Les Maîtres du MondeS


Light Saber

Toujours aussi diplomate, Lavrov appelle a régler le « problème du financement de Daesh »

Lavrov
© RTLe ministre libanais des Affaires étrangères et son homologue russe, Sergeï Lavrov

Lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre russe des Affaires étrangères, son homologue libanais a souligné que l'éradication du terrorisme exige «l'exclusion du financement, des actions militaires, et la lutte contre l'idéologie».

Sergueï Lavrov a dit espérer que les pays du G20 pourront régler le problème du financement qu'on accorde au groupe terroriste Daesh, et permettront de se concentre sur la tâche principale qui consiste à restreindre toutes les activités de Daesh, s'en prendre à ses sources de revenus et ravitaillements, détruisant ainsi le groupe.


Commentaire : Le degré de "diplomatie" de Sergeï Lavrov est vraiment admirable. Sans dire beaucoup, il appelle les choses par leur nom. Au cas où vous n'auriez pas compris son message subtil, Lavrov fait référence au financement accordé par certains pays occidentaux à l'État Islamique, aux "rebelles modérés", devenus un vrai danger pour le monde.

Après avoir noté que les accidents récents qui ont ébranlé la Russie et la France représentent une menace mondiale, le représentant libanais a expliqué qu'il faut la combattre ensemble, ajoutant que Moscou jouait un grand rôle dans le règlement de la crise syrienne.


Commentaire : Une vérité que les médias officiels semblent très souvent ignorer...

La Russie commence à s'engager en Syrie
Obama accuse la Russie de s'en prendre aux « bons terroristes » soutenus par les USA

Au fait, la Russie vient encore de détruire 206 postes de l'État Islamique (lien en anglais). Nous vous suggérons de regarder cette vidéo (en anglais) pour découvrir qui agit vraiment contre l'État Islamique :



Le ministre russe a ajouté que Moscou espère que la position de Paris, modifiée suite aux terribles attentats survenus dans la capitale française et qui s'oriente vers une coopération accrue avec la Russie dans la lutte contre le terrorisme, sera suivie par d'autres pays occidentaux.

De plus, le ministre russe a expliqué que la Russie espère que la visite du Quartet pour le Moyen-Orient des médiateurs d'Israël et de la Palestine permettra de trouver une solution au règlement du conflit dans la région.

«Nous sommes très préoccupés par l'impasse dans laquelle se trouve le processus de négociations [sur le règlement palestino-israélien]. Bien sûr on prend des mesures pour ne pas permettre l'escalade de violence dans des lieux saints, premièrement au mont du Temple. Nous ne pouvons pas nous limiter et il faut tout entreprendre pour renouveler le processus de négociation», a-t-il poursuivi.

Chess

L'invraisemblable coalition contre DAESH

Image
© Inconnu
Ainsi donc, le Président-Poire français s'en va finalement en guerre, bombardant les troupes de Daesh dans leur fief de Raqqa. Pour ne pas admettre trop vite que son soutien zélé à la politique US de regime-change en Syrie a non seulement aidé à l'avènement de Daesh, mais conduit aux attentats de Paris, Flanby a bien sûr réaffirmé son rejet de Bachar al-Assad. Mais l'affaire semble désormais pliée. Il faudra faire avec. Et plutôt deux fois qu'une. Seul Bachar, et ses alliés iraniens et du Hezbollah, ont en effet les bottes nécessaires pour nettoyer la place. Du fond de son immense désarroi, le Président-Poire s'est donc vu contraint d'en appeler à une grande coalition incluant même la Russie honnie, ce qui témoigne de l'ampleur du virage opéré, même s'il est évident que c'est en adjoint du shérif US que Flanby conçoit son engagement. Reste qu'on se demande comment tout ce petit monde, chacun avec ses ambitions divergentes, va bien pouvoir cohabiter dans le ciel syrien.

Autant d'objectifs divergents que d'acteurs

Pour les Etats-Unis, c'est le casse-tête intégral. D'une part, il s'agit en effet de brider tout de même un peu Daesh tout en sauvant ses « gentils terroristes » du massacre pour maintenir un certain niveau de chaos utile à leur politique dans la région. D'autre part, il faut empêcher coûte que coûte la Russie de sauver durablement Bachar al-Assad et d'installer ainsi un leadership en Syrie et dans la région.

