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Ironie et hypocrisie : Un bombardement américain touche un hôpital de MSF en Afghanistan et tue au moins 9 personnes

kunduz hospital
© Médecins sans Frontières / Twitter
Le centre de soins de Médecins sans Frontières à Kunduz, ville afghane reprise aux talibans par l'armée, a été "fortement endommagé" par un bombardement nocturne qui a tué neuf membres du personnel.

Neuf employés de Médecins sans Frontières (MSF) ont été tués et 37 personnes gravement blessées dans le bombardement de l'hôpital de l'ONG cette nuit. Le bilan de cette frappe menée dans la nuit pourrait s'alourdir, plus de 30 membres du personnel étant toujours portés disparus. Au moment du bombardement, 105 patients et 80 membres du personnel, des Afghans et des étrangers, étaient présents dans ce centre de soins, situé à proximité du centre-ville de Kunduz.

Un habitant de Kunduz a raconté avoir tenté de joindre, en vain, six de ses amis, tous médecins et infirmiers à l'hôpital de MSF. "Je n'ai aucune nouvelle d'eux. Ils sont peut-être morts", a-t-il dit.

Commentaire: Incroyable ! Et tout cela en pleine campagne de mensonges et de propagande de la part des gouvernements occidentaux, qui affirment que la Russie est en train de tuer des civils en Syrie. L'OTAN tue, et pas seulement des civils afghans, mais également des volontaires d'ONG occidentales !

Lorsque l'on suppose (sans preuves) que la Russie fait la même chose, c'est une tragédie qu'on nous recrache dans les médias ; lorsque les États-Unis le font très probablement et de manière répétée, on parle de "dommages collatéraux".

Les États-Unis ont déjà détruit l'Afghanistan. Mais apparemment, ça ne suffit pas : leur soif de sang est inextinguible.


Propaganda

Hystérie anti-russe : les victimes en Syrie apparaissent avant même le décollage des avions russes !

Les données sur les victimes présumées parmi les civils syriens causées par les raids aériens russes en Syrie sont apparues dans les médias avant même le début de leur première mission de combat, a déclaré le président russe Vladimir Poutine.
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Désinformation sur les frappes russes en #Syrie: un tweet utilise une photo du 25 septembre!
Nous verrons un peu plus au sujet de ces "white helmets" et autres "ONG" prochainement.
Mais le chef d'Etat russe s'est dit prêt à de telles «attaques informationnelles» prétendant que la population civile souffre. Cependant, la Russie ne laisse pas ces provocations sans réponse : «Néanmoins, cela ne signifie pas que nous ne devons pas tendre l'oreille à de telles informations».

Pour le faire, la Russie établit des contacts entre ses services spéciaux, entre ses services et les services des Etats-Unis ainsi qu'entre les ministères de la Défense des deux pays.«Ce travail est en cours, j'espère qu'il aboutira à la création d'un mécanisme permanent», a fait savoir Vladimir Poutine en ajoutant qu'un tel centre a d'ores et déjà été créé à Bagdad par la Russie, la Syrie, l'Iran et l'Irak.

Commentaire: L'Onu avoue s'être trompée en rapportant que les frappes russes tuent des civils, mais cela ne sera pas relayé par les médias aux abois - le mal est fait chez la population désinformée.


Bomb

Obama accuse la Russie de s'en prendre aux « bons terroristes » soutenus par les USA

Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca

obama terroristes

Abondamment confirmé dans de nombreux textes mais rarement abordé dans les reportages, l'État islamique en Irak et en Syrie (EIIS) est une création des services secrets des USA, dont les membres sont recrutés, entraînés et financés par ce pays et ses alliés dont la Grande‑Bretagne, la France, l'Arabie saoudite, la Turquie, Israël et la Jordanie.


Jusqu'à récemment, l'EIIS était connu sous le nom d'Al-Qaïda en Irak (AQI). Ce n'est qu'en 2014 que le groupe est devenu l'État islamique (État islamique en Irak et en Syrie, État islamique en Irak et au Levant).


