OF THE
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Pseudomoralisme : La conviction qu'il existe des valeurs morales et que certaines actions violent des règles morales est un phénomène tellement commun et ancien qu'il semble avoir quelque substrat au niveau du patrimoine instinctif (encore qu'il ne soit certainement pas entièrement adéquat dans le cadre de la vérité morale), et qu'il ne fait pas que représenter des siècles d'expérience, de culture, de religion et de socialisation. Dès lors, toute insinuation infiltrée dans des slogans moraux est toujours suggestive, même quand les critères "moraux" utilisés ne sont que pure invention ad hoc. N'importe quel acte peut donc être vu comme immoral ou moral par le biais de pseudomoralismes et de la suggestion active; il se trouvera toujours des gens pour tomber dans le panneau de ce genre de raisonnements.
A titre d'exemple d'acte mauvais dont la valeur négative ne suscite aucun doute dans aucune situation sociale, les experts en éthique citent souvent la maltraitance d'enfants. Mais les psychologues se trouvent fréquemment confrontés à des qualifications pseudo-morales de ce comportement dans leur cabinet, comme dans le cas de cette famille déjà mentionnée, où la soeur aînée avait subi une lésion dans la zone préfrontale. Ses jeunes frères affirmaient avec force que les traitements sadiques infligés par leur soeur à son fils provenaient du sens moral exceptionnellement élevé de celle-ci, et ils avaient été convaincus de cela par autosuggestion. La pseudo-morale échappe adroitement au contrôle de notre bon sens, et conduit parfois à l'affirmation d'un comportement dont le caractère est manifestement pathologique.
[Extrait de La Ponérologie Politique, de Andrzej M. Lobaczewski]

Commentaire: Bon, pas de quoi s'extasier sur la position de Fabius, qui ne remet pas en cause l'essence même de ces traités, mais bien plutôt le fait qu'ils ne font pas assez bien le "bon boulot" ; les citoyens français, européens, en danger, ça n'est sans doute pas ce qui l'empêche de dormir.
Un extrait d'analyse de P. Grasset :