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La France et l'Allemagne ont préparé un projet pour un « super Etat européen »

European Union
Après la victoire du Brexit, les ministres des Affaires étrangères français et allemand ont développé un nouveau concept d'Union caractérisé par un degré d'intégration très élevé de ses membres, esquissant les contours de cette UE du futur.

Le document, baptisé Une Europe forte dans un monde d'insécurité a été publié le 27 juin sur le site internet du ministère allemand.

Le nouveau concept pour l'UE est né en réaction à la décision des Britanniques de sortir de l'UE, confortant le point de vue de la France et de l'Allemagne qui estime que davantage d'Europe est nécessaire.

Le document publié sur le site de la diplomatie allemande prévoit «agenda sécuritaire européen» face aux menaces «intérieures et extérieures». Avant tout, les deux ministères proposent de bâtir une «politique européenne d'Asile et de migrations» grâce à laquelle on verra «le premier système multinational de gardes-frontières et garde-côtes dans le monde» dirigée par une «Agence européenne de l'asile».

Attention

Déjà vu ? l'Allemagne se réarme massivement

L'Allemagne prépare un renforcement militaire sans précédent. Cela ressort clairement du discours de la chancelière Angela Merkel à la « Journée de l'économie » du CDU, mardi soir, à Berlin. « Nous sommes confrontés à des conflits asymétriques d'une ampleur jusque-là inconnue, » a dit Merkel en s'adressant aux principaux représentants de l'industrie allemande. « Les capacités de défense de l'Union européenne, » n'étaient cependant pas « adaptées à garantir seules la sécurité de notre région. »

Allemagne
© AFP 2016 POOL / KAY NIETFELD
La chancelière en a conclu: « Il faut qu'entre un pays comme l'Allemagne qui dépense actuellement 1,2 pour cent de son produit intérieur brut pour la défense et un pays comme les Etats-Unis qui déboursent 3,4 pour cent du produit intérieur brut pour la défense, il y ait un rapprochement. » Ce ne se « passera pas bien pas à la longue si on dit simplement qu'on espère et qu'on attend que d'autres se chargent du fardeau de la défense, » a-t-elle dit.

Newspaper

Brexit ... et après ?

Traduit et édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

brexit
© reuters
Donc, ce qui a débuté avec un pari de David Cameron pour divertir le mécontentement britannique à domicile, et disposer d'un levier permettant de négocier quelques faveurs à Bruxelles, s'est métastasé en un étonnant tremblement de terre politique au sujet de la désintégration de l'Union européenne.

L'incurablement médiocre Donald Tusk, président du Conseil européen, se présentant comme un historien, avait averti que le Brexit «pourrait être le début de la destruction non seulement de l'UE, mais de la civilisation politique occidentale dans son ensemble».

C'est stupide. Le Brexit a prouvé qu'il s'agit d'immigration, imbécile. Et une fois de plus, d'économie, idiot - bien que l'establishment néolibéral britannique n'y ait jamais prêté attention. Mais il y a gros à parier que le système de l'UE à Bruxelles n'apprendra rien de la thérapie de choc - et ne se réformera pas. Il y aura des justifications rationnelles prétendant qu'après tout, le Royaume-Uni a toujours été un pleurnichard importun, exigeant des privilèges spéciaux lorsqu'il traite avec l'UE. Quant à la civilisation politique occidentale, ce qui va se terminer - et cela est une grande affaire - , c'est la relation transatlantique spéciale entre les États-Unis et l'Union européenne, avec la Grande-Bretagne comme cheval de Troie américain.

Chess

Le rapprochement Chine-Russie


Comment: Le rapprochement Chine-Russie est inévitable : devant une Amérique devenue folle, il y va de sa propre survie de savoir choisir ses alliés.

