Les Maîtres du MondeS


Stock Down

Les traders liquident les actions japonaises à un rythme jamais vu dans l'histoire

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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© BloombergVentes nettes d’actions japonaises par les investisseurs étrangers. La pire période sur 3 semaines.
La légende du banquier central omnipotent continue d'être mise à rude épreuve au vu de l'incapacité de la Chine à sauver son propre marché, la dernière incarnation des investisseurs perdant confiance. Nulle part le fanatisme religieux n'a été plus fervent que dans la négociation des actions japonaises où Abe et Kuroda ont enfreint toutes les règles d'indépendance dans leur manipulation de l'effet de richesse par le cours des actions.

Cependant, il semble que la fête soit finie ; comme le rapporte Bloomberg, les étrangers ont liquidé 1,43 milliards de yens d'actions japonaises dans les trois semaines précédant le 28 août, comme le montrent les données de la Bourse de Tokyo actualisées jeudi. C'est le record sur une durée de trois semaines, il dépasse la période pendant laquelle la banque Bear Stearns s'est effondrée en 2008.

Les investisseurs mondiaux retirent leur argent du marché boursier du Japon au rythme le plus rapide depuis au moins 2004, selon Mizuho Securities Co. Voici les détails de Bloomberg :

Bad Guys

Le prétexte de la lutte contre ISIS pour attaquer la Syrie

Traduction : Dominique Muselet

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© Inconnu
La chancelière allemande Angela Merkel a déclenché une avalanche de migrants en annonçant que l'Allemagne était ouverte, et en rompant l'accord de Dublin sur les demandeurs d'asile en Europe. Une campagne médiatique a suivi et des milliers de migrants en provenance de Syrie sont désormais accompagnés à travers l'Europe par des dizaines de journalistes qui rapportent chacun de leurs mouvements aux nouvelles du soir - y compris à l'aide de photos truquées (en allemand). Personne ne demande aux migrants pourquoi ils quittent la Turquie, où la plupart se trouvait tous ces derniers mois ou années, ni qui leur a donné de l'argent.

Je me suis demandé quel pouvait être le but de cette campagne médiatique. Il semble maintenant clair qu'il s'agit de préparer le public européen à une guerre ouverte contre la Syrie, son gouvernement et son peuple.

Les éditeurs du Guardian s'appuient sur la crise migratoire fabriquée de toutes pièces pour dire qu'il faut faire "quelque chose". Comme ils n'ont pas peur du ridicule, ils commencent par nous rappeler que la fausse campagne pour une "zone d'exclusion aérienne" contre la Libye a provoqué le chaos dans le pays et poussé davantage de réfugiés sur les routes, pour ensuite exiger une campagne similaire en Syrie. Une voix britannique plus sensée nous rappelle que l'ingérence "occidentale" au Moyen-Orient est la cause, pas la solution, des catastrophes actuelles.

Chess

De la crise des réfugiés en Europe pour une intervention de l'OTAN en Syrie...

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© Inconnu
« Une différence fondamentale entre les dictatures modernes et les tyrannies du passé est que la terreur n'est plus utilisée comme moyen d'exterminer ou de terroriser les opposants, mais comme un instrument pour régner sur les masses de gens qui sont parfaitement obéissantes. La terreur telle que nous la connaissons aujourd'hui frappe sans aucune provocation préliminaire, ses victimes sont innocentes même du point de vue des persécuteurs. » ~ Hannah Arendt ~

La tragédie des migrants syriens (et libyens) si elle est bien réelle et touche une foule de braves gens n'ayant rien demandé à personne, elle n'en est pas moins une tragédie planifiée, orchestrée par l'oligarchie occidentale. Il devient de plus en plus transparent que la logistique derrière cette massive migration est soutenue par la 5ème colonne impérialiste des ONG à la botte de la NED et autres entités oppressive de l'empire, disséminée sur le parcours du combattant de ces pauvres gens. Il convient néanmoins de se demander quel est le but de tout cela ?

Magnify

Conférence de presse de Poutine : Ukraine, submersion migratoire de l'UE et Syrie

Traduction : Emilie Defresne

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© InconnuVladimir Poutine ouvre le premier forum économique oriental
En ouverture du Forum économique oriental, qui s'est tenu à Vladivostok du 3 au 5 septembre 2015, le Président de la Fédération de Russie a donné une conférence de presse.

