Histoire SecrèteS


USA

SOTT Focus: Comment Lyndon Johnson nous a fait marcher sur la Lune

Si John Kennedy n'avait pas été assassiné, il n'y aurait pas eu de guerre du Vietnam pour les Américains. Cette question, naguère débattue, est aujourd'hui réglée, grâce à des historiens comme James Douglass.
ghjk
Robert Kennedy Jr. résume le dossier dans son livre American Values [1]:
[JFK] a obstinément refusé d'envoyer des troupes de combat au Vietnam, ce qui lui a valu l'antipathie des libéraux et des conservateurs, qui lui ont reproché d'avoir « jeté l'éponge » dans la lutte contre le communisme international. [...] Lorsque Johnson s'est rendu au Vietnam en mai 1961 à la demande de Jack [John], il est revenu fermement convaincu qu'il était insuffisant d'envoyer des conseillers militaires et du matériel : la victoire exigeait des troupes de combat américaines capables d'une action indépendante contre les combattants de la guérilla.

Pratiquement tous les conseillers de Jack étaient d'accord, mais le Président a fermement résisté, affirmant que nous pouvions soutenir les Sud-Vietnamiens mais que nous ne pouvions pas lutter pour eux. En y repensant plus tard, [Maxwell] Taylor [chef des états-majors] observa : « Je ne me souviens de personne qui était fortement contre [l'envoi de troupes de combat au Vietnam], à l'exception d'un homme, et c'était le Président. Le Président ne voulait tout simplement pas être convaincu que c'était la bonne chose à faire. C'était vraiment la conviction personnelle du Président que les troupes terrestres américaines ne devraient pas entrer. »

Le 11 octobre 1963, cinq semaines avant sa mort, JFK a contourné son propre Conseil de sécurité nationale et a publié le mémorandum d'action de sécurité nationale 263, officialisant le retrait du Vietnam de « 1 000 militaires américains d'ici la fin de 1963 » et « la majeure partie du personnel américain d'ici la fin de 1965 ». Le 20 novembre 1963, deux jours avant son voyage à Dallas, Jack a annoncé lors d'une conférence de presse un plan pour évaluer « comment nous pouvons sortir les Américains de là-bas. Maintenant, c'est notre objectif, ramener les Américains à la maison ». Le lendemain matin, il passa en revue une liste de victimes pour le Vietnam indiquant que soixante-treize Américains y étaient morts à ce jour. Ébranlé et en colère, Jack déclara à son attaché de presse adjoint, Malcolm Kilduff : « Après mon retour du Texas, cela va changer. Il n'y a aucune raison pour que nous perdions un autre homme là-bas. Le Vietnam ne vaut pas une autre vie américaine. » Le 24 novembre 1963, deux jours après la mort de Jack, Lyndon Johnson a rencontré l'ambassadeur américain au Vietnam, Henry Cabot Lodge, que Jack avait été sur le point de renvoyer pour insubordination. LBJ déclara à Lodge : « Je ne serai pas le président qui a vu l'Asie du Sud-Est suivre le même chemin que la Chine. » En fin de compte, 500 000 Américains [...] sont entrés dans les rizières du Vietnam et 58 000 ne sont jamais revenus.
Entre 1965 et 1968 seulement, 643 000 tonnes de bombes ont été larguées, soit trois fois plus que pendant la Seconde Guerre mondiale, sur un pays majoritairement rural. La guerre du Vietnam a considérablement renforcé le déjà monstrueux « complexe militaro-industriel », au sujet duquel Eisenhower avait mis en garde les Américains dans son discours d'adieu.

Gold Bar

Une ceinture en or de l'âge du bronze aux motifs « cosmologiques » a été mise au jour dans un champ de betteraves tchèque

Le mois dernier, un cultivateur de betteraves de la République tchèque a déraciné un objet en or de l'âge du bronze.

ceinture en or age de bronze
© Source : Muzeum BruntálL’artefact en or de l’âge du bronze trouvé dans un champ de betteraves en République tchèque.
Il était bien conservé dans la boue et l'agriculteur anonyme a photographié le trésor doré puis a envoyé les images aux archéologues du musée régional de Silésie à Opava, une ville de la région de Moravie-Silésie.

On estime que la feuille d'or, fine et froissée, a été créée il y a environ 2 500 ans.

Che Guevara

20 octobre 2011 : assassinat de Mouammar Kadhafi

À l'occasion des onze ans de la disparition de Mouammar Kadhafi, visionnez la traduction ERTV de son dernier entretien vidéo
(avant le déclenchement de la guerre impérialiste contre la Libye).
ghjk
Au menu de cet entretien de février 2010 réalisé par l'agence britannique Journeyman Pictures Ltd : le financement du terrorisme, l'attentat de Lockerbie, le conflit israélo-palestinien, l'évolution de la lutte anti-impérialiste...

