Les Maîtres du MondeS


Eye 1

L'Union Européenne et la Liberté matraquée

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© Inconnu
Sous couvert de « guerre contre le terrorisme », en particulier djihadiste, se met en place à l'échelon européen un système de surveillance et de contrôle généralisé des populations. Alors que ce danger est largement surestimé et que l'efficacité de ces dispositifs est de toute façon douteuse en matière de lutte contre l'insécurité, leurs effets liberticides sont en revanche totalement avérés. Peu à peu, les droits du justiciable face à l'intrusion de l'État et le champ des libertés publiques se réduisent dans l'indifférence générale.

Cette véritable révolution sécuritaire est en réalité le versant obscur des politiques de libre-échange menées par l'Union Européenne. La crise du premier choc pétrolier marque de ce point de vue un tournant qui ouvre la voie au libéralisme économique et à l'autoritarisme politique. Ce double mouvement est encouragé par les États-Unis qui voient dans la construction européenne un levier pour défendre leurs intérêts.

Commentaire: C'est toujours la même chanson : on veut nous faire prendre la couleur noire pour un blanc immaculé. Depuis des décennies on nous serine avec les bienfaits de l'Europe : on se retrouve, présentement, dans la peau des rats qui suivent le joueur de flute, ou dans celle de la grenouille qui prend son bain dans une marmite, au choix.

L'on voit bien pourtant que le fort n'est pas aussi fort qu'il voudrait le faire croire : qui a besoin d'armes et d'un arsenal répressif pour faire entendre et accepter ses justes et bonnes paroles ? Si les mouvements populaires, populistes, sont récupérés, détournés, ici en Europe, c'est aussi une bonne nouvelle : l'élite est terrorisée, terrifiée par ceux qu'elle est censée représenter. C'est une situation tout à fait intenable, qui ne peut durer dans le temps. On le sait, la plus grande peur de l'imposteur est de se faire démasquer. Et la seule manière de confondre le bonimenteur est d'observer la différence qui existe entre ses actes et ses paroles. De constater qu'il y a la guerre là ou l'on nous dit qu'il y a la paix, de comprendre que les conditions et les restrictions que l'on nous impose ne sont pas la liberté.


Bad Guys

Le terrible dénouement

Traduction: Nicolas Casaux, Édition & Révision: Héléna Delaunay

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Le joug idéologique et physique de la puissance impériale États-unienne, soutenu par l'idéologie utopique du néolibéralisme et du capitalisme mondialisé, se désagrège. Beaucoup, dont nombre de ceux évoluant au cœur de l'empire états-unien, reconnaissent que chaque promesse faite par les partisans du néolibéralisme est un mensonge. La richesse mondiale, au lieu d'être équitablement répartie comme l'ont promis les partisans du néolibéralisme, a été siphonnée entre les mains d'une élite oligarchique vorace, entraînant ainsi d'immenses inégalités économiques. Les travailleurs pauvres dont les syndicats et les droits ont été éliminés et dont les salaires stagnent ou baissent depuis 40 ans, ont été condamnés à la pauvreté chronique et au chômage, transformant leur vie en une crise interminable, source d'un stress permanent. La classe moyenne s'évapore. Des villes qui produisaient et offraient autrefois des emplois en usine se changent en villes fantômes. Les prisons sont surpeuplées. Les corporations ont orchestré la destruction des barrières commerciales, engrangeant ainsi plus de 2.1 billions de dollars en profits dans des banques offshores pour éviter de payer des taxes. Et l'ordre néolibéral, malgré sa promesse de construire et de répandre la démocratie, a éviscéré les systèmes démocratiques, les transformant en Léviathans corporatistes.

Propaganda

Propagande et journalisme du silence

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La propagande, c'est évidemment des messages plus ou moins mensongers, mais c'est aussi une stratégie d'imposition du silence sur les éléments dérangeants. Et c'est particulièrement dangereux chez nous, parce qu'un lecteur allemand des années 40 ou un lecteur soviétique des années 1970 savait bien qu'il ne pouvait pas trop compter sur sa presse, alors que ce n'est pas le cas en France...

La vérité, c'est que la population occidentale s'est habituée à penser que ses médias sont dignes d'une grande démocratie. Même si nous savons que ce n'est pas le cas, nous persistons inconsciemment à croire que leur couverture de l'actualité est supérieure à ce qui se fait dans les autres régions du monde. [...] Permettez-moi d 'affirmer que la télévision et les journaux chinois sont beaucoup plus critiques du système économique et politique de leur pays que nos chaînes le sont du nôtre. [...]