- Dans la première partie les questions portent sur la situation économique de la Russie, et aussi les substantiels encouragements donnés aux entrepreneurs pour qu'ils s'installent dans la partie orientale de la Russie, dont il veut faire l'un des centres d'affaires les plus actifs de la planète, avec son potentiel énorme en ressources et en étendues, au moment où le centre du monde semble se déplacer de l'Atlantique vers le Pacifique. Des terrains d'un hectare gratuits, des facilités financières etc.

- Dans la seconde partie, les questions portent sur la situation de l'Ukraine et la sur la crise immigratoire en Union européenne en lien avec la guerre au Moyen-Orient.

Gear

Rapprochement Russie-Grèce : un membre de Syriza confirme que Tsipras a tenté de manipuler la Russie

Traduit par Gabriel, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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Tsipras : pas vraiment un homme
Une interview avec un membre de Syriza confirme que les avances de Tsipras à la Russie n'ont jamais été sérieuses et qu'il n'y a jamais eu de consensus politique en Grèce - de même que pour la sortie de l'Euro - pour une telle alliance.

Russia Insider avait déjà dit que les avances du Premier ministre grec, Tsipras, envers la Russie au début de cette année pendant les négociations avec les institutions européennes étaient des manipulations et ne montraient aucune intention de s'aligner aux côtés de la Russie.

De même nous disions que Tsipras tentait d'utiliser la Russie comme épouvantail afin de paniquer les Européens et les amener à des concessions.

Nous avions aussi dit que malgré que les Russes, au début, désiraient les aider, ils ont promptement compris que Tsipras n'était pas très chaud, et après un certain moment leurs offres se sont faites progressivement moins généreuses.

Pirates

Meilleur du Web: Les guerres prédatrices occidentales sont responsables de la crise des réfugiés en Europe

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© Inconnu
Les images déchirantes de la dépouille d'un petit garçon syrien, Alan Kurdi, sur une plage turque, le visage dans le sable, puis dans les bras d'un travailleur de sauvetage, ont révélé au monde entier l'horreur de la crise qui se déroule aux frontières de l'Europe.

Sa famille était venue de Kobani, fuyant avec des centaines de milliers d'autres. Un siège prolongé du groupe Etat islamique (EI) et d'intenses bombardements américains n'ont laissé de cette ville syrienne que des ruines, détruit ses maisons, son approvisionnement en eau et en électricité, son système d'assainissement, et ses infrastructures médicales. En tout, douze réfugiés ont trouvé la mort avec Alan, dont sa mère et son frère âgé de cinq ans, noyés en essayant d'atteindre la Grèce. Son père, seul survivant de la famille, a dit qu'il retournerait en Syrie avec leurs corps pour dire à ses parents qu'il espérait seulement mourir et être enterré à côté d'eux.

Les coupables de ces décès ne manquent pas, comme pour plusieurs milliers d'autres morts, noyés en Méditerranée ou asphyxiés après avoir été entassés dans des fourgons surchauffés.

Le gouvernement du Parti conservateur au Canada a ignoré une demande faite en juin par la tante de l'enfant, qui vit en Colombie-Britannique, d'accorder l'asile à la famille d'Alan.

Bad Guys

Meilleur du Web: La guerre de terreur étasunienne : la CIA, le 11-Septembre, l'Afghanistan et l'Asie centrale

Traduction : Maxime Chaix

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« Quatorze ans après les tragiques événements du 11-Septembre - et tandis que l'ancien directeur de la CIA conseille au gouvernement des États-Unis de collaborer avec des transfuges d'al-Qaïda pour lutter contre Daech (!) - , je reproduis sur mon site un important chapitre du dernier livre de mon ami et mentor intellectuel Peter Dale Scott. Intitulé L'État profond américain, cet ouvrage a été recensé positivement dans Paris Match en juin 2015. Le chapitre suivant était déjà paru sur Internet en 2012, mais je publie ici sa toute dernière version, qui est plus que jamais d'actualité. En effet, n'en déplaise aux esprits conformistes, le 11-Septembre reste un événement mystérieux et irrésolu, dont les funestes conséquences se font encore ressentir à l'échelle globale. D'avance, je vous remercie de lire cette enquête de Peter Dale Scott avec la plus grande attention, et de la diffuser autour de vous si elle vous semble pertinente. » - Maxime Chaix

« La fabrication d'une série de provocations destinées à justifier une intervention militaire est réalisable et pourrait être accomplie à l'aide des ressources disponibles. » [1]

- Rapport du J-5 du Comité des chefs d'États-majors interarmées des États-Unis (JCS), 1963

Eye 2

La guerre au cash est déclarée

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© Inconnu
La guerre est donc déclarée. Depuis le 1er septembre, les paiements en cash supérieurs à 1 000 euros sont officiellement interdits en France.

