
© InconnuPoignée de mains entre Vladimir Poutine et François Hollande le 2 octobre 2015 à l’Élysée
« Ce que j'ai rappelé au président Poutine, c'est que les frappes doivent concerner Daesh et uniquement Daesh. » (François Hollande, 2 octobre 2015).On s'amusera de l'effet qu'a très certainement produit cette injonction péremptoire faite par le président français à son homologue russe à l'issue de leur tête-à-tête du vendredi 2 octobre à l'Élysée. Passé l'éclat de rire, on s'étonnera de ce curieux distinguo qui exclut de fait toute une partie de la mouvance islamique extrême gangrenant la Syrie. Que l'on sache, le Front al-Nosra, branche syrienne d'Al-Quaïda sévissant au nord-ouest du pays, ne se différencie guère, en matière d'horreurs, de son frère ennemi Daesh.
Une armée rebelle fantômeDans la guerre de communication qui bat naturellement son plein en cette période de conflit pour la prééminence géopolitique au Moyen-Orient, l'élément de langage déployé par la coalition sous égide américaine est que l'armée russe a bombardé des positions tenues par des forces amies, formées et équipées par le Pentagone.
Les "rebelles amis" du Pentagone, parlons-en : le plan initial de Washington prévoyait de former et d'équiper un effectif d'environ 5.000 rebelles par an pendant trois ans. À l'heure qu'il est, le Pentagone recense en tout et pour tout deux groupes de respectivement 54 et 70 combattants, et n'est assuré que de la présence réelle d'une dizaine d'entre eux sur le terrain des opérations.
Commentaire: On connait la musique, mais rejouons-la encore une fois : la disparition de l'argent fait rêver les élites ; l'argent virtuel serait en quelque sorte l'arme ultime de tout système de contrôle, comme un outil de domestication définitif des êtres humains. Quoi de plus facile ainsi que de soumettre à son bon vouloir la majorité d'une population terrifiée à l'idée de perdre ce qu'on lui a donné l'habitude de posséder, d'exclure les indésirables qui n'ont pas la bonnes façon de penser, bref, d'avoir littéralement droit de vie et de mort sur tous les individus composant la société.
A propos des taux négatifs :
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