Les Maîtres du MondeS


USA

Kiev et Ankara sont deux outils aux mains des Etats-Unis pour éloigner l'Europe de la Russie

Europe
Les Etats-Unis empêchent l'Union européenne et la Russie de se rapprocher en utilisant l'Ukraine et la Turquie à ses fins.

"Je crois que les Etats-Unis ne veulent pas d'une Europe forte qui se rapproche de la Russie. Ainsi, l'Ukraine et l'entrée de la Turquie dans l'UE sont des moyens pour diviser l'Europe, afin de l'empêcher de parler d'une seule voix et de se rapprocher de la Russie", estime l'analyste politique Aleksandr Del Val.

Selon lui, Washington poursuit "le but de déstabiliser l'Europe pour qu'elle soit un acteur géopolitique faible".

L'expert souligne que la Turquie, ainsi que l'Albanie et le Kosovo, sont des "pays de transit et d'organisation de l'immigration clandestine", ce qui entraîne inévitablement des problèmes de criminalité organisée, de trafic de drogue et de prostitution.


Cult

Donald Trump : un entourage de mafieux et de pervers sexuels

trump
Alors que Donald Trump représente le seul opposant à la détestée Hillary Clinton, regardons d'un peu plus près dans quel milieu il évolue, et surtout les casseroles qu'il peut avoir collées aux fesses en matière d'abus sexuels, sur des mineures notamment. Car dans son entourage, il y a une belle bande de pervers, aux comportements aussi douteux que celui de Trump. Bref, il est un candidat parfait pour la Maison Blanche.

Dès le début de sa carrière dans l'immobilier, dans les années 60, des journalistes ont repéré une proximité entre Trump et certains mafieux, toujours prompts à lui rendre service et à lui éviter des ennuis. Son avocat, Roy Cohn, en plus de ses liens avec diverses familles mafieuses comme les clans Genovese ou Gambino, était très proche du pouvoir et de certains types, comme Craig Spence, qui faisait aussi dans la prostitution de mineurs.

Trump et la mafia

Trump a longtemps eu pour mentor un certain Roy Cohn, connu pour avoir été l'avocat de plusieurs grands mafieux, et qui a permis à Trump de se constituer un carnet d'adresses. D'ailleurs, un journaliste qui a travaillé sur le cas de Trump pendant 27 ans, David Cay Johnston, s'interroge sur ses liens avec la mafia, notamment en raison d'investissements dans des casinos et autres buildings du côté d'Atlantic City ainsi qu'à New York. Certains des mafieux avec qui il a fait des affaires étaient des clients de Cohn, et leurs entreprises étaient clairement dans l'orbite de la mafia.

Cohn était lui même un bon ami de Craig Spence, ce lobbyiste qui avait défrayé les chroniques pour avoir organisé un réseau de prostitution de mineurs à la maison blanche[1], mais qui a eu la bonne idée de se suicider avant son procès, en 1989. De fait, parmi les clients de Spence, il y avait de hauts officiels des administrations Reagan et Bush, dans les années 80, mais aussi des militaires de haut rang, des hommes d'affaires locaux aussi bien qu'étrangers. Selon certaines sources, une liste de plus de 200 clients existait, mais elle n'a bien sûr jamais été mise sur la place publique [2].

Bad Guys

Folie hégémonique des USA par le néolibéralisme et la mondialisation de la guerre


Comment: La logique de domination étasunienne, accompagnée de l'aveuglement maladif qui caractérise sa classe politique, semble rendre le conflit inévitable, quel qu'il soit. Les adversaires désignés de l'Amérique sont puissants. Un affrontement entrainerait sans doute l'humanité à sa perte. Ainsi que le souligne très justement DeDefensa, à propos d'un discours de Poutine :
[A propos de Poutine]c'est sans aucun doute la conviction de l'homme ; sa fièvre insistante qui baigne le calme habituel, presque monocorde, de sa voix, avec en toile de fond de cette intervention, ceci comme une supplique s'adressant aux journalistes qui l'entourent : "Mais ne comprenez-vous donc pas ce qui se passe ? Si cela continue, ne comprenez-vous donc pas nous allons être obligés de 'riposter', de frapper contre cette épée de Damoclès qu'ils sont en train d'installer au-dessus de nos moyens stratégiques fondamentaux ?" Une supplique, sans nul doute...
...