Pour les va-t-en-guerre de Washington, le rapprochement de la Chine et de la Russie est un cauchemar... et sans doute une aubaine. Il y a d'un côté la peur de voir un ennemi haï devenir trop puissant, et de l'autre côté, la perspective affriolante de voir se déclarer un conflit ouvert, une guerre mondiale que, n'en doutons pas, certains esprits malades voudrait éternelle. La guerre est excellente pour les affaires, l'industrie ; elle est aussi parfaite pour asseoir un contrôle renforcé de sa propre population et de celle de ses alliés. En temps de guerre, les dissensions internes provoquent moins de remous ; les riches restent riches, les pauvres s'appauvrissent. Un statu-quo social et politique parfait pour les hommes de pouvoir, et qui perdure tant que la guerre.. dure.


chine russie
La rencontre toute récente de Vladimir Poutine avec le numéro un chinois, Xi Jinping, que certains analystes considèrent déjà comme la réunion la plus importante des 20 dernières années en politique internationale, doit se comprendre dans le contexte d'une confrontation mondiale devenue de plus en plus inévitable.

« La Chine et la Russie doivent sauvegarder de manière ferme les objectifs et les principes de la Charte de l'ONU, les normes fondamentales des relations internationales, la stabilité et l'équilibre stratégique mondiaux, ainsi que la justice internationale, selon M. Xi. »

Snakes in Suits

Mafieux, pipelines et la Grèce : la guerre souterraine de Washington contre la Russie et les Européens

Il y a seulement dix-huit mois, les projets d'un important pipeline de gaz naturel dans le sud de l'Europe, depuis les champs gaziers russes de l'autre côté de la mer Noire, jusqu'en Turquie et à la frontière gréco-turque, étaient en négociation entre le président russe Poutine et le Turc Erdogan. Le Turkish Stream - c'est le nom du pipeline - avait été proposé lors de discussions entre Poutine et Recep Tayyip Erdoğan, en décembre 2014 à Ankara, après que le sabotage économique de l'Union européenne eût forcé la Russie à annuler ses plans pour son gazoduc South Stream à travers la Bulgarie et les pays de l'Europe du Sud-Est et du Sud.

grece
© GoogleTrans-Adriatic Pipeline
Aujourd'hui, la Grèce a décidé de manière stupide de rejoindre la guerre du gaz de l'OTAN contre la Russie, en signant un accord beaucoup plus coûteux, pour construire ce qui s'appelle le Trans-Adriatic Pipeline, prévu pour transporter le gaz du champ offshore de Bakou Shan Deniz II par la Grèce, à travers l'Albanie puis sous l'Adriatique jusqu'en Italie. La géopolitique européenne du gaz devient rapidement aussi risquée que sa géopolitique pétrolière.

Commentaire: Lire aussi :


Magnify

Le débat sur le Brexit, comment en est-on arrivé là ?

Brexit

Commentaire : Une remise en contexte intéressante, mais est-ce que le Brexit n'aurait pas été autorisé par les élites pour lui imputer une catastrophe économique à venir ?


La Grande-Bretagne a voté positivement afin de rejoindre la zone de libre échange européenne en 1975. Cette zone portait alors le nom de Common Market, Marché Commun. C'était ce qui était écrit sur les bulletins de vote. Beaucoup de Britanniques ont donc voté pour ce qui se présentait comme une zone de Libre Echange, profitable pour tous les participants, selon les théories économiques dominantes. Certains hommes politiques avisés ou plus perspicaces ont, dès cette époque fait valoir qu'il s'agissait d'un piège. Ils ont expliqué que derrière cette zone de libre-échange se cachait un projet politique d'intégration, dont le terme final était la création d'un super Etat Fédéral. Les citoyens n'y ont guère prêté attention à l'époque, confiants qu'ils étaient dans leurs élites politiques qui leur disaient que les opposants au projet déliraient.

