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mar., 27 sept. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

MIB

Le cartel de régulation médico-pharmaceutique assassinerait-il des médecins holistiques à cause d'une nouvelle découverte sur les vaccins ?

Traduction : SOTT

Ces dernières semaines, pas moins de sept éminents docteurs tués ou décédés dans des circonstances peu courantes ont été dénombrés (par exemple ici et aussi cet autre article). Mais que Diable avaient en commun ces médecins et quels traitements étaient-ils en train de prescrire ou d'explorer ? Se pourrait-il qu'un des remèdes qu'ils proposaient était une menace pour le cartel pharmaceutique pesant des millions de dollars ? Si c'était le cas, se pourrait-il que des agences du gouvernement et/ou des intérêts privés puissent être mandatés pour persécuter et peut-être même assassiner ces individus ?
© Inconnu
James Jeffrey Bradstreet, dont on a retrouvé le corps flottant dans une rivière de Caroline du Nord le 19 juin 2015, avait réussi à guérir plus de 1 700 enfants autistes avec du GcMAF. Il faut savoir que le 16 juin de la même année, la FDA avait obtenu un mandat d'arrêt à l'encontre de sa clinique médicale de Budford en Géorgie.

La réponse pourrait résider dans la compréhension de la Nagalase, une protéine générée par des cellules cancéreuses et des virus.

La Nagalase est la première cause d'immunodéficience car elle bloque la production naturelle de GcMAF du corps, aussi connu comme le « facteur d'activation des macrophages de liaison de la vitamine D », un composé régulateur du système immunitaire produit naturellement par le corps, qui aide à combattre ce qu'on considère habituellement comme des maladies incurables... Certains chercheurs disent que l'on retrouve de la Nagalase parmi les nombreux autres composants toxiques des vaccins que l'on administre généralement aux enfants, avec entre autres le cocktail rougeole-oreillons-rubéole.

Commentaire: Note des éditeurs francophones

Il semble que le GcMAF soit en effet
« très prometteur dans le traitement de différentes maladies, dont le cancer, l'autisme, la fatigue chronique et peut-être la maladie de Parkinson. [...] Le GcMAF n'est pas un médicament, mais bien une substance naturelle produite par le corps humain. Le GcMAF a été produit en Europe, et le Dr. Bradstreet l'utilisait avec ses patients. Il a réalisé des expériences cliniques dont les résultats ont été publiés dans des revues médicales scientifiques.

[...] Qu'arriverait-il si un traitement simple pouvait inverser toutes les formes de cancer sans radiothérapie, sans chimiothérapies ou chirurgie ? Qu'en serait-il s'il s'agissait d'une substance naturelle non brevetable produite par le corps humain lui-même et qui pourrait être administrée pour stimuler le système immunitaire à un degré tel que cette substance pourrait éradiquer le cancer sans effets secondaires ? Qu'en serait-il si cette même substance pouvait être administrée à des enfants autistes, si quatre-vingt-cinq pour cent d'entre eux expérimentaient une amélioration de leur état et que beaucoup obtenaient une guérison complète ? Ne serait-ce pas merveilleux ?

[...] La capacité de GcMAF d'accomplir son action peut être bloquée par la présence d'une protéine appelée Alpha-N-acétylgalactosaminidase ou Nagalase. La Nagalase est produite par toutes les cellules cancéreuses et les virus (VIH, hépatite B, hépatite C, grippe, herpès, Epstein-Barr, et autres.

Quand une personne souffre d'un cancer ou d'une infection virale, les taux de Nagalase augmentent. Ils peuvent aussi être mesurés pour pouvoir déterminer le niveau de l'activité virale ou d'évolution d'un cancer.

La Nagalase bloque la production de GcMAF, empêchant le système immunitaire de faire son travail. Les macrophages restent cependant présents dans le corps, mais la Nagalase bloque leur activité. Cela signifie que le cancer et les infections virales peuvent se développer sans contrôle étant donné que les macrophages ne sont plus actifs.
© Inconnu
Le Dr Bradstreet avait l’intention de faire une déclaration au sujet du GcMAF comme traitement de l'autisme
[...] Le Dr Bradstreet s'est exprimé au cours de la Conférence sur l'Autisme au mois de mai de cette année 2015. C'est vers la fin de sa conférence d'une heure qu'il a parlé du GcMAF. Il a signalé le fait que certaines informations importantes seraient révélées dans un avenir proche. Quoi qu'il en soit de ces informations, le Dr Bradstreet n'a pas pu vivre suffisamment longtemps pour pourvoir en faire état.

