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dim., 24 juil. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Gold Bar

La Chine et la Russie retournent à l'étalon-or : l'effondrement du système monétaire fiduciaire occidental a peut-être commencé

Traduit par Alex Moumbaris, relu par Marie-José Moumbaris pour le Saker Francophone.

© Michael Dalder/Reuters
Le 19 avril 2016, la Chine sortait les nouveaux yuans soutenus par l'or. Ces deux dernières années, le rouble russe était pleinement soutenu par l'or. Personne dans les médias occidentaux n'en parle. Pourquoi le feraient-ils ? - Un lecteur occidental pourrait commencer à se demander pourquoi il est constamment stressé par un système monétaire fiduciaire basé sur le dollar étasunien et manipulé à volonté par une petite élite d'oligarques financiers pour leur avantage, au détriment des gens ordinaires.

Dans un récent article de Russia Insider, Serguei Glaziev, un des plus éminents économistes russes et conseiller auprès du président Poutine, avait affirmé : «Le rouble est la devise la mieux soutenue par l'or au monde.» Il a continué en expliquant que la quantité de roubles en circulation est couverte par environ deux fois la quantité d'or détenue par le Trésor russe.

En plus de leur alliance financière, la Russie et la Chine ont également développé, ces deux dernières années, leur propre système de transfert d'argent, le Système de paiement international chinois (CIPS) ou, autrement dit, le réseau CIPS remplace le système de transfert occidental SWIFT pour le commerce interne entre la Russie et la Chine. Le terme SWIFT signifie Société pour la télécommunication financière interbancaire mondiale, un réseau qui fonctionne dans 215 pays et territoires, utilisé par plus de 10 000 institutions financières.

Jusqu'à récemment, presque toutes les transactions monétaires internationales devaient passer par SWIFT, un établissement privé, basé en Belgique. «Privé» comme la Federal Reserve Bank (Fed), les banques de Wall Street et la Banque de règlements internationaux (BRI), toutes impliquées dans les transferts monétaires internationaux et fortement influencées par la famille Rothschild. Ce n'est pas étonnant que le SWIFT indépendant suive les sanctions de Washington, par exemple, en écartant l'Iran du système de transferts internationaux. De même, Washington a employé des pressions sur SWIFT pour qu'il vienne en aide aux fonds vautours new-yorkais de Paul Singer qui a extorqué plus de 4 milliards de dollars à l'Argentine. Cette extorsion a été faite en entravant les paiements réguliers de la dette argentine comme convenu avec 93% de ses créanciers. Par la suite, l'Argentine a trouvé d'autres moyens pour effectuer ses paiements et évité de s'enliser dans le discrédit et l'insolvabilité.

Propaganda

Après Ben Laden, Saddam et Kadhafi, Poutine est devenu le nouveau grand méchant de l'Occident

© RT
Vladimir Poutine a-t-il fait équipe avec un reptile extraterrestre pour divulguer les « Panama papers » et ainsi discréditer David Cameron et forcer la sortie des Britanniques de l'UE ?

Percy Bysshe Shelley a écrit : « tout autour, à l'intérieur, en dessous, au-dessus il y a la mort - et nous sommes la mort ». C'était il y a 200 ans. Si le remarquable poète anglais écrivait ces vers aujourd'hui, il pourrait sans doute remplacer la mort par Poutine. En effet, d'après les médias britanniques, « Poutine est ici, Poutine est là, Poutine est partout ».

Prenez le Daily Mail par exemple, un quotidien qui se préoccupait surtout de tout ce qui pouvait vous provoquer un cancer. Mes préférés étaient l'huile de foie de morue, la paternité, les bains de bouche et les rapports sexuels, qui sont sans doute bons pour eux aux yeux des ignorants qui ne lisent pas le Daily Mail. Aujourd'hui, Poutine semble avoir remplacé le cancer et les prix de l'immobilier en Angleterre. Ces deux dernières semaines seulement, le journal a publié d'étonnantes, parfois effrayantes, histoires à propos du président russe. Il a notamment révélé que Poutine « est de mèche avec un reptile extraterrestre ». Et si cela n'était pas assez bizarre, des chasseurs d'OVNI posséderaient une vidéo d'un vaisseau extraterrestre volant au-dessus de la maison du président. « Ce n'est pas la première fois que Poutine est accusé de recevoir des technologies de pointe des extraterrestres ou de complicité avec eux », a prévenu le deuxième journal le plus lu d'Angleterre.