Les phrases les plus frappantes dans l'intervention de Poutine (dont on retrouve des éléments dans d'autres de ses très récentes déclarations, lors du séminaire de Saint-Petersbourg notamment, - voir John Helmer de Dances with the Wolf le 19 juin), sont celles-ci, en préliminaire : « Ils [l'OTAN/les USA, tous les bouffons du même culte-Système] nous mentent... Nous savons ce qu'ils font, année après année, et ils savent que nous savons... » ; et puis celles-ci surtout, dites aux journalistes qui l'entourent, et celles-ci dites comme une supplique, et parmi celles-ci, soulignées de gras, où la supplique devient véhémente et si pressante :

« C'est précisément à vous [journalistes] qu'ils disent tous ces bobards et vous les acceptez, et vous les répercutez auprès des concitoyens de vos pays ; et, de ce fait, vos concitoyens ne réalisent en rien le sentiment du danger imminent, - et c'est ce qui me préoccupe tant. Comment ne pouvez-vous ne pas comprendre que le monde est en train d'être poussé vers une direction irréversible, alors qu'ils prétendent que rien ne se passe. Je ne sais quoi faire de plus que ce que je fais pour vous pénétrer de cette réalité... »
Qu'un responsable politique de l'envergure de Poutine parle de la sorte, il y a de quoi s'inquiéter. Au symbolisme lourd de sens révélé par une situation mondiale catastrophique, il va sans dire que la "direction irréversible" à laquelle il est fait allusion plus haut devrait nous inciter à mettre de l'ordre dans nos affaires, pour le moins, à tout un chacun.


cash
© Inconnu
Le monde se trouve à une croisée des chemins dangereuse. Les Étasuniens et leurs alliés se sont lancés dans une aventure militaire qui menace l'avenir de l'humanité. De grandes manœuvres militaires et opérations clandestines de collecte de renseignements sont en cours simultanément au Moyen‑Orient, en Europe de l'Est, en Afrique subsaharienne, en Asie centrale et en Extrême‑Orient. La stratégie militaire USA‑OTAN comprend à la fois de grands déploiements sur des théâtres d'opération et des activités clandestines visant à déstabiliser des États souverains.

Le projet hégémonique des USA est de déstabiliser et de détruire des pays par toutes sortes de moyens : actes de guerre, opérations clandestines de soutien à des organisations terroristes, changement de régime et guerre économique. Ce dernier moyen comprend l'imposition de réformes macroéconomiques meurtrières imposées à des pays endettés, la manipulation des marchés financiers, la dégringolade manigancée de devises nationales, la privatisation de biens de l'État, l'imposition de sanctions économiques, la hausse de l'inflation et l'apparition de marchés noirs.

Les dimensions de ce programme militaire doivent être bien comprises. La guerre et la mondialisation sont intimement liées.Ces activités militaires et opérations de collecte de renseignements se font de pair avec un processus de déstabilisation économique et politique qui vise des pays en particulier dans toutes les grandes régions du monde.

Bad Guys

Distortion et inversion de la réalité : les États-Unis et la Russie « agressive »


