Les Maîtres du MondeS


Stormtrooper

Un « camp d'été néonazi » en Ukraine pour les enfants, financé par les USA ?

Traduction : Daniel

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© Inconnu
À l'insu de la plupart des Américains, le gouvernement des USA procure une aide financière, des armes et une formation à une entité néonazie faisant partie de la Garde nationale de l'Ukraine, le Bataillon Azov (Батальйон Азов). Le Canada et la Grande‑Bretagne ont confirmé qu'ils apportaient aussi leur soutien à la Garde nationale.

Le bataillon Azov, qui arbore « officiellement » l'emblème nazi SS (en bas, à gauche), est décrit par le régime à Kiev de « bataillon formé de volontaires appelés à la défense du territoire ». Il s'agit d'un bataillon de la Garde nationale relevant du ministère des Affaires intérieures, l'équivalent du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis. Officiellement basé à Berdiansk, au bord de la mer d'Azov, le bataillon Azov a été formé par le régime pour réprimer l'insurrection de l'opposition dans la région du Donbass (est et sud de l'Ukraine).

Eye 1

Police américaine : les drones-taser débarquent

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© Reuters
Le Dakota du Nord aura été l'un des premiers Etats américain à développer à grande échelle l'exploitation du pétrole de schiste par fracturation hydraulique. Il est en passe de s'imposer comme pionnier dans un autre domaine, tout aussi controversé : la mise à disposition de drones armés pour ses policiers.

Le Daily Beast rapporte comment un projet de loi soumis à l'assemblée législative de cet État du nord des États-Unis, frontalier du Canada, a été habilement détourné de son objet par un lobby pro-police. A l'origine, la loi 1328 élaborée par le représentant républicain Rick Becker se proposait d'encadrer le recours aux drones en imposant notamment que leur utilisation dans le cadre d'une opération de police soit suspendue à la délivrance d'un mandat par le juge. Le texte précisait aussi qu'il était interdit d'équiper lesdits drones d'un dispositif armé.

USA

Selon la DIA, les Etats-Unis ont sciemment soutenu Daesh pour isoler Assad

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Un rapport des services secrets prouve que la Maison Blanche avait été prévenue, dès 2012, que l'insurrection syrienne était principalement menée par des forces extrémistes, des révélations qui n'ont pas changé la politique américaine. Au contraire.

Ce rapport de l'Agence du Renseignement de la Défense (DIA en américain) datant de 2012 est édifiant. Les premières lignes, écrites en capitales d'imprimerie, dressent un rapide état des lieux de la situation en Syrie, un résumé sans équivoque:

On peut ainsi lire:
  • La situation intérieure en Syrie est en train de prendre un tournant clairement sectaire
  • Les Salafistes, les Frères Musulmans et Al-Qaïda en Irak sont les principales forces menant la rébellion en Syrie
  • L'Occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent cette opposition pendant que la Chine, la Russie et l'Iran soutiennent le régime
  • AQI [Al-Qaïda en Irak] est familier en Syrie. AQI s'est entraîné en Syrie avant de s'infiltrer en Irak
  • AQI supporte la rébellion syrienne depuis le début, idéologiquement et à travers les médias. AQI a déclaré la guerre au gouvernement de Bachar Al-Assad considérant son régime comme sectaire et ciblant les Sunnites.

Bad Guys

Déni et propagande de l'occident : l'exemple du défilé chinois

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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© InconnuLes USA sont vraiment à côté de leurs pompes en décourageant les autres pays d’y aller
L'importance pour la Chine de ce défilé de jeudi pour célébrer le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale dans l'Asie-Pacifique ne sera jamais assez surestimée.

La capitulation japonaise a été officiellement signée sur le USS Missouri dans la baie de Tokyo le 2 septembre 1945.

Pourtant, en Chine, la date clé était vraiment le 9 septembre à Nanjing à 9h. Comme cet article du China Daily le souligne, le choix pour les 9-9-9 de Pékin a été extrêmement symbolique, car les mots neuf et durable, en mandarin, résonnent phonétiquement de la même façon.

La Chine était à l'époque dirigée par le nationaliste Chiang Kai-shek, complètement défait quatre ans plus tard par les communistes. L'impulsion initiale de la direction chinoise a été axée sur la résistance à l'agression par la générosité et la réconciliation.

Dès le début, ce fut une montagne extrêmement raide à gravir. Voici un portrait détaillé (1) de la façon dont le traumatisme de la guerre s'est attardé à Hong Kong. Le défilé qui se déroulait sur la place Tiananmen célébrait officiellement la Guerre de Résistance du peuple chinois à l'agression japonaise. C'est une affaire très sérieuse - et sensible - pour 1,4 milliard de Chinois et la diaspora dans le monde.

