La Science de l'EspritS


Magnet

La croyance en Dieu modifierait une partie du cerveau

Cerveau
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Des neurologues de l'université de Toronto ont découvert que l'activité du cerveau humain était liée aux croyances religieuses des individus.

Pour démontrer cela, les scientifiques ont fait passer des tests à différentes personnes divisées en deux catégories : les croyants et les athées. Toutes ont été placées dans des scanners afin de mesurer l'activité de leur cerveau durant les tests. L'épreuve consistait en une série de questions dont il fallait anticiper la réponse. Les candidats prenaient ensuite connaissance de cette dernière.

Les chercheurs ont remarqué que chez les athées, une zone du cerveau appelée cortex cingulaire antérieur était beaucoup plus fortement stimulée que chez les croyants. Le cortex cingulaire antérieur régule des fonctions comme la pression artérielle, le rythme cardiaque et certaines fonctions cognitives comme les émotions, la prise de décision, l'empathie mais surtout elle est la zone qui nous permet d'anticiper l'avenir.

People

Les personnes aux yeux marron semblent plus dignes de confiance

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Selon une étude tchèque préliminaire, les personnes ayant les yeux marron inspirent plus de confiance que celles qui ont les yeux bleus. Mais la forme du visage influerait aussi sur le sentiment de fiabilité.

People

Psychologie de la personnalité : un « Big six » proposé en remplacement du fameux "Big Five"

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Dans leur récent livre The H Factor of Personality ayant comme sous titre "Pourquoi certaines personnes sont manipulatrices, pensent que tout leur est dû, sont matérialistes et exploiteuses - et pourquoi cela concerne tout le monde" (1), les psychologues Michael Ashton et Kibeom Lee présentent le nouveau modèle de la personnalité qu'ils ont proposé en 2008 et qui a été largement considéré comme un avancement dans le domaine de la psychologie de la personnalité.

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Le cerveau des psychopathes : une réduction des aires cérébrales impliquant l'empathie et le traitement des émotions

Les progrès considérables de l'imagerie cérébrale semblent redonner une nouvelle vie à une théorie surannée, la phrénologie[1] (due au médecin allemand Franz Joseph Gall, et dont le langage conserve un souvenir, dans une expression comme « la bosse des maths »). Exploitant les apports de l'imagerie structurelle en résonance magnétique, une étude britannique essaye ainsi d'« identifier des différences au niveau de la matière grise » entre des délinquants violents, selon qu'ils relèvent ou non du diagnostic de psychopathie (en référence aux critères de la Psychopathy Checklist-Revised[2]).

D'inspiration « néophrénologique » (même si les associations recherchées et la rigueur méthodologique sont beaucoup plus sérieuses qu'au temps de Gall), cette recherche porte sur 22 sujets-témoins et 44 délinquants violents (17 étiquetés « personnalité antisociale avec psychopathie associée », et 27 étiquetés « personnalité antisociale sans psychopathie associée »). Chez les 17 délinquants considérés comme psychopathes, les auteurs constatent, comparativement aux sujets-témoins comme aux délinquants sans psychopathie associée, une « réduction significative des volumes bilatéraux de matière grise » concernant le cortex rostral préfrontal antérieur (aire 10 de Brodman)[3] et les pôles temporaux, entre l'aire 20 de Brodman (gyrus temporal inférieur) et l'aire 38.

Hearts

Partager les expériences positives aide à contrer le biais de négativité

Partager les bonnes nouvelles augmente leur bénéfice et contribue à contrer la tendance naturelle à accorder plus de poids aux événements négatifs qu'aux positifs, rapporte la psychologue Emma Seppala de l'Université Standford dans la revue Scientific American.

Les recherches des psychologues Shelley Gable et Jonathan Haidt, rapporte-t-elle, suggèrent que nous avons trois fois plus d'expériences positives dans le quotidien que de négatives. Mais une tendance naturelle, appelée biais de négativité, porte à donner plus de poids aux expériences négatives. Un autre phénomène est que le boost de bonheur amené par une expérience positive diminue alors qu'on s'habitue.

Alors que certaines études ont montré que dresser quotidiennement une liste des expériences positives aide à porter attention à ces expériences et constitue une stratégie efficace pour améliorer le bien-être, des expériences menées par le psychologue Nathaniel Lambert et ses collègues montrent que de parler de ces expériences augmenterait encore davantage le bien-être et la satisfaction.

Family

Exprimer sa mauvaise humeur allongerait l'espérance de vie

Selon une étude menée par des chercheurs allemands, exprimer sa mauvaise humeur serait bon pour la santé physique et mentale, et permettrait même d'allonger la durée de vie.

Pour vivre vieux, soyez cons ! Alors que la mauvaise humeur et l'irritabilité sont des traits de caractère que n'importe qui préfère fuir, ils seraient en réalité bons pour la santé. C'est du moins ce qu'affirment les chercheurs de l'université de Jena en Allemagne suite à une étude menée sur quelques 6.000 patients et publiée dans la revue Journal Health Psychologies.