Comment: Que les médias relaient en toute conscience un mensonge, ou qu'ils y croient dur comme fer, le résultat reste le même : impacter durablement les croyances et les opinions, par l'effet « magique » de la répétition. Le moment venu, il devient plus facile de présenter à l'opinion publique ce qu'elle rechignerait à accepter en temps normal : la propagande et la désinformation ont effectivement fait leur travail. A propos de cette dernière, dans son livre Les nouveaux désinformateurs Guillaume Weill-Raynal dit :
Le suprême raffinement en matière de désinformation consisterait ainsi à obtenir de l'opinion publique qu'elle acquiesce par avance à cette inversion [du thème du débat], qu'elle se mette d'elle-même à « penser à l'envers », volontairement, sans jamais prendre conscience de la manipulation dont elle est l'objet ni douter un seul instant avoir perdu son libre arbitre précisément parce que que ce que le discours qu'on lui a tenu correspondait à ce qu'elle avait « envie d'entendre ».
Pour ce qui est de la population, le rouleau compresseur médiatique est passé maitre dans l'art de fabriquer les envies, toutes artificielles. De celles qui aplanissent les « dissonances cognitives » quelques peu inconfortables issues de sa confrontation avec une réalité objective. Quand aux instigateurs des plus grandes impostures de notre temps, on pourra donc finir avec Bossuet :
"Le plus grand dérèglement de l'esprit, c'est de croire les choses parce qu'on veut qu'elles soient, et non parce qu'on a vu qu'elles sont en effet. "

avion de chasse
© Wolfgang Rattay/Reuters
Dans le dernier épisode du feuilleton destiné à faire trembler les Occidentaux rien qu'à la mention du nom de « Vladimir Poutine », un article de Newsweek déclarait sur sa première et apocalyptique page « Comment et pourquoi la Russie est en marche vers la guerre ».

La Russie a été accusée - par la cour sans jury de l'OTAN - de mener les mêmes opérations que n'importe quelle autre nation qui espère garder sa souveraineté : dépenser de l'argent pour moderniser son armée.

L'auteur de l'article, Andrew Monaghan, qualifie nerveusement les fonds que le Kremlin a mis de côté pour ses dépenses militaires de « chiffres impressionnants ».
En 2010, la Russie « a dédié 610 milliards de dollars à un procédé de transformation qui doit durer 10 ans...pour assurer la modernisation d'au moins 70% de son équipement militaire, y compris l'achat de milliers de pièces high-tech et d'équipement lourd tels que des chars, de l'artillerie, des avions et des navires », hurle Monaghan, comme si la Russie venait d'inventer le concept d'armée nationale.
Cependant l'auteur ne mentionne pas que le Pentagone dépense à peu près la même somme chaque mois pour nourrir l'appétit vorace de son empire militaire. Et depuis que les conflagrations mondiales ont éclaté suite aux interventions des forces de l'OTAN à l'étranger, de nombreux pays ne perçoivent pas ce monstre que sont les États-Unis comme une chose lointaine et positive. Ils le voient bien sûr comme une menace directe à leur survie nationale.
La Russie, qui se retrouve en ligne de front avec cette invasion, n'a pas perdu de temps pour moderniser son armée après avoir compris que la promesse de Washington de coopérer avec Moscou dans la lutte contre le terrorisme - pour ne pas mentionner le système de défense anti-missiles construit pas les États-Unis en Europe de l'Est - était une arnaque élaborée, destinée à mener la Russie en bateau en lui faisant croire à une sécurité bilatérale avec la superpuissance mondiale.
« Les politiques anti-russes [de Washington] ont convaincu les dirigeants russes que faire des concessions ou négocier avec l'Occident était inutile. Il est devenu évident que l'Occident soutiendra toujours tout individu, mouvement ou gouvernement anti-russe, que ce soit des oligarques qui trichent, des criminels de guerre ukrainiens notoirement coupables, des terroristes wahhabites soutenus par l'Arabie saoudite en Tchétchénie ou des punks profanant des cathédrales moscovites » ont écrit les docteurs Evgenia Gurevich, Victor Katsap, Dmitri Orlov et Andreï Raevski.

Bad Guys

Prétexte et propagande de guerre : l'OTAN a maintenant de « bonnes » raisons d'attaquer la Russie


Comment: Même les plus puissants ont besoin d'une certaine légitimité pour agir comme il l'entendent. Une bonne loi remaniée en interne par les quelques cintrés de service, et hop, nous voilà avec un beau prétexte pour déclencher, bah, un petit conflit avec la Russie. Qui dégénérera, accessoirement, en 3eme guerre mondiale. Mais bon, ça ne semble pas bien grave pour la clique des psychopathes au pouvoir, du moment qu'ils restent aux commandes... d'un monde dévasté.

