Les Maîtres du MondeS


Gear

Le capitalisme paramilitaire, étape suivante du néolibéralisme

Traduction : Françoise Lopez

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© Inconnu
En 2008, l'actrice Mia Farrow rencontra Erick Prince, directeur de Blackwater, le plus important fournisseur de mercenaires au monde pour engager cette entreprise afin de "résoudre" la guerre civile sanglante au Darfour (Soudan). Prince a affirmé que l'entreprise avait les capacités pour le faire mais que l'affaire ne lui convenait pas car elle pourrait affecter ses contacts avec son principal client : le gouvernement des États-Unis.

Le 19 août 2015, des paramilitaires qui protégeaient une opération de contrebande sur la frontière entre la Colombie et le Venezuela ont attaqué des militaires vénézuéliens qui surveillaient cette zone. L'État vénézuélien a répondu en fermant une section de la frontière commune. Du côté colombien de la frontière, les conséquences ont mis en évidence la pénétration de la contrebande et du para-militarisme dans le tissu économique de la région.

Le "capitalisme paramilitaire" comme l'a décrit le président Nicolas Maduro dans la dynamique qui fonctionne dans cette zone, est loin d'être un phénomène circonscrit à la frontière vénézuélienne et est une tendance globale claire du modèle néolibéral de développement essentiellement stimulée par les États-Unis.

Chess

Poutine passe à la vitesse supérieure

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Pendant que l'Occident et ses médias font diversion sur l'immigration et n'ont de cesse de diaboliser Poutine, ce dernier, conscient de ce que ses opposants trament, passe de la deuxième à la troisième vitesse. Les discours laissent la place à des décisions opérationnelles qui ne laissent aucun doute sur ses intentions. Il dénonce les interventions d'une coalition internationale qui agit sans l'accord des Nations Unies, faisant fi du droit international et du droit des peuples et des États à disposer d'eux-mêmes. Plus que tout, elle fomenta le terrorisme pour mieux couvrir leurs interventions en Syrie dans le seul but de prendre le contrôle du pays et d'en changer le régime.

Il y a quelques semaines, Poutine a donné l'ordre pour que son plus gros sous-marin nucléaire se rapproche des côtes de Syrie. Depuis, toutes ses déclarations vont dans le sens d'un soutien inconditionnel au gouvernement légitime de Bachar al Assad et de la nécessité pour toutes les forces d'opposition de s'unir aux forces gouvernementales pour vaincre les forces de l'État islamiques sur le territoire syrien. Ses engagements en armements et en formation militaire auprès du gouvernement syrien se poursuivent à un rythme accéléré. Plus rien ne semble pouvoir l'arrêter. Les déclarations menaçantes de Washington, les campagnes d'information en faisant de lui le grand responsable de la migration de centaines de milliers de migrants n'arrivent pas à le ralentir dans cette mise en place d'une stratégie visant à vaincre les terroristes islamiques et à sauver l'État de droit en Syrie.

Propaganda

Business du « réchauffement climatique » : mode d'emploi pour du pognon

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© Inconnu
Une fois que l'on connaît le parcours d'Al Gore, son influence centrale sur l'acceptation du concept de réchauffement anthropique, ses liens avérés avec la sphère financière la plus scélérate de la planète, il est temps de détailler son business. Un business qui n'a pas toujours bien marché, mais devient florissant avec l'abrutissement des masses par une propagande politique mondiale unique dans l'histoire.

De mémoire, tu n'auras pas

Le business-plan pour créer une « économie décarbonée » est basé sur des amalgames et des raccourcis simples mais qui permettent d'engager une somme d'acteurs considérables. Le fruit de cette campagne de comm' planétaire, pour un homme d'affaires avisé comme Al Gore, est de devenir l'un des acteurs financiers centraux dans la nouvelle économie en cours de création. Puisqu'il s'agit bien de cela : l'opération « Changement climatique anthropique » mène à un basculement économique, politique global, au profit de ceux qui ont engagé l'opération, et la pilotent. Aidés de la toute puissante ONU, pour les crédits carbone, comme nous le verrons plus loin...

Il y a bien entendu des accrocs dans cette opération, et comme dans tout business, des tentatives ratées pour prendre des parts de marchés un peu n'importe comment. Le coup des agro-carburants pour sauver la planète des rejets de CO2 des véhicules au pétrole, en est un. A l'époque, en 2007, les médias n'ont cesse de faire la promotion de ce nouveau moyen pour être « éco-responsable » : il suffit de faire pousser des plantes oléagineuses ou à sucre pour en faire des carburants permettant de « couper » les carburants fossiles. Ainsi, les véhicules rejettent moins de CO2, et il est moins nécessaire de tirer et exploiter du pétrole. Idée géniale.

