessionnelle des élites occidentales contre la Russie.

L'Ukraine a présenté une chanson purement politique qui aurait dû être interdite dès le début puisqu'elle enfreignait ouvertement la règle de l'Union européenne de radio-télévision selon laquelle les sujets des chansons ne doivent pas porter sur la politique. Mais cela ne l'a pas empêché de remporter le concours Eurovision de la chanson, même si le pays qui a reçu le plus de votes du public a été la Russie.

Les soi-disant «professionnels de l'industrie de la musique» qui représentaient 50% des votes ont permis la victoire de l'Ukraine et placé la Russie en cinquième place ex-æquo, avec 81 points de moins que le vainqueur.

Comme certains l'ont fait remarquer sur Twitter le 14 mai, l'Eurovision cette année s'est résumé à un remake des élections présidentielles américaines de 2000 que George W. Bush a remportées bien qu'Al Gore ait obtenu plus de voix. L'establishment laisse le petit peuple s'exprimer mais il conserve des mécanismes qui lui permettent d'obtenir le résultat final qu'il souhaite.

Commentaire: Voir aussi :

  • L'Eurovision et la victoire de la russophobie



Gold Coins

Les BRICS vont lancer une agence de notation dédiée aux marchés émergents en octobre 2016

© Sputnik/ Photo Host Agency / Alexei Kudenko
Les pays membres du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) prévoient de lancer une agence de notation financière dédiée aux marchés émergents dans le cadre de leurs efforts visant à contrer l'hégémonie occidentale dans le domaine de la finance, rapporte le quotidien Economic Times of India le 16 mai, citant des sources officielles proches du dossier.

La nouvelle agence de notation, qui fournira également des évaluations du risque de crédit à d'autres pays émergents ou en voie de développement, devrait être officiellement lancée lors du prochain sommet des BRICS prévue en octobre prochain à New Delhi, a-t-on ajouté de même source.

La création de cette agence a fait l'objet de discussions approfondies lors de tous les sommets des BRICS tenus ces dernières années. Ces cinq pays émergents sont souvent très critiques envers les critères utilisés par les trois plus grandes agences de notation internationales (Moody's, Fitch Ratings et Standard & Poor 's) pour évaluer leurs économies.

Commentaire: Voir aussi


2 + 2 = 4

L'arrogance aveugle de Riyad et le jeu des cinq erreurs

« N'accuse pas l'autre alors que la faute est en toi », disait Nietzche dans un bel aphorisme.
© Inconnu
« Tout État libre où les grandes crises n’ont pas été prévues est à chaque orage en danger de péril »
Jean-Jacques Rousseau
Les Saoudiens semblent comprendre, mais un peu tard, qu'il y a urgence1. Urgence à sortir de leur suffisance, de leur superbe ostensiblement affichée depuis le début des « révolutions arabes ». Urgence à en finir avec leur arrogance au sens de celui qui s'attribue et s'arroge tout sans vouloir partager dans un monde globalisé. Urgence à réformer le système économique, la géopolitique venant se mêler des finances du pays. Urgence à tirer les conclusions de leurs anticipations approximatives, mais également de leur gestion problématique des différentes crises auxquelles le Royaume est confronté.

Urgence à sortir le pays de l'injustice et de l'iniquité avec lesquelles sont traités les femmes, les étrangers, les chiites, les chrétiens, les homosexuels... Faute de quoi, l'avenir s'assombrira rapidement2. En ces temps de remise en cause, l'Arabie saoudite gagnerait à méditer cette réflexion de Jean-Jacques Rousseau dans ses Considérations sur l'état de la Pologne : « Tout État libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de péril ». Aujourd'hui, le pays se trouve dans une position fragilisée qui devrait logiquement l'amener à un aggiornamento de grande envergure de la politique qu'il a suivie, et cela en raison des cinq erreurs commises dans un passé récent.


Commentaire : Il est intéressant de noter que, déjà en 2014, Pepe Escobar interviewé par Russia Today dans un article intitulé : « Tirer les prix du pétrole vers le bas pourrait se retourner contre l'Arabie saoudite » expliquait ce qui suit :

« L'OPEP n'est pas une organisation moraliste. La façon d'agir de l'Arabie saoudite soulève bien des interrogations. En fait, sa stratégie est malhabile. Elle veut faire baisser les prix du pétrole pour exercer une pression sur la Russie à propos de la Syrie, pour la pousser à modifier sa politique à l'égard de Damas. Elle veut aussi plus ou moins contraindre le gaz de schiste produit aux USA à sortir du marché et aussi forcer la main de l'Iran vis-à-vis ce qui se passe au Moyen-Orient, le fameux antagonisme irano-saoudien. Mais cela ne fonctionnera pas à long terme, car même l'Arabie saoudite aura des problèmes, si le prix du baril de pétrole, qui s'établit maintenant à 86 $ ou 87 $, oscille entre 70 $ et 80 $ au premier trimestre de 2015, comme prévu. Elle sera donc en difficulté aussi, et sa stratégie va finir par se retourner contre elle à long terme. »


Commentaire: Pour aller plus loin, voir aussi les articles :