Les Maîtres du MondeS


Better Earth

Pendant qu'on le cherchait partout, Poutine était en train de mener une révolution tranquille

Traduit par Avic

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J'ai toujours été surpris par les théories du complot autour de notre président. Poutine est un homme politique unique en son genre. Il est extrêmement sincère ; sincère autant que le permettent les limites imposées à un chef d'une superpuissance nucléaire. Le style de communication de M. Poutine a inévitablement un impact très fort sur le travail de ses subordonnés. Ainsi, lorsque Peskov a déclaré en direct sur Echo de Moscou que « L'ordre du jour est maintenant très serré, notamment à cause des crises. Actuellement il existe une communication constante avec le gouvernement, les entreprises publiques et le secteur bancaire naturellement, cela lui prend beaucoup de temps « , hé bien sa version des faits doit être considérée comme la plus fiable. Il n'est pas nécessaire d'en appeler aux théories du complot quand sur le plan économique, en Russie et à l'étranger, il y a vraiment des changements révolutionnaires qui ont lieu. Pourquoi les médias ne prêtent-ils que si peu d'attention à cela? C'est une autre question sur laquelle nous reviendrons.

Donc, que s'est-il passé dans l'économie internationale et russe au cours de la période de la «disparition» de Poutine des écrans de télévision ?

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Permis de tuer, ou l'effondrement d'un empire

Traduit par Hervé, relu par jj

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© Jakub Rozalski
L'histoire est la même à chaque fois: certains pays, en raison d'un concours de circonstances heureux, deviennent puissants, beaucoup plus puissants que les autres et, pour un temps, les dominent. Mais les circonstances heureuses, qui ne s'élèvent souvent pas à plus de quelques bizarreries avantageuses de la géologie, que ce soit le charbon gallois ou le pétrole du Texas, en temps opportun ont une fin. Dans l'intervalle, la superpuissance d'antan devient corrompue par son propre pouvoir.

À l'approche de la fin de partie, ceux qui sont encore en charge de l'empire s'effondrant ont recours à toutes sortes de mesures désespérées - toutes sauf une : ils refuseront de jamais tenir compte du fait que leur superpuissance impériale est en fin de vie, et qu'ils doivent changer leur gouvernance en conséquence. George Orwell a offert une excellente explication de ce phénomène : comme l'empire approche de la fin de jeu, il devient crucial pour l'auto-préservation impériale d'éduquer une classe dirigeante à un usage spécifique, être incapable de comprendre que la fin du jeu se rapproche. Parce que, voyez-vous, s'ils avaient une petite idée de ce qui se passe, ils ne prendraient pas leurs emplois suffisamment au sérieux pour laisser le jeu aller aussi loin que possible.

Cult

Pédocriminalité : quand la diplomatie US défend ses pédophiles

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© Inconnu
Un canadien qui enseignait dans une école internationale très huppée de Jakarta vient d'être condamné à 10 ans de prison pour avoir agressé sexuellement plusieurs élèves. Rien que de très banal, me direz-vous, surtout avec les dernières affaires en France, sauf que certains enfants ont carrément parlé de viols collectifs, de pièces secrètes dans l'école, de somnifères qu'on les obligeait à prendre...

On se doute bien qu'un pédophile cherchera à travailler auprès des enfants : éducateur, chef scout, enseignant, curé... autant de professions où les pédophiles sont comme des poissons dans l'eau. Surtout quand, comme en France, les autorités passent leur temps à nier l'ampleur des crimes sexuels en général, et contre les enfants en particulier. En france, la pédopornographie ce n'est tellement pas grave qu'on laisse des types condamnés pour en avoir stocké des centaines de fichiers exercer leur job comme prof ou directeur d'école.

Vader

Fascisme étasunien : chaque jour, trois personnes sont assassinées par la police

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Chaque jour, au moins trois personnes meurent aux Etats-Unis de la main de policiers, indique un rapport présenté par le Groupe de travail sur la police, créé en décembre 2014 par le président Barack Obama.

En mars dernier, les policiers américains ont tué 111 personnes, ce qui atteste que l'usage d'armes par les forces de l'ordre est de pratique courante aux Etats-Unis, indique un rapport présenté jeudi par le Groupe de travail spécial sur la police du 21ème siècle institué par le président Barack Obama en décembre 2014 suite aux manifestations massives contre les violences policières dans le pays.

"Rien qu'en mars dernier, les policiers américains ont tué plus de personnes que leurs collègues britanniques en plus de 100 ans", a constaté l'agence Sputnik en commentant ce rapport.

Ces derniers mois, les Etats-Unis ont été secoués par une vague de manifestations contre l'usage disproportionné de la force par la police à l'égard des Afro-américains. Ces rassemblements ont été provoqués par le refus des autorités de poursuivre en justice deux officiers de police ayant commis des meurtres au moment d'interpellations: l'un a abattu par balles Michael Brown (18 ans) à Fergusson et l'autre a étranglé Eric Garner (43 ans) à New York.