Au cours de sa conférence, le Dr Bradstreet a donné une introduction sur la manière dont étaient administrées les thérapies de sa clinique. Il a aussi donné des explications sur la manière dont elles peuvent restaurer la santé d'enfants autistes.

Il a expressément déclaré :

« Les produits GcMAF ont une influence sur la voie endocannabinoïde. Le GcMAF a été l'un des outils les plus puissants que j'aie jamais utilisés pour traiter l'autisme. Combien parmi vous ont été des répondeurs au GcMAF et ont pensé que c'était stupéfiant et exceptionnel ? Combien parmi vous sont aujourd'hui frustrés et angoissés parce que le traitement n'est plus accessible ? Je dois, à ce sujet, faire aussi bientôt une petite communication. ».



Eye 1

Guerre au cash et puçage de masse : vers la dictature intégrale


Commentaire : La suppression du cash, avec l'encadrement légal des moyens de productions alimentaires, constitue sans doute la base la plus solide sur laquelle pourrait reposer tout système de contrôle vraiment efficace. Puisque l'argent détermine presque entièrement la qualité de notre vie sociale, il devient possible, en conditionnant de façon restrictive cet accès à l'argent, de contrôler la vie d'une personne dans sa quasi-totalité. C'est qu'il ne s'agit plus de savoir ce que fait, souhaite et pense le citoyen ordinaire : les autorités compétentes le savent depuis longtemps déjà, aidées en cela par les traces inévitables qu'il laisse en utilisant son ordinateur, son téléphone, sa voiture et en effectuant ses paiements par carte bancaire. Il s'agit plutôt, pour les pouvoirs en place, de disposer d'un instrument de punition sans équivalent, qui sanctionne, sans échappatoire possible. N'est-ce pas là une manière de remplacer la peine de mort physique par une peine de mort virtuelle tout aussi létale, mais politiquement correcte ?

A l'heure où les lois les plus liberticides sont votées, où le langage est surveillé, où les délits d'intention sont fantasmés, combien de temps faudra-t-il à l'État pour finaliser, à l'aide d'une crise financière tombée du ciel, le processus irréversible de la création d'une monnaie entièrement électronique ? Et à ce moment-là, que pourront bien encore faire les ennemis désignés de l'État ?


© Inconnu
INGSOC - George Orwell, 1984
A côté de la société de demain, le cauchemar d'Orwell risque fort de ressembler à une aimable plaisanterie. Dans l'indifférence générale, l'oligarchie est en train de dresser les plans d'un monde totalement transparent où nul citoyen ne pourra échapper au regard intrusif de l'État. Et ses deux piliers sont déjà en place : la puce RFID sous-cutanée et le paiement digitalisé.

Vivre avec une puce électronique sous la peau, c'est désormais possible et même recommandé à en croire ses promoteurs. Le stockage de données personnelles permettrait d'améliorer nos capacités d'êtres humains par la biotechnologie et d'optimiser notre rapport à l'environnement, en bref nous faciliter la vie et nous rendre plus efficaces. Plus besoin de badge pour s'identifier, de code pour déverrouiller son smartphone ou son ordinateur ni de carte bancaire pour payer.

Le paiement sans contact qui acte de la disparition programmée des espèces est vanté par des arguments du même type : commodité et économie. Epargner les frais de la traque de la fausse monnaie ou les coûts de fonctionnement des distributeurs de liquidités, entraver les opérations illicites (drogue, prostitution, commerce des armes, évasion fiscale et travail au noir) et faciliter les paiements sont les principales raisons avancées par les décideurs financiers et politiques.

Commentaire: Plus en détail :


Bad Guys

La Grèce en perdition : appauvrissement et dépopulation... planifiés ?


