« Le prélèvement nasopharyngé suivi de la détection du génome viral par RT-PCR est devenu la méthode de référence pour le diagnostic de l'infection par le Sras-CoV-2. L'écouvillonnage nasal est également nécessaire pour la réalisation d'un test antigénique.Et lorsque les médias alternatifs alertaient sur les risques liés à l'usage de ces prélèvements, ils étaient traités de complotistes...
Devant la multiplication et la répétition des prélèvements, parfois effectués dans des conditions inadaptées, il importe de rappeler les précautions à observer et les risques encourus. Si certaines complications peuvent être considérées comme bénignes (désagrément, douleur ou saignement), de graves complications commencent à être décrites dans la littérature médicale depuis quelques semaines, notamment des brèches de l'étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite [1-3]. »
Rappelons que l'écouvillon de 15 cm de long va titiller la très fragile plaque cribriforme qui est étroite et profondément rainurée ; elle soutient le bulbe olfactif et est perforée par des foramines pour le passage des nerfs olfactifs. Les foramines situées au milieu de la rainure sont petites et transmettent les nerfs à la voûte des fosses nasales ; celles des parties médiane et latérale de la rainure sont plus grandes — les premières transmettent les nerfs à la partie supérieure de la cloison nasale, les secondes à la conque nasale supérieure. Une plaque cribriforme fracturée peut entraîner un dysfonctionnement olfactif, un hématome septal, une rhinorrhée du liquide céphalo-rachidien (LCR) et éventuellement une infection pouvant conduire à une méningite. La rhinorrhée du LCR (liquide clair qui s'écoule du nez) est très grave et considérée comme une urgence médicale.












Commentaire: Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :