Seuls six députés ont voté contre la loi française de renouvellement et d'extension de l'état d'urgence : Pouria Amirshahi, Isabelle Attard, Sergio Coronado, Noël Mamère, Barbara Romagnan et Gérard Sebaoun. Ils ont compris que les commanditaires des attentats étaient de pseudos alliés de la France et que la réponse à apporter aux attentats était d'abord de changer ces alliances déshonorantes. Ils ont choisi de défendre la démocratie plutôt que de céder à l'hystérie générale. Nous leur exprimons notre reconnaissance et reproduisons ici une tribune de l'un d'entre eux, l'écologiste Sergio Coronado.
Les djihadistes ont frappé Paris au cœur : aux environs du stade de France, dans les Xe et XIe arrondissements, où je vivais il y a quelques mois, au Bataclan, où je suis allé souvent faire la fête. Ils avaient pour cible la jeunesse, notre façon de vivre, nos libertés. Ce vendredi 13 fut effroyable. Tant de victimes, tant de morts.
Les forces de l'ordre et de sécurité qui ont risqué leur vie pour protéger notre sécurité, et les professionnels de santé à l'œuvre ont suscité une admiration unanime, bien au-delà de nos frontières. Les messages de solidarité et d'amitié venus du monde entier nous sont parvenus comme des baisers de réconfort.
L'objectif des assassins est clair ; créer les conditions d'une guerre civile au cœur même du pays, en y introduisant la haine, en s'attaquant aux libertés qui font la vie de chaque jour : la liberté de circuler, de se réunir, de manifester...
Ces djihadistes qui tuent au nom de Daech n'ont pas de frontières, se meuvent dans un espace transnational et dans le cyberespace. Ils recrutent dans toute l'Europe, en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient. Ils sont en partie le fruit des interventions occidentales en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie, dont nous n'avons jamais tiré le bilan.
Sans doute parce que nous n'avons jamais eu à nous prononcer sur le bien-fondé de ces interventions.
Commentaire: François Hollande (et le gouvernement français), saisit certainement mieux la situation que l'article le laisse entendre, mais fait sûrement semblant de ne pas comprendre pour rester soumis. Le résultat étant le même.