En Espagne, les grandes banques taxent désormais les retraits aux distributeurs, relevait Simone Wapler récemment. Le Financial Times publiait il y a quelques jours un article invitant à supprimer cette "autre relique barbare" qu'est le cash. Sur le site internet France 2022, lancé à l'initiative de Jacques Attali, on trouve une page "Supprimer la monnaie fiduciaire" listant tous les avantages qu'il y a à se passer du cash.

L'un de ces avantages — et non des moindres — est la "fin de la transmission de microbes via la monnaie". Mais oui ! A bas les billets pouacres et les pièces poisseuses ! Et ne nous arrêtons pas en si bon chemin : supprimons aussi les barres d'appui dans les transports publics — ces surfaces répugnantes grouillant de virus et de bactéries qui nuisent à la santé générale ! Comment, que dites-vous ? "Ce serait absurde, tout le monde tomberait" ? Mais mon bon monsieur, puisqu'on vous dit que c'est pour votre sécurité !

Eye 1

Du panopticon

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© Inconnu
Le ministère de l'Intérieur souhaite disposer des bases de données des assureurs pour lutter contre certaines infractions. Un pas de plus dans la mauvaise direction, celle du Panopticon.

À la fin du 18ème siècle, Jeremy et Samuel Bentham concevaient le Panopticon, une architecture destinée à permettre à une seule personne d'en surveiller des centaines d'autres. Envisagé entre autres pour les hôpitaux, écoles (sic) et asiles, c'est pour concevoir des prisons plus efficaces que le Panopticon a été conçu. Le principe est relativement simple : la position centrale du surveillant lui permet de voir n'importe quel détenu à tout instant, et les détenus ne peuvent savoir s'ils sont effectivement observés ou non. Cette possibilité d'être observé sans pouvoir le vérifier devait favoriser l'exemplarité : si on peut être vu, on peut être pris. Une idée simple pour laquelle ses inventeurs avaient de grandes ambitions :

« La morale réformée, la santé préservée, l'industrie revigorée, l'instruction diffusée, les fardeaux de la société allégés, l'économie reposant pour ainsi dire sur un roc, le nœud gordien de la loi sur les pauvres non pas tranchée mais déliée ; le tout par une simple idée d'architecture ! » - Bentham

Stock Down

Chute libre pour l'Europe

Traduit par Gabriel, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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L'Europe est en chute libre. Personne ne peut plus le mettre en doute. En fait, l'EU souffre simultanément de nombreux problèmes cruciaux dont chacun peut devenir potentiellement catastrophique. Regardons les un par un.

Les 28 membres de l'UE sont un non-sens économique

Le problème essentiel est que tout ceci n'a absolument aucun sens économiquement. A l'origine, au début des années 1960, nous avions un petit groupe de nations relativement identiques qui ont décidé d'intégrer leurs économies, ceux qu'on nomme les Six, initiateurs de la Communauté européenne (EC) : la Belgique, la France, l'Allemagne fédérale, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-bas. En 1960, ce noyau fut rejoint par sept nouveaux pays, les Sept ne désirant pas rejoindre la Communauté, mais plutôt entrer dans une Association européenne de libre échange, (EFTA), c'était l'Autriche, le Danemark, la Norvège, le Portugal, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni ; ensemble ces pays formaient ce qu'on a pu appeler communément la Communauté de l'Europe de l'Ouest.

A leur décharge, ce traité reflétait une réalité, le fait que ces pays possédaient en général des points communs et leurs peuples désiraient partager leurs ressources. Après 1960, l'histoire de l'intégration européenne et son expansion devient plus compliquée et progresse en zig-zag avec des retours en arrière réguliers et à la fin le procédé est devenu de plus en plus incontrôlable, comme une tumeur maligne. Aujourd'hui, l'UE intègre 28 (!) États membres, y compris ceux qu'on a l'habitude de nommer d'Europe centrale et d'Europe de l'Est - même les ex-Républiques baltes sont maintenant intégrés à cette nouvelle Union. Le problème est que malgré l'attraction exercée par une telle expansion sur les élites européennes pour des raisons idéologiques, un aussi vaste ensemble n'a aucun sens économique en soi. Qu'est-ce que la Suède, l'Allemagne, la Lituanie, la Grèce ou la Bulgarie peuvent bien avoir de commun ? Très peu en fait.