Magic Hat

Manipulation médiatique : quand des acteurs peuvent être recrutés pour des manifestations, des attentats, des fusillades, des catastrophes


Commentaire : L'opinion publique se façonne de mille et une façon ; les innombrables techniques de propagande et de désinformation sont là pour le prouver. Des quelques mots mensongers écrits dans un article de presse obscur à la mise en scène hollywoodienne d'un événement dramatique sur-médiatisé, avec images truquées ou détournées à l'appui, le but recherché reste le même : rallier l'adhésion d'un lecteur ou d'un spectateur à une idée, une conception, une représentation de la réalité. Et au vu des moyens retors mis en œuvre par toute la clique dirigeante malade pour atteindre cet objectif, on prend conscience que c'est une chose capitale, encore pour l'instant, que d'obtenir le consentement de la population.

Alors que nous n'avons pas besoin d'homme politique, de PDG ou de banquiers pour vivre, un homme de pouvoir, quel qu'il soit, est éminemment dépendant des personnes qui composent la pyramide sur laquelle il trône. Il doit constamment justifier du statut qui est le sien ; tâche bien difficile, en bon parasite social désaxé qu'il est. Il travaille donc constamment à présenter la réalité sous un faux jour, comme nous le prouve l'article ci-dessous, par exemple.

N'est-ce pas là peut-être une bonne nouvelle ? La dépendance du pouvoir à un assentiment collectif ne nous fait-il pas prendre conscience qu'en refusant d'adhérer à un mensonge celui-ci ne peut plus perdurer ? Et n'y a t-il pas là un moyen, à son petit niveau, non pas de changer le monde, mais d'être au plus prés d'une possible juste place que l'univers semble pouvoir nous offrir lorsque nous regardons la réalité pour ce qu'elle est ?


Les américains ont découvert une curieuse forme d'imposture, les acteurs de crise, à l'occasion du massacre de masse sous faux drapeau de Sandy Hook, le 14 décembre 2012. (voir Remarkable resemblance of Sandy Hook victims and professional crisis actors)

Située à Denver dans le Colorado, une entreprise nommée VisionBox Crisis Actors fournit des professionnels (« des joueurs et des acteurs expérimentés ») qui incarnent des personnes du monde réel dans des simulations de catastrophes, comme des exercices menés par le gouvernement, des attentats à la bombe ou des fusillades, pour aider « les écoles et les premiers secours à créer des entraînements réalistes, des exercices grandeur nature, des simulations très fidèles à la réalité, et des films interactifs en 3D. » Comme s'en vantait une histoire en date du 31 octobre 2012, que j'ai découverte le 1er janvier 2013, publiée sur le site Crisis Actors :

USA

Les Panama Papers attaquent les ennemis de l'Empire et sont un moyen de chantage idéal

Traduction : Dominique Muselet

Une vraie fuite de données d'un cabinet d'avocats au Panama serait très intéressante. Beaucoup de gens riches et/ou des politiciens cachent de l'argent dans les sociétés fictives que ces firmes panaméennes fournissent. Mais les «  fuites » actuelles de données, diffusées, à grand renfort de publicité, par plusieurs empires de presse qui soutiennent l'OTAN et par une « Organisation non gouvernementale « financée par le gouvernement américain, ont simplement pour but inavouable de salir des personnalités que l'empire américain n'aime pas. Elles offrent aussi une belle opportunité d'en faire chanter d'autres en promettant de ne pas publier des informations en échange d'une faveur puis d'une autre.