Les Occidentaux font preuve d'une crédulité ahurissante à l'égard de la propagande. Ayant grandi en Europe de l'Est, je suis à même de savoir qu'on ne croyait en rien les discours officiels du gouvernement. C'est pourquoi, d'une certaine façon les gens étaient très conscients de ce qui se passait dans le monde et dans leur pays. [...] Pour avoir vécu sur tous les continents, je peux affirmer que les "Occidentaux" forment le groupe le plus endoctriné, le moins bien informé et le moins critique de la Terre, à quelques exceptions près, bien sûr, comme l'Arabie saoudite. Mais ils sont convaincus du contraire : ils se croient les mieux informés, les plus "libres"." [André Vltchek, L'occident terroriste avec Noam Chomsky, 2015]

Bomb

Cette crise au Moyen-Orient qui change la face du monde

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© Inconnu
Le célèbre économiste nord-américain, Nouriel Roubini, pense que, de tous les risques géopolitiques actuels, le plus préoccupant est « cet arc d'instabilité qui s'étend du Maghreb à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan » et que cette instabilité va continuer de s'aggraver.

Des trois pays antérieurement impliqués dans les Printemps arabes, « la Libye s'est transformée en un État failli, l'Égypte abrite un régime autoritaire et la Tunisie est déstabilisée sur les plans économique et politique par les attaques terroristes », écrit Roubini sur le site "Project Syndicate".

L'expert signale, en outre, que « la violence et l'instabilité de l'Afrique du Nord est en train de s'étendre à l'Afrique subsaharienne» et que « maintenant, comme en Libye, les guerres civiles sont à leur apogée en Irak, Syrie, Yémen et Somalie, lesquels apparaissent de plus en plus comme des États faillis ».

Commentaire: Un autre conséquence possible est la dégradation rapide et définitive des conflits entrainant une guerre mondiale, ni plus ni moins.


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Internet également menacé par le Traité du Partenariat Trans-Pacifique

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© Robert Galbraith Source: Reuters
Le traité sur le partenariat Trans-Pacifique concerne près de la moitié de l'économie mondiale (40%) et instaure de nouvelles règles pour les entreprises traditionnelles mais aussi pour les entreprises en ligne.

L'objectif déclaré du Partenariat Trans-Pacifique est de créer un bloc économique unifié pour que les entreprises puissent faire des échanges commerciaux plus facilement. Mais certains militants affirment que, dans le même temps, ce traité remet en cause les principes de base d'Internet.

Ainsi, les termes mêmes d'une partie controversée de cet accord criminalisent la révélation «par un système d'ordinateur» des méfaits des entreprises. Des experts estiment ainsi que cette formulation est assez vague et que cela pourrait entraîner des condamnations de lanceurs d'alerte qui auraient partagé des informations importantes au moyen de leur ordinateur. Cela pourrait également empêcher des journalistes d'enquêter sur certains comportements des entreprises.


Commentaire : Et pendant ce temps là, en Europe :
C'est ce samedi qu'entre en vigueur la loi sur le renseignement. En effet, le texte avait encore besoin du décret sur la composition de la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) pour être pleinement effectif. Or, celui-ci a été publié au Journal officiel vendredi, confirmant au passage la nomination de Francis Delon en tant que président de la CNCTR.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Le jour même de l'entrée en vigueur, l'association de la presse judiciaire vient d'annoncer le dépôt d'une requête devant la cour européenne des droits de l'homme. Elle estime que le texte qui a été validé par le Conseil constitutionnel ne bénéficie pas des protections suffisantes pour protéger les journalistes, ainsi que leurs sources.

L'association écrit :

"Cette loi porte atteinte aux droits et libertés des journalistes, dont le sacro-saint secret des sources. Le but moral de la presse judiciaire est de défendre les intérêts professionnels des journalistes judiciaires sur tout le territoire. L'ingérence secrète que prépare le gouvernement, par le biais d'écoutes téléphoniques ou de recueil en masse de données, aura pour conséquence d'affecter le droit à l'information de notre société démocratique".

"Les journalistes pourront être victimes de ces violations sans même qu'ils en soient informés puisque par nature cette surveillance et ces captations sont secrètes. Malgré l'aval constitutionnel de la loi, l'APJ ne peut et ne doit rester inerte devant un tel projet gouvernemental, quels que soient les objectifs affichés", conclut l'association de la presse judiciaire.