Jens Stoltenberg
© AP Photo/Virginia MayoJens Stoltenberg
Mardi 14 juin, l'OTAN a annoncé que si un pays membre de l'OTAN est victime d'une cyber-attaque en provenance d'un pays non-OTAN comme la Russie ou la Chine, alors l'article V de l'OTAN, dit de « défense collective », dispose que chaque pays membre de l'OTAN doit se joindre au pays attaqué s'il décide de riposter.

La décision préliminaire pour cela a été prise il y a deux ans, après que la Crimée a abandonné l'Ukraine et rejoint la Russie, dont elle avait fait partie jusqu'à son transfert d'office à l'Ukraine par le dictateur soviétique Nikita Khrouchtchev en 1954. Cette décision avait été prise par l'OTAN en prévision de l'adhésion future de l'Ukraine à celle-ci, ce qui n'a toujours pas eu lieu. Cependant, ce n'est que maintenant que l'OTAN déclare la cyber-guerre comme assimilable à une véritable guerre et donc concernée par la disposition de « défense collective » du traité de l'OTAN.

Eye 1

État d'urgence : petit rappel urgent


Comment: Histoire de ne pas oublier que ce qui semble être devenu normal ne l'est en fait absolument pas, voici un petit résumé de la situation, ici, en France, pays des droits de l'homme et des libertés d'expression... théoriques. Où l'on apprend que, légalement, le gouvernement peut tout interdire ; il peut débarquer chez nous n'importe quand et n'importe comment, s'il flaire du potentiel "terroriste" ; il peut nous empêcher de nous déplacer ; il peut nous empêcher de voir qui l'on a envie de voir pour parler de ce dont on a envie de parler ; il peut même nous punir sévèrement pour délit d'intention, de mauvaises pensées. Ainsi agit la classe politique, devenue "terrorisée" par les citoyens de son propre pays.


etat d'urgence
© Inconnu
Le 20 mai 2016, l'état d'urgence était prolongé de deux mois supplémentaires pour assurer la sécurité de l'Euro 2016. Si l'état d'urgence est légitime lorsque les mesures d'exception qui en découlent sont en lien avec le motif précis pour lequel il a été décrété, toute application hors de ce cadre est condamnable au nom des libertés fondamentales.

En donnant plus de pouvoirs aux juridictions administratives, au détriment du principe de séparation des pouvoirs, l'état d'urgence accorde toute-puissance au pouvoir exécutif. Depuis la loi du 20 novembre 2015, le gouvernement peut, dans un certain nombre de cas, mettre en suspens la liberté de circulation, de manifestation, d'expression, d'association.

Une porte ouverte à de nombreuses dérives si l'on fait l'effort de se rappeler que le pouvoir, aussi démocratique soit-il, ne s'auto-limite jamais. Et le risque de voir ces mesures d'exceptions s'avérer contre-productives, en privilégiant le court-terme et en abandonnant, sous la menace, des principes qui sont nos valeurs.

Bad Guys

L'idiocratie en plein essor : accord politique des 28 pour prolonger de six mois les sanctions contre la Russie

Les ambassadeurs des 28 pays membres de l'Union européenne ont approuvé ce 21 juin la prolongation, pour six mois, des lourdes sanctions économiques décrétées contre la Russie à l'été 2014 pour son implication présumée dans le conflit ukrainien. L'information est révélée par l'AFP qui cite plusieurs sources européennes anonymes. La décision formelle doit encore être prise pour proroger jusqu'au 31 janvier 2017 ces sanctions qui arrivent à échéance fin juillet.

russie
© GoogleL'UE force la marche vers le vide
Elles touchent notamment des banques et des entreprises pétrolières et de défense russes, et ont lourdement pénalisé l'économie de la Russie, qui a en retour décrété un embargo sur les importations agro-alimentaires de l'UE.

