Les Maîtres du MondeS


Dollar

Mali : comment s'enrichir grâce à la guerre..

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Non seulement l’armée française ramène dans ses fourgons l’armée malienne pour que celle-ci réoccupe le nord irrédentiste, mais elle a aussi pour mission d’ouvrir la voie aux multinationales avides de profits juteux, aisés et rapides
Traduction : Info-Palestine.eu - Naguib

La firme britannique de sécurité
G4S va engranger d'énormes profits grâce aux crises au Mali, en Libye et en Algérie. Reconnue comme l'entreprise de sécurité la plus importante au monde, le groupe s'était dévalorisé lors des Jeux Olympiques de Londres l'an dernier, en raison de son incapacité à satisfaire aux conditions d'un contrat gouvernemental. Mais avec l'instabilité croissante en Afrique du nord et de l'ouest, on s'attend à un prompt rétablissement de la firme.

La crise des otages du 16 janvier dernier dans l'usine de production de gaz d'Ain Amenas en Algérie , où 38 otages ont été tués, a marqué le retour d'Al-Qaïda, non pas comme de simples extrémistes en mal d'action, mais comme des militants bien entraînés ayant la capacité de frapper profondément dans les territoires ennemis et de provoquer de graves dommages.

Pour les entreprises de sécurité du type G4S, cela se traduit par une demande croissante. « Le groupe britannique (..), voit une augmentation de ses tâches allant de la surveillance électronique à la protection des voyageurs », a déclaré à l'agence Reuters le président de la compagnie pour l'Afrique. « La demande a été très forte dans toute l'Afrique », a confirmé Andy Baker. « La nature de nos activités fait que dans des environnements à haut risque, la demande de nos services augmente. »

Eiffel Tower

L'armée française supervise un accord de partage du pouvoir en République centrafricaine

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Après avoir déployé le mois dernier plusieurs centaines de soldats en République centrafricaine, le gouvernement français a supervisé la signature d'un accord de paix entre le président François Bozizé et les dirigeants des milices rebelles qui avaient menacé d'envahir la capitale Bangui.

En plus d'avoir accepté de ne pas briguer un nouveau mandat présidentiel après 2016, Bozizé a congédié l'ensemble de son gouvernement et nommé comme premier ministre Nicolas Tiangaye, désigné par les rebelles. Tiangaye prévoit la mise en place rapide d'un gouvernement d'union nationale en préparation des élections législatives de l'année prochaine.

Le réalignement politique qui est enclenché est dicté par le gouvernement français qui vise à réaffirmer son contrôle sur son ancienne colonie riche en ressources et à contrer l'influence grandissante de la Chine. L'opération en Centrafrique fait partie d'une décision plus large de l'impérialisme américain et français d'étayer leur domination stratégique en Afrique par le biais d'interventions militaires directes. La dernière en date implique une offensive terrestre dirigée par la France au Nord Mali et le stationnement de drones américains et de troupes françaises au Niger voisin.

Vader

Le raid israélien en Syrie : et si Benyamin Netanyahu avait définitivement renforcé Bachar al-Assad ?

Obama & Netanyahou
© Inconnu

Avec son raid israélien en Syrie, le Premier ministre Benyamin Netanyahu, au-delà de la provocation belliciste qui est sa marque de fabrique, vient-il définitivement d'écrabouiller la propagande occidentale sur la Syrie ? Cette interrogation survient après qu'un ami -il se reconnaîtra-, m'ait interpellé sur Facebook. Il s'agissait de comprendre comment était-il possible aux avions israéliens de pouvoir violer ainsi le territoire syrien alors qu'il est dit que la DCA syrienne est dotée de radars russes très sophistiqués, et aussi la réelle influence chinoise. Alors, ces deux pays n'ont-il que leur veto onusien pour vraiment peser sur le plan international ?

Dans un premier temps, il faut voir qu'il s'agit d'un cri d'alarme israélien, tenté de ramener sur lui l'intérêt américain qui s'amenuise. On peut aussi interpréter cette attaque terroriste par l'affaiblissement de Benyamin Netanyahu, sorti très affaibli des dernières élections législatives israéliennes. La crise économique, les problèmes sociaux avec la discrimination sur les femmes falashas (contraception forcée), le document explosif onusien, qui peut valoir un recours devant la Cour pénale internationale (CPI), attestant que les Palestiniens sont victimes d'un viol manifeste du droit sur leur terre etc...