Bad Guys

Impérialisme et réfugiés

Traduction : Résistance 71

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© Inconnu
Alors que les réfugiés continuent d'inonder l'Europe, la couverture de l'évènement par les médias corporatistes occidentaux a été bien prévisible. Plutôt que de poser les questions qui s'imposent comme par exemple "pourquoi" tant de milliers de gens désespérés en provenance de Syrie, d'Irak, de Libye et d'Afghanistan laissent leur vie, leurs maisons, leurs possessions derrière eux pour s'embarquer dans un périlleux voyage vers le nord, la pressetituée occidentale se focalise sur la tragédie humanitaire et le traitement de ces réfugiés par les différentes nations européennes.

Cliniquement, ceci est un cas classique de dissociation et de déni de réalité. Ces conditions sont chroniques à l'occident, où, malgré la protestation occasionnelle, la machine de guerre impérialiste est en marche et continue son chemin.

TV

Interview de Bachar el-Assad : « Si les européens sont émus par le sort des réfugiés, qu'ils arrêtent de soutenir les terroristes. C'est le cœur du problème »

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© RIA NOVOSTI
Le président syrien a accordé une interview exclusive à plusieurs médias russes dont RT. Situation interne, stratégie occidentale, crise des réfugiés, il aborde tous les sujets qui font l'actualité. A retrouver demain sur RT France.

Alors que les médias occidentaux parlent sans cesse de la Syrie, peu d'entre eux relaient la parole de son président. Nos chers lecteurs auront l'occasion de l'entendre. Bachar el-Assad a donné une interview exclusive à plusieurs médias russes dont RT. En voici un aperçu :

Près d'une heure de discussion. Un échange durant lequel le président syrien a abordé tous les sujets qui font l'actualité de son pays. A commencer par la crise des réfugiés. Pour rappel, une grande partie des centaines de milliers de migrants qui tentent de se rendre en Europe sont Syriens. Pour Bachar el-Assad, la relation entre déplacements de populations et terrorisme est évidente : «Si les européens sont émus par le sort des réfugiés, qu'ils arrêtent de soutenir les terroristes. C'est le cœur du problème».

Bad Guys

Flashback « La stratégie du choc » et le contrôle mental global

Dans La Stratégie du Choc : la montée d'un capitalisme du désastre, Naomi Klein met en évidence les modes opératoires du capitalisme libéral et de la torture scientifique telle que théorisée dans les manuels de la CIA (MK ultra, Monarch), à savoir la production intentionnelle de chocs régressifs, sous la forme de crises économiques planifiées et/ou de traumatismes émotionnels méthodiques, afin d'anéantir les structures données. Les bases du contrôle mental, que ce soit sur un individu ou sur une population entière, sont les mêmes : traumatiser pour reprogrammer... Ordo Ab Chao (l'ordre par le chaos); le modus operandi qui efface la personnalité d'origine chez un individu par une succession de traumatismes s'applique donc également sur les foules... En 1963, le patron des administrateurs de L'Institut Tavistock, Eric Trist, a déclaré : "L'administration d'une série de chocs traumatiques successifs sur une société a pour effet de la déstabiliser et de créer des conditions permanentes de turbulence sociale..." qui serviront à générer une société nouvelle en effaçant les cultures, les patrimoines, les frontières, bref les racines... pour l'établissement d'un Nouvel Ordre Mondial.....

Chess

La préparation du déploiement militaire russe en Syrie

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© InconnuEn marge du Forum économique de Vladivostok, le 4 septembre 2015, le président Vladimir Poutine a confirmé son intention d’intervenir en Syrie contre les jihadistes
Une campagne a été lancée par les opposants à l'accord entre les États-Unis et l'Iran pour accuser la Russie de vouloir annexer militairement la Syrie comme la Crimée. En réalité, Moscou prépare une opération contre les jihadistes, en application des résolutions de l'Onu, et la mènera avec ou sans Washington. D'ores et déjà la Maison-Blanche a organisé une opération conjointe de la Coalition internationale et de la Syrie. La France tente de prendre le train en marche tout en espérant encore saboter la réconciliation États-Unis/Iran.