Commentaire : Il est intéressant de noter à quel point les changements de noms modifient le discours des médias : Al-Qaïda méchants, mais ISIS encore plus méchants. Alors Al-Qaïda gentils. L'utilisation de dichotomies simples (et souvent stupides) est une technique de propagande qui ne laisse aucune place à une analyse élaborée chez leurs consommateurs.


La Russie entre en guerre contre le terrorisme

Nous assistons maintenant à un revirement majeur dans la dynamique de la guerre en Syrie et en Irak. La Russie est dorénavant directement engagée dans la lutte antiterroriste en coordination avec les gouvernements syrien et irakien.

Washington a reconnu la détermination de Moscou, mais voilà maintenant qu'Obama se plaint que les Russes prennent pour cible les « bons terroristes » soutenus par Washington.

Dominoes

Meilleur du Web: Syrie : danger de paix !

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© Inconnu
La presse-Système bobo atlantiste peut à nouveau se lâcher. Pensez-donc, après avoir sauvagement attaqué et envahi l'Ukraine puis arraché la Crimée (1), voilà que le très très méchant Poutine vient encore de jouer l'un de ses sales tours contre la paix mondiale, la démocratie universelle, la liberté cosmique et la défense de la baudroie des abysses.

Depuis mercredi en effet, la Russie s'emploie à écraser les gangs de tueurs qui plongent la Syrie dans l'enfer depuis quatre ans et demi maintenant. Plutôt positif à première vue non? Sauf que comme l'a déclaré sans sourciller le néocon américain McCain, Moscou aurait « frappé des groupes armés et entraînés par la CIA » (SIC) (2). Il est vrai que contrairement à la fumeuse coalition atlantiste Obama-Hollande, la Russie n'entend faire aucune différence entre les bouchers d'al-Nosra (copains de Fabius), d'al-Qaïda (copains de la CIA) ou de Daesh (copains de plus personne).

Pour la première fois depuis le début du chaos initié par les puissances occidentales dans le pays (3), la Syrie a donc une vraie chance de commencer à voir le bout du tunnel, si toutefois on laisse faire Moscou.

L'Empire et son inculpabilité

C'est quand même du caviar : entendre le sénateur John McCain reconnaître publiquement que la CIA arme et forme des combattants en Syrie est tout simplement savoureux. Il est vrai que la formation de « contras » pour alimenter les charniers mondiaux est une tradition de la machine de guerre qu'est l'Empire US. Mais tout de même, que des officiels trouvent tout à coup naturel de le reconnaître publiquement témoigne une fois de plus, s'il en était besoin, de cette arrogance, de cette inculpabilité propre à un Empire qui s'estime par nature au-dessus du droit et qui constitue, à cet égard, la principale menace pour la paix mondiale.

Le plus fantastique est que la presse bobo-atlantiste ne s'est absolument pas émue de la chose, trop occupée qu'elle était à propager la bonne parole russophobe que le Système exigeait d'elle. Des fonctionnaires aguerris de la propagande atlantiste aux jeunes plumitifs en formation rêvant de leur Guerre d'Espagne, chacun a donc pu s'offrir son petit supplément d'âme du jour en prêtant comme de coutume à Poutine les pires intentions hégémoniques qui soient.


Commentaire : Concernant McCain, faisant preuve de son habituelle attitude violente, il a récemment affirmé que, s'il était le Président des États-Unis, il autoriserait les rebelles "modérés" à abattre des avions russes en territoire syrien (vidéo en anglais), tout ceci, dit avec un grand sourire, et au milieu d'autres affirmations ignorantes, ridicules et propagandistes. De plus, il a prédit avec sa boule de cristal que la Russie aurait le même destin que La Libye. À ces mots remplis de haine et de mépris, Poutine a répondu ainsi, en gros :
"Tout d'abord, nous ne sommes pas amis, McCain et moi. Je l'ai rencontré une fois à Munich, je crois."

