Enfant de la SociétéS


Nuke

Fukushima et l'engrenage infernal de la terre contaminée

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© Asahi Shimbun/getty imagesVille de Tomioka
Regardez bien l'image ci-contre! C'est l'un des grands sites d'entreposage de terre contaminée retirée des sols après la catastrophe de Fukushima. Elle a été publiée par le quotidien japonais Asahi Shimbun, (environ 7 millions d'exemplaires chaque jour) et je l'ai vue pour la première fois il y a un mois à Séoul, lors de la réunion bisannuelle des journalistes scientifiques du monde entier (WCSJ), pour laquelle j'avais organisé une table-ronde sur le nucléaire : « Comment informer de façon pertinente et juste sur le nucléaire ? » Elle était présentée dans son PowerPoint par notre confrère Toshihide Ueda, ancien responsable des actualités scientifiques et médicales, qui a couvert pendant dix ans les questions nucléaires pour l'Asahi Shimbun. Une image impressionnante, quand on se rend compte de la taille du camion (au centre de la photo) et des grues. Ces petites choses noires entassées sur une paroi étanche bleue, ce sont des milliers de très gros sacs...

Dans mon reportage-récit au coeur de la centrale de Fukushima, que j'ai visitée le 12 juin 2015, où de nombreux sacs jonchent aussi les lieux, je posais la question de savoir ce que deviendraient ces derniers ? Sachant qu'il y aurait environ une vingtaine de sites où ils viennent actuellement s'empiler. On les appelle ISF, non pas pour impôt sur la fortune, mais pour « interim storage facility », lieu de stockage temporaire. Il est envisagé que leur contenu soit transféré « dans trente ans » sur un site définitif - qui ne pourra pas se trouver sur le territoire de la préfecture de Fukushima (suite à un accord entre le gouvernement et les autorités locales). Peut-on y croire ? Quel lieu du Japon acceptera alors cet entreposage ? Alors que la radioactivité, liée essentiellement au césium n'aura diminué que de moitié (la demi-vie du césium 137 radioactif est de 30 ans). Et que le souvenir de Fukushima ne sera pas effacé...

Magnify

Flashback France : orchestration médiatique des attentats

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© Inconnu
Si l'attentat déjoué, pour lequel quatre personnes ont été placées en garde à vue et trois mises en examen, était prévu pour la fin de l'année, voire le début de l'année 2016... pourquoi les policiers qui les avaient étroitement à l'oeil ont-ils choisi cette semaine de les arrêter et de faire connaître leur arrestation, alors qu'ils pouvaient se donner le temps de consolider un dossier actuellement fragile ? Le faire en plein examen du projet de loi Renseignement par le Conseil constitutionnel est-il une pure coïncidence ?

Comment savoir si l'annonce d'un projet d'attentat déjoué et la mise en examen de ses co-auteurs présumés répond à une véritable stratégie policière et judiciaire cohérente, ou s'il s'agit plus cyniquement de l'orchestration médiatique d'un projet de pieds nickelés, à des fins purement politiques ?

Eye 1

Allemagne : mise en examen pour avoir décrit les nouveaux moyens de surveillance des services de renseignement

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© Inconnu
La Quadrature du Net dénonce avec force la tentative d'intimidation dont est l'objet le site allemand Netzpolitik, mis en accusation pour trahison par la justice allemande pour avoir diffusé des documents révélant l'extension de la surveillance de l'Internet par les services secrets allemands. La Quadrature apporte son soutien et son appui aux activistes allemands, qui défendent les libertés fondamentales et subissent pour cette raison la pression des autorités.

Le site de défense des droits fondamentaux allemand Netzpolitik a été mis en examen pour « trahison » le 10 juillet dernier sur demande du président des services de renseignement allemands. L'affaire sera menée par le procureur fédéral allemand en charge des questions d'espionnage et de terrorisme.

L'État allemand reproche aux activistes d'avoir publié dans deux articles, en février et avril 2015, des documents fuités décrivant les nouveaux moyens de surveillance déployés par les services de renseignement allemand. Des journaux allemands avaient auparavant révélé l'existence de cette élargissement des pouvoirs dévolus aux services, mais n'avaient pas publié de documents internes.