Commentaire: Lire aussi :


Bomb

Syrie : l'attaque surprise russe met fin aux manœuvres de retardement de Kerry

Traduction : Dominique Muselet

assad
Samedi, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou se trouvait en Syrie, où il a rencontré le président Bachar al Assad.
Les Etats-Unis ne veulent pas mettre fin à la guerre contre la Syrie ni régler l'affaire à la table de négociation. Ils veulent voir leurs exigences satisfaites à 100%, à savoir la chute du gouvernement syrien, la dissolution de l'Etat syrien et la mise en place d'une administration américaine par procuration, en Syrie.

Lorsque le cessez-le-feu a été instauré en Syrie, fin février, Obama n'a pas respecté son engagement de séparer les « rebelles modérés », soutenus par les États-Unis, d'al-Qaïda. En avril, les rebelles soutenus par les Américains, les talibans comme Ahrar al Sham, et Al-Qaïda se sont réunis pour attaquer le gouvernement syrien au sud d'Alep. Les forces par procuration des Etats-Unis ont violé le cessez-le-feu.

Deux résolutions de l'ONU stipulent qu'al-Qaïda en Syrie doit être combattu quoiqu'il en coûte. Mais les États-Unis ont, au moins par deux fois, demandé à la Russie de ne pas bombarder Al-Qaïda. Ils prétendent à tort qu'il ne leur est pas possible de séparer leurs « modérés » d'al-Qaïda et qu'une attaque contre al-Qaïda toucherait également leurs amis « modérés ».

Le Ministre des affaires étrangères russe Lavrov en a parlé plusieurs fois à Kerry. Mais la seule réponse qu'il a obtenue a été de surseoir aux attaques aériennes. Pendant ce temps, Al-Qaïda et les « modérés » ont continué à violer le-cessez-le-feu et à attaquer les forces gouvernementales syriennes.

Snakes in Suits

Meilleur du Web: La folie collective du Département d'État des Etats-Unis


Comment: Nous commettons l'erreur de penser que les politiciens haut placés, et les hommes de pouvoir en général, sont des gens ordinaires ; qu'ils sont pour ainsi dire comme nous. On les imagine parfois pétris de doutes, d'hésitations, emplis de luttes intérieures, de conflits et de dilemmes moraux pour savoir comment toujours agir au mieux, dans l'intérêt de tous... Mais rien de tout cela n'existe vraiment. En adéquation parfaite avec un Système qui favorise la loi du plus fort, la lutte et la compétitivité, l'homme sans conscience est attiré et porté par celui-ci. Il trouve sa juste place dans une structure qui lui permet d'exprimer sa vraie nature. Est-il surprenant alors de trouver aux postes-clés du pouvoir des personnes qui se soucient si peu de justice, de compassion et d'égalité ? De trouver des personnes dont les décisions, froides et calculées, en font périr des millions d'autres ? C'est bien une "folie collective" dont il s'agit, intrinsèque à toutes les institutions, les administrations et les pays du monde entier ; une folie initiant ce que l'on peut appeler "l'avènement du psychopathe", qu'il soit politique, militaire ou scientifique. Un facteur pathologique à prendre en compte, incontournable, qui permet d'éclairer d'une toute nouvelle façon des évènements et des bouleversements mondiaux que nous n'aurions peut-être plus alors à subir, qui sait.


Traduction : VD

Nuland
© InconnuVictoria Nuland, Secrétaire d’État adjoint aux Affaires européennes
Plus de 50 « diplomates » du Département d'État des États-Unis [Ministère des Affaires Étrangères - NdT] ont envoyé un rapport « dissident » exhortant le président Obama à lancer des frappes militaires contre l'armée syrienne, un signe de plus que ce Ministère a disjoncté de façon collective.