Commentaire: Et au final, pas besoin de grands dons de clairvoyance pour concevoir le fantasme ultime de toute cette clique : un méga-traité fusionnant chacune des ces pièces cauchemardesques que sont TTIP/Tafta (UE-USA), CETA (UE-Canada), TPP (trans-pacifique) et le TiSA. Ajoutons à cela une restriction toujours plus importantes de nos libertés fondamentales pour cause de guerre au terrorisme, et la disparition progressive de l'argent liquide : l'enfer peut encore devenir un peu plus chaud sur Terre, pas de doutes.


Bad Guys

Chevron et la forêt empoisonnée


Début 2015, Chevron reçoit "le prix de la honte", un prix décerné aux multinationales "les plus irresponsables" de la planète à cause de sa pollution de la forêt amazonienne en Équateur. Ce film de 52 min. raconte la bataille des plaignants pour obtenir indemnisation et nettoyage d'un désastre écologique engendré par l'exploitation pétrolière de Texaco/Chevron.

Commentaire: Pendant que les massacres entre êtres humains battent leur plein un peu partout sur la planète, le massacre des forets bat aussi son plein... un peu partout sur la planète.

Une petite cartographie s'impose :


Il existe plusieurs couches géographiques pour ne voir que les pertes ou les gains par exemple [Rouge : pertes de forêt entre 2000 et 2012, bleu : gain, rose : les deux, vert : étendue forestière)



Bomb

Guerre du Yémen et le silence de l'Occident

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Que se passe-t-il au Yémen pour que les violations systématiques des conventions de Genève, qui y sont bien plus nombreuses que dans n'importe laquelle des récentes guerres que les pouvoirs occidentaux ont soutenu (Irak, Syrie, Libye et Gaza), se heurtent à un tel silence ?

Depuis six mois un blocus est imposé sur les produits alimentaires, le carburant et la distribution d'aide humanitaire (y compris celle des Nations Unies) dans le cadre d'une stratégie de guerre. On assiste à des bombardements de civils, de lieux historiques, d'écoles, de lieux de culte et de santé, aux destructions d'infrastructures, des routes aux centrales électriques en passant par les usines d'eau avec l'utilisation d'armes prohibées.

Tout cela se produit dans un pays de plus de vingt millions de personnes, qui n'a pas de défense aérienne suffisante - un pays aussi vulnérable aux bombardements aériens que Gaza. Et pourtant, comme l'a souligné un membre du ministère des affaires étrangères israélien, les principes du droit international humanitaire qui sont systématiquement violés au Yémen sont ceux mêmes invoqués par les organes de l'ONU, les gouvernements, les medias occidentaux et les organisations non-gouvernementales lorsqu'ils accusent Israel de perpétrer des crimes de guerre à Gaza.

Question

Vrai ou Faux : Moscou et Washington entendent refonder les relations internationales

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A New York, Barack Obama et Vladimir Poutine sont convenus d’un processus de paix pour l’ensemble de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient. Tiendront-ils promesse ?
Alors que les médias atlantistes sont malades, atteints d'une soudaine poussée de fièvre anti-Russes, Thierry Meyssan interprète l'action militaire de Moscou en Syrie comme le premier pas d'une révision complète des relations internationales. Selon lui, ce qui se joue en Syrie n'est pas de savoir si la Russie sauvera la République arabe syrienne des jihadistes, mais si son armée pourra partiellement remplacer celle des États-Unis dans la région afin d'en garantir la sécurité. S'appuyant sur un document interne du Conseil de sécurité, il affirme que Vladimir Poutine et Barack Obama agissent de concert face aux faucons libéraux et aux néo-conservateurs états-uniens.


Commentaire : Permettez-nous d'exprimer nos doutes quant à l'effet que Barack Obama puisse agir de concert avec Vladimir Poutine. L'auteur semble oublier que tout Président étasunien, depuis l'assassinat du dernier vrai président John F. Kennedy, n'est qu'un simple pion dans les mains des Pouvoirs en Place tirant les ficelles en coulisse. Poutine, qui est loin d'être un idiot, l'a très certainement compris.


La Russie se hâte lentement aux Nations unies. Ses dirigeants sont convaincus que les groupes terroristes islamistes ont été encouragés par la CIA depuis les années cinquante, mais qu'ils menacent aujourd'hui non seulement la stabilité de la région, mais les intérêts des États-Unis eux-mêmes. Comme l'avait expliqué Vladimir Poutine l'an dernier au Club de Valdaï, il est donc souhaitable de travailler ensemble à résoudre le problème actuel.

Better Earth

La guerre éclair de Poutine en Syrie

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Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

Pendant plus d'un an, les États-Unis ont joué à trois p'tits chats avec une armée d'assassins déments qui se désignent eux-mêmes sous le nom d'ISIS. Lundi, le président russe Vladimir Poutine a annoncé qu'il en avait assez du refrain de Washington et qu'il envisageait d'apporter un peu de justice russe aux milices terroristes qui avaient tué 250 000 Syriens et taillé le pays en pièces.