Eye 2

Guerre au cash : quand l'État se servira dans nos poches, il sera trop tard

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© Peter Gerdes CC BY-NC-ND 2.0
Quand l'État se servira dans vos poches, il sera trop tard.

Oui, septembre est arrivé. Comme prévu, la volatilité boursière augmente. La Guerre zombie s'intensifie. Les investisseurs prennent peur. Les gens perdent confiance. Ils perdent probablement confiance dans les dirigeants d'entreprises, par exemple. Qui veut détenir les actions de sociétés gérées par des idiots qui achètent leurs propres actions à prix record juste avant une liquidation boursière ? Ou peut-être se demandent-ils quelle part des 200 000 milliards de dollars de dettes mondiales peut être remboursée ? À moins qu'ils ne commencent à réaliser à quel point les politiques de la Fed sont frauduleuses ?

Mais maintenant... attention ! Titubant sous les coups des deux dernières semaines, attendez-vous à une contre-attaque vigoureuse des zombies et de leurs alliés. L'un ou l'autre gouverneur de la Fed — voire Janet Yellen elle-même — se présentera et nous dira de ne pas nous inquiéter d'un retour à « la normale ». Nous sommes bien trop avancés dans la bizarrerie pour revenir la normalité, désormais. À coup sûr, les sherpas de Wall Street vont faire les gros titres en expliquant que les marchés deviennent parfois déraisonnablement craintifs. Ils avertiront les investisseurs que le moment est venu de faire la chasse aux « bonnes affaires ». Le Dow à 25 000 ! Pourquoi pas ? Ils ont peut-être raison. Il ne peut qu'y avoir une explosion inflationniste à un moment ou à un autre. Les actions grimperont en flèche. Mais pas avant de s'être effondrées.

Magnify

Toute la vérité sur les militaires russes en Syrie

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Ces dernier temps, les médias occidentaux accusent la Russie vouloir faire une intervention militaire en Syrie. Ils déclarent même qu'elle est coupable de la crise migratoire en Europe. Il semble que ce soit une tentative de rééquilibrage de la situation qui se cache derrière cette hystérie médiatique.

C'est à cause du soutien du président russe Vladimir Poutine à son homologue syrien Bachar al-Assad que les migrants se sont lancés en Europe occidentale, a déclaré l'analyste de Fox News Kathleen McFarland. "Si on regarde la carte, on voit que les réfugiés se dirigent vers l'Occident. Ils ne vont pas en Orient, dans les autres pays du Golfe persique. Il semble que personne ne veut aller en Russie ou en Chine", a-t-on déclaré sur Fox News. C'est, en effet, un des arguments les plus forts des adversaires de la Russie qu'on entend sur Fox News, ce qui provoque même l'indignation des autres journalistes occidentaux.

La Russie n'augmente pas sa présence militaire en Syrie et n'envisage pas d'intervention militaire, contrairement à ce que disent les médias occidentaux dont Bloomberg. Leurs "hystérie" s'explique par l'intention des Etats-Unis de faire obstacle au rapprochement entre la Russie et l'Arabie saoudite, estime le journaliste Bryan MacDonald. L'autre raison de cette "hystérie" pourrait être l'inquiétude de Washington selon laquelle Moscou peut éliminer l'Etat islamique tout seul ou avec le soutien de l'Europe mais sans participation des Etats-Unis, suppose le journaliste.

Bomb

De la fausse « crise des réfugiés »

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La partie gauche de cette photographie a été très largement publiée par la presse atlantiste. La victime, un enfant syrien kurde, Aylan Kurdi, est sensée avoir été rejetée par la mer. Cependant, son cadavre est perpendiculaire aux vagues au lieu de leur être parallèle. La présence sur la partie droite de l’image d’un photographe turc officiel confirme l’idée d’une mise en scène. Au loin, on distingue des baigneurs
Alors que les médias européens suscitent l'émotion en montrant des photographies d'un enfant noyé et des reportages sur des foules traversant les Balkans à pied, Thierry Meyssan montre que ces images sont fabriquées. Certes, elles servent les intérêts du patron des patrons allemand, Ulrich Grillo, et de l'Otan. Mais elles ne rendent pas compte du phénomène dans son ensemble et conduisent les Européens à des réponses inadaptées.

Une vague d'émotion a submergé brutalement les populations vivant dans l'espace Otan. Elles ont soudainement pris conscience du drame des réfugiés en Méditerranée ; une tragédie qui dure depuis des années dans leur indifférence permanente.