Au fil des années, et dès le milieu des années 80, la Vérité est apparue, même aux yeux des plus naïfs, un à un les pouvoirs ont été transférés à Bruxelles, et quand ils n'ont pas été transférés, c'est Bruxelles qui se les est octroyés, de façon régalienne. Il faut savoir que Bruxelles s'est doté d'une bureaucratie considérable qui constitue une véritable caste, avec des « thinks tanks », des budgets et des accès privilégiés aux sources d'information et de diffusion. Cette classe s'est constitué un authentique capital, c'est le mot et la réalité, puisqu'un capital c'est ce qui donne le droit de commander et de prélever et ces capitalistes que l'on doit en fait appeler ces capitalo-socialistes, ont noué une alliance triple avec d'abord le très grand patronat internationalisé et ensuite avec la classe des politiciens professionnels.

Hourglass

L'appel désespéré de Poutine


Comment: Poutine sait sans doute qu'il parle dans le désert ; à des journalistes qui entendent mais n'écoutent pas. Il fait pourtant ce qu'il a à faire : prévenir, faire-savoir, alerter, expliquer. Encore et encore. N'est-ce pas ce que fait toute personne dotée d'un minimum de conscience ? Peut-on en dire autant des dirigeants occidentaux aux discours creux et répétitifs ? Comme des coquilles vides, en bons réceptacles de forces qui les dépassent, ceux-ce semblent devoir nous mener à notre perte. Par une étrange ironie, une justice après tout, Poutine ne parle pourtant pas dans le vide ; par des voies détournées, les "médias alternatifs" réussissent à diffuser parfois quelques informations valables ; ici, des paroles fortes, vraies. Et qui, pour une fois, ne sont pas issues des grands cerveaux malades de notre temps.

parler à un mur
Pendant des années, Washington a prétexté la « menace iranienne » pour déployer son fameux système anti-missile en Europe de l'Est. Ensuite, la réhabilitation de Téhéran l'a contraint à changer de fable et le coup d'État fomenté en Ukraine a finalement permis de désigner la véritable cible de tout le dispositif: la Russie. Les ficelles de l'affaire sont énormes et tout cela est fort bien documenté (1) même si les « merdias » occidentaux, propriétés de milliardaires apatrides affiliés au Parti de la guerre atlantiste, ont déversé leur propagande pour désigner le responsable de tous nos maux, le super-méchant Poutine donc. Mais la réalité aujourd'hui est que les États-Unis menacent la Russie depuis le territoire européen avec des missiles désormais opérationnels et capables d'une attaque nucléaire de première frappe. Dans une vidéo saisissante (2), Vladimir Poutine lance donc un appel presque désespéré à une brochette de « journalistes » internationaux en leur disant en substance :
« Mais arrêtez de mentir, dites la vérité à vos peuples sur le danger imminent qui nous menace tous ! »

Eye 1

Brexitation


Comment: Dedans, dehors, cela change t-il réellement quelque chose ? Peux-t-on sérieusement imaginer que les forces qui contrôlent notre monde soient pris au dépourvu par l'issue d'un referendum ? La forme change, mais le fond reste le même : s'il n'y a pas d'intégration à l'Europe des dictatures, si, par "effet domino", d'autres suivent, alors le plan A cédera probablement la place au plan B. Puis, éventuellement, au plan C. L'artificialité du Système est telle que la crise économique dévastatrice et provoquée qui s'en vient - salutaire pour l'élite psychopathique - se souciera en vérité bien peu du visage politique de ses victimes, européennes ou pas. Si Soros nous parle d'apocalypse à propos du Brexit, on veut bien le croire : celle-ci semble nous attendre de toute façon, à tous les tournants que veulent nous faire prendre les décideurs de l'ombre.


brexit
© reuters
Par le référendum sur le Brexit qui s'est tenu le jeudi 23 juin, les Britanniques ont finalement choisi de se séparer de l'Union européenne. 51,9 % des Britanniques ont voté « out ».