Che Guevara

15 octobre 1987 : assassinat de Thomas Sankara à Ouagadougou

« L'impérialisme est là-bas au Moyen-Orient et est en train d'écraser les peuples arabes : c'est le sionisme. » (Discours du capitaine Sankara prononcé le 26 mars 1983)
kkkk
Thomas Isidore Noël Sankara ne peut se réduire à une icône du patriotisme burkinabé ou à un martyr du panafricanisme. Il est, plus largement, une figure universelle du combat planétaire contre ce que l'on nomme aujourd'hui l'Empire, l'axe mondialiste et sioniste.

Commentaire: Lecture qui pourrait vous intéresser :

fghj
Le roman L'affaire Sankara est construit à partir de faits réels. Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara, président du Burkina Faso, est abattu par Blaise Compaoré, compagnon d'armes et ami, qui prit immédiatement sa succession à la présidence du pays. Ceci était l'aboutissement de l'étape révolutionnaire que tous les deux avaient mise en marche quatre ans auparavant. Un épisode unique sur le continent africain, qui éveilla de nombreuses adhésions parmi la jeunesse et de multiples craintes dans les pays voisins et dans la République Française. Avec cette œuvre brûlante, Antonio Lozano donne un nouvel éclairage sur la réalité qui est toujours d'une actualité frissonnante et nous offre un vibrant thriller politique, digne de la meilleure tradition du genre. Qui avait donné l'ordre à Compaoré de tirer sur Sankara ? Le journaliste français Emmanuel Durand avait interviewé le président juste avant sa mort. Son admiration pour cet homme, idéaliste, impertinent et charismatique, le conduit à entamer des recherches sur les trames secrètes qui font la politique en Afrique et à découvrir les souterrains dans lesquels se forgent les véritables relations entre les pays africains et les anciens colonisateurs. Une œuvre indispensable pour tous ceux qui aiment ce genre et qui met à nu la cruelle réalité de l'Afrique d'hier et d'aujourd'hui.



Stop

Persépolis : « La célébration du Diable », le dernier festin du Chah d'Iran*

Un délire mégalomaniaque absolu: Les festivités de Persépolis à la gloire de l'Empire perse et de son souverain de l'époque, le chah Mohammad Reza Pahlavi, passent pour avoir été, de l'avis de bon nombre d'observateurs, comme étant les plus fastueuses de l'histoire.
dfgh
La célébration du 2.500 me anniversaire de la fondation de l'Empire perse se réfère à un ensemble de festivités et événements culturels qui ont été organisés en Iran durant l'année iranienne de mars 1971 à mars 1972 (année 1350 du calendrier iranien) et notamment à l'automne 1971.

Cette date se réfère à la mort du fondateur de l'empire perse, Cyrus II Le Grand, en -5302. Elles sont surtout connues pour les fêtes de Persépolis qui tire son nom de la Cité Grecque - Parsa en persan ancien.

Commentaire: Lecture complémentaire qui pourrait vous intéresser :
ghjk
Téhéran, 1980: les révolutionnaires prennent le pouvoir. Installé dans un hôtel de la ville, Ryszard Kapu?ci?ski essaie, à partir de notes, de bandes magnétiques et de photos, de comprendre ce qui a provoqué la chute du Shah et comment l'ayatollah Khomeiny a réussi à s'imposer. Il interroge et écoute inlassablement les témoignages des hommes et des femmes qui l'entourent, et qui évoquent la corruption, les bakchichs, la peur de la délation paralysant les relations sociales, les supplices réservés aux opposants par la police du Shah.

En disséquant le processus de cette révolution, l'auteur s'interroge sur le déclin d'un empire et, au-delà de l'exemple iranien, nous propose une réflexion plus actuelle que jamais sur les mécanismes du pouvoir et sur le despotisme.



Black Cat

Fascinés par le diable : des intellectuels français à la rencontre du Duce et du Führer

Dans l'entre-deux-guerres, nombreux sont les intellectuels français à aller à la rencontre de Mussolini et de Hitler. De Daniel Halévy à Henri Béraud, ils sont journalistes, reporters, écrivains. Certains manifestent leur sympathie pour ces dictateurs, d'autres se montrent plus réservés.
fghj
Les récits qu'ils font de ces rencontres, souvent publiés dans la presse à grand tirage, forment un genre à part entière : celui du voyage en dictature. C'est à lui que se consacre ici Alexandre Saintin. Décrivant les ressorts diplomatiques de ces rencontres et les enjeux de carrière qu'elles pouvaient servir, il montre que ces voyages traduisent avant tout la fascination de ces intellectuels pour l'autorité et pour les chefs charismatiques, dont ils estimaient alors la France dangereusement dépourvue.