Ce revirement est dû a la publication d'une photographie montrant un enfant noyé, échoué sur une plage turque. Peu importe que cette image soit un grossier montage : la mer rejette les cadavres parallèlement aux vagues, jamais perpendiculairement. Peu importe qu'elle ait été instantanément reproduite à la "une" de presque tous les journaux de la zone Otan en moins de deux jours. On vous a déjà dit que la presse occidentale est libre et pluraliste.

Pistol

Washington et son nouveau programme de « tueries ciblées »

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© Inconnu
La CIA et le commandement des Opérations Spéciales (JSOC) du Pentagone one lancé un programme secret d'assassinats par drone en Syrie, selon un article du Washington Post.

L'existence d'un programme de « tueries ciblées » est ressortie après l'assassinat le mois passé d'un citoyen britannique, Junaid Hussein, âgé de 21 ans, qui aurait été un expert informatique pour l'Etat islamique (EI).

Hussein aurait eu des liens avec l'un des deux tireurs tués par la police au mois de mai autour d'un concours pour « Dessiner Mohamed » organisé par des groupes de droite au Texas. Il aurait aussi hacké les comptes Twitter et YouTube du US Central Command, le commandement du Pentagone qui dirige les guerres au Moyen Orient et en Afghanistan. On l'avait condamné à six mois de prison en Grande Bretagne en 2012 pour avoir publié des données volées au carnet d'adresse de l'ancien premier ministre Tony Blair.

Snakes in Suits

L'avènement des non-humains

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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La descente de l'Amérique dans la violence totalitaire s'accélère. Comme le régime de Bush, le régime Obama a un penchant pour récompenser les fonctionnaires du Département de la Justice(sic) qui piétinent partout autour d'eux la Constitution américaine. L'année dernière, le premier président noir des États-Unis a nommé David Barron au poste de juge à la Première cour d'appel du circuit de Boston US.

Barron est responsable du mémo du Département de la Justice(sic) qui a donné l'aval juridique à Obama pour assassiner un citoyen américain avec un missile tiré depuis un drone. L'exécution a eu lieu sans accusations présentées à un tribunal, sans procès ni condamnation. La cible était un homme religieux dont les sermons ont été considérés comme paranoïaques par le régime d'Obama car ils auraient encouragé le djihadisme. Apparemment, il n'est jamais venu à l'idée d'Obama ou du Département de la Justice(sic) que l'assassinat et le déplacement de millions de musulmans dans sept pays, par Washington, était tout à fait suffisant pour encourager le djihadisme. Les sermons étaient redondants et devraient susciter peu indignation, autre que morale, après des années d'assassinats en masse par Washington dans la poursuite de son hégémonie au Moyen-Orient.

Commentaire: A défaut d'apparition d'une « nouvelle espèce », c'est cette « autre espèce » qui est mise à nue, chaque jour un peu plus, sous les feux de l'actualité : celle des psychopathes. Qui n'a certes pas grand chose d'humain.


Snakes in Suits

France : la guerre comme extension du foutoir français par d'autres moyens

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© Inconnu
Que la France entre en guerre n'est pourtant pas un événement anodin! Il est stupéfiant que l'annonce de frappes aériennes contre le Syrie se fasse entre une tartine sur le droit du travail et une rondelle de saucisson sur les impôts. Il n'y a plus de respect et plus de tradition, mon bon Monsieur, dans l'art de déclarer la guerre, et François Hollande est un iconoclaste de premier ordre, avec ses frappes sans déploiement au sol glissées dans une conversation comme s'il s'agissait d'une décision de gestion parmi d'autres.

Une fois de plus, les mauvais esprits qui se souviennent de la phrase de Clausewitz : « La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens » se disent : mais quelle politique François Hollande veut-il continuer par la guerre ? Et là, un grand vide s'ouvre sous leurs pieds...

La guerre pour quelle politique ?

Je m'efforce de percer les mystères de la stratégie française dans le monde arabe, et singulièrement en Syrie ou dans ce qu'on appelait à une époque le Machrek. Sauf erreur de ma part je n'y vois guère plus d'épaisseur que dans une note d'énarque à l'épreuve de diplomatie, au classement de sortie de l'école. En dehors des banalités qui s'échangent dans les dîners des beaux quartiers et qui tiennent lieu de pensée unique sous les lambris de la République (le cerveau de la technostructure ayant autant horreur du vide que du plein), on n'y voit guère d'ossature reposant sur une quelconque compréhension de la région ni sur une quelconque vision au-delà des trois mois qui arrivent.