Comment: Les conséquences de la politique menée par les personnes qui promeuvent l'Europe telle que nous la subissons sont calamiteuses. Au vu des résultats de terrain, l'exemple grec nous renseigne et nous questionne : peux t-on invoquer la malchance ? La mauvaise volonté des uns et des autres ? Des erreurs politiques ? On peut sans doute, comme nous le faisons tous pour tenter d'expliquer depuis des milliers d'années pourquoi les êtres humains commettent toujours les mêmes erreurs, encore et encore, en tous lieux, toutes civilisations confondues. On peut aussi se poser une autre question : quelle est la nature de la conscience qui anime nos dirigeants pour avoir atteint un degré d'inhumanité tel qu'il motive l'application de politiques aussi nuisibles... en tous lieux, toutes civilisations confondues ?

N'est-ce pas là l'occasion de comprendre que ce qui nous éreinte n'est sans doute qu'un symptôme ? Que ce qui nous oppresse est en fait la manifestation d'un mal réel s'exprimant à travers le prisme des psychologies dérangées, malades et perverties de nos dirigeants ? Questions de pure forme, quand on lit ce qui suit :

Et si l'austérité imposée à la Grèce par l'oligarchie financière servait une politique malthusienne de réduction de sa population ? Cette hypothèse a priori délirante trouve des arguments dans la démantèlement du système de santé publique grec qui a déjà fait des milliers de victimes et qui, poussé à son terme, privera de couverture maladie un nombre considérable de personnes.

De fait, la population grecque diminue et a déjà perdu 350.000 habitants depuis 2007. On sait par ailleurs que la Grèce n'est qu'un terrain d'essai et cette expérience dévastatrice est destinée à être généralisée à l'échelle de l'Europe, puis du monde. Purger la population d'une partie de ses éléments est en réalité nécessaire à l'oligarchie mondialiste pour résoudre un problème démographique crucial pour sa domination : comment la minorité qu'elle constitue peut exercer sa dictature contre des populations en extension continue et soumises à des conditions de vie toujours plus dégradées ? Les élites mondialistes ne cachent pas leurs projets : au contrôle des masses par puçage électronique se combineront les politiques malthusiennes de réduction de la population mondiale.

Che Guevara

18 mai place de la République : le peuple et la police vers une convergence inattendue des luttes ?

Deux syndicats de Police, de gauche (CGT Police) et de droite (Alliance), ont dénoncé la manipulation de certains groupes de casseurs par le gouvernement, et la stratégie de pourrissement et de montée des tensions orchestrée par le ministère de l'Intérieur et le préfet de police de Paris. Le syndicat de police Alliance a lancé un appel à tous les policiers à venir manifester « contre la haine anti flics » sur la place de la République, place de réunion quotidienne des acteurs de la Nuit debout (rebaptisée « place de la Commune » par leurs soins), le mercredi 18 mai à midi. Pour certains manifestants, il ne s'agit que d'une provocation. Mais d'autres participants à Nuit Debout y voient une occasion de dialogue historique et inespérée avec les forces de l'ordre. Vers une convergence des luttes inattendue et pourquoi pas, réellement révolutionnaire ?
© Hurwitt
Au vu des violences générées des deux cotés de la matraque par les conditions de contestation et de répression de la « Loi Travail », rien ne semblerait plus impromptu à certains manifestants et à certains policiers, qu'une convergence des luttes entre ces deux forces sociales a priori antagonistes.

« Policiers Debout » : de l'amertume à la révolte ?

Pourtant, de plus en plus de citoyens, du coté des membres des forces de l'ordre comme du coté des manifestants, réfléchissent aux moyens d'unir leurs forces contre ceux qui les poussent, de manière de plus en plus frontale et gratuite, à l'altercation violente. Ainsi, les deux syndicats de police aux perspectives pourtant très divergentes CGT Police et Alliance (syndicat majoritaire dans la police), ont dénoncé la stratégie de pourrissement orchestrée par le ministère de l'Intérieur et le préfet de police de Paris. Les communiqués de CGT Police et d'Alliance stipulent que consigne leur a été donnée de laisser des groupes de casseurs se mélanger aux manifestants pacifiques pour faire monter la tension et augmenter le degré de violence lors des manifestations.