Avec des mots qui ne pouvaient pas être plus explicites, Poutine a dit à l'Assemblée générale [de l'ONU] : «Nous ne pouvons pas tolérer plus longtemps la situation actuelle dans le monde.» Moins de 48 heures après, les bombardiers russes faisaient pleuvoir des munitions à guidage de précision sur les bastions terroristes en Syrie occidentale, envoyant la vermine djihadiste à couvert.

C'est ainsi que l'on combat le terrorisme si on le fait sérieusement. Bravo, Poutine.

Le blitz de Poutine a pris tout l'establishment politique occidental au dépourvu. Même maintenant, après trois jours de campagne aérienne, ni l'administration ni les mordus de politique dans les nombreux cercles de réflexion à Washington n'ont défini ne serait-ce qu'une approche, encore moins une stratégie, des développements sur le terrain. Ce qui est clair, c'est que l'action de Poutine a surpris tout le monde, y compris les médias qui à ce jour n'avaient même pas encore élaboré leurs éléments de langage.

C'est extraordinaire. Demandez-vous pourquoi, chers lecteurs : comment nos dirigeants politiques et militaires peuvent-ils regarder Moscou déployer ses troupes, ses avions de combat et du matériel de guerre sur une scène où les États-Unis mènent des opérations majeures, et n'avoir absolument aucun plan quant à la manière de traiter ces forces si elles sont envoyées au combat?

Si vous êtes convaincus, comme moi, que nous sommes gouvernés par des imbéciles, vous trouverez certainement une confirmation de ce fait dans les événements récents.


Commentaire : Malgré la différence abyssale des budgets militaires étasunien et russe (610 milliards de dollars pour le premier contre 80 milliards pour le deuxième), l'administration Obama a été complétement surprise par la rapidité et l'efficacité de l'intervention russe. Une preuve de plus de l'incompétence et de la ponérisation du complexe militaro-industriel des Etats-Unis.


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Version complète du discours de Vladimir Poutine à l'ONU : que chacun se fasse sa propre opinion

Vladimir ‪‎Poutine s'est exprimé lundi 28 septembre dans le cadre de la 70e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York. Un discours très commenté dans la presse internationale que Le Courrier de Russie a traduit dans son intégralité afin que chacun puisse se faire sa propre opinion.
Vladimir Poutine à la tribune de l’AG de l’ONU, le 28 septembre 2015
© Service de presse du Kremlin.Vladimir Poutine à la tribune de l’AG de l’ONU, le 28 septembre 2015
« Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire général, Mesdames et Messieurs les Chefs d'État et de gouvernement, Mesdames et Messieurs,

Le 70e anniversaire de l'Organisation des Nations Unies est l'occasion de réfléchir au passé et de parler de notre avenir commun. En 1945, les pays vainqueurs du nazisme ont uni leurs forces pour poser les fondements solides de l'ordre mondial d'après-guerre. J'aimerais rappeler que les décisions majeures sur les principes de la coopération entre les États, les décisions sur la création de l'ONU, ont été prises dans notre pays, lors de la rencontre entre les dirigeants de la coalition anti-hitlérienne qui s'est tenue à Yalta. Le système de Yalta a été obtenu après de nombreuses épreuves et au prix de dizaines de millions de vies et de deux guerres mondiales qui ont secoué la planète au XXe siècle. Soyons objectifs, ce système a aidé l'Humanité à traverser les événements tumultueux, parfois dramatiques, des 70 dernières années et a préservé le monde de bouleversements à grande échelle. L'Organisation des Nations Unies est une structure sans égale en termes de légitimité, de représentativité et d'universalité. Oui, ces derniers temps, l'ONU fait l'objet de nombreuses critiques. Elle manquerait soi-disant d'efficacité et les décisions les plus importantes reposeraient sur des divergences irréconciliables, principalement entre les membres du Conseil de Sécurité. Toutefois, j'aimerais souligner que les différends ont toujours existé à l'ONU, et ce au cours des ses 70 années d'existence. Et, de tout temps, le droit de veto y a été appliqué : y ont eu recours les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Chine, l'Union soviétique et ensuite la Russie. C'est tout à fait naturel pour une organisation aussi hétéroclite et représentative. Les fondateurs de l'ONU ne partaient pas du principe que l'unanimité y régnerait. L'essence de l'organisation réside précisément dans la recherche et l'élaboration de compromis, et sa force - dans la prise en compte d'opinions et de points de vue divers.