Les Maîtres du MondeS


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Noam Chomsky: « Les démocraties européennes sont parvenues à l'effondrement total »

Traduit par Blogapares

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Selon le linguiste et militant Noam Chomsky, les démocraties européennes sont parvenues à un effondrement total, indépendamment de la couleur politique des gouvernements, parce que les décisions sont désormais prises à Bruxelles.

Selon lui, la destruction des démocraties en Europe conduit vers la dictature.

Il donne l'exemple de l'Italie, où la démocratie a cessé d'exister avec l'arrivée au pouvoir de l'ex commissaire européen Mario Monti en 2011, politique désigné par les bureaucrates de Bruxelles et non par les électeurs italiens.

Pour Chomsky, le phénomène existe au niveau mondial: « Même le Wall Street Journal a admis que les USA sont au bord de l'effondrement total puisque tous les gouvernements qu'ils soient de droite ou de gauche, poursuivent la même politique décidée par les banquiers et les bureaucrates »

Bomb

Karzaï accuse Washington d'avoir soutenu ou conduit des attaques attribuées aux talibans

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Karzaï accuse Washington d'avoir soutenu ou conduit des attaques attribuées aux talibans
Le président afghan Hamid Karzaï, dont les relations avec les Etats-Unis sont au plus bas, accuse l'armée américaine d'avoir soutenu, voire conduit une partie des attaques attribuées aux talibans, a rapporté mardi le Washington Post.

Citant un conseiller de la présidence afghane s'exprimant sous couvert de l'anonymat, le Post affirme que le président afghan a dressé depuis plusieurs années une liste de plusieurs dizaines d'attaques rebelles derrière lesquelles se cacherait en fait Washington. Selon Karzaï, les Etats-Unis seraient notamment impliqués dans l'attentat suicide commis le 17 janvier contre un restaurant de Kaboul fréquenté par les expatriés qui fit 21 morts. "Karzaï et certains de ses principaux conseillers soupçonnent que l'attaque aurait été perpétrée pour détourner l'attention d'une frappe aérienne américaine dans la province de Parwan, dans laquelle des civils ont été tués deux jours plus tôt", affirme le Post. Quelques jours après cet attentat, Kaboul avait publiquement accusé "des services de renseignement étrangers" qui "étaient derrière de telles attaques".

Star of David

Quand Taubira, avant Dieudonné, était vue par Israël comme une... néo-nazie

Elle ne va pas être contente. Contrairement à Dieudonné qui assume son anti-sionisme, combat légitime et même noble que des esprits chagrins veulent décliner en antisémitisme, Christiane Taubira, elle, opportuniste à la petite semaine, était aussi... anti-sioniste en 2001. Le temps d'un voyage en Afrique du sud ? Pas vraiment. Christiane Taubira, celle qui avait accepté que la loi Taubira - je n'aime pas les lois mémorielles -, soit vidée de son contenu, se cache aujourd'hui derrière la chasse au Dieudo, qu'elle mène avec le régime français, qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Elle avait préparé, activée, fait un discours, avant le sommet de Durban et, les témoins que nous avons consulté sont tous vivants.

Christiane Taubira
© Inconnu
Comme le notait mon frère et ami A2N, « la magicienne » des mots avait réussi à s'abriter derrière son lyrisme enchanteur, maniant parfaitement la langue de Molière et multipliant les aphorismes à la pelle. Force est de constater que ses jeux de mots et son habilité médiatique avaient éloigné les réelles questions de fond sur son rôle d'alibi au service d'un pouvoir détestable sur de nombreux plans.Désormais, l'état de grâce est terminé pour la « magicienne du verbe ». Christiane Taubira a validé volontairement et pour la gloriole, la « légitimité scientifique » des négationnistes comme Petré-Grenouilleau.

