Les Maîtres du MondeS


Snakes in Suits

L'Arabie Saoudite au Conseil des Droits de l'Homme...

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© Inconnu
Trop fort! Un Saoudien à la tête du panel du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU. De l'Homme hein, pas de la femme. Faut pas exagérer. En anglais ça marche encore mieux: Saudi Arabia to behead the Human Rights Council.

"Selon les informations officielles de l'ONU, l'ambassadeur de l'Arabie saoudite à Genève Faisal Trad a été choisi pour présider le panel du Conseil des droits de l'Homme à partir de sa 30ème session qui ouvrira lundi 21 septembre.... Le but principal du panel du Conseil des droits de l'Homme est de nommer les cinq hauts fonctionnaires qui édictent les standards internationaux, de choisir les personnes qui vont occuper plus de 77 postes relatifs à la défense des droits de l'homme dans différentes régions du monde et d'informer sur les violations perpétrées en matière de droits de l'Homme." (1)

C'est très mal rédigé. Traduction.

Bad Guys

« Aucune nation n'a jamais menacé la survie de l'humanité comme les États-Unis »

Traduction : Dominique Muselet

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© AP Photo/ Khalid Mohammed
Aucune nation dans l'histoire n'a jamais menacé la paix comme les États-Unis, souligne l'auteur américain Stephen Lendman qui ajoute que Washington porte l'entière responsabilité de la création du tristement célèbre État islamique.

Le président américain Barack Obama et la secrétaire d'État Kerry appellent hypocritement à une solution diplomatique des conflits qui font rage dans le monde, tout en menant des guerres perpétuelles sur plusieurs théâtres d'opération, souligne l'auteur et chroniqueur américain Stephen Lendman.
« Washington porte l'entière responsabilité de la création d'ISIS [ISIL]. L'émissaire russe de l'ONU, Vitaly Churkin, a retracé son origine à la guerre en Irak de Bush, en disant que le groupe ‹a ouvert ses hostilités avec l'assaut contre Bagdad ... Donc, l'État islamique a mûri en Irak lors de l'occupation étasunienne. L'Amérique devrait être blâmée› pour sa montée et sa prolifération », a souligné Lendman dans son article pour Global Research.

Eye 2

Banque en faillite ? Plus de problème, avec l'argent des particuliers

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© Inconnu"Vite! Aboule le pognon!"
Nous avons déjà parlé ici de la directive européenne permettant la ponction des comptes bancaires, connue sous l'acronyme BRRD (Bank Recovery and Resolution Directive). Désormais, lorsqu'une banque en Europe fera faillite, les actionnaires épongeront les pertes (rien de plus normal), ensuite les détenteurs des obligations émises par la banque (normal également) et, si cela ne suffit pas, la banque pourra puiser directement dans les comptes de ses clients (un scandale, une remise en cause du droit de propriété, un vol légal).

Cette directive prévoit cependant de ne pas puiser dans les comptes de moins de 100.000 euros, soit l'immense majorité des cas. Chacun peut se croire à l'abri, même si cette garantie s'avère largement illusoire, car il faudra bien aller chercher l'argent quelque part ! Chypre, lors de sa crise bancaire d'avril 2013, et qui avait "testé" le premier ce type de renflouement (le bail-in), n'avait effectivement pas touché aux comptes de moins de 100.000 euros, mais le pays avait bénéficié de 10 milliards d'euros d'aide de l'UE et du FMI, ce qui correspond aux deux tiers de son PIB. Qui pourrait verser une somme équivalente à un grand pays comme l'Espagne, l'Italie ou la France s'il connaissait une crise comparable ?

Malgré tout, pour protéger ces dépôts de moins de 100.000 euros, la Commission européenne avait proposé la création d'une "garantie des dépôts européenne", dans l'objectif d'éviter les "bank run", les retraits massifs et les fuites de capitaux comme on a pu le voir en Grèce. Ce fonds de garantie devait être doté de 55 milliards d'euros et d'une capacité à emprunter sur les marchés, de quoi voir venir, tout de même.

Manque de chance pour les déposants européens, l'Allemagne s'y est fermement opposée lors de la réunion de l'Eurogroupe et de l'Ecofin le week-end dernier au Luxembourg. Berlin souhaite d'abord que la directive BRRD soit mise en œuvre dans tous les pays européens, et Wolfgang Schäuble a fait remarquer que la France et l'Italie ne l'avaient toujours pas transposée dans leurs droits nationaux... Les pays européens doivent d'abord mettre en place des procédures de faillite souveraine avant de parler de mutualisation, voici la conclusion de ce sommet.

L'intransigeance allemande a certainement du bon pour les Etats, qui se retrouvent face à leurs responsabilités, mais elle est franchement inquiétante pour les épargnants européens. Les choses sont claires : la protection des 100.000 euros vient officiellement de se volatiliser. Elle ne pesait déjà pas bien lourd, elle ne vaut désormais plus rien.