Au cours de celle-ci, les scientifiques ont suivi différents paramètres de l'organisme ainsi que l'humeur de leur sujet. Ils ont ainsi constaté que ceux qui avaient l'habitude d'intérioriser leurs émotions négatives montraient des hausses de leur rythme cardiaque. Un phénomène qui avec le temps favorise l'hypertension et les risques de développer une variété de maladies telles que des pathologie cardiaques, un cancer ou des dommages aux reins.

Stop

Regarder trop de porno nuit à la mémoire

Le porno pourrait vous exciter... au point de vous faire perdre la tête. Regarder trop de vidéos porno pourrait affecter la mémoire à court terme, selon des chercheurs allemands.

Des chercheurs croient avoir trouvé pourquoi certains accros aux films porno zappent des rendez-vous professionnels, oublient de dormir ou éprouvent des difficultés relationnelles. Ce serait lié à leur mémoire.

Leur étude, la première à analyser l'impact de la pornographie sur la mémoire, montre que l'addiction aux films porno interfère avec la mémoire de travail, celle qui s'occupe du traitement et du maintien des informations à court terme. Concrètement cette mémoire de travail, ou working memory, est celle qui nous sert le plus dans la vie de tous les jours car elle nous aide à raisonner, à comprendre, à prendre des décisions et à résoudre des problèmes.

Book 2

Psychologie des foules

a crowd of people
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« La foule est conduite presque exclusivement par l'inconscient. Ses actes sont beaucoup plus sous l'influence de la moelle épinière que sous celle du cerveau. Les actes exécutés peuvent être parfaits quant à leur exécution, mais, le cerveau ne les dirigeant pas, l'individu agit suivant les hasards des excitations.

Une foule est le jouet de toutes les excitations extérieures et en reflète les incessantes variations. Elle est donc esclave des impulsions qu'elle reçoit. L'individu isolé peut être soumis aux mêmes excitants que l'homme en foule ; mais comme son cerveau lui montre les inconvénients d'y céder, il n'y cède pas. C'est ce qu'on peut physiologiquement exprimer en disant que l'individu isolé possède l'aptitude à dominer ses réflexes, alors que la foule ne la possède pas. [...]

Rien ne saurait être prémédité chez les foules

Elles peuvent parcourir successivement la gamme des sentiments les plus contraires, mais elles seront toujours sous l'influence des excitations du moment. Elles sont semblables aux feuilles que l'ouragan soulève, disperse en tous sens, puis laisse retomber.

Books

Quand les langues étrangères accroissent la rationalité de nos décisions

Comment accroitre la rationalité de nos décisions ? Dans de nombreux articles, nous avons mentionné les recherches en économie comportementale, qui montrent l'existence de deux processus concurrents dans notre cerveau : ceux que le prix Nobel d'économie Daniel Kahneman nomme le "système 1″ et le "système 2″. Le premier, rapide, intuitif et fortement émotionnel, nous aide à prendre des décisions dans l'urgence : c'est l'héritier de millions d'années d'évolution. Parfait pour la savane, il éprouve cependant quelques difficultés dans le monde contemporain, et notamment à gérer des calculs un peu complexes. Il est hautement dépendant de notre état émotionnel. Le "système 2″, lui, concerne la pensée consciente,logique, linéaire, rigoureuse...Malheureusement, il est aussi plus lent, et aisément perturbé par le stress.

Des chercheurs de l'université de Chicago (.pdf) se sont interrogés sur les conséquences de l'usage d'une langue étrangère sur notre prise de décision. Deux réponses s'offrent à nous. Dans le premier cas, il se pourrait que la "surcharge cognitive" provoquée par la nécessité d'user d'un langage mal connu réduise nos facultés de pensée rationnelle, laissant libre court à nos réactions plus spontanées. Dans le second, on imagine qu'au contraire, la nécessité de recourir à nos capacités logiques pour nous exprimer tendrait à accentuer notre côté rationnel. Selon les travaux menés par cette équipe, la seconde hypothèse semble la bonne.

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Lire le Chinois et le Français : un même réseau cérébral

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La lecture des caratères romans et des idéogrammes chinois mettrait en œuvre le même réseau cérébral.
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Les circuits cérébraux impliqués dans la lecture des lettres romanes et des idéogrammes chinois seraient les mêmes... à une différence culturelle près.


On connaît le réseau cérébral impliqué lorsqu'on lit un texte en français : il est localisé dans l'hémisphère gauche si l'on est droitier. Dépend-il de la culture et du type d'écriture ? Certains pensent en effet que la lecture de caractères complexes, tels les idéogrammes chinois, met en œuvre d'autres aires cérébrales en dehors de ce circuit. Mais ce ne serait pas le cas. D'après Kimihiro Nakamura et ses collègues (de l'INSERM, du Centre NeuroSpin au CEA à Gif-sur-Yvette, du Collège de France à Paris, de l'Université Paris XI à Orsay et de l'Université de Taipei à Taïwan), le réseau de la lecture serait universel.

Dans ce réseau, un circuit postérieur occipito-temporal participerait au traitement visuel des unités graphiques statiques et à leur mise en correspondance avec les unités sonores formant les mots. Il s'active quand on voit les mots écrits ; c'est le réseau de la lecture visuelle. Un autre circuit, antérieur et frontal, serait sensible au mouvement et à la direction dans laquelle les lettres sont écrites (vers la gauche ou vers la droite). Ce serait le réseau de la lecture « avec les mains ».