Pour exister, Christiane Taubira a accepté que l'article de 2 de sa loi du 10 mai 2001 qui reconnaît comme crime contre l'humanité la traite négrière transatlantique et l'esclavage soit non avenue. Le voici :

« Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent. La coopération qui permettra de mettre en articulation les archives écrites disponibles en Europe avec les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous les autres territoires ayant connu l'esclavage sera encouragée et favorisée. »

Vous l'aurez compris, rien de tout ça n'est appliqué en France mais, elle a quand même choisi d'intégrer un régime (gauche comme droite) qui renie de fait, depuis 2001, la souffrance noire.

Eye 1

Les liens de WikiLeaks et de l'ONU

Secret US Embassy Cables
© Inconnu
Personne ne s'est peut-être encore posé la question, mais à observer le phénomène Wikileaks depuis plusieurs années - le combat mené pour dénoncer les crimes de guerre, les attaques de drones, ou encore la défense de Bradley Manning - , on peut remarquer que les prises de position de Wikileaks tendent à rejoindre les centres d'intérêts de l'ONU et à coïncider avec une même perception des droits de l'homme. De là, peut-on dire que Wikileaks a des liens avec l'ONU ? Aucun journaliste ne s'est jamais penché sur ce problème. Il n'y a rien d'évident dans une telle affirmation, si ce n'est que Julian Assange lui-même a affirmé, un jour, que lui et son organisation « travaillent avec des services secrets ». (TheLocal.se) Alors, pourquoi ne pas imaginer qu'il travaille aussi avec l'ONU ou certains de ses représentants dans la défense d'intérêts communs ? En cinq points, nous tenterons d'élucider le problème.

1. En 2010, WikiLeaks révèle l'espionnage des représentants de l'ONU

A travers les séries de révélations du Cablegate, les fuites diplomatiques des États-Unis, WikiLeaks a rendu public le système d'espionnage qui avait été mis en place de manière illégale à l'égard des représentants de l'ONU. En juillet 2009, comme le précise Wikipedia, Hillary Clinton avait signé une directive qui ordonnait aux diplomates américains en fonction d'espionner leurs collègues à l'ONU, de collecter leurs "emails, mots de passe Internet et intranet, numéros de cartes bancaires, numéros de cartes de fidélité de compagnies aériennes et plannings de travail ". (Le Monde) Cette directive provient du Département d'Etat américain et a pour référence le câble n°09STATE80163
sur le site Wikileaks. Tout comme l'espionnage de la NSA révélé par Edward Snowden, l'espionnage des représentants de l'ONU avait aussi suscité la colère dans le monde politique. On peut aussi constater dans le wiki de Wikileaks que, bien avant l'année 2010, l'organisation a publié certains rapports confidentiels de l'ONU, notamment "70 rapports d'enquête des Nations Unies classés strictement confidentiel". Ceci semble confirmer que l'ONU et Wikileaks poursuivent des intérêts communs dans la défense des droits de l'homme.

Commentaire: La question se pose, effectivement. Quel bel outil qu'un agent soi-disant « libéré » du joug étasunien, réfugié en Russie, soit en fait utilisé pour nous faire croire qu'il est possible d'inverser la tendance qui nous est imposé... Que dire du fait que sous couvert d'annoncer de nouvelles formes d'espionnage à grande échelle de la part notamment de la NSA (mais pas que, voir Échelon), tandis que cet espionnage a grande échelle existe depuis toujours, d'une façon ou d'une autre selon les moyens techniques de la période de l'Histoire ?


Bomb

Karzai soupçonne les USA d'avoir fomenté des attentats en Afghanistan

Selon le Washington Post, le président d'Afghanistan Hamid Karzai suspecterait les services secrets des États-Unis d'avoir appuyé ou fomenté des attentats terroristes sur le territoire afghan.

Hamid Karzai
© Ria Novosti
Le quotidien rapporte que le président afghan aurait établi une liste de dizaines d'attentats dans lesquels les Américains pouvaient être impliqués. Il s'agit notamment de l'explosion dans un restaurant à Kaboul qui a fait plus de 20 morts, dont trois ressortissants des États-Unis et un Russe.

Hamid Karzai estime que l'organisation de telles attaques vise à affaiblir ses positions en Afghanistan.