Le 23 juin, 17 410 742 des Britanniques ont voté pour la sortie de l'Union européenne, 16 141 241 contre. Selon les chiffres officiels, le taux de participation aurait été très élevé, 72,2% de la population britannique s'étant rendus aux urnes. Jusqu'à la fermeture des bureaux de vote à 21h (heure locale), la population de la Grande-Bretagne s'est mobilisée pour se prononcer sur l'avenir de son pays. Plus de 46 millions de Britanniques étaient inscrits sur les listes et le vote a atteint un taux de participation historique.

Un vote serré

Tout au long de la journée et jusqu'à la dernière minute, le « in » ou le « out » se sont maintenus plus ou moins à égalité dans les sondages. Craignant une sortie de la Grande-Bretagne de l'UE, la totalité de la classe politique britannique avait demandé au Premier ministre, David Cameron, quelques minutes après la fermeture du scrutin, à ce que le pays reste dans l'Union quels que soient les résultats du vote. Or, malgré le repli des politiques et le scepticisme des sondages sur la victoire du « out », le peuple britannique a décidé que la Grande-Bretagne devait prendre une voie différente de celle que lui proposait l'Union européenne.

Star of David

Le chef du renseignement militaire israélien affirme qu'Israël s'oppose à la défaite de Daesh

Traduction partielle de l'article: Fawkes News

Herzi Halevi
Herzi Halevi
Alors qu'Israël a déclaré dans le passé qu'elle préfère Daesh, aussi connu comme ISIS / État islamique, plutôt que le gouvernement syrien d'Assad, le chef du renseignement militaire israélien le Major général Herzi Halevi a poussé cette affirmation plus loin, en affirmant lors de la Conférence Herzliya cette semaine qu'Israël ne veut pas voir le groupe fondamentaliste être vaincu.

Halevy a dit à la conférence que les trois derniers mois ont été les «plus difficiles» pour Daesh depuis qu'ils ont déclaré leur Califat, et il a été cité par des sources d'information israéliennes affirmant que: «Israël ne veut pas que la situation en Syrie se finisse par la défaite de [Daesh] ".

Le général israélien a déclaré que, «le Retrait des superpuissances de la région et le fait de laisser Israël seul en face du Hezbollah et de l'Iran qui possèdent de bonnes capacités mettra « Israël » dans une position difficile. Par conséquent, nous devons faire tout notre possible pour de ne pas nous retrouver dans une telle situation ».

Commentaire: Voir aussi :


Chess

Duel Trump-Clinton : une bouffonnerie supplémentaire ?


Comment: On ne peut jamais écarter l'hypothèse d'une entente retorse entre les protagonistes détraqués qui nous jouent cette pièce de théâtre. La nature de ces élections américaines est tellement extravagante et divertissante qu'il est presque impossible qu'elle soit due au hasard, comme tout ce qui arrive généralement en politique. Qu'il nous soit donc permis de ne pas oublier que quelque soit l'issue de ces jeux de pouvoir, cela n'agit jamais pour le bien-être de la population.

Traduction : Hannibal Genseric

trump clinton
© InconnuMariage de Trump :Les Clinton invités d'honneur
Une collusion secrète extraordinaire entre Hillary Clinton et Donald Trump a été révélée par la publication d'un fichier du Comité National Démocrate (DNC) piraté et publié par Guccifer 2.0, le hacker qui a revendiqué sa responsabilité dans la violation de la base de données du DNC.

Le fichier publié sur la page Web du pirate mardi matin révèle que Donald J. Trump a fait des dons d'un montant de 100.000 $ à 250.000 $ à Hillary Clinton au cours de la campagne présidentielle actuelle, un chiffre qui devient encore plus extraordinaire lorsqu'on sait que les propres fonds de campagne de Trump sont tombés au niveau très bas de 1,3 million $. Quel jeu joue exactement Trump ? La présidente du DNC, Debbie Wasserman-Schultz, a reconnu que les serveurs du parti ont été piratés et que les recherches sur l'opposition ont été volées. Nous avons vu qu'Obama voulait accuser « les méchants Russes » de ce piratage.