Binoculars

Der Spiegel : des vétérans de la Wehrmacht ont créé une armée secrète en Allemagne de l'Ouest

Non le nazisme n'a jamais été éradiqué et s'il s'est reconstitué, selon cet article, « on croit indépendamment des forces d'occupation ». Ce que nous savons, y compris sur le plan culturel, montre que très tôt les services de renseignements US ont utilisé leurs réseaux, avant même l'ouverture officielle de la guerre froide.
dfgh
Le fait est que dans sa lutte contre l'URSS, la CIA ainsi que le gouvernement américain ont sollicité ces gens-là et leurs réseaux pour préparer une « alternative » démocratique au communisme. La chute de l'URSS a activé les réseaux dormants et aujourd'hui la politique la plus belliciste de l'OTAN vient cette internationale noire, comme nous le verrons dans un prochain article.

Binoculars

American Moon : a-t-on vraiment marché sur la lune en 1969 ?

American Moon est un documentaire italien réalisé par Massimo Mazzucco en 2017. La présentation du documentaire par Laurent Guyénot en 2019 :
kjhg
"Tout récemment est sorti le documentaire "American Moon", de l'Italien Massimo Mazzucco, déjà auteur d'un documentaire sur le 11 Septembre. C'est à mes yeux le meilleur documentaire sur la controverse Apollo, remarquable par sa rigueur et sa documentation. Mazzucco a le grand mérite de répondre de façon détaillée à chacun des contre-arguments des débunkeurs. Mazzucco est un cinéaste et directeur de photographie professionnel, et sa contribution majeure, mais non pas unique, est dans le domaine des analyses d'images (il corrige les erreurs de "Did We Land On The Moon ?"). Mazzucco a mis à contribution plusieurs autres photographes de renom international, dont les analyses sont dévastatrices pour la crédibilité des photos lunaires Apollo. Je le recommande chaudement."

Blackbox

« Al-Qaïda est de notre côté » : Comment le tandem Obama-Biden a mené une sale guerre en Syrie

Le Président Biden a annoncé que dans la nuit de samedi à dimanche, une frappe de drone avait tué Ayman al-Zawahiri à Kaboul. Le chef d'Al-Qaïda, qui avait succédé à Ben Laden en 2011, rejoint ainsi la longue liste des acteurs que les États-Unis ont soutenu pour finalement les liquider.
ffghj
Dans cet article paru en avril dernier, peu après l'assassinat du chef de Daesh, le journaliste Aaron Maté rappelait comment Washington avait soutenu les terroristes en Syrie. Un rappel qui reste d'actualité avec la mort d'al-Zawahiri. (IGA)

Archaeology

Croix gammée sur le Tibet

croix gammé sur le tibet
Même si le Tibet a pâli sur les radars médiatiques, remplacé par Hong Kong, le Xinjiang et Taïwan, il reste un abcès de fixation entretenu de l'extérieur sur les flancs du géant chinois. De plus, en ces temps de complaisance obscène envers les nazis d'hier et d'aujourd'hui, le livre « Croix gammée sur le Tibet » mérite sans aucun doute d'être largement diffusé et lu attentivement.

C'est un petit livre de 110 pages1 qui risque de provoquer quelques remous dans les milieux de la tibétologie hexagonale, spécialement au sein de l'INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) dont quatre représentantes éminentes, à savoir Françoise Robin, Anne-Marie Blondeau, Katia Buffetrille et Heather Stoddard, sont ici accusées ni plus ni moins de révisionnisme historique, voire de négationnisme.

L'auteur de l'ouvrage n'est autre que le chercheur Albert Ettinger, dont les habitués du site ont déjà pu apprécier la riche documentation et la rigueur intellectuelle2. Outre son ouverture d'esprit et sa parfaite connaissance notamment du français et de l'anglais, le Luxembourgeois Ettinger, par sa maîtrise de l'allemand, est en prise directe sur le monde germanophone, largement snobé par l'intelligentsia française. Son dernier opus est d'ailleurs la version française, légèrement actualisée par rapport à l'édition originale en langue allemande3. Parmi les auteurs qu'il cite abondamment on trouve les noms de Wolfgang Kaufmann4, Gerald Lehner5, Peter Meier-Hüsing6 ou Michael H. Kater7, dont notre quatuor parisien n'a peut-être jamais entendu parler. Se pourrait-il qu'elles n'aient jamais vu non plus les documents photographiques reproduits dans le livre, pour la plupart extraits des Archives fédérales allemandes ?