
© LeMonde.fr/Flora GenouxAu lendemain de la seconde guerre mondiale, l'Eglise évangélique comptait 50 000 membres. Elle regroupe aujourd'hui 600 000 pratiquants réguliers.
Les premières notes s'échappent du piano, les baguettes s'abbattent sur la batterie, devant la scène, les corps se balancent, les mains scandent le rythme et les yeux commencent à suivre les paroles à l'écran pendant qu'une fidèle tente de placer les retardataires qui continuent d'affluer. En ce dimanche matin, les 260 chaises de cette Eglise évangélique du 11e arrondissement de Paris sont quasiment toutes occupées. En quatre ans, son nombre de fidèles a doublé, la fréquence des cultes le dimanche a triplé. Aujourd'hui, ils se succèdent à 9 h 45, 11 h 15 et 14 heures.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, cette branche du protestantisme comptait 50 000 fidèles. Aujourd'hui, 600 000 Français pratiquent cette religion, "avec les non-pratiquants qui se définissent comme évangéliques, on dénombre au total 700 000 personnes", estime Sébastien Fath, chercheur au CNRS, spécialiste du protestantisme évangélique. Ils représentent aujourd'hui un tiers des protestants Français et plus de la moitié de ses membres pratiquants, selon Jean-Paul Willaime, professeur à l'Ecole pratique des hautes études à Paris et spécialiste du protestantisme.
Commentaire: L'un des avocats de Bruno Werner n'est autre que Victor Hissel, lui-même en attente de son procès - pour détention d'images à caractère pédopornographiques - qui aura lieu en mars. Hissel avait été l'un des porte-drapeaux du "Mouvement blanc" en Belgique (mouvement d'indignation né suite à l'Affaire Dutroux) contre la pédophilie.
En attendant son procès, la Belgique lui donne le droit de pratiquer son métier d'avocat "mais pas dans le cadre d'affaires de moeurs".