
Sheikh Nimr al-Nimr, longtemps considéré comme un leader radical dans la province de Qatif à l'est du pays, a comparu lundi pour la première fois devant une cour depuis son arrestation en juillet.
Le journal Al-Hayat a déclaré mardi que le procureur avait exigé une haraba, une forme de punition islamique utilisée contre les voleurs et les escrocs, qui implique la crucifixion. Al-Hayat n'a pas nommé expressément l'accusé, mais il a mentionné des caractéristiques qui correspondent à celles de Nimr.
Le procureur, l'accusant de « soutien au terrorisme » et d'instigateur des troubles, a dit qu'il était coupable de « faire la guerre à Dieu », un crime dans la charia, ou loi islamique, qui implique automatiquement la peine de mort, a rapporté le quotidien al-Riyadh.
L'Arabie saoudite n'a pas de code juridique écrit et les juges ont un large pouvoir discrétionnaire pour rendre des verdicts basés sur leur interprétation de la charia et sans faire référence à des précédents.