Alarm Clock

Londres : un parc d'attraction où les enfants travaillent afin de leur enseigner le capitalisme

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Un parc d'attraction d'un nouveau genre vient d'ouvrir à Londres. Les enfants y viennent pour travailler et vivre une vie d'adulte. Une découverte trop précoce du capitalisme selon certains, un bon moyen d'éducation pour les autres.

Terminés Disneyland, les montagnes russes et les rêves de princesses. Un parc d'attraction vient d'ouvrir à Londres, en Angleterre, et il a pour objectif d'enseigner aux enfants la dure loi du capitalisme.

A défaut d'attractions, les visiteurs de Kidzania vont... travailler. Vendeurs de vêtements, policiers, hotesse de l'air... les enfants qui viendront dans ce parc vivront une vie d'adulte au milieu de vraies marques comme H&M ou Renault. Au total, les enfants pourront choisir parmi près de 60 métiers et ils recevront même un salaire au terme de leur mission.

Vader

La police américaine a encore frappé : elle tire sur un homme innocent, désarmé et les mains en l'air


Suite à l'ordonnance d'un juge, la police de Gardena, en Californie, a publié des images vidéo d'un officier tuant par balle un homme désarmé en 2013. La vidéo dash-cam montre l'officier crier "Mettez vos mains en l'air!» à trois hommes non armés.

Deux hommes gardent leurs mains en l'air tout le temps, alors qu'un troisième les baissent à plusieurs reprises et enlève sa casquette. Le policier ouvre le feu immédiatement après qu'il ait enlevé sa casquette. Un deuxième homme a également été blessé.

Megaphone

France : la liberté célébrée, au pays de la Loi Renseignement

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© Yann Caradec via Flickr (CC BY-SA 2.0)Feux d’artifice du 14 juillet 2013 sur le sites de la Tour Eiffel et du Trocadéro à Paris, vus de la Tour Montparnasse
La fête nationale a peu à peu perdu sa signification pour devenir un vulgaire instrument politique destiné à sublimer la domination de l'État français dont les fondements et agissements n'ont plus rien à voir avec les idéaux révolutionnaires.

Histoire et contexte

De toutes les fêtes et autres commémorations, le 14 juillet est sans doute devenu la plus risible et hypocrite. Comme à chaque année, les médias vont nous abreuver d'anecdotes sur les origines de la fête nationale. On y commémore, paraît-il, deux événements majeurs de notre histoire collective. Tout d'abord la prise de la Bastille. En 1789, les populations parisiennes se soulèvent pour s'emparer de la célèbre prison qui symbolise l'arbitraire et la tyrannie de la monarchie absolue. Un mois plus tard, les privilèges sont abolis. La France danse, chante et célèbre la victoire de la liberté, de l'égalité et de la fraternité sur le despotisme et le corporatisme. L'année suivante survient la fête de la fédération destinée à unir tous les Français sous une même bannière. Le Roi prête serment à la Nation, devenue la principale source de légitimité politique.

Vader

Etats-Unis : un noir meurt après avoir été aspergé de gaz au poivre par la police

Un homme noir est décédé vendredi aux Etats-Unis après avoir été arrêté par des policiers qui ont utilisé du gaz au poivre pour le neutraliser, a annoncé la police, venant s'ajouter à la récente série de décès de noirs américains aux mains de la police.

Un habitant de la ville de Tuscaloosa, en Alabama, a appelé la police vendredi pour dire qu'un homme assis sur le perron d'une maison voisine
semblait armé. Lorsque les policiers sont arrivés, l'homme s'est enfui, selon la police.

"Le suspect s'est enfui vers les bois proches. Les policiers l'ont poursuivi et quand ils l'ont rattrappé il a tenté de résister à son arrestation", selon le communiqué de la police. Les policiers ont alors utilisé du gaz au poivre, avant de lui passer les menottes.

Stock Down

Meilleur du Web: Les dégats engendrés par le numérique dans l'enseignement scolaire

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A la rentrée 2014 nous apprenions que notre collège serait « collège connecté ». Ce qui signifie que notre établissement se voit « doté d'équipements mobiles et de ressources numériques » et que nous bénéficions « d'une formation spécifique a ux usages pédagogiques du numérique. » (1).