[...] "Premièrement, son message ne m'était pas adressé directement, mais il parlait plutôt de toute la Russie. Il y a des gens qui aimeraient voir la Russie écartée. [...] Ils ont toujours peur de notre potentiel nucléaire, et c'est pour ça que nous pouvons encore faire de la politique indépendante. C'est pour ça aussi que nous sommes un pays qui "dérange" sur la scène internationale. [...] Deuxièmement, l'Occident n'est pas homogène. Nous avons plus d'alliés que nous n'avons d'ennemis." [...]

"Enfin, Monsieur McCain est un ex-combattant de la Guerre du Vietnam,. J'imagine qu'il a les mains couvertes de sang jusqu'aux coudes. Apparemment, il ne peut se passer de certaines images qui, pour nous, sont épouvantables, comme celles de l'assasinat de Kadhafi. [...] Est-ce cela que vous appelez "démocratie" ? [...] Ils l'ont assassiné avec des drones, [...] sans lui donner l'opportunité de subir un procès juste. S'il avait été capturé, le peuple aurait pu décider de son sort par voie démocratique. [...] Pour en revenir à McCain, c'est un ex-combattant au Vietnam. Au lieu de le mettre en prison là-bas, on l'a mis dans un trou. Il y a passé plusieurs années. Et comme tout homme dans une telle situation, c'est dans le trou qu'il a laissé sa tête. Alors, il n'y a plus rien à dire."
Si vous comprenez l'anglais, regarder toute l'interview. Il est possible que les merdias francophones ne soient pas pressés de la diffuser :



Chess

La Russie au secours de l'Occident

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© Inconnu
Ce fut la première à le faire et elle a ses raisons. C'est la chaîne télévisée israélienne qui avait annoncé la semaine dernière que la Russie venait de déclarer la guerre officiellement à l'État islamique, confirmant ce que nous savions déjà depuis fin août, à savoir que l'opération militaire en Syrie serait déclenchée fin septembre. Des navires de guerre, des avions de chasse et des hélicoptères de combat sont arrivés depuis en Syrie et le but est donc avec le gouvernement officiel de Damas de neutraliser définitivement et mettre hors d'état de nuire l'Etat islamique (EI) et les rebelles salafistes sur le territoire Syrien.

En déclarant la guerre officiellement du point de vue juridique - car il y a toute une tradition du droit de la guerre qui touchera d'ailleurs le statut des « réfugiés européens » - Poutine a le mérite d'être clair, ce que jamais la coalition « internationale » occidentale à laquelle appartient la France depuis l'Irak n'a été puisque dans la stratégie du chaos des néoconservateurs, la guerre se veut perpétuelle et civile. N'oublions pas que l'aviation des États-Unis et de la France bombardent les positions de l'EI en Syrie depuis près d'un an sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, ni du gouvernement syrien.


Commentaire : Ceux-là qui critiquent et mettent en doute les actions de la Russie, qui a tout particulièrement pris soin, elle, de respecter le droit international.


Commentaire: Voir aussi Frappes russes en Syrie: la France coincée pose trois conditions ridicules pour sauver son image ?


Eye 1

État profond, nouvel ordre mondial, pensée unique

Traduit par Hervé, relu par Diane et jj pour le Saker Francophone

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© Inconnu
Pendant des décennies, les idéologies extrêmes à la fois sur la gauche et la droite se sont affrontées sur le concept d'une conspiration autour d'un gouvernement secret tirant les ficelles dans l'ombre au dessus des chefs d'État du monde et des capitaines d'industrie.

Le terme Nouvel Ordre Mondial est largement tourné en dérision comme une théorie de la conspiration infantile entretenue dans des esprits qui manquent de la sophistication nécessaire pour comprendre les nuances de la géopolitique. Mais il se trouve que l'idée de base, une collusion profonde et globale entre Wall Street et le gouvernement avec un agenda mondialiste, est opérationnelle dans ce qu'un certain nombre d'initiés appellent l'État profond.