Better Earth

Les conséquences de l'intervention de la Russie en Irak et en Syrie

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L'intervention de l'OTSC contre le terrorisme en Irak et en Syrie peut être le début d'un ordre mondial fondé sur la coopération et la défense des populations ou, au contraire, d'une période d'affrontement Est-Ouest dans laquelle l'Occident soutiendrait ouvertement le terrorisme. Contrairement à une idée reçue, ce déploiement militaire vise moins à défendre l'Irak et la République arabe syrienne que les États-membres de l'OTSC eux-mêmes. Il n'est donc pas négociable. Les débats de l'Assemblée générale de l'Onu et du Conseil de sécurité du 30 septembre permettront de connaître la réponse de Washington et de ses alliés à l'OTSC. Quoi qu'il en soit, plus rien ne sera comme avant.

Alors que la presse occidentale persiste à discuter d'un possible soutien militaire russe au président Bachar el-Assad, l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) a décidé de lutter contre le terrorisme en Irak et en Syrie.

Il semble que les Occidentaux n'ont toujours pas compris les conséquences de leur politique.

Une question existentielle pour l'OTSC

Rappelons que l'OTSC est une alliance militaire classique de six anciens États membres de l'Union soviétique : la Biélorussie, la Russie, l'Arménie, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan. À la différence de l'Otan et du Pacte de Varsovie, dans lesquels les États membres perdent leur souveraineté (au profit des États-Unis et du Royaume-Uni dans l'Otan, de l'URSS dans le Pacte de Varsovie —ce qui contrevient à la Charte des Nations unies—), les États membres de l'OTSC conservent leur pleine souveraineté, ne placent pas leurs armées sous le commandement de la principale puissance de leur alliance, et peuvent se désolidariser à tout moment de cette alliance [1]. L'Azerbaïdjan, la Géorgie et l'Ouzbékistan se sont ainsi retirés librement de cette organisation pour se tourner vers le Guam [2] et l'Otan.

Bomb

Tarkhan Batirashvili, un des chefs les plus redoutés de l'Etat islamique, a été entraîné par les Etats-Unis et formé en Arabie saoudite

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Un rapport explosif rédigé par l'agence de presse McClatchy d'après des sources très sérieuses vient de confirmer ce que beaucoup dénonçaient depuis longtemps déjà : l'implication de la coalition américaine « anti-Etat islamique » dans l'ascension de l'Etat islamique lui-même. Il affirme que l'un des chefs militaires les plus redoutés de l'organisation islamiste a été entraîné par les forces spéciales américaines en Géorgie : Tarkhan Batirashvili s'est ensuite radicalisé dans une mosquée de sa région, financée par l'Arabie Saoudite, qui participe activement à la fameuse coalition américaine.

Sans les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite, Tarkhan Batirashvili - qui se fait aujourd'hui appeler Abu Omar al Shishani - ne serait donc jamais parti pour la Syrie, et ne serait jamais devenu l'un des chefs les plus efficaces de l'Etat islamique. Aujourd'hui, il sévit dans la région d'Alep. Il est loin d'être seul de son espèce.

Etats-Unis et Arabie Saoudite, membres de la coalition anti-Etat islamique, ont formé et entraîné Tarkhan Batirashvili

Le vice-président Joe Biden n'a-t-il pas reconnu lors d'un discours prononcé à Harvard que la « coalition anti-Etat islamique » a financé et armé différents groupes terroristes en Syrie qui ont ensuite formé l'Etat islamique ? Le soutien était officiel, il s'adressait alors aux rebelles « modérés » dont personne n'a jamais pu constater la modération ailleurs que dans les rapports du gouvernement américain.

Bizarro Earth

La crise des migrants comme révélateur de l'infamie occidentale

Tout simplement ahurissant. Tout ce qui touche à la crise migratoire qui submerge l'Europe aujourd'hui est ahurissant. Ses causes et les responsabilités qui vont avec d'abord, systématiquement passées sous silence par les medias-Système. Le cynisme absolu du Kaiser européen Merkel ensuite, qui après avoir jeté sans état d'âme le peuple grec aux ordures du capitalisme triomphant, tente de se faire passer pour un Robin-des-bois alors qu'elle dégouline d'arrière-pensées intéressées. Enfin, la gestion désastreuse d'une crise hautement prévisible pourtant, par une Europe qui oscille entre le droit-de-l'hommisme débilitant des salons parisiens côté Ouest, et une furieuse envie de tirer dans le tas côté Est. La crise des migrants comme révélateur d'infamies en somme.

Depuis un mois, les medias-Système occidentaux ont été sommés de braquer tous leurs projecteurs sur la crise des migrants mais sous l'angle émotionnel exclusivement. On passe ainsi comme chat sur braises sur la question des causes réelles, et on oublie systématiquement de pointer clairement les responsabilités.

Or ces responsabilités sont connues, évidentes, indiscutables, et il faut les rappeler, les hurler même.