Il y a déjà 16 mois, Ken Silverstein a publié un reportage sur Vice à propos de Mossak Fonseca, un gros fournisseur véreux de sociétés fictives du Panama. (L'Intercept de Pierre Omidyar, pour lequel Silverstein travaillait alors, avait refusé de publier le reportage.) Yves Smith a publié plusieurs longs articles sur le business du blanchiment d'argent de Mossak Fonseca. Silverstein a également redit une chose bien connue, à savoir que Rami Makhlouf, un riche cousin du président syrien Assad, avait de l'argent caché dans des sociétés fictives de Mossak Fonseca. Il a écrit :

Pour pouvoir fonctionner, les sociétés fictives comme Drex ont besoin d'un agent agréé, parfois un homme de loi, qui dépose les documents d'enregistrement nécessaires et dont le bureau sert habituellement d'adresse à la société fictive. Cela crée un intermédiaire entre la société fictive et son propriétaire, surtout si l'entreprise fictive est enregistrée dans un paradis fiscal où l'information sur la propriété est protégée par un mur impénétrable de lois et de règlements. Dans le cas de Makhlouf - et, comme je l'ai découvert, dans le cas aussi d'hommes d'affaires véreux et de gangsters du monde entier - l'organisation internationale qui a permis d'enregistrer sa compagnie fictive et de la protéger contre la surveillance internationale était un cabinet d'avocats appelé Mossack Fonseca, qui a fait office d'agent agréé de Drex du 4 juillet 2000 à la fin de 2011.

Snakes in Suits

De la démocratie à la pathocratie : l'avènement du psychopathe politique

Traduit par Crashdebug.fr
© Sott.net
« Les hommes politiques sont plus susceptibles que les personnes normales dans la population générale d'être des sociopathes. Je pense que vous ne trouverez pas un expert dans le domaine de la sociopathie / psychopathie / du trouble de la personnalité antisocial qui contesterait cela... qu'une petite minorité d'êtres humains n'ont littéralement aucune conscience, a été et est, une pilule amère à avaler pour notre société - mais cela explique beaucoup de choses, le comportement politique sans vergogne trompeur en étant une » -. Dr. Martha Stout, psychologue clinique et ancien instructeur à l' École de médecine de Harvard.
Il y a vingt ans, un titre de journal a posé la question : « Quelle est la différence entre un politicien et un psychopathe ? »

La réponse à l'époque, et maintenant, reste la même : aucune.

Il n'y a pas de différence entre les psychopathes et les politiciens.

Et il n'y a plus de différence entre les ravages sur les vies innocentes par des criminels parasites insensibles, égoïstes, et irresponsables et les élus qui mentent à leurs électeurs, échangeant des faveurs politiques commerciales pour les contributions de campagne, ignorant les souhaits de l'électorat, trichant sur l'argent durement gagné des contribuables, favorisant l'élite corporatiste, consolidant le complexe militaro-industriel, et se souciant peu de l'impact de leurs actions irréfléchies, et de ce que des législations adoptées à la hâte pourraient avoir comme conséquence sur les citoyens sans défense.

Eye 1

France : les procédures d'exception, vers un régime autoritaire


Commentaire : A proprement parler, nous ne sommes pas prisonniers d'un régime purement fasciste, ou totalitaire ou dictatorial. Nos « démocraties » modernes savent se plier aux convenances et sauvent les apparences grâce aux urnes et aux bulletins de vote. Wikipédia nous informe qu'un régime autoritaire est "un régime politique qui par divers moyens (propagande, encadrement de la population, répression) cherche la soumission et l'obéissance de la société." C'est ce qui semble le mieux définir le système actuel.

En ce qui concerne la propagande, pas de doute : servie à la louche et sans subtilité, la population française fait bombance, avec, au hasard, les épisodes russes et syriens, les épisodes climatiques, etc., etc . :
Pour ce qui est de l'encadrement de la population et de la répression, l'un ne va pas sans l'autre : On le voit, la "soumission et l'obéissance de la société" est la première des priorités pour le gouvernement. En un clic, n'importe qui possède la liberté de s'informer, de recouper les sources, les versions, les théories, au sujet de tout et de n'importe quoi. Et de contester la légitimité de toute autorité, quelle qu'elle soit. Une liberté bien dangereuse pour toute personne de pouvoir qui perd ainsi la possibilité d'imposer une vision unique de la réalité, indispensable au maintien de tout système de domination efficace. Le problème est bien sûr contourné : les lois sont votées. Ainsi, et surtout si ces lois sont iniques, la conformité démocratique est malgré tout respectée. Le pouvoir vote des lois qui le protège, qui augmentent son pouvoir, qui diminue le pouvoir des populations, dans un cycle infernal qui ne semble pas pouvoir prendre fin. Il est pourtant possible d'espérer rompre avec ce qui nous accable, en prenant conscience des mécanismes qui rendent possibles... notre accablement.