Ces deux dernières années, le terme a acquis un pouvoir d'attraction pour un large spectre d'idéologies. L'ancien assistant du Congrès républicain Mike Lofgren dit que cet État profond est le lien entre Wall Street et la sécurité nationale, une relation où des personnes élues et non élues unissent leurs forces pour consolider leur pouvoir et servir des intérêts acquis. L'appelant « la grande histoire de notre temps », Lofgren dit que l'État profond représente l'échec de notre gouvernement constitutionnel visible et le croisement fertile entre des corporatismes et la guerre globale contre la terreur.

Commentaire: Comment s'étonner que les personnes qui détiennent un pouvoir particulier décident de s'entendre avec d'autres personnes possédant d'autres pouvoirs particuliers, afin, de concert, de protéger leur pouvoir respectif, de le raffermir puis de l'étendre ? Contrairement à l'adage « Le pouvoir corrompt », la vérité est que le pouvoir attire les natures pathologiques. Ces natures se reconnaissent généralement entre elles. Est-il surprenant qu'une alliance de la sorte ait une capacité de nuisance accrue, de dimension historique, cachée aux yeux de tous ? Pas vraiment. Comment douter qu'un pouvoir qui s'étend sur des générations n'ait pas développé une capacité de survie hors-norme, aidé en cela par la quasi-omnipotence d'un système nourri par ses propres ramifications ? Si l'on s'intéresse un peu à l'Histoire, on pourrait presque constater que celle-ci n'est que conspiration.

Comme l'écrit Richard Dolan dans son ouvrage UFOs and the National Security State :
D'un point de vue historique, la seule réalité est celle du complot. La dissimulation, le secret, la richesse et l'indépendance sont synonymes de pouvoir ; la tromperie est l'élément clé de l'art de la guerre (l'instrument des élites au pouvoir), et lorsque la victoire est tout ce qui importe, la moralité traditionnelle des gens ordinaires devient une entrave. La dissimulation découle d'un élément omniprésent à la base de l'exis- tence au sein de notre monde, à savoir que ceux qui sont en haut de l'échelle pren- dront toujours toutes les mesures - quelles qu'elles soient - nécessaires au maintien du statu quo.

(...)

La seule étiquette [de complot] déclenche un rejet automatique, comme si personne n'agissait jamais secrètement. Mettons quelque peu cette question en perspective, et apportons-y un peu de bon sens. Les États-Unis sont constitués de grands organismes - de corporations, de bureaucraties, de « groupes d'intérêt », et ainsi de suite - organismes qui sont par essence comploteurs. C'est-à-dire qu'ils sont hiérarchiques, les décisions importantes y sont prises en secret par quelques dirigeants majeurs qui n'hésiteraient pas à mentir sur leurs activités. Telle est la nature du comportement propre à ces organismes. Le « complot », pris dans ce sens-clé, est monnaie courante sur toute la planète. Au sein des appareils militaires et des services secrets du monde entier, cette tendance est amplifiée au plus haut point.

Au cours des années 1940, [...] l'armée et ses scientifiques développèrent les armes les plus terrifiantes au monde dans le secret le plus total... Quiconque a vécu dans une société répressive sait que la manipulation officielle de la vérité est un fait quotidien. Mais les sociétés ont leurs élites et leurs petites gens. De tout temps et en tout lieu, c'est l'élite qui gouverne, et c'est l'élite qui exerce une influence dominante sur ce que l'on pourrait appeler la culture officielle. [...] Toutes les élites prennent soin de manipuler l'information publique pour maintenir au pouvoir les structures existantes. C'est une vieille méthode. Les États-Unis sont théoriquement une république et une société libre, mais en réalité, c'est un empire et une oligarchie, vaguement consciente de sa propre oppression, à l'intérieur comme à l'extérieur.

J'ai utilisé le terme « État de sécurité nationale » pour décrire ses structures de pouvoir. C'est une façon appropriée d'évoquer les communautés de l'armée et des services secrets, tout comme les milieux qui s'en nourrissent, comme les fournisseurs de la défense et autres entités clandestines nébuleuses. Ses caractéristiques fondamentales sont la dissimulation, la richesse, l'indépendance, le pouvoir et la duplicité. Presque tout ce qui fut entrepris d'important par la communauté de l'armée et des services secrets des États-Unis dans les cinquante dernières années le fut en secret. Le projet de construction d'une arme atomique, mieux connu sous le nom de Projet Manhattan, reste le grand modèle de toutes les activités qui suivirent. Pendant plus de deux ans, pas un seul membre du Congrès ne fut même tenu informé de ce projet, bien que son coût total excédât deux milliards de dollars. Pendant et après la Seconde Guerre mondiale, d'autres projets importants tels que le développement d'armes biologiques, l'immigration de scientifiques nazis, les expériences terminales de manipulation mentale, l'interception à l'échelle nationale du courrier et des transmissions télégraphiques d'une population inconsciente, l'infiltration des médias et des universités, les coups d'État secrets, les guerres secrètes et les assassinats, furent non seulement tous tenus éloignés des regards du public étasunien, mais aussi de la plupart des membres du Congrès et de plusieurs présidents.

À vrai dire, parmi les agences de renseignements les plus puissantes, plusieurs furent elles-mêmes mises en place secrètement, inconnues du public ou du Congrès pendant des années. Depuis les années quarante, les organes de la Défense et des services secrets étasuniens ont plus d'argent à leur disposition que la plupart des pays. En plus des dollars officiels, une grande partie de l'argent est de source inconnue. Depuis ses débuts, la CIA est engagée dans une série « d'affaires » officieuses qui ont généré d'énormes sommes d'argent liquide. Les relations entre la CIA et le crime global organisé (et donc, de facto, avec le commerce international des narcotiques) sont abondamment prouvées et documentées depuis des années. Une grande partie des investissements initiaux nécessaires au fonctionnement de la communauté des services secrets étasuniens fut fournie par des familles étasuniennes très puissantes et reconnues, qui ont depuis longtemps un intérêt à financer des opérations de sécurité nationale jugées nécessaires à leurs intérêts. En théorie, il existe une surveillance civile des organes de sécurité nationale
étasuniens. Le président est le commandant suprême des armées. Le Congrès a un droit de regard officiel sur la CIA. Le FBI doit répondre devant le ministère de la Justice. En pratique, tout ceci est peu appliqué. L'une des raisons en est la dissimulation. [...]

Un exemple glaçant d'une telle indépendance eut lieu au cours des années 1950, lorsque le président EISENHOWER perdit véritablement le contrôle de l'arsenal nucléaire. La situation se détériora à un point tel qu'au cours de ses deux dernières années de mandat, EISENHOWER demanda à plusieurs reprises une audience au chef du Strategic Air Command afin de connaître le plan de représailles nucléaires des États-Unis. Ce qu'il apprit finalement en 1960, la dernière année de son mandat, l'horrifia : la moitié de l'hémisphère nord serait anéantie ! Si un héros militaire révéré tel qu'EISENHOWER n'a pu contrôler l'arsenal nucléaire étasunien, ni obtenir une réponse franche de la part du Pentagone, comment diable les présidents TRUMAN, KENNEDY, JOHNSON ou NIXON l'auraient-ils pu sur des questions comparables ? La dissimulation, la richesse et l'indépendance sont synonymes de pouvoir. Au fil des années, l'État de sécurité nationale a accédé à la technologie la plus sophistiquée au monde, barré l'accès de milliers d'hectares de territoire au public, obtenu la possibilité illimitée d'espionner à l'intérieur et à l'extérieur des frontières étasuniennes, mené des actions officielles ou clandestines contre d'autres nations, et poursuivi des guerres sans subir de critique sérieuse de la part des médias. Au niveau national, il garde sous influence les élus et les groupes qui espèrent obtenir quelques milliards de dollars du budget de la défense.

La dissimulation est l'élément clé de l'art de la guerre, et lorsque la victoire est tout ce qui importe, la moralité traditionnelle des gens ordinaires devient une entrave. Ensemble, les exemples de duplicité officielle forment un tout quasiment homogène. Ils incluent des morceaux de choix tels que la crise « bidon » de la guerre de 1948, le « missile gap » imaginaire rapporté par l'armée de l'air au cours des années 1950, les incidents soigneusement orchestrés menant au vote de la Résolution sur le golfe du Tonkin... La dissimulation découle d'un élément omniprésent à la base de l'existence au sein de notre monde, à savoir que ceux qui sont en haut de l'échelle prendront toujours toutes les mesures - quelles qu'elles soient - nécessaires au maintien du statu quo. Les sceptiques demandent souvent : « Pensez-vous vraiment que le gouvernement pourrait cacher [quoi que ce soit] pendant si longtemps ? » La question elle-même reflète l'ignorance de la réalité, qui est que la dissimulation est monnaie courante au sein de l'État de sécurité nationale. Cependant, la réponse est en fait oui, et non. « Oui », dans le sens où les opérations de dissimulation sont le modus operandi habituel - elles sont souvent ignorées du public pendant des décennies, et révélées au grand jour par le simple fait du hasard. Mais aussi « non », dans la mesure où [...] il y a fuite d'informations dès le départ. Il est impossible de tout verrouiller complètement.

La clé est de neutraliser et discréditer les informations gênantes, parfois par un démenti officiel, parfois en utilisant les médias par personnes interposées. Il est peu probable que les preuves [d'un complot] provenant d'échelons inférieurs survivent au conflit inévitable avec la culture officielle. Et la reconnaissance de la réalité des [complots] n'aura lieu que lorsque la culture officielle la jugera digne d'intérêt ou nécessaire.
Il existe des freins psychologiques, entre bien d'autres choses, qui nous empêchent, nous, les citoyens moyens, d'appréhender cet aspect de la réalité. Cela provoque ce qu'il est devenu à la mode d'appeler « dissonance cognitive ». Comprendre le processus de ces contraintes permet de pouvoir s'en libérer dans une certaine mesure. Et de faire grandir en soi, on peut le souhaiter, lucidité et tolérance.

Concernant l'État profond, on pourra consulter les articles suivants :

- La guerre de terreur étasunienne : la CIA, le 11-Septembre, l'Afghanistan et l'Asie centrale
- Peter Dale Scott : « L'État profond américain »
- Le gouvernement parallèle secret ou l'État profond derrière la démocratie étasunienne
- L'« État profond » états-unien


Cloud Lightning

Paul Craig Roberts : Poutine met à nu Washington

Traduction : SOTT

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© Ria-Novosti/Alexei Nikolsky/AFP
« Nous ne pouvons plus tolérer la situation mondiale. » Président Vladimir Poutine.

Mercredi dernier (28 septembre 2015), le monde a vu la différence entre la Russie et Washington. L'approche de Poutine est basée sur la vérité ; celle d'Obama est basée sur de vaines fanfaronnades et des mensonges, et Obama est à court de mensonges.

En disant la vérité en ces temps d'imposture universelle, Poutine a commis un acte révolutionnaire. Se référant au massacre, à la destruction et au chaos que Washington a générés au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Ukraine, et au déchaînement de forces djihadistes extrêmes, M. Poutine a demandé à Washington : « Réalisez-vous ce que vous avez fait ? »

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Syrie : la France bombarde des enfants pendant qu'elle donne des leçons de morale à la Russie

Syrie dead
© AFP
Le 27 septembre 2015, Hollande et Fabius se sont fait faire plaisir en bombardant la Syrie. Depuis le temps qu'ils en rêvaient... Pendant 5 heures, 5 avions de chasse Rafale ont pilonné un camp d'entrainement de l'état islamique en Syrie. « Il s'agit d'une frappe délibérée sur un objectif reconnu préalablement. Nos renseignements recoupés avec ceux de la coalition ont clairement établi que ce camp est occupé et actif », précise le Ministère de la Défense.