La préparation du déploiement militaire russe se poursuit en Syrie provoquant la colère des Occidentaux. L'annonce que j'avais faite, dans ma chronique hebdomadaire d'Al-Watan [1], de la création d'une Commission militaire conjointe syro-russe, de la transmission d'informations satellitaires russes, de l'arrivée de nombreux experts russes et de la livraisons d'armes plus sophistiquées que précédemment a soulevé une tempête lorsqu'elle s'est trouvée confirmée par les sites israéliens Ynet [2] et DebkaFile [3]. Par la suite, j'ajoutais à ces éléments la modernisation et l'agrandissement de l'aéroport de Lattaquié [4].

Chess

La Russie et la Syrie, plus précisément

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© AFP Des chars d’assaut T-90, le dernier modèle en date de l’armée russe, paradaient à Moscou à l’occasion de la commémoration de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, le 9 mai dernier
Protéger « l'Alaouistan », combattre l'organisation État islamique mais aussi se mettre au centre du jeu diplomatique semblent être les motivations qui ont poussé les Russes à accentuer leur investissement militaire en faveur du régime Assad.

Ce n'était au départ qu'une rumeur, seulement reprise par quelques médias anglo-saxons comme le Daily Beast. Mais plus les jours ont passé, plus les faits se sont accumulés, plus les chancelleries ont réagi et plus la rumeur s'est transformée en évidence : des troupes russes sont effectivement présentes sur le sol syrien. Selon des propos rapportés hier par deux responsables de l'administration américaine, interrogé par Reuters, la Russie a déployé sept chars T-90 sur un terrain d'aviation près de Lattaquié. Cette nouvelle vient s'ajouter à une série d'informations concernant un important déploiement militaire russe en Syrie : construction d'une piste d'atterrissage à Lattaquié, transport de préfabriqué pour loger des soldats, manœuvres de bateaux militaires russes le long de la côte syrienne, transport et livraison de matériel militaire, établissement d'une tour de contrôle, survol de drone au dessus de Lattaquié, débarquement de chars et d'avions, et d'au moins une unité d'infanterie.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a lui-même admis que les avions russes à destination de Syrie transportaient non seulement de l'aide humanitaire, mais aussi « des équipements militaires conformément aux contrats existants », signés avec le pouvoir syrien. Même s'il continue de démentir toute participation des troupes russes aux combats, confirmant par contre avoir des « experts » sur le terrain, Moscou ne se cache plus.

Commentaire: Effectivement, du côté américain, on semble transpirer :
Les USA demandent à l'Irak de fermer son espace aérien aux avions russes

Les États-Unis s'appliquent à empêcher la Russie d'acheminer de l'aide humanitaire en Syrie.

Les autorités américaines exigent de l'Irak qu'il ferme son espace aérien aux avions russes se rendant en Syrie, rapporte le New York Times, précisant qu'une telle requête de Washington datait du 5 septembre alors que Bagdad n'a toujours pas répondu par l'affirmative.

Le service de presse du gouvernement irakien a refusé de le commenter, arguant qu'il n'avait aucune information sur le survol du territoire du pays par des appareils russes.

Le quotidien américain écrit, en référence à ses sources à la Maison Blanche, qu'au moins sept avions russes ont gagné la semaine dernière la Syrie via l'espace aérien de l'Irak et de l'Iran. Moscou a choisi ce corridor après la fermeture le 8 septembre par la Bulgarie de son espace aérien, toujours sur l'exigence des Etats-Unis.

A part la Bulgarie, l'Ukraine a fermé son espace aérien aux avions russes se rendant en Syrie pour y fournir de l'aide humanitaire. Washington a adressé la même demande à la Grèce, mais Athènes n'y a pas répondu.

La Maison Blanche veut à tout prix empêcher la livraison d'armes russes au gouvernement de Bachar el-Assad.

Sputnik.
Le point de vue de Philippe Grasset :
« (...)

La communication a constitué un phénomène absolument stupéfiant durant ces dernières semaines, - une fois de plus, dira-t-on, - agissant comme un phénoménal facteur de grossissement des situations et de leurs effets. Quoi qu'il en soit de la vérité chronologique de l'engagement russe, il est certain que celui-ci est devenu un enjeu stratégique de première importance, susceptible de faire évoluer Israël dans un cas où la Russie deviendrait son premier interlocuteur stratégique, d'abord à cause de la communication.