Dans le contexte des attentats revendiqués par Daesh, le gouvernement français procède à une série de réformes visant à accroître considérablement les pouvoirs de la police et de l'administration au détriment de la Justice. Étant entendu que ces réformes sont sans lien avec la prévention de ce type d'attentat qui nécessite d'abord des mesures politiques, la France se dirige vers un régime d'arbitraire.

À une large majorité et quasiment sans débat, l'Assemblée nationale vient d'adopter le 9 mars 2016, le nouveau projet de loi de réforme pénale « renforçant la lutte contre le terrorisme et le crime organisé » [1]. Ce texte doit encore passer au Sénat et, étant en procédure accélérée, il ne doit faire l'objet que d'une seule lecture par chambre.

Le projet fait entrer dans le droit commun, des dispositions considérées comme relevant d'un droit d'exception. Ainsi, dans le texte transmis pour avis au Conseil d'État, le gouvernement confirme sa volonté de « renforcer de façon pérenne les outils et moyens mis à disposition des autorités administratives et judiciaires, en dehors du cadre juridique temporaire, mis en œuvre dans le cadre de l'état d'urgence » [2].

Magnify

Que cache la manipulation des cours de l'or ?


Commentaire : Dans une société régit par l'argent ou notre survie dépend directement des fluctuations de notre compte en banque, nous avons pourtant le plus grand mal à appréhender le fonctionnement d'un système économique qui semble posséder sa propre vie, son propre langage. Si ésotérique qu'il en devient incompréhensible pour la plupart des gens.

Un jour, sans savoir exactement ni comment ni pourquoi, nous apprenons, par les médias, qu'il se passe quelque chose : les spécialistes déclarent un état de « crise financière ». Pour le peuple, ce jour-là n'est pas bien différent du jour précédent. Ne doit-il pas assurer les mêmes taches et le même travail en vue de gagner le même argent pour subvenir à ses mêmes besoins ? Et pourtant voilà qu'on lui signifie que des choses vont changer, que l'argent qu'il gagne n'a plus la même valeur. Qu'il ne va plus pouvoir rembourser sa maison, qu'il n'a plus de travail, que ce qu'il possède ne lui appartient pas vraiment.

Devant l'aberration d'une telle situation, on pourra certes passer beaucoup de temps à expliquer le comment du pourquoi ; les spécialistes économiques ne s'en privent jamais, exposant ceci, démontrant cela, pointant du doigt le ou les coupables, désignant les responsables. Et si les plus éclairés conseilleront même, avec raison, d'éponger le plus rapidement possible les dettes personnelles, de s'installer à la campagne, de planter des salades et d'élever des cochons, la crise qui s'annonce est peut-être aussi l'occasion de comprendre que la nature même du système est dysfonctionnelle, que l'argent a perverti les échanges de compétences qui s'établissent naturellement entre les êtres humains, et qu'aussi surement que le fait la politique, celui-ci attire à lui les natures et les comportements pathologiques.


© Flickr
Les cours de l'or font l'objet d'une des plus grandes manipulations de l'histoire économique.
L'or est la valeur refuge par excellence. Mais son prix n'explose pas. Pourtant, s'en procurer devient difficile et la demande tutoie des sommets. Une vaste manipulation orchestrée par de puissants acteurs est à l'origine de ce paradoxe.

Pas besoin d'être un prix Nobel d'économie pour comprendre que quelque chose ne tourne pas rond sur le marché de l'or. Il suffit d'être familier avec une loi basique : celle de l'offre et de la demande. Ce qui est rare est cher. La demande d'or physique est au plus haut devant les turbulences traversées par l'économie mondiale.