Megaphone

Corée du Nord : « Nous sommes prêts pour une guerre contre les Etats-Unis »

Kim Jong-Un
© InconnuKim Jong-Un

La tension monte encore d'un cran en Corée du Nord.

Le 24 janvier dernier, Pyongyang annonçait son intention de procéder à un nouvel « essai nucléaire », le troisième depuis 2006. Un défi à « son ennemi juré », les Etats-Unis, et un projet dénoncé avec force, notamment par la Corée du Sud. « Si le Nord se trompe et commet une nouvelle action provocatrice, il devra faire face à des conséquences graves », a indiqué Séoul.

Non content d'annoncer un essai nucléaire, en réponse aux sanctions votées par l'ONU après le lancement d'une fusée, Kim Jong-un a, le même jour, décrété la « loi martiale » et demandé à ses soldats de « se préparer à la guerre ». Des informations avancées par la presse sud-coréenne et corroborées par l'agence de presse officielle du Nord.

« Nous sommes prêts pour une guerre contre les Etats-Unis. Dès que Kim Jong Un en donnera l'ordre, nous éradiquerons la tanière du mal », indique ainsi un officier de l'Armée populaire de Corée cité par la KCNA (Korean Central News Agency).

L'essai « nucléaire » nord-coréen pourrait intervenir le 16 février prochain, pour l'anniversaire du défunt papa de Kim Jong-un (Kim Jong-il, décédé en décembre 2011). Selon certains spécialistes, il pourrait également intervenir le 25 février, le jour de l'entrée en fonction du gouvernement formé par la présidente-élue sud-coréenne, Park Geun-hye.

Images satellites à l'appui, des officiels sud-coréens, des sources chinoises, ainsi qu'un institut américain, ont signalé que des « préparatifs sont en cours sur le site utilisé par la Corée du Nord pour ses essais nucléaires ».


Cult

La France à nouveau condamnée par la CEDH

Observatoire sunset
© Inconnu

La France en est à sa quatrième enquête parlementaire sur les « sectes ». Résultat à ce jour, dans le pays qui s'enorgueillit d'un modèle laïque unique garantissant la liberté spirituelle : quatre condamnations par la CEDH pour violation de l'article 9 sur la liberté religieuse.

La première concernait les Témoins de Jéhovah, le 30 juin 2011 (Le Monde). Trois autres condamnations viennent de tomber, dont deux en relation avec le Mandarom (Le Monde). Ajoutons également que, sur un sujet connexe, l'ONU demande à la France de revoir sa loi du 15 mars 2004 sur le port de signes religieux au Lycée (Les Actualités du Droit 20 mn).

Les décisions cinglantes de la CEDH devraient résonner comme un tocsin questionnant la pertinence de la lutte antisectes, une monomanie française que personne ne comprend à l'étranger (dans les démocraties dignes de ce nom s'entend ; d'autres nations, comme la Chine, se sont laissées séduire).

Stormtrooper

Mali, mariage homosexuel, affaire Merah, vote des étrangers... François Hollande mérite l'oscar de l'enfumage politique

Hollande illustration satirique
© Zombi

Avec Monsieur « Le changement c'est maintenant », la France n'est pas prête de dévier la trajectoire de sa course folle en direction du mur. Bien au contraire, les signaux alarmants accompagnent la parade du locataire de l'Elysée depuis son entrée en fonction. Florilège.

Les investissements en recherche sont au point mort, les défauts de paiement des entreprises s'amplifient, les PME sont sous pression, les chiffres d'affaires baissent, les carnets de commandes sont en recul, les chefs d'entreprise n'investissent plus en France, le chiffre d'affaires cumulé des quinze plus grandes défaillances en 2012 s'est élevé à sept milliards d'euros, les patrons craignent de plus en plus de demander de financements aux banques par peur d'essuyer un refus. Tout va bien, dites vous ?