Au cours des dernières décennies, le département d'État des États-Unis qui était jadis une maison raisonnablement professionnelle et réaliste en matière de diplomatie est devenu un repaire de bureaucrates guerriers possédés par des obsessions impériales, un phénomène dangereux souligné par la récente « dissidence » de masse en faveur de nouvelles tueries en Syrie.

51 « diplomates » du Département d'État ont signé une note de service distribuée par un « canal de la dissidence » officiel, demandant des frappes militaires contre le gouvernement syrien de Bachar al-Assad dont les forces ont mené la contre-offensive contre les extrémistes islamistes qui cherchent à contrôler cette importante nation du Moyen-Orient .
Le fait qu'un si grand nombre de fonctionnaires du Département d'État plaident en faveur d'un élargissement de la guerre d'agression en accord avec l'agenda néoconservateur, qui a placé la Syrie sur une liste noire il y a vingt ans, est révélateur du degré de folie qui s'est emparé du Département d'État.
Le Département d'État semble être devenu un mélange de néoconservateurs pur jus, de libéraux interventionnistes et de quelques arrivistes qui ont compris qu'il était dans leur intérêt de se comporter comme des proconsuls globaux qui imposent leurs solutions ou recherchent un « changement de régime » plutôt que de se comporter en diplomates respectueux à la recherche de véritables compromis.

Même certains fonctionnaires du Département d'État, que je connais personnellement et qui ne sont pas vraiment néoconservateurs ou libéraux-faucons, agissent comme s'ils avaient avalé la pilule et toute la boîte avec. Ils parlent comme des durs et se comportent avec arrogance envers les populations des pays sous leur contrôle. Les étrangers sont traités comme des objets stupides tout juste bons à être soumis ou soudoyés.

Il n'est donc pas tout à fait surprenant que plusieurs dizaines de « diplomates » étasuniens s'en prennent à la position plus modérée du président Barack Obama sur la Syrie tout en se positionnant en prévision de l'élection d'Hillary Clinton, qui devrait autoriser une invasion illégale de la Syrie - sous couvert d'établir des « zones d'exclusion aérienne » et des « zones de sécurité » - ce qui signifie en clair, tuer d'avantage de jeunes soldats syriens. Les « diplomates » demandent l'utilisation d' « armes à longue portée et aériennes ».

Ces faucons sont si avides guerres que le risque d'un conflit direct avec la Russie ne les dérange pas. D'un léger revers de la main, ils balaient la possibilité d'un conflit avec une puissance nucléaire en affirmant qu'ils ne préconisent pas « d'emprunter une pente glissante qui se terminerait dans une confrontation militaire avec Russie. » Dis comme-ça, ça rassure.

Die

Les vautours de Washington sont affamés : la Syrie, coûte que coûte

Telesurtv.net,, site vénézuélien d'information, nous apprend que John Kerry prend au sérieux la pétition de 50 hauts fonctionnaires étasuniens qui demandent d'attaquer directement le gouvernement syrien. Ces derniers considèrent que la prise de contrôle de l'État syrien faciliterait la lutte contre le terrorisme. « Les fonctionnaires diplomatiques, lesquels, selon RT, sont responsables de la politique extérieure de Washington, argumentent dans leur mémorandum interne qu'un changement de gouvernement par la voie de l'action militaire serait l'unique manière de vaincre le groupe islamique autoproclamé État islamique o Daesh. » (Traduction de l'auteur)

syrie
© GoogleLa guerre à tout prix pour les psychopathes
Cette déclaration prend un sens tout particulier dans le contexte de la présence militaire et légitime de la Russie, de l'Iran et d'autres alliés en appui au gouvernement syrien dans sa lutte contre le terrorisme et ceux qui le rendent possible. S'agit-il d'une reconnaissance par Washington d'un échec de sa politique de lutte contre l'État islamique ou une façon d'obliger les alliés de la Syrie dans la lutte contre le terrorisme à se positionner par rapport à une guerre contre les États-Unis ?

Commentaire: Lire aussi :