Pour Hollande le dilettante, l'enjeu est également complexe. Bien sûr, Flanby va tout d'abord exploiter jusqu'à la nausée sa nouvelle posture de Président en guerre, histoire de faire oublier le caractère lamentable et pitoyable de son mandat. Avec une popularité inférieure à 20% de moyenne dans les sondages, ça se comprend. Mais il s'agira aussi de conduire l'opération de com' intérieure qu'est la riposte contre Daesh en évitant de dégommer trop des « gentils terroristes » US d'une part et, de l'autre, d'éviter d'irriter trop fortement les souteneurs saoudiens et qataris de Daesh à qui la France libérale des gros contrats doit tant.

Dans cette affaire, seule la Russie ne s'encombre d'aucune ambiguïté avec un plan de dératisation clair et précis incluant le rétablissement de la souveraineté syrienne.


Commentaire : Et n'oublions pas que la Russie était la seule à agir légalement en regard du droit international.


Formellement, malgré des stratégies que tout oppose, tout se passe pourtant comme si nous étions à la veille d'une nouvelle union sacrée, type Première Guerre du Golfe (les Britanniques sont d'ailleurs sur le point de s'engager dans la partie), au point que certains évoquent même une possible implication de l'OTAN.

Non sans une certaine ironie, il faut reconnaître que la chose représenterait d'ailleurs une merveille d'horlogerie schizophrène typiquement post-moderne compte tenu de la situation de quasi-guerre qui prévaut actuellement entre la Russie et l'OTAN en Ukraine. Ennemis en Ukraine, alliés en Syrie! Le monde marche plus que jamais sur la tête et vous en reprendrez donc bien une tranche ?

Propaganda

Rechauffement Climatique : les « connards » se rebiffent

Image
© Inconnu
Invitée le mois dernier sur le plateau du Grand journal de Canal+ à s'exprimer au sujet de ceux qui dénoncent une manipulation des faits et des esprits sur la question du réchauffement climatique, l'ancienne ministre française de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet avait répondu : « Dans ma tête, c'est très clair, je dirais que c'est des connards. »

Réunis au sein d'un collectif baptisé The Oyster Club, quelques-uns d'entre eux ont publié dans la bien nommée Collection des Insoumis aux Belles-Lettres un court ouvrage dans lequel ils font le point sur la question. Ils prononcent La Faillite du climatisme et démontrent que cette idéologie prend prétexte d'un hypothétique réchauffement d'origine humaine pour essentiellement permettre à ses défenseurs de se servir et d'asservir le reste du monde.

Il faut parler d'un hypothétique réchauffement, car, malgré les shows d'Al Gore Jr, l'ancien vice-président des États-Unis qui s'est reconverti en businessman dans la foire aux horreurs climatiques, et malgré les imprécations de ces autres prophètes de l'apocalypse climatique qui soutirent des millions de dollars en faveur d'organisations et causes dont ils sont les promoteurs et qui les nourrissent, comment ignorerait-on, s'interrogent les auteurs de La Faillite du climatisme, que ces 18 dernières années la température de la terre n'a pas augmenté, la banquise du pôle Nord n'a toujours pas fondu (alors que certains en avaient prédit la disparition complète pour 2008) et les ours blancs y sont de plus en plus nombreux (alors qu'ils étaient soi-disant en voie d'extinction) ?

Handcuffs

État d'urgence : les politiciens sur un petit nuage

Image
© Inconnu
Assemblée Nationale, mercredi et jeudi cette semaine. À la buvette, on a vu un collaborateur parlementaire du groupe PS touiller son café d'un air désespéré. « Nos élus sont devenus fous. » (1)

Quand l'examen du texte a commencé, mercredi soir en commission, le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve a donné le ton, régalien et martial. « Nous prenons toutes les dispositions pour traquer les terroristes où qu'ils se terrent. » Puis il s'est fait rassurant : « L'état d'urgence n'est pas le contraire de l'État de droit : il est son bouclier. »

« Nous avons besoin de notre bataille de Stalingrad ! » lance le député socialiste Malek Boutih, exalté.

Le député d'extrême droite Gilbert Collard se félicite que « la notion de comportement » suspect soit désormais inscrite dans la loi. « C'est un glissement sémantique important, une rupture avec les principes fondamentaux de notre droit moderne », prévient Marie-Françoise Bechtel, proche de Jean-Pierre Chevènement, qui est aussi conseillère d'État. L'argument est balayé. Lorsque de rares députés PS proposent des assouplissements, Manuel Valls leur rétorque que « la situation exceptionnelle oblige à prendre des mesures immédiates ». Il a cette phrase, lancée à des parlementaires censés écrire le droit : « Pas de juridisme, avançons ! C'est là où nous sommes attendus ! » Les radicaux de gauche du PRG obtiennent le contrôle des sites djihadistes par le ministre de l'intérieur : un durcissement de la loi antiterrorisme, votée il y a un an à peine...