Eye 1

France : le régime autoritaire est en place


Comment: On peut désormais s'épargner l'emploi du futur et du conditionnel pour expliquer quelles formes peuvent prendre les émanations d'une société d'oppression et de coercition. Le présent nous éclaire parfaitement. Certes, nous avons toujours la possibilité de choisir la marque de notre plaque de chocolat préférée, TAFTé et OGMisé ; de notre voiture, payée à crédit et à l'électronique contraignante ; de notre smartphone et notre ordinateur portable, à obsolescence programmée, tachés du sang d'êtres humains vivant et mourant à l'autre bout de la terre. C'est vrai, nous avons encore la possibilité d'exprimer nos états d'âmes sur Facebook, dans les limites d'une bienséance fortement reglementée ; de changer à tout moment la chaine de notre télévision, assujettie à une pensée recommandée. Nous pouvons choisir un statut administratif, dans le cadre des options imposées ; nous pouvons changer de travail et d'employeur, dans le cadre de contrats obligés ; nous pouvons voter gris clair ou gris foncé, dans le cadre électoral ordonné.

C'est bien cette liberté qui nous est proposée. Par le Tout-Puissant, descendu du ciel en 2016 pour énoncer la Vérité ? Non. Par toute une bande de malades mentaux se croyant investis, si ce n'est d'une mission ou d'un devoir, d'un pouvoir hors du commun leur permettant d'imposer leur volonté à l'univers. Où se dévoile une vision du monde biaisée par une inaptitude psychologique incurable à voir la réalité pour ce qu'elle est, et une incapacité de cœur à exprimer ce que l'être humain a de meilleur et de plus créatif en lui, pour le bien de tous. Vouloir faire passer un tel ersatz de liberté pour la Liberté n'est-elle pas une marque supplémentaire de la folie et de la corruption qui anime l'esprit de tous nos dirigeants ?


Alors que le gouvernement autorise certaines manifestations et pas d'autres, il apparaît que l'état d'urgence ne répond pas à une nécessité, mais à une volonté d'imposer un régime autoritaire. L'analyse des textes et de leur application ne laisse aucun doute.

Le 10 mai, le Sénat a voté, à une large majorité, le projet de loi augmentant de deux mois la durée de l'état d'urgence. Au lendemain des attentats de Paris, celui-ci avait déjà été prolongé de trois mois par la loi du 20 novembre 2015 [1]. Depuis, une nouvelle période de trois mois s'est ajoutée et vient à échéance ce 26 mai. Ainsi, le gouvernement a beaucoup de mal de sortir de l'état d'urgence malgré le vote, ce 5 avril 2016 par le Sénat, de la loi de réforme pénale « renforçant la lutte contre le terrorisme et le crime organisé ». Cette législation donne un débouché pénal aux dispositifs légaux d'espionnage des ressortissants français, contenus dans les différentes réformes mettant fin à la vie privée des Français, dont la dernière loi sur le renseignement [2]. Elle inscrit, dans la norme, des mesures liberticides normalement autorisées par l'état d'urgence : espionnage des citoyens et limitation de la liberté d'aller et venir des « retours de Syrie ».

2 + 2 = 4

L'arrogance aveugle de Riyad et le jeu des cinq erreurs

« N'accuse pas l'autre alors que la faute est en toi », disait Nietzche dans un bel aphorisme.
© Inconnu
« Tout État libre où les grandes crises n’ont pas été prévues est à chaque orage en danger de péril »
Jean-Jacques Rousseau
Les Saoudiens semblent comprendre, mais un peu tard, qu'il y a urgence1. Urgence à sortir de leur suffisance, de leur superbe ostensiblement affichée depuis le début des « révolutions arabes ». Urgence à en finir avec leur arrogance au sens de celui qui s'attribue et s'arroge tout sans vouloir partager dans un monde globalisé. Urgence à réformer le système économique, la géopolitique venant se mêler des finances du pays. Urgence à tirer les conclusions de leurs anticipations approximatives, mais également de leur gestion problématique des différentes crises auxquelles le Royaume est confronté.

Urgence à sortir le pays de l'injustice et de l'iniquité avec lesquelles sont traités les femmes, les étrangers, les chiites, les chrétiens, les homosexuels... Faute de quoi, l'avenir s'assombrira rapidement2. En ces temps de remise en cause, l'Arabie saoudite gagnerait à méditer cette réflexion de Jean-Jacques Rousseau dans ses Considérations sur l'état de la Pologne : « Tout État libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de péril ». Aujourd'hui, le pays se trouve dans une position fragilisée qui devrait logiquement l'amener à un aggiornamento de grande envergure de la politique qu'il a suivie, et cela en raison des cinq erreurs commises dans un passé récent.