Bomb

Meilleur du Web: 11 mythes sur la situation en Ukraine

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© EPA
Par La Voix de la Russie | La situation en Ukraine donne souvent lieu à de nombreuses interprétations fantaisistes lorsqu'elles ne sont pas mensongères ou propagandistes, par omission ou méconnaissance bien souvent. L'idée de cet article est de tenter de mettre un cadre clair à ces événements, loin de l'impartialité du Mainstream médiatique occidental.

1) Les Ukrainiens qui manifestent se battent pour lutter contre un président illégitime

Malheureusement ce n'est pas totalement vrai. Si la précédente révolution en Ukraine de l'hiver 2004, 2005 s'était déclenchée dans les jours qui ont suivi les résultats d'une élection serrée et peut-être contestable, ce n'est pas le cas aujourd'hui. Le président Viktor Ianoukovitch a été élu le 7 février 2010, soit il y 4 ans, et le scrutin a été déclaré par L'OSCE « transparent et honnête ». Lors de ces mêmes élections, le précédent président, issu de la révolution de couleur, a lui obtenu 5,5 % des voix. Viktor Ianoukovitch est donc tout aussi légitime à ce titre que Vladimir Poutine, Barack Obama ou Angela Merkel.

2) Les Ukrainiens qui manifestent se battent pour l'Europe

Ils seraient même « prêts à mourir pour l'Europe, ce qui devrait nous faire réfléchir » nous affirmait récemment Serge July. Malheureusement ce n'est pas réellement le cas.

La lutte ne concerne pas l'Europe mais des conditions de vie difficiles, une corruption endémique et systémique (datant de bien avant l'arrivée au pouvoir d'Ianoukovich) et dont les médias étrangers ne parlent que trop peu. On peut du reste ici constater les réelles motivations qui peuvent pousser une citoyenne lambda à aller manifester à EuroMaïdan, et sans surprise, les raisons sont principalement économiques et non politiques.

Quand aux nombreux nationalistes qui s'offrent une révolution, certains ont pendu des portraits du plus célèbre collaborateur nazi ukrainien dans les bâtiments administratifs publics qu'ils occupent pendant que d'autres se battent en pensant que le combat pour l'Europe est celui de la « fraternité Blanche et Européenne ». Que dire sinon que l'on peut sincèrement douter que Bruxelles ne souhaite les accueillir à bras ouvert?

Eye 1

Les applications sont aussi des mouchards pour la NSA

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La NSA, l'agence américaine de renseignement chargée des interceptions de communications, et son homologue britannique du GCHQ collectent quantité de données sur les utilisateurs d'applications sur smartphones, que ce soit Facebook, Angry Birds ou Google Maps, a révélé lundi le New York Times.

Après les révélations sur la collecte des métadonnées téléphoniques, la récupération des SMS ou encore la surveillance des plateformes de jeux en ligne, de nouveaux documents fournis par l'ancien consultant Edward Snowden dévoilent encore un peu plus la portée des activités de surveillance de la NSA.

Selon le Times, qui s'appuie sur ces documents, à chaque fois que quelqu'un utilise une application sur son smartphone, ce programme fait apparaître quantité de données sur la localisation de l'utilisateur ou encore la liste de ses contacts, des données que la NSA et le GCHQ britannique récupèrent dans le cadre de leurs vastes programmes de collecte.

USA

La guerre secrète des États-Unis : les forces spéciales déployées dans 134 pays

Traduit de l'espagnol par Anne Wolff

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Ils agissent dans la splendeur verte de la vision nocturne dans le Sud-ouest Asiatique et guettent dans les jungles d'Amérique du Sud. Arrachent[ 1] des hommes de leur foyer au Maghreb et tirent[2] contre des militants fortement armés dans la Corne de l'Afrique. Ils sentent l'écume salée quand ils volent au ras des vagues dans le turquoise des Caraïbe et le bleu intense du Pacifique ; Ils mènent à bien des missions dans la chaleur étouffante des déserts du Moyen Orient et dans la Scandinavie glaciale[3]. L'administration Obama a entrepris une guerre secrète sur toute la planète[4] dont l'amplitude n'a jusqu'ici jamais été complètement révélée.