Plusieurs spécialistes s'accordent pour dire que le prix de l'once (31,1 grammes) devrait se situer autour de 8 000 dollars (soit quatre fois son record historique). Début mars, il est d'environ 1 250 dollars.
Ce prix étrangement bas est la question qui agite les experts depuis cinq ans. Pourquoi le prix de l'or ne correspond-t-il pas aux règles économiques ? Plusieurs d'entre eux, choisis pour leur expertise sur le sujet, nous ont aidés à percer le mystère. Selon eux, cette anomalie est le résultat d'interventions massives sur le marché des produits dérivés où l'on échange des contrats plutôt que des lingots. Ces purs mouvements spéculatifs ont pour conséquence de faire chuter les cours. Dans le rôle des suspects, on retrouve les banques centrales et leurs intermédiaires. Les mobiles ? Éviter la panique, protéger la valeur du dollar et le système financier dans son ensemble. Docteur en économie, chroniqueurs, journaliste, ex-traders, gérants d'entreprises, Tous nous décrivent une des plus grandes manipulations de l'histoire économique.
(Vous pouvez consulter la chronologie interactive ci-dessous pour connaître l'évolution du rôle de l'or dans l'économie au cours du XXème siècle.)

Les faits
« Je ne suis pas un adepte des théories de manipulation en matière d'économie. Je me suis intéressé à ce sujet en y allant à reculons. Mais une fois que l'on s'y plonge, il apparaît clair que le marché est biaisé. Trop de faits sont là pour le démontrer. » Philippe Herlin est docteur en économie du Conservatoire national des Arts et Métiers de Paris.
Comme d'autres experts avant lui, il s'est intéressé de plus près au marché de l'or. Et comme bon nombre de ses prédécesseurs, il a été « très surpris » de ce qu'il a découvert. C'est aussi le cas de Philippe Béchade. En novembre dernier, nous avons rencontré le président des Econoclastes et chroniqueur sur BFM Business. Il vous accompagnera tout au long de votre plongée au cœur du marché de l'or avec ses quatre interventions en vidéo.

(Vous pouvez parcourir les slides suivants pour faire défiler plusieurs infographies sur le marché de l'or.)

OR1

Arrêtons-nous un moment sur le fonctionnement de ce business artificiel. Le prix du métal jaune n'est pas seulement fixé par les échanges d'or physique. Les mouvements sur les marchés de produits dérivés influencent également son prix. Il existe plusieurs « marchés à terme ». Ils permettent le trading de contrats portant sur le précieux métal. En théorie, posséder un de ces titres signifie que vous êtes propriétaire de la quantité d'or correspondante et en droit d'en demander la livraison. Cette donnée est essentielle. Selon Nick Laird, spécialiste reconnu pour ses statistiques sur le milieu, plus de 3000 tonnes d'or « papier » sont échangées chaque jour. 3000 tonnes... C'est la production mondiale en 2015 selon Statista, un des numéro un mondial de la statistique.

On échange donc l'équivalent de la production annuelle mondiale d'or chaque jour sur les marchés à terme. Pour Fabrice Drouin Ristori, fondateur et dirigeant de Goldbroker.com, c'est sur la plateforme new-yorkaise du COMEX « que la plupart des manipulations sont effectuées ». Ces derniers mois, en moyenne, il n'existait qu'une once d'or physique disponible pour 300 contrats à terme. Vous avez bien lu. Si ne serait-ce qu'une petite partie des détenteurs d'or papier demandait la livraison de leur métal jaune, le COMEX exploserait.

Pour comprendre comment fonctionne ce casino géant de la spéculation, veuillez visionner la vidéo ci-dessous :