En novembre 2014 le Président de la République annonçait que tous les élèves de 5° seraient dotés de tablettes dès la rentrée 2016. Il est fait de l'utilisation du numérique au collège une priorité. Le ministère de l'Éducation Nationale affirme qu'il veut mettre en œuvre une stratégie ambitieuse pour faire entrer l'école dans l'ère du numérique. (2) Par le numérique nous entendons, tout comme les autorités d'ailleurs, le recours aux ressources en lignes, aux sites internet en classe et surtout l'utilisation des tablettes par nos élèves. Nous nous intéresserons moins aux vidéoprojecteurs dans le sens où ils nous servent essentiellement de projecteurs diapositives très perfectionnés. Ils n'ont jamais eu pour vocation de changer nos pratiques, notre rôle d'enseignant ni l'environnement cognitif des élèves. Les tablettes, si. (3) Si on nous a abondamment consultés sur les pratique s du numérique, notamment lors de la concertation nationale sur le numérique lancée le 20 janvier 2015, on ne nous a jamais questionnés sur la pertinence de son utilisation et de sa massification.

Comme si le bien fondé du numérique au collège allait de soi. Nous sommes bel et bien conscients de vivre à l'ère du numérique et nous savons bien que ce dernier a pris une place prépondérante dans nos vie s et qu'il a formé un système. Donc, loin de nous l'idée d'élever les élèves dans un cocon et de ne pas les former au monde qu'ils devront affronter. Par cet écrit nous souhaitons simplement rétablir l 'équilibre et provoquer la possibilité d'un débat, d'une discussion, sur la pertinence du numérique au collège. Entendons bien que si nous ne sommes pas technophiles nous ne sommes pas davantage technophobes, ni même partisans d'un quelconque retour à la bougie (impossible au demeurant...). Nous nous inscrivons plutôt dans la lignée des technocritiques.

Propaganda

La ritournelle de la mythique « liberté de la presse »

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© Inconnu
Les difficultés médiatiques auxquelles se heurte la « désinformation de masse » relèvent de la politique éditoriale des médias corrompus, aux intentions morales incertaines ou inexistantes. Seulement une minorité de journalistes se préoccupent de questions d'éthique professionnelle. Même ceux parmi les journalistes qui étudient les questions d'éthique professionnelle, sans être politiquement engagés, s'attirent fatalement des ennuis avec les gouvernements en place. Dans notre pays de cocagne, les subventions socialo-libérales à la presse utilisent la carotte, selon la méthode efficace attribuée au proverbe zoulou : « Un chien qui a un os dans la gueule ne peut aboyer » .

En dehors des pressions des politiciens véreux, des syndicats de presse et du pouvoir socialiste en place, des capitalistes propriétaires de journaux et des bureaucrates des rédactions, la soif de popularité peut détruire l'indépendance d'esprit des journalistes. C'est ce qui conduit à un conformisme de bon aloi auquel les journaleux médiocres se soumettent toujours de bonne grâce. Cette soumission est facilitée par la paresse mentale, imposée par la bureaucratie qui domine la presse et toutes les institutions en place. C'est pourquoi l'orientation de l'information fixée aux journalistes est dominée par la bureaucratie et la médiocrité ambiante.

Bizarro Earth

La nouvelle religion du « réchauffement climatique »

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© InconnuIvar Giaver – 65è conférence du Prix Nobel la semaine dernière en Allemagne
Parmi les 70 scientifiques, lauréats du prix Nobel, qui ont soutenu la candidature de Barak Obama en 2008, se trouve le prix Nobel de physique, Ivar Giaever. Ce qui ne l'a pas empêché, il y a quelques jours lors de la 65e conférence du prix Nobel, à Lindau, en Allemagne, d'estimer ridicule les alertes sur un réchauffement hypothétique de la planète.

Il a notamment déploré que le Président Obama soit très mal conseillé sur le sujet. Giaever fait partie des 100 scientifiques signataires d'une lettre ouverte au président Obama en mars 2009 : « nous, scientifiques signataires de cette lettre, est-il écrit, maintenons notre position que les mises en garde contre le changement climatique sont grossièrement exagérées. »

Voici quelques citations d'une longue conférence :