Commentaire : Il est intéressant de noter que, déjà en 2014, Pepe Escobar interviewé par Russia Today dans un article intitulé : « Tirer les prix du pétrole vers le bas pourrait se retourner contre l'Arabie saoudite » expliquait ce qui suit :

« L'OPEP n'est pas une organisation moraliste. La façon d'agir de l'Arabie saoudite soulève bien des interrogations. En fait, sa stratégie est malhabile. Elle veut faire baisser les prix du pétrole pour exercer une pression sur la Russie à propos de la Syrie, pour la pousser à modifier sa politique à l'égard de Damas. Elle veut aussi plus ou moins contraindre le gaz de schiste produit aux USA à sortir du marché et aussi forcer la main de l'Iran vis-à-vis ce qui se passe au Moyen-Orient, le fameux antagonisme irano-saoudien. Mais cela ne fonctionnera pas à long terme, car même l'Arabie saoudite aura des problèmes, si le prix du baril de pétrole, qui s'établit maintenant à 86 $ ou 87 $, oscille entre 70 $ et 80 $ au premier trimestre de 2015, comme prévu. Elle sera donc en difficulté aussi, et sa stratégie va finir par se retourner contre elle à long terme. »


Commentaire: Pour aller plus loin, voir aussi les articles :


2 + 2 = 4

Neuf thèses sur la guerre hybride moderne dans laquelle nous sommes engagés

Traduit du russe vers l'anglais par Seva ; Traduit de l'anglais par Diane, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker francophone

Les 27 et 28 avril, le ministère russe de la Défense a tenu une conférence internationale sur la sécurité. Je participe à un groupe débattant des révolutions de couleur.
© Inconnu
Le temps accordé aux intervenants (5 minutes) et aux participants au débat (1 minute) était trop bref pour présenter la totalité du concept des révolutions de couleur dans la politique moderne et leur impact sur la sécurité générale et militaire de l'État touché. Par conséquent, je présenterai mes vues sur la question sous forme de points. Je serai succinct, parce qu'on peut écrire une étude en plusieurs volumes sur les révolutions de couleur et la guerre hybride en général, et même alors le sujet pourrait ne pas être traité complètement.

Thèse 1

Le fait même que les militaires étaient intéressés par ce sujet (en fait des représentants de plusieurs douzaines de ministères de la Défense de divers pays ont participé à la discussion) montre que les révolutions de couleur sont considérées par les États modernes non pas comme une menace intérieure (où la police et les services spéciaux seraient intéressés), mais comme une menace extérieure. Elle a les caractéristiques d'une agression militaire, donc la contre-attaque relève de l'armée.

Thèse 2

Les coups d'État colorés, qui sont un élément de la guerre hybride moderne, ne sont pas apparus seulement parce qu'un conflit direct entre deux puissances nucléaires est devenu impossible en raison de leur destruction mutuelle certaine. Différents scénarios d'une guerre nucléaire limitée ou d'un conflit armé entre les superpuissances n'utilisant que des armes non nucléaires ont été et sont examinés. Toutefois, si des pays détiennent des armes nucléaires, un conflit militaire où celles-ci seraient utilisées est possible, et les états-majors généraux doivent avoir des plans pour cette éventualité.

Les coups d'État colorés étaient une réponse à cette impasse politique qui a surgi comme résultat de la formation, à la fois dans les pays civilisés et au niveau du droit international, de l'idée selon laquelle la guerre n'est pas un outil admissible pour résoudre des problèmes politiques. Ainsi, les coûts politiques et moraux pour un État qui ouvre les hostilités, même si un énorme avantage en termes de forces permet une victoire rapide avec des pertes minimes, sont devenus plus élevés que les avantages matériels et politiques du contrôle sur le territoire ennemi. Un blitzkrieg, et encore plus une campagne militaire prolongée, sont devenus non rentables.

2 + 2 = 4

L'Union européenne, une gigantesque « usine à gaz » néfaste pour « presque » tous ses pays membres !


Commentaire : Rappelons que le terme « usine à gaz » - expression très en vogue et récurrente chez les hommes et femmes politiques - est un système dont la complexité et le manque de cohérence réduisent son efficacité... et que, selon Le Figaro, « cette formule métaphorique caractérise aujourd'hui des dispositifs incompréhensibles pour le commun des mortels, dont la mise en oeuvre a pour seul mérite de complexifier un sujet qui l'est déjà suffisamment... ». Voilà qui est dit.