Bomb

Yémen : un enfer made in USA

Traduction SLT

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La spirale de massacres et de destructions engendrée par les Etats-Unis a détruit les sociétés en Irak, en Libye, en Syrie, en Somalie et au Yémen, mais la plupart des Etatsuniens se sentent irréprochables. "Les gens, les médias sociaux et le système politique acceptent tous l'idée que leur gouvernement a le droit d'intervenir dans les affaires des autres nations et qu'il a toujours raison dans ses revendications." Ils se comportent comme les rouages ​​zombifiés d'une machine de mort impériale.


Les États-Unis ont utilisé la base aérienne d'Al Anad au Yémen comme zone de transit pour les attaques de drones qui ont tué quelques 1000 personnes depuis 2009. Ces crimes ont été commis sous le couvert de la lutte contre le terrorisme, mais maintenant que ce même endroit est le lieu de représailles pour le gouvernement US et son allié, l'Arabie saoudite, les Forces spéciales des États-Unis ont fui Al Anad avant que la base ne soit envahie par des rebelles d'Ansar Allah, aussi connus sous le nom de Houthis.

Il est vrai que l'Arabie saoudite a bombardé des positions Houthis et menace de lancer une invasion terrestre avec l'aide de l'Egypte. Ces deux pays sont des États clients des Etats-Unis et ne pourraient organiser leurs actions sans avoir le feu vert de Washington.

Bomb

A l'aube du XXIème siècle : toujours plus d'armements, de guerres, de terreur et de mort (partie 1)

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© Inconnu
Il est primordial de dresser un bilan des guerres qui affligent plusieurs régions dans le monde afin de développer une conscience profonde d'indignation et de réprobation devant cette situation intolérable qui perdure et qui s'avère la poursuite d'un siècle marqué par plus de 200 guerres. Après le démantèlement de l'URSS, le siècle nouveau nous promettait de pouvoir profiter des dividendes de la paix. Hélas! Les guerres se sont multipliées en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie centrale. Depuis le début du millénaire on compte jusqu'à ce jour 55 guerres, conflits armés, opérations militaires ou révoltes, cette période ayant été désignée par l'ONU comme un temps fort pour le développement avec les Objectifs du Millénaire (wikipedia.org).

L'Afghanistan est affligé par la guerre depuis 2001, l'Irak a été durement frappé par la guerre depuis 2003, Les armes continuent de faire des victimes par milliers dans ce pays. La Syrie est à feu et à sang depuis 2011. 215 000 morts et 15 millions de personnes déplacées jusqu'à maintenant. L'Afghanistan est toujours en état de siège ayant été sous occupation par les forces de la Coalition depuis 2001. Des conflits destructeurs et meurtriers affectent plusieurs pays africains : Le Nigéria avec les exactions de Boko Haram et de l'armée nigériane, les guerres de la Côte d'Ivoire et du Mali, les massacres perpétrés en Centrafrique, l'intervention massive dite « humanitaire » contre la Libye menée par l'OTAN en 2011, la guerre qui sévit au Sud-Soudan depuis plusieurs années et des combats qui se produisent régulièrement en République démocratique du Congo (RDC). Sans oublier la guerre du Sri Lanka, la guerre contre les Palestiniens de la Bande de Gaza livrée par Israël en 2014, la guerre du Donbass et la guerre mondiale contre le terrorisme conduite par les États-Unis et leurs partenaires de l'OTAN dans tous les pays du Globe. Des guerres parfois désignées comme des guerres civiles par l'Occident. Des conflits armés plutôt «programmés» qui permettent aux industries de la mort des grandes puissances de rouler à plein régime. Le prix payé par les peuples : Des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés. Des pays dévastés. Comment pouvons-nous supporter plus longtemps cette situation générée par l'élite de l'économie capitaliste mondiale sans conscience, avec les mains tachées de sang et coupable de génocides, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité? Les événements entourant ces conflits d'une grande ampleur sont rapportés dans la presse internationale de façon banale et sans émotion. Ils sont presque devenus des faits divers. Ils sont aussi vite oubliés et restent vagues dans la mémoire collective.

Handcuffs

Loi sur le renseignement : quand le New York Times devient lui aussi critique...

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© Inconnu
"Certes, le gouvernement français a le devoir de protéger la nation contre le terrorisme et les recrutements djihadistes. Mais le Parlement a le devoir de protéger les droits civiques de ses citoyens contre une surveillance gouvernementale injustement étendue et intrusive". La phrase a été écrite mardi dans les colonnes du New York Times.

Son edito critique férocement le projet de loi sur le renseignement qui sera soumis au débat à l'Assemblée nationale à partir du 13 avril. Il tance également Manuel Valls. Intitulé "The French Suveillance State", "une référence directe à l'URSS, la République démocratique allemande et sa police secrète, la Stasi, et au fameux livre de George Orwell, '1984'" comme le souligne L'Obs, le NYT estime que cette loi ne serait bonne ni pour les citoyens, ni pour la presse. Selon le journal, la loi serait faite au détriment des "droits démocratiques".