Mais voilà. L'incompétence des socialistes et de Hollande dans tous les domaines : dette, chômage, fraude fiscale... s'étend aussi aux opérations militaires.

Selon une ONG syrienne, le raid contre le camp d'entrainement aurait fait 30 morts, parmi lesquels 12 enfants, soit pratiquement la moitié.


Il faut quand même se rappeler que l'opération française a été précédée de nombreux survols de la Syrie pour repérer les cibles. Alors soit le bombardement de ce camp d'entrainement où se trouvaient de nombreux enfants est volontaire et c'est très grave, soit c'est la preuve de la totale improvisation des opérations françaises en Syrie et c'est tout aussi grave. Aujourd'hui la France bombarde des enfants, demain elle bombardera des civils ?

Commentaire: Il faudrait pouvoir démontrer que l'ONG en question s'est trompée ou qu'elle a menti, mais plutôt que de faire cela, les autorités françaises semblent plus investies dans des leçons de morale pour la Russie.

Voir aussi :


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Syrie : Assad sous mandat Russe, les occidentaux qui doutent bien sûr des cibles frappées

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© Inconnu
Poutine assume. Il s'engage militairement auprès du régime syrien à la demande de celui-ci. Il frappe pour aider Bachar el-Assad à reprendre du terrain et à se trouver en position d'affronter Daesh au sol au cœur d'une coalition. Cela implique que les Russes ne frappent peut-être pas exclusivement l'organisation de l'État islamique.

Mais être accusé de mensonge par les américains, champions toutes catégories de cette discipline depuis toujours notamment pour justifier la guerre inexpiable en Irak ,doit faire sourire Poutine. La tête de faux cul béni de Fabius sur le même registre doit également être un sujet de jubilation pour celui qui a cru- mais on ne l'y prendra plus- en notre action humanitaire en Libye.

La France toujours du coté de la morale et du droit bien sûr contre les méchants. Ainsi le lendemain du jour où François Hollande demande le départ de Bachar El-Assad, la justice française entame une action contre le président syrien pour "crime de guerre et crime contre l' humanité", alors que sort un livre document qui se veut accablant sur le sujet. Ça tombe bien non ?

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François Hollande reçoit Vladimir Poutine à Paris après de nouvelles frappes russes en Syrie: Tremblez !

Poutine Hollande
© MAXIM MALINOVSKY / AFP
Au lendemain de frappes russes en Syrie,le président François Hollande reçoit ce vendredi 2 octobre à Paris son homologue Vladimir Poutine. Alors que la Russie propose de coopérer dans la lutte contre Daesh, les Occidentaux soupçonnent au contraire Moscou de voler au secours du président Bachar al-Assad sous couvert de combattre le "terrorisme".


Commentaire : On ne pouvait attendre que cela des Occidentaux. Il faut qu'ils sauvent leur image !


Cet entretien intervient alors que Paris, tout comme Washington, estime que les premières frappes russes en Syrie n'ont pas visé le groupe jihadiste. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius affirmait dans la nuit de jeudi que selon ses informations, des résistants auraient été bombardés. Selon le chef de l'opposition syrienne en exil Khaled Khoja, les frappes de Homs ont tué 36 civils "innocents" dans "des zones qui ont combattu" l'État islamique. "C'est Daesh qu'il faut viser et pas d'autres", a ainsi réclamé le président Hollande.


Commentaire : Tout d'abord, "estimer" n'équivaut pas à PROUVER. Il est donc normal de demander : où sont les preuves ? Deuxièmement, il vaudrait mieux réduire un peu l'hypocrisie, lorsque l'on sait que la modération n'est pas le trait le plus caractéristique des rebelles entrainés et financés par l'Occident. Il suffit de regarder ce que les États-Unis ont détruit accompli au Moyen-Orient.