Bomb

Les terroristes belges en contexte: oligarchie et violence de mercenaires

Traduit par Lawrence Desforges

© Christian Hartmann/ Reuters
La Policía custodia la estación ferroviaria de Bruselas Sur después de los ataques en la capital belga.
Les attentats terroristes en Belgique du 22 mars ont démontré que la « Guerre contre la Terreur » ne va pas s'en aller tout de suite. Il semble qu'aucun degré de sécurité ou de surveillance ne soit capable de nous « protéger » de criminels psychopathes avides d'assassiner des civils innocents afin de « nous prendre nos libertés ». La vague d'attentats en Belgique arrive seulement quelques jours après que les médias français aient annoncé les « bonnes nouvelles » des progrès enfin réalisés dans l'enquête, visant à amener quelques-uns de ces terroristes devant un Tribunal. L'Europe commence à faire l'expérience de ce que les Syriens endurent depuis cinq ans et les Irakiens depuis plus d'une décennie: le massacre massif et aveugle de civils. Mais quand des « rebelles » commettent ce genre de crimes en Syrie, payés par des alliés de l'Occident accomplissant la volonté géopolitique de l'OTAN, ce n'est pas du terrorisme. Alors que les camarades des terroristes belges assassinaient des hommes, des femmes et des enfants en Syrie en 2013, le Juge anti-terroriste français Marc Trévidic avait déclaré ce qui suit:
Il y a beaucoup de jeunes djihadistes qui sont allés jusqu'à la frontière turque pour entrer en Syrie et combattre le régime de Bachar, mais la seule différence c'est que là-bas la France n'est pas l'ennemi. Par conséquent nous ne voyons pas ça de la même façon. À voir les jeunes hommes qui se battent actuellement contre Bachar al-Assad, ils seront peut-être dangereux dans l'avenir mais pour le moment ils combattent Bachar al-Assad et la France est de leur côté. Ils ne vont pas nous attaquer.
Mais dorénavant les terroristes sont à nouveau « dangereux ». C'est à dire dangereux pour le public. De tels délinquants, toutefois, ne présentent aucun danger pour les élites de la politique de pouvoir.

Video

Terrorisme : l'émotion, jusqu'à l'écœurement, pour ne pas parler du fond


Commentaire : Le tout premier signe de respect envers les victimes innocentes d'un attentat, n'est-il pas, pour un gouvernement, de reconnaitre sa propre responsabilité dans le déroulement d'une tragédie qui ne doit jamais rien au hasard ? Admettre la vérité, avouer à sa propre population qu'il y a un prix à payer lorsque l'on passe des décennies à fomenter, aux quatre coins de la planète, toutes sortes de divisions, de fausses révolutions et de troubles sociaux ?

Ce n'est jamais le cas bien sûr : un système au fonctionnement pathologique peut-il changer sa propre nature ?. Cela semble impossible. Pour sa propre survie, le système convient alors de manipuler l'opinion publique, de court-circuiter son bon sens et ses capacités de réflexion au moyen, entre autres moyens, d'une tyrannie de l'émotion biaisant l'interprétation qu'elle se fait de la réalité.

Ainsi, la prose politicienne emprunte-t-elle toujours les mêmes figures de style lorsqu'elle s'exprime à propos d'un attentat. Le discours est convenu, entendu cent fois ; le ton employé, solennel, paternaliste, rassurant ou véhément, mais dénué de toute sincérité ; les visages adoptent les expressions de circonstances, faussement contrits, faussement compréhensifs, faussement déterminés, c'est selon. Les déclarations fusent, les nouvelles résolutions aussi ; sans surprise, nous savons qui dira quoi : ici un Valls qui remet la perpétuité réelle au cœur du débat ; là un Hollande qui doit : « ... veiller plus que jamais à notre unité au plan européen, au plan mondial, et au plan national. Aujourd'hui c'est avec la Belgique, hier c'était avec la France » ; plus loin un Barack Obama, qui appelle le monde à « s'unir » face aux terroristes, et qui promet que les États-Unis feraient « tout leur possible pour soutenir nos amis et alliés ». Les médias, en parallèle, pour parfaire le processus, infantilisent et débilitent les populations. Si nous ne savons que dire à nos enfants, certains sauront le faire pour nous. Si nous ignorons ce que signifie nos peurs, les « spécialistes » sauront nous les expliquer. Si nous nous posons trop de question sur le sens à donner à ce chaos généralisé, qu'à cela ne tienne, de sens il n'y a dorénavant pas.