Pour justifier ses craintes, il reprend également l'avis du Conseil national du numérique qui "s'inquiète d'une extension significative du périmètre de la surveillance". Reprenant plusieurs associations de défense des libertés, il indique que le projet est trop vaste "pour définir qui est une cible légitime" et explique que "le projet de loi concentre également des pouvoirs extraordinaires" dans les mains de Valls "en lui donnant, plutôt qu'aux juges, le contrôle du processus d'approbation des demandes de surveillance des agences de renseignement". Le New York Times s'inquiète enfin pour la liberté de la presse qui serait "en danger" à cause de ce projet.

Commentaire: Si bien sûr dans l'absolu la critique est justifiée, on ne manquera pas de sourciller en constatant d'ou elle provient.


Bomb

Le Yémen s'enfonce dans le chaos

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Carte des affrontements et des frappes au Yémén
Les miliciens houthis poursuivent leur combats dans d'Aden et se sont emparés jeudi du palais présidentiel, malgré les frappes aériennes de la coalition menée par l'Arabie saoudite. Le Yémen sombre chaque jour un peu plus dans le chaos.

Les rebelles chiites Houthis et leurs alliés ont envahi le palais présidentiel à Aden, a annoncé un haut responsable des services de sécurité.

"Des dizaines de miliciens houthis et leurs alliés, arrivés à bord de blindés et de transports de troupes, viennent d'entrer au palais présidentiel Al-Maachiq", a confié à l'AFP ce responsable qui témoigné l'arrivée des forces rebelles.

Un soldat saoudien a été tué et dix blessés à la frontière avec le Yémen, d'après Sky News.

Suite à leur avancée importante de ces derniers jours, les rebelles houthis ont abandonné des positions au centre d'Aden à la suite des raids aériens menés par la coalition emmenée par l'Arabie saoudite, d'après des habitants de la ville côtière du sud cités par Reuters, mais ont repris leur marche en avant dès le début de journée.

Snakes in Suits

Meilleur du Web: Le Yémen, l'Ukraine et l'hypocrisie de l'agression

Traduit par Jacques B.,relu par jj et Diane

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© Inconnu
L'intervention militaire menée au Yémen par une coalition d'États arabes soutenue par les USA va sans aucun doute envenimer le conflit tant au Yémen que dans le reste de la région. Il s'agira vraisemblablement d'une guerre prolongée impliquant de nombreux acteurs, tous soucieux de favoriser leurs propres intérêts politiques et géopolitiques.

Toutefois, c'est la réaction internationale à cette nouvelle guerre régionale qui présente un intérêt particulier ; notamment la façon dont les États‑Unis réagissent à cette indéniable agression de la part de ses alliés du Golfe. Après n'avoir ménagé aucun effort pour présenter comme une agression la réunification de la Russie avec la Crimée et son soutien limité aux rebelles anti‑Kiev de l'est de l'Ukraine, Washington veille à ce que ce terme lourd de sens ne soit aucunement utilisé pour parler de la nouvelle guerre en cours au Yémen.

Il semble donc que, du point de vue de Washington, aucun indicateur objectif ne puisse permettre de dire s'il y a ou non agression: utilisation de matériel militaire, déclenchement des hostilités, etc. Le critère utilisé semble plutôt être la relation qui existe entre un conflit donné et les propres intérêts stratégiques des États‑Unis. En Crimée et en Ukraine, la Russie est l'agresseur, car, en défendant ses propres intérêts et ceux du peuple russe, elle agit à l'encontre des intérêts géopolitiques perçus des USA. Tandis qu'au Yémen, le déclenchement d'une guerre par l'Arabie saoudite et d'autres pays soutenus par les USA, et ce, sans provocation aucune et dans le but exprès d'entraîner un changement de régime, n'est pas une agression, car cela favorise les intérêts de Washington.

Star of David

La Palestine devient membre de la Cour pénale internationale

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© Reuters/Ammar Awad L'Autorité palestinienne est devenue ce mercredi le 123e membre de la Cour pénale internationale.
Hautement symbolique, cette adhésion de l'Autorité palestinienne à la Cour pénale internationale est une arme diplomatique brandie face à Israël. Qui a dénoncé une décision "politique et cynique".

C'est chose faite. Après en avoir fait la demande fin 2014, la Palestine est devenue un membre officiel de la Cour pénale internationale (CPI) ce mercredi. C'était une menace diplomatique brandie de longue date par l'Autorité palestinienne en dépit des menaces israéliennes. Mais elle pourrait s'avérer difficile à manipuler.

La Cour pénale internationale est compétente pour juger les actes de génocide, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et les crimes d'agression. Seuls les Etats membres peuvent saisir directement le Procureur de la CPI pour lui demander d'enquêter, c'est pourquoi la Palestine devait ratifier le Statut de Rome.