L'Etat-voyou israélien à la manœuvre

Il y a d'abord les 70 ans de l'interminable massacre de la Palestine par l'Etat-voyou israélien. Une humiliation permanente durant laquelle, tout au long de sept longues décennies, l'entité sioniste a bénéficié non seulement d'une impunité totale mais d'un soutien inconditionnel du Bloc atlantiste dans son affirmation sous-jacente que les musulmans et les arabes en général, et les Palestiniens en particulier, étaient des sous-hommes (untermensch). Or ces septante ans d'injustice institutionnalisée et avalisée par l'ONU ont été l'un des principaux facteurs d'instabilité au Moyen-Orient. Ces sept décennies de meurtres, de massacres, de pillages, de torture et d'apartheid infligés à l'ombre de la Mosquée Al-Aqsa ont largement nourri le fondamentalisme islamiste des coupeurs de têtes de Daesh, Al-Qaïda et al-Nosra qui poussent aujourd'hui des populations entières à l'exode.

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L'art d'écrire un article antirusse pour les nuls

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Ces derniers temps, on assiste à une véritable prolifération d'articles antirusses dans les médias occidentaux. En réponse, un blogueur britannique a élaboré un système cohérent de règles pour écrire de tels articles avec succès.

Ces recommandations, selon le blogueur, devraient aider tout journaliste travaillant pour les médias occidentaux à créer une image terrifiante de la Russie, et que le public cible sera ravi de dévorer.

Les règles classiques d'un article antirusse

Actuellement, on observe une tendance homogène dans l'écriture d'articles sur la Russie. On commence traditionnellement par des expressions indiquant l'angoisse à l'égard de ce pays, comme par exemple "les capitales occidentales connaissent une période d'inquiétude croissante". Une telle approche, précise Rob Slane dans son entretien à Sputnik, exerce un effet sur le soi-disant facteur peur, et renvoie tristement les lecteurs aux vieux démons de la Guerre froide.

Chess

Que fait réellement la Russie en Syrie ?

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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© Inconnu
Je pense qu'une semaine après que Ynet a révélé l'affaire d'une intervention militaire russe en Syrie, nous pouvons affirmer en toute confiance que c'était là une opération psychologique typiquement anglosioniste destinée à freiner l'implication russe dans la guerre impériale contre la Syrie, qui n'a aucun fondement dans la réalité.

Ou bien est-elle fondée ?

Il s'avère qu'il y avait un petit noyau de vérité dans ces histoires. Non, la Russie n'était pas en train d'envoyer « des MiG-31 pour bombarder Daesh » ni d'envoyer un SSNB (sous-marin armé de missiles ballistiques intercontinentaux) sur la côte syrienne. Mais il y a des signes grandissants que la Russie fait deux choses :

Dollar

Europe : le lobbying intensif de l'industrie pharmaceutique à fond les manettes

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© istock
40 millions d'euros pour la seule année 2015. C'est le montant dépensé par les firmes pharmaceutiques et leurs représentants dans le cadre de leurs activités de lobbying à Bruxelles. Les rencontres avec les fonctionnaires européens de la commission Junker se comptent par dizaines. La seule Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques (EFPIA) totalise plus de cinquante réunions en moins de cinq mois. Ces données, obtenues par l'ONG CEO auprès de la Commission européenne, confirment l'influence de l'industrie pharmaceutique sur la politique européenne, largement dénoncée par des députés européens, des médias et des acteurs de la société civile.

À partir de documents officiels de la Commission européenne, Corporate Europe Observatory (CEO) a traqué le travail de lobbying des grandes firmes pharmaceutiques. L'ONG bruxelloise a accompli un travail de fourmi pour multiplier les demandes auprès des différentes directions générales concernées, afin de recueillir et recouper des informations partielles. "Chaque direction traite les demandes et les informations différemment", explique Rachel Tansey, auteure du rapport publié début septembre. Certaines informations tombent aussi sous le secret des affaires.

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7 points clés de l'interview de Bachar el-Assad

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© Slate
Sa parole est distillée au compte-goutte. Pourtant, le président syrien a accordé une interview exclusive à plusieurs médias russes dont RT. Daesh, l'Occident, la crise migratoire, la politique. Bachar el-Assad s'est confié comme rarement.

Alors que vous pouvez retrouver l'intégralité de l'échange sur notre site, nous vous avons préparé un résumé avec l'essentiel en 7 points clés.

Sur Daesh

« Ils représentent la troisième phase de la politique et du poison idéologique de l'Occident. L'État islamique est destiné à parachever ses objectifs politiques. Les Frères musulmans, au tournant du siècle dernier, constituaient une première phase. La deuxième a pris place avec Al-Qaïda luttant contre l'Union Soviétique en Afghanistan. Daesh, le front Al-Nosra et tous ces groupes extrémistes représentent la troisième phase. Qui sont les terroristes de l'Etat Islamique ? De tous ces groupes ? Ils sont simplement des extrémistes produits par l'Occident. »

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© Inconnu La carte de la présence de Daesh dans le monde