Plus ou moins canalisée de la sorte, l'opinion publique reste dans des ornières contrôlables, comme nous le dit Paolo Cioni dans son livre Neuro-esclaves :
« Le propagandiste ne doit pas se limiter à modifier les croyances et les valeurs des personnes, il doit les inciter à participer irrationnellement à une action dont elles ne connaissaient ni le contrôle, ni les véritables objectifs, dans une atmosphère non pas de réalité mais d'adhésion à un mythe, une adhésion non pensante ou en tout cas non pensante de manière autonome. Dans la société moderne, celui qui agit n'est pas celui qui pense. »

Les attentats terroristes choquent. Attristent. Effrayent. Surtout quand ils sont nationaux, ou dans un pays voisin. Chacun se sent touché, parce qu'il aurait pu être une victime. Chacun s'identifie. Nettement moins quand ce sont des gens de pays plus éloignés, de culture différente. La Côte d'Ivoire, récemment, en est une parfaite illustration. Au fond, les médias ne font plus qu'une chose : raconter l'émotion : la douleur, la souffrance, la peur à nos portes. Pour éviter de parler du fond. Des raisons qui poussent des terroristes à tuer, et de ceux qui les commanditent. Mais surtout, de la responsabilité politique des gouvernements des pays touchés par le terrorisme.

« Ils attaquent le cosmopolitisme, notre liberté d'expression »

C'est ce genre de phrases qui parsèment la presse écrite, télévisuelle ou radio. Proférées par des analystes ou des politiques qui n'ont qu'une seule vocation : éviter de parler du fond. Comme si le terrorisme djihadiste n'était qu'une volonté de fous de dieu de s'en prendre à un modèle de société qu'ils détesteraient.

Jusqu'à une époque pas si éloignée, quand des terroristes revendiquaient des attentats, leurs revendications étaient « discutées « dans les pays industrialisés. Parfois, négociées. De l'extrême gauche à l'extrême droite, de Khadafi à l'IRA ou à l'ETA, le terrorisme était condamné — et c'est bien la moindre des choses — mais pour autant n'était pas relégué à une simple action violente sans aucun fond. Politique.

Le terrorisme est politique. Toujours. L'État islamique, ce Califat désormais organisé et territorialisé s'est créé par réaction et volonté politique. Que le religieux y soit brandi est parfaitement logique, puisqu'il est une composante politique très importante de la région : le proche et moyen-orient. Politique et religieux y sont parfaitement imbriqués. Les gouvernements américains, français, et de manière générale, ceux de l'Union européenne sont partie prenante de la situation au Proche-Orient, en bons alliés des États-Unis d'Amérique. Particulièrement depuis 2003 avec l'invasion de l'Irak. Il y a donc une responsabilité américano-européenne dans le chaos qui secoue cette région — et au delà — une responsabilité stratégique de déstabilisation totale de la région par des actes de guerre parfaitement illégaux et monstrueux.

Bomb

Gladio 2.0 : Bruxelles au centre de la stratégie de la terreur

Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

© Guardian, UK
Ce nouveau massacre à Bruxelles, avec des actions terroristes aussi coordonnées que sanguinaires, c'est-à-dire avec des bombes à forte puissance et non des kamikazes, ressemble fort à la poursuite d'un plan bien précis.

Mais de qui ? Et contre qui est-il dirigé ? Personne ne sait qui est le sancta santorum, le chef d'orchestre qui se cache derrière ce chaos, et donc, toutes les hypothèses sont aussi irrecevables les unes que les autres. Ceux qui avancent immédiatement l'hypothèse d'une "riposte" de Daesh à la capture du dernier terroriste survivant des attentats de Paris en novembre dernier ne font que se ridiculiser. Une petite frappe comme ce Salah, depuis longtemps sous la surveillance des services secrets,... impliqué par le passé dans le trafic de drogue et de prostituées dans la maison de passe dénommée "La Béguine" située dans le quartier de Molenbeek, et qui réussit à passer sans encombre au travers de 4 contrôles de police avant d'aller se réfugier dans ce même quartier où il a toujours vécu, ce type ne peut être pas le cerveau de quoi que ce soit. Ces attentats étaient prévus depuis longtemps, par je ne sais quel organe spécialisé dans la provocation de grande envergure.

Contre qui ? Ces bombes sont la continuation des attentats de Paris en 2015 : Charlie Hebdo et le Bataclan. Et aussi de ceux d'Ankara, contre les touristes allemands. Ils font également suite à la mise en scène de Cologne, et au fleuve de réfugiés qui nous inonde.

Commentaire: Voir aussi :