Pour ceux de ma génération, donc nés peu après la Seconde Guerre mondiale, certains souvenirs et engagements sont restés en mémoire, par exemple celui-ci : quand le gouvernement a décidé que les salaires ne pouvaient plus être versés en liquide, il s'est engagé à ce que tout citoyen puisse disposer d'un compte bancaire totalement gratuit ; jusqu'alors les gens « simples » avaient leur ardoise au Familistère, au bistrot, chez le boucher, et lorsque la paye ou les acomptes venaient les ardoises se réglaient. Aucun commerçant n'osait demander des intérêts, tout le monde savait que chacun pouvait avoir des problèmes de liquidités, c'était dans « l'ordre des choses ». Une forme de crédit (gratuit) avant la lettre ! J'ai bien connu, ma mère m'envoyait faire les courses avec une liste et pas de blé, d'une part cela l'arrangeait, et d'autre part je n'en profitais pas pour m'acheter des Malabars !
Le temps a passé, les gouvernants ont été remplacés par eux-mêmes, leurs disciples ou leurs proches, et tout le monde a, bizarrement, perdu la mémoire de cet engagement « dur comme fer » ! Maintenant ouvrir un compte, c'est passer des étapes humiliantes devant un guignol prétentieux qui n'a eu son poste dans la banque que parce qu'il s'appelle « machin », qu'il est recommandé par « truc », et que même s'il est aussi éveillé qu'un bigorneau trop cuit il sera gardé, éventuellement dans une autre agence si par hasard il a fauté avec un des « dignitaires » locaux ! Et ce guignol va vous cuisiner pour vérifier si vous méritez d'être client dans « sa » banque ! Le client est roi, sauf à la banque, là le roi est nu...

Pour notre pays un autre exemple me parait intéressant, le fameux millefeuille administratif. Il y a quelques décennies nous avions trois échelons administratifs, la commune, le département, et l'État, et déjà le millefeuille existait, il fallait donc simplifier la vie des citoyens ! Nous avons désormais trois échelons de plus, l'intercommunalité, la région et l'Union Européenne, cette dernière ayant trois composantes, un parlement européen essentiellement consultatif, un gouvernement européen nommé sauf aucune représentativité électorale et des fonctionnaires européens chargés d'harmoniser les pratiques des différents membres, et le résultat est éloquent ! Nous avons atteint le stade du deux millefeuilles avec, en prime et rien que pour notre pays, 600 000 élus locaux... nous avons aussi, désormais, beaucoup plus de fonctionnaires choisis ou nommés par ces élus locaux, et destinés à gérer des paperasses, et moins de service public au niveau des bases d'une société évoluée à savoir l'éducation, la santé, la justice, l'impôt... sans parler des effectifs de police et de militaires en baisse constante ! Louis IX, qui a créé la composition administrative de l'État français pour en faire une puissance organisée et reconnue a été effacé de notre histoire.

Commentaire: Depuis des décennies on nous serine avec les bienfaits de l'Europe : on se retrouve, présentement, dans la peau des rats qui suivent le joueur de flûte, ou dans celle de la grenouille qui prend son bain dans une marmite, au choix.

L'on voit bien pourtant que le fort n'est pas aussi fort qu'il voudrait le faire croire : qui a besoin d'armes et d'un arsenal répressif pour faire entendre et accepter ses justes et bonnes paroles ? Si les mouvements populaires, populistes, sont récupérés, détournés, ici en Europe, c'est aussi une bonne nouvelle : l'élite est terrorisée, terrifiée par ceux qu'elle est censée représenter. C'est une situation tout à fait intenable, qui ne peut durer dans le temps. On le sait, la plus grande peur de l'imposteur est de se faire démasquer. Et la seule manière de confondre le bonimenteur est d'observer la différence qui existe entre ses actes et ses paroles. De constater qu'il y a la guerre là ou l'on nous dit qu'il y a la paix, de comprendre que les conditions et les restrictions que l'on nous impose ne sont pas la liberté. (Repris d'un commentaire précédent.)

Voir aussi :


USA

Une cabale de think tanks liés à l'OTAN orchestre la crise des réfugiés

Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone.