A partir du 11 septembre 2001, les Forces d'Opérations Spéciales des USA ont grandi de façon inimaginable tant en effectifs qu'en budget. Le plus révélateur a été, cependant l'augmentation des déploiements des opérations spéciales au niveau global. Cette présence - en ce moment dans presque 70% des nations du monde - fournit de nouvelles preuves de la taille et de l'étendue d'une guerre secrète qui se livre depuis l'Amérique Latine jusqu'aux terres les plus reculées d'Afghanistan, des missions d'entraînement avec leurs alliés Africains jusqu'aux opérations d'espionnage lancées dans le cyberespace.

Comme on l'a constaté, dans les derniers jours de la présidence Bush, les forces d'Opérations Spéciales se déployaient[5] dans 60 pays au total dans le monde. En 2010, ce chiffre s'élevait à 75, selon[6] Karen DeYoung et Greg Jaffe duWashington Post. En 2011, le porte-parole du Commandement des Opérations Spéciales (SOCOM pour son sigle en anglais), le colonel Tim Nye dit[7] à TomDispatch que le chiffre total atteindrait 120. Actuellement, ce chiffre est encore plus élevé. En 2013, les forces d'élite des USA se sont déployées dans 134 pays de la planète, selon le commandant Matthew Robert Bockholt, des Relations Publiques de la SOCOM.

Cette augmentation de 123% pendant les années Obama démontre comment, en plus des guerres conventionnelles et de la campagne d'avions sans pilote de la CIA[8], de la diplomatie publique et de l'espionnage extensif électronique[9], les USA se sont engagés dans une autre importante et croissante forme de projection de pouvoir au-delà de leurs frontières. En grande mesure, menée dans l'ombre par les troupes d'élite des USA, l'immense majorité de ses missions se déroule loin des regards indiscrets, de ceux scrutateurs des medias et de quelque type de supervision externe, augmentant le possibilité de représailles imprévues et de conséquences catastrophiques.

Newspaper

Ukraine : le premier ministre démissionne, le parlement abolit les lois contestées

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Le premier ministre ukrainien Nikolaï Azarov a présenté sa démission pour contribuer au règlement politique de la crise qui secoue le pays ces dernières semaines, lit-on mardi sur le site internet du gouvernement.

"Pour créer des possibilités supplémentaires à un compromis politico-social et au nom du règlement politique du conflit, j'ai pris la décision personnelle de demander au président ukrainien d'accepter ma démission du poste de premier ministre", dit la déclaration de M.Azarov.

Le parlement abolit les lois contestées

Pour sa part, la Rada suprême (parlement monocaméral ukrainien) a aboli mardi les lois sur les manifestations adoptées le 16 janvier dernier, rapporte le correspondant de RIA Novosti à Kiev.

L'abrogation des lois controversées a été approuvée par 361 députés. L'annonce des résultats du vote a été accueillie par des applaudissements.

USA

Genève II et la volonté des États-Unis de changer de régime en Syrie

Mercredi, l'ouverture des négociations sur la crise syrienne était dominée par l'insistance du gouvernement Obama sur l'idée que le but des discussions de « Genève II » est de retirer du pouvoir le président Bashar el-Assad et de mettre en place un gouvernement fantoche pro-américain.

À la manière d'un gouverneur colonial, le ministre américain des Affaires étrangères John Kerry a déclaré, « Nous ne voyons qu'une option, négocier un gouvernement de transition né d'un consentement mutuel. »

Kerry a clairement indiqué que « consentement mutuel » signifie un résultat dicté par l'impérialisme américain. « Cela signifie que Bashar Assad ne fera pas partie de ce gouvernement de transition, » a-t-il continué. « Il est impossible, absolument impossible, qu'un homme qui a dirigé une riposte brutale contre son propre peuple puisse obtenir la légitimité pour gouverner. »