Commentaire : On aurait presque du mal à croire que de telles phrases puissent sortir de la bouche des nos élus, surexcités qu'ils semblent être de pouvoir faire à peu près ce qu'ils veulent. Au lieu de réflexions et d'argumentations saines que nous serions raisonnablement en droit d'attendre de leur part, il s'agit plutôt, ça et là, de sentences et d'opinions hystériques assénées comme des vérités. Suffisantes pour faire force de loi, dorénavant. Biais de confirmation, biais de croyance, illusion de confirmation, biais de représentativité, c'est la haute-voltige de l'aliénation mentale, dans les hémicycles.


Chess

Pourquoi la France ne demande t-elle pas de l'aide à l'OTAN ?

Hollande
© Reuters / Philippe Wojazer
Si Hollande apprécie l'aide russe, il réfléchirait pourtant à deux fois avant d'entraîner l'Otan dans la lutte contre l'EI.

Après les attentats de Paris, François Hollande a déclaré qu'un acte de guerre avait été commis contre son pays. Cependant, il n'a pas recouru à l'article cinq de la Charte de l'Otan et n'a pas demandé l'aide de l'Alliance, écrit le Fiscal Times.

En vertu de l'article 5 de la Charte de l'Otan, une attaque armée contre l'une ou plusieurs parties survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties. Par conséquent, si une telle attaque se produit, chacune d'elles assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt toute action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée.

Bomb

Gearoid O Colmain sur l'attentat de Paris

Le journaliste Gearoid O Colmain exprime ses doutes et délivre une analyse discordante dans l'ambiance actuelle sur les raisons pour lesquelles les attentats de Paris ont eu lieu.

La France est mise sous pression avec l'objectif de terroriser la population en aggravant les risques de basculer dans la guerre civile.


Blackbox

Manuel Valls a-t-il refusé la liste des djihadistes français proposée par la Syrie ?

Image
© Philippe Wojazer - ReutersBernard Squarcini
C'est en tout cas ce qu'affirme Bernard Squarcini, ancien directeur de la DCRI, Direction Centrale du Renseignement Intérieur, dans une interview publiée dans Valeurs Actuelles.

« Il y a deux ans, les services syriens m'avaient effectivement proposé une liste des Français combattant en Syrie », a révélé Bernard Squarcini dans son interview publiée dans Valeurs Actuelles ce 19 novembre.

Le Premier ministre Manuel Valls aurait alors répondu, toujours selon l'ancien directeur de la DCRI : « Pas question, nous n'échangeons pas d'informations avec un régime tel que la Syrie ». Un refus motivé par «des raisons idéologiques», affirme Bernard Squarcini.

Bad Guys

Meilleur du Web: Pour raisons d'état, ou la justification de l'immoralité

Image
"N'importe quel dictateur devrait admirer l'uniformité et l’obéissance des médias américains"
Un texte d'Arundhati Roy que l'on retrouve dans la préface du livre de Noam Chomsky, intitulé "For Reasons of State" (Pour raisons d'état).

Assise chez moi à New Delhi, en regardant une chaîne d'informations américaine faire sa propre promotion (« Nous rapportons, Vous décidez »), j'imagine le sourire amusé aux dents abîmées de Noam Chomsky. Tout le monde sait que les régimes autoritaires, indépendamment de leurs idéologies, utilisent les mass-médias pour leur propagande. Mais qu'en est-il des régimes démocratiquement élus du « monde libre » ?

Aujourd'hui, grâce à Noam Chomsky et à ses compagnons analystes des médias, il est presque évident pour des milliers, voire des millions d'entre nous que l'opinion publique dans les démocraties « d'économie de marché » est fabriquée comme n'importe quel autre produit du marché de masse — savon, interrupteurs ou pain en tranches. Nous savons qu'alors que, légalement et conformément à la constitution, la parole peut être libre, l'espace dans lequel cette liberté peut être exercée nous a été volé, et a été vendu aux enchères aux plus offrants. Le capitalisme néolibéral n'est pas simplement une affaire d'accumulation de capital (pour quelques-uns). C'est aussi une affaire d'accumulation de pouvoir (pour quelques-uns), d'accumulation de liberté (pour quelques-uns). Inversement, pour le reste du monde, les personnes qui sont exclues du conseil d'administration du néolibéralisme, c'est une affaire d'érosion de capital, d'érosion de pouvoir, d'érosion de liberté. Dans « l'économie de marché », la liberté de parole est devenue un produit de base comme un autre — la justice, les droits de l'homme, l'eau potable, l'air pur. Seuls ceux qui ont les moyens de se l'offrir peuvent en bénéficier. Et, naturellement, ceux qui peuvent se le permettre utilisent la liberté de parole pour fabriquer le genre de produit, le genre d'opinion publique qui convient le mieux à leur objectif. (Les informations qu'ils peuvent utiliser). La manière exacte dont ils font cela a été le sujet d'une bonne partie des écrits politiques de Noam Chomsky.