Et pour ne rien arranger, les fonctionnaires sont dans la rue pour leurs salaires et protester contre la politique gouvernementale, tandis que les ouvriers se mobilisent pour lutter contre le tsunami de licenciements économiques et spéculatifs chez PSA, Goodyear, Citroën, Virgin,Petroplus, Doux, Loret, Sernam Services, Surcouf, Thomson Angers, Evasol, Caddie..?

Magnify

Syrie, une autre réalité

Traduit de l'anglais par Frédérique Drouet pour Pressenza

Anastasia Popova
© InconnuAnastasia Popova

La publication du documentaire d'Anastasia Popova diffusé sur la chaîne Russia 24 a suscité éloges et critiques sur le point de vue émis sur la situation actuelle en Syrie, point de vue différent de celui qui circule dans les médias européens.C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de poursuivre sur ce sujet en discutant avec l'auteur du rapport, une jeune journaliste qui a couvert le Printemps Arabe dans plusieurs pays et qui a passé quelques temps en Syrie, au contact de nombreuses personnes impliquées dans le conflit.

Stormtrooper

Il n'y a plus aveugle que celui qui ne veut pas voir

War in fire
© Inconnu

C'est un secret de Polichinelle que l'Etat français a payé des rançons à des groupes terroristes au Sahel et ailleurs dans le monde, en contrepartie de la libération d'otages français détenus par eux. Officiellement, les autorités françaises ont toujours et systématiquement nié avoir eu recours à cette pratique, mais personne n'a été dupe de leur dénégation.

La confirmation que la France versait effectivement des rançons est venue de son président François Hollande qui ayant reçu à l'Elysée les familles d'otages encore entre les mains de leurs ravisseurs a fait l'annonce que Paris ne cédera plus au chantage. L'Etat français semble enfin avoir compris qu'il faisait tout faux en se pliant à celui-ci. Aujourd'hui en guerre ouverte au nord du Mali avec des groupes armés auxquels il a versé des rançons substantielles, Paris a découvert que la France leur avait en fait fourni le nerf de la guerre leur ayant permis de recruter et de s'équiper en armement avec lequel ils combattent contre sa force d'intervention.

USA

Etats-Unis : le retour de la réalité

Traduit de l'anglais par VD pour LGS

Welcome to reality
© Inconnu

Le combat pour l'avenir du monde - entre ceux qui sont ancrés dans la réalité et ceux qui flottent dans un monde imaginaire - semble avoir pris une nouvelle tournure avec quelques victoires remportées récemment par les rationalistes, mais le combat promet d'être long et acharné.

Lors des récentes élections israéliennes, un nouveau parti laïque, Yesh Atid, est arrivé en deuxième place avec un programme qui remettait en cause le pouvoir des ultra-orthodoxes qui veulent imposer une version intégriste du judaïsme sur de larges secteurs du pays, comme obliger les femmes à s'asseoir au fond des bus et expulser les juifs laïques de certains quartiers.

Pendant ce temps, aux Etats-Unis, le gouverneur Républicain de la Louisiane, Bobby Jindal, candidat potentiel pour la présidentielle de 2016, s'est finalement rendu à l'évidence en déclarant que son Parti Républicain était « le Parti des Imbéciles ». Et le sénateur Marco Rubio de la Floride, un autre Républicain qui monte, a signé un plan bi-partisan de réforme de l'immigration qui offrirait aux étrangers en situation irrégulière une possibilité de se faire naturaliser, mesure que l'aile nativiste du Parti Républicain raillait comme « une amnistie ».

Ambulance

Syrie : encore un massacre qui tombe à pic pour la rébellion

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A la veille de chaque réunion onusienne sur la Syrie, de chaque visite en Syrie d'un acteur majeur de la politique internationale ou de chaque revers militaire de la rébellion, soyez en sûrs : un nouveau massacre de civils sera commis, médiatisé par la rébellion et imputé au régime de Damas.

Ce fut le cas lors des massacres de Houla, de Treimsa et de Karm el-Zeitoun.

L'exécution de près de 80 jeunes Syriens à Alep perpétrée en début de semaine semble être du même acabit.

Il survient en effet au moment où le médiateur international Lakhdar Brahimi publiait son nouveau rapport sur la Syrie devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Mais comme nombre de massacres hâtivement imputés aux forces du régime, plusieurs interrogations restent en suspens.