Amatrice, village de montagne dévasté par un puissant séisme, est coupé en deux. Les accès se font par deux routes, au nord et au sud, mais au milieu, entre les deux, c'est la zone interdite, la zone morte, où les grues, les excavateurs et les secouristes travaillent sans relâche, nuit et jour.
«La situation est pire qu'une guerre. Nous n'avons plus rien. Ma soeur ne méritait pas une mort pareille», pleure Rita Rosine, 63 ans, qui a perdu son aînée, âgée de 75 ans, et dont la maison n'est désormais plus que décombres.

© GoogleAmatrice, ville brisée en deux
Pourtant, toutes ne se sont pas effondrées, et ce qui reste du village révèle des scènes apocalyptiques et insolites. Une maison semble normale, debout, trois étages entiers, mais à bien regarder, il n'y a plus de façade, le regard plonge à l'intérieur. Jeudi après-midi une nouvelle secousse, plus forte que les autres, a semé un moment l'angoisse, achevé surtout de détruire quelques maisons et soulevé la poussière dans les décombres du centre historique du village.
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