Handcuffs

État d'urgence : l'État policier pour se dérober à tout bilan critique

Image
© Inconnu
L'Assemblée nationale a voté aujourd'hui le projet de loi sur la refonte de l'état d'urgence (1), adopté en extrême urgence dans un climat de surenchère autoritaire sans précédent. La Quadrature du Net s'inquiète de plusieurs mesures contenues dans la loi, notamment concernant les perquisitions informatiques, la censure d'Internet et la liberté d'association. À rebours de toute réflexion de fond sur les causes profondes des attentats et la manière de régler une situation complexe, la classe politique dans son ensemble se désavoue elle-même en répondant par la restriction générale des libertés publiques à une attaque sans précédent contre nos libertés.

Si le projet de loi précise et actualise un certain nombre de points, notamment en rouvrant une possibilité de recours administratif, La Quadrature du Net regrette profondément qu'il soit refondu dans des délais rendant impossible un examen serein et un débat éloigné des émotions actuelles. Les modifications qui sont faites sur le texte ne sont pas anodines et touchent profondément aux libertés fondamentales. La Quadrature du Net appelle les sénateurs qui voteront le texte demain à adopter des amendements visant à restreindre la portée temporelle de l'état d'urgence, à renforcer le contrôle judiciaire et à borner strictement toutes les mesures exceptionnelles afin d'éviter toute utilisation de l'état d'urgence à des fins autres que celles ayant justifié sa déclaration.

En effet, les mesures votées sous pression du gouvernement par les députés en ce jour touchent aux fondements des libertés publiques et individuelles :

Commentaire: Un déni mélangé à la satisfaction de voir avec quelle facilité ces lois coercitives ont pu être imposé à la population, en un tour de main, si rapidement que tout le monde est mis devant le fait accompli. Pas de doute quand à la jubilation des élus haut placés, rassurés par la mise en place d'une législation qui les protège toujours mieux, pensent-ils, des réactions d'une populace potentiellement menaçante, dangereuse, dont il faut maladivement se défier.


Alarm Clock

SOTT Focus: Les attentats de Paris révèlent l'étrange stratégie de l'ÉI et la stratégie de la tension utilisée par l'OTAN en Europe

Image
Scènes des multiples attentats coordonnés à Paris, le vendredi 13 novembre 2015
C'est tellement choquant. Charlie Hebdo était un attentat spécifique, ciblé. Mais cette fois, c'est terrifiant, parce qu'il s'agit tout simplement de gens innocents pris au hasard, des gens qui vivent simplement leur vie. Je connais beaucoup de monde à Paris - c'est la panique, le chaos ici, personne ne comprend ce qui se passe. Nous sommes tous en état de choc.
Ainsi parle Quentin, jeune homme de 27 ans qui travaille pour une entreprise Internet à Paris, et dont le meilleur ami a été abattu de plusieurs balles au Bataclan.

Ce type d'attentats terroristes ne sont jamais « aléatoires », du moins pas au sens où ils ne servent aucun objectif. Leur caractère en apparence aléatoire fait indéniablement partie de la stratégie qui les sous-tend. Les gouvernements et les groupes utilisent le terrorisme pour atteindre un objectif spécifique ; dès lors, il y a toujours un dessein derrière ces attentats. Pour comprendre quel est cet dessein, il suffit de découvrir qui est le vrai responsable.

On nous a déjà dit que « l'ÉI » avait revendiqué les attentats de Paris, une revendication partiellement étayée par la découverte fort opportune d'un passeport syrien sur le corps de l'un des « kamikazes » (pourquoi diable ces terroristes portent-ils toujours des pièces d'identité sur eux lorsqu'ils partent en mission suicide ?). Mais vu que la plupart des terroristes de l'ÉI en Syrie sont des mercenaires étrangers, cela ne prouve en fait rien du tout, si ce n'est (peut-être) le fait que certains terroristes de Daech se cachaient parmi les réfugiés syriens qui ont transité par la Grèce l'été dernier.