Il est très possible d'autre part que la puissance de la communication produisant les effets qu'on a vus ait conduit les Russes, non pas à décider d'une aide à la Syrie, - de la poursuite de leur aide à l'accélération de leur aide, — mais bien à modifier la forme de leur action pour en faire un véritable engagement qui deviendrait un acte stratégique majeur. Personne n'a encore rien vu des actes de cet engagement russe, de ses signes concrets, des nouveaux matériels, éventuellement de nouvelles forces, et pourtant la chose est déjà un facteur majeur, sinon le facteur principal de la situation en Syrie. L'exercice naval annoncé du 15 septembre au 7 octobre ressemble déjà à un acte d'affirmation stratégique qui semblerait presque la confirmation d'une prise de pouvoir dont personne, également, n'a rien vu...

Il est vrai, bien entendu, que les Russes sont formidablement aidés par la crise colossale du pouvoir aux USA, où tout est fait constamment pour radicaliser la situation, pour interdire tout compromis, alors que les USA n'ont ni la volonté, ni la cohésion, ni même les moyens de soutenir ce maximalisme et d'en profiter. On dira que les choses se font "par défaut" en un sens, à cause de cette maladresse US, parce que Poutine n'est pas un homme aventureux qui pose des gestes offensifs audacieux ; simplement, les USA créent des situations qui sont à la fois de vide stratégique et de grand danger de déstabilisation, et dans ce cas les Russes sont conduits, sinon pressés par leur simple analyse des nécessités stratégiques à envisager d'intervenir ; puis ce qui constitue d'abord une obligation aventureuse devient une victoire stratégique simplement par la maladresse de l'autre camp ; à cause de cette communication hystérique qui dénonce l'"intervention russe" en en faisant finalement, sans que l'acteur principal y ait d'abord songé, un acte stratégique fondamental, l'opération devient une victoire stratégique russe, sans la moindre bataille, sans le moindre combat ... Si les choses vont en se confirmant, on peut être sûr que Netanyahou, qui ne manque ni de cynisme ni de réalisme, satisfera sa haine d'Obama en mettant en place un sérieux rapprochement stratégique avec la Russie. »



Bad Guys

Amazonie : la face cachée de l'exploitation pétrolière

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© Archives CAAAP
Pollution des eaux et des terres, manque de consultation des populations, appauvrissement des ressources alimentaires, division des communautés indigènes : un nouveau rapport du CCFD et du Secours Catholique critique les activités de deux entreprises françaises, Perenco et Maurel et Prom, en Amazonie péruvienne. Il met en évidence les conséquences désastreuses de l'industrie pétrolière sur les peuples et l'environnement de la région. Les responsabilités des entreprises et de leurs actionnaires, dont la Macif, sont mises en avant, au côté de celle de l'État français accusé de privilégier la défense de ses intérêts économiques au détriment des droits humains et environnementaux.

C'est la face cachée de l'exploitation pétrolière. Celle qu'on préférerait ne pas voir lorsqu'on emplit son réservoir. En plus de participer à l'émission de gaz à effet de serre, donc aux changements climatiques, l'extraction de pétrole contribue directement à la destruction de régions entières, notamment en Amazonie. Et bouleverse les modes de vie des populations. Intitulé « Le baril ou la vie ? », un rapport publié lundi 6 septembre, par le CCFD-Terre solidaire et le Secours catholique, dresse un tableau accablant des conséquences de l'exploitation pétrolière menées par deux entreprises françaises, en Amazonie péruvienne, Perenco et Maurel et Prom (dont Basta ! vous parlait en décembre 2013).

Bomb

Syrie: les Etats-Unis et l'Europe se servent de la crise des réfugiés pour intensifier la guerre

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Les politiciens et les médias des États-Unis et ceux de l'Europe occidentale se sont cyniquement saisis de la situation terrible des réfugiés fuyant les violences en Syrie comme d'un prétexte pour intensifier la guerre pour un changement de régime dans ce pays.

Le président français François Hollande et le premier ministre britannique David Cameron, qui s'activent fébrilement pour n'accueillir chacun qu'une poignée de réfugiés, ont annoncé des campagnes de bombardements en Syrie dont l'apparente logique est que plus on larguera d'explosifs sur eux, plus il est probable que les Syriens décideront de rester chez eux.

Washington a déclenché une confrontation provocatrice avec la Russie à propos de l'aide militaire de longue date du Kremlin au gouvernement du président Bachar al-Assad, ses mises en garde contre un « développement » de l'aide russe en Syrie devenant de plus en plus hystériques.

Ces développements récents ne font que souligner l'inconstance des prétextes utilisés par les puissances impérialistes occidentales pour leur intervention sanglante en Syrie. D'abord ce fut la défense des «droits humains» contre le régime Assad, puis la lutte contre le terrorisme de l'Etat islamique (EI) et maintenant, ce sont les réfugiés et l'«ingérence» russe.