OF THE
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N'attendez rien de personne, attendez tout de vous-même. Ainsi, votre cœur sera moins sujet aux déceptions.Nous savons tous qu'en ce qui concerne nos relations, il est inévitable de ne pas avoir d'attentes.

Dans la tradition judéo-chrétienne, les textes parlent couramment des « forces du mal » , des « forces démoniaques » ou encore des « forces des ténèbres » pour évoquer ces manifestations. (...) Dans l'islam, il est question de « djinns », sorte de créatures issues d'un « feu sans fumée », qui habiteraient dans les lieux non occupés par l'homme (déserts, terrains vagues), et aussi dans les lieux sales (poubelles, W-C, etc.). (...)On voit donc qu'il est préférable d'envisager toutes les possibilités, en particulier quand on voit à quel point la vie des « entendeurs de voix » peut devenir un véritable enfer. On pourra consulter les articles suivants, pour aller plus loin, et concevoir, peut-être, que le phénomène n'est sans doute que la partie visible de l'iceberg... N'oublions pas enfin qu'il est techniquement possible de faire entendre des voix dans la tête des gens...
Dans la tradition chinoise, ces entités sont nommées « gui » (prononcer « kouei » ), ce qui signifie « spectres, fantômes, revenants ». Il y a plus de 1 500 ans, la médecine chinoise décrivait déjà treize points gui à piquer en acupuncture pour les sujets possédés par des spectres. Pour les Chinois, ces kouei ont pour origine une partie d'une personne décédée- en l'occurrence la partie végétative de l'âme terrestre attachée au poumon -, qui peut rester après la mort du défunt et ne souhaite pas disparaître. Cette partie cherche alors à se nourrir d'un vivant, le tourmentant et l'amenant à des pulsions cruelles et sanguinaires. On comprend alors pourquoi, dans beaucoup de traditions, on brûle le corps des défunts ... La médecine chinoise décrit au moins deux formes de kouei : une forme apparente et toujours présente par des signes cliniques permanents, et une forme cachée qui n'apparaît que de temps en temps, à 1' occasion de crises. La psychiatrie moderne décrit évidemment les mêmes choses. (...)
Les traditions chamaniques n'ignoraient rien de ces phénomènes, et c'est un peu grâce à leur résurgence actuelle que le grand public est informé de l'existence d' entités qui squattent l'humain (cf. les traditions des Amérindiens, des aborigènes d'Afrique, d'Amérique du sud, de Mongolie, du Tibet, etc.). (...) Les écrits de Carlos Castaneda (1), issus censément de 1' enseignement d'un sorcier mexicain, décrivent ces phénomènes comme des forces « extraterrestres » qui cherchent à prendre possession de l'esprit de l'homme pour lui imposer d'autres schémas de pensée, notamment de convoitise, d'envie et de cupidité.
Ainsi, l'idée que des présences étrangères à l'homme pourraient prendre possession de son esprit est évoquée un peu partout dans le monde à l'aide de vocables différents, mais dans des descriptions similaires. Il y a là tout de même beaucoup de convergence entre des traditions aussi éloignées géographiquement et culturellement.(...)
Posons-nous la question : « Et si nos idéaux alimentaient des entités ? » Sommes-nous certains que nos pensées et nos idées sont bien les nôtres ? Les exemples cités ci-dessus montrent à quel point les messages véhiculent de la culpabilité. Qui peut faire toutefois la différence entre la voix de son juge intérieur (le surmoi) et les voix de ces entités ?
La plupart des théories de la moralité sont presque exclusivement centrées sur le niveau individuel. « "La théorie de Bandura étend le désengagement moral au niveau des systèmes sociaux à travers lesquels des inhumanités sont commises, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives" », indique la présentation de l'éditeur.
- ils sanctifient leur comportement dommageable comme servant des causes louables, comme étant mieux que certains comportements des autres... ;
- ils se déchargent du blâme pour le préjudice qu'ils causent en déplaçant et en diffusant la responsabilité ;
- ils minimisent ou nient les effets néfastes de leurs actions ;
- ils déshumanisent ceux qu'ils maltraitent ;
- ils blâment leurs victimes en attribuant leurs malheurs à leurs défauts et leurs défaillances.
Les personnalités antisociales, qui se caractérisent par l'insensibilité et le manque de remords et d'empathie (par ex. Blair et al, 2006 ; Frick & Morris, 2004 ; Frick & White, 2008), sont considérées comme l'expression complète de cette stratégie (Mealy, 1995; Raine, 1993). L'intelligence, le charme superficiel et le manque d'émotions prosociales (comme l'empathie, la sympathie, la honte et la culpabilité permettent aux psychopathes de manipuler et profiter des autres sans être harcelés par la culpabilité (par ex. Raine, 1993). Le narcissisme est un autre type de personnalité qui se caractérise par des sentiments de supériorité et de conviction que tout leur est dû (Emmons, 1984; Raskin & Terry, 1988). Il est en corrélation positive avec la déculpabilisation. En particulier lorsque l'ego a été menacé ou froissé, les personnes narcissiques se vengent rapidement (Bushman et al, 2003 ; Campbell et al, 2004 ; McCullough et al, 2003). Comme Baumeister (1997) l'a observé, la culpabilité implique la réciprocité qui est rarement reconnue en présence d'un ego énorme.Directement lié au sujet :
Les variables idéologiques spécifiques prédisent également bien la déculpabilisation intergroupe. Par exemple, les justifications de la discrimination, qui est causée par la menace symbolique, se produisent lorsque la méritocratie (par ex. la discrimination contre l'incompétence, Vala, Lima, et Lopes, 2004) plutôt que l'égalitarisme (par ex. l'égalité, la justice sociale et la lutte contre la discrimination, Moskowitz et al., 1999) est saillante (Pereira, Vala, & Leyens, 2009). Il a été démontré que les idéalistes évitent les sentiments de culpabilité en se convaincant qu'ils luttent contre le mal (Baumeister, 1997). D'autres exemples sont l'autoritarisme de droite (RWA, Right-Wing Authoritarianism, Altemeyer & Hunsberger, 1992) et l'orientation à la dominance sociale (SDO, Social Dominance Orientation, Pratto et al, 1994). L'autoritarisme de droite combine la soumission anxieuse aux autorités considérées comme légitimes et bien établies (la soumission autoritaire), l'agressivité contre les déviants (l'agressivité autoritaire), et le conventionnalisme (Altemeyer, 1998 ; Stone, Lederer, et Christie, 1993). L'orientation vers la dominance sociale est un ensemble d'attitudes et de croyances générales favorisant la préférence pour les relations intergroupes hiérarchiques (Pratto et al, 1994). La SDO est entraînée par la conception du monde comme une jungle concurrentielle dans laquelle seuls les individus les plus adaptatifs survivent (par ex. Duckitt et al., 2002).
Commentaire: Précisons tout de même que si l'on commet un crime, c'est en regard de la loi. Les criminels sont bien loins d'être tous des psychopathes ; criminels ou pas, ces derniers ont des troubles de la personnalité avérés, avant tout.
Les chiens se sont révélés être de bons détecteurs de cancers ; amusons-nous d'imaginer, un instant, un bon toutou dressé pour détecter l'odeur des psychopathes...