© anonimo
Les vagues de migrants fuyant les guerres touchant la Syrie, la Libye, les attentats de Tunisie et d'autres pays musulmans déstabilisés par les Révolutions de Couleur du Printemps arabe menées par Washington ont créé le plus grand bouleversement social qu'a connu l'Union européenne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Maintenant, il est devenu clair pour la plupart que quelque chose de sinistre est en cours de réalisation, quelque chose qui menace de détruire le tissu social et l'essence même de la civilisation européenne. Ce que peu de gens réalisent, c'est que tout ce drame est orchestré, non pas par la chancelière allemande Angela Merkel ou par des bureaucrates anonymes de la Commission européenne, mais par une cabale de think tanks liés à l'OTAN.

Le 8 octobre 2015, au milieu de la vague créé par des centaines de milliers de réfugiés inondant l'Allemagne, la chancelière allemande Angela Merkel a proclamé, au cours d'un programme populaire de télévision allemande : «J'ai un plan». Elle en a profité pour critiquer vertement son partenaire de coalition, le chef de la CSU bavaroise, Horst Seehofer, un critique virulent de la politique des bras ouverts aux réfugiés de Merkel depuis le printemps 2015, qui a permis à plus d'un million de réfugiés d'entrer en Allemagne l'année dernière.

Depuis, avec une détermination d'acier, la chancelière allemande a défendu le régime criminel d'Erdogan en Turquie, un partenaire essentiel de son plan.

Le monde entier a regardé avec étonnement comment elle a ignoré les principes de liberté d'expression et a décidé de poursuivre publiquement un comédien bien connu de la télévision allemande, Jan Böhmermann, pour ses remarques satiriques à propos du président turc. Tout le monde est étonné de voir que le symbole de la démocratie européenne, la chancelière allemande, a choisi d'ignorer l'emprisonnement par Erdogan de journalistes d'opposition et sa censure des médias d'opposition turcs, alors qu'il tente d'établir une dictature de facto en Turquie. Tout le monde est resté perplexe quand le gouvernement de Berlin a choisi d'ignorer la preuve accablante qu'Erdogan et sa famille ont été matériellement complices du terrorisme d'État islamique en Syrie, qui est à la source de la crise des migrants. Tout le monde a été étonné de voir comment elle a poussé pour un engagement de l'UE à donner des milliards au régime d'Erdogan, pour soi-disant faire face à l'afflux de réfugiés dans les camps de réfugiés turcs.

Commentaire: Voir aussi :


Bizarro Earth

L'Empire du chaos assiège les BRICS

Traduit par Questions Critiques

Une turbulence majeure semble être dans les cartes pour 2016. Ainsi, la turbulence actuelle pourrait être interprétée comme le calme avant la prochaine tempête géopolitique et financière dévastatrice. Passons en revue l'état actuel de la partie qui se joue, à travers les dilemmes affectant la Maison des Saoud, l'UE et ces trois membres des BRICS, la Russie, le Brésil et la Chine.

Le pétrole et la Maison des Saoud

Peu de personnes connaissent le Baltic Dry Index. Pourtant, cet indice est essentiel pour suivre la progression de la demande en matières premières. Il y a deux mois, il s'échangeait à un plus bas historique. Depuis, il a augmenté de plus de 130%. Le prix de tous les métaux précieux a bondi dans quasiment toutes les devises. Pourquoi est-ce important ? Parce que cela nous dit que la confiance dans les monnaies fiduciaires — en particulier le dollar — décline rapidement.

La hausse de l'indice de la Baltique annonce une augmentation de la demande de pétrole en Asie — en particulier en Chine. Une offre en baisse et une demande en hausse pour le pétrole poussera probablement le prix du baril vers le haut durant le second semestre de 2016. Cela ne veut pas dire que la Maison des Saoud regagnera la confiance des Etats-Unis et de la Russie. Des sources très fiables confirment qu'en ce qui concerne Washington et Moscou, la Maison des Saoud peut être sacrifiée. Ces deux pays, les Etats-Unis (s'ils le voulaient) et la Russie, sont véritablement indépendants en matière d'énergie. De puissantes factions à Washington accusent franchement Riyad de « terreur » — en fait, c'est beaucoup plus compliqué que ça — tandis que Moscou considère que la Maison des Saoud suit les ordres américains visant à détruire la Russie dans une guerre des prix pétroliers.