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dim., 23 fév. 2020
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
Carte

Einstein

L'homme préhistorique avait un plus gros cerveau que nous

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Une étude réalisée par le Muséum national d'Histoire Naturelle, le CNRS et l'Inria, révèle que les hommes préhistoriques avaient un cerveau plus gros que le nôtre. Au cours des 30.000 dernières années, le cerveau humain aurait en effet rétréci de 15 à 30%.

Notre cerveau est en effet "plus court, plus bas, comprimé au niveau des lobes frontaux et occipitaux, alors que les lobes temporaux et le cervelet se sont élargis", explique Antoine Balzeau, paléoanthropologue au Muséum national d'histoire naturelle et au CNRS, cité par 20minutes.fr.

Pour parvenir à ce constat, des chercheurs ont étudié les endocrânes d'une quinzaine de fossiles Homo sapiens, puis 150 endocrânes d'hommes modernes, dévoilant les résultats de travaux qui seront présentés demain, lors des Journées de la société d'anthropologie de Paris.

Satellite

Lancement d'un satellite militaire américain secret

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© Inconnu
La plus grande fusée jamais lancée depuis la côte ouest des Etats-Unis a quitté la base aérienne militaire de Vandenberg hier, embarquant à son bord un satellite top secret, ont indiqué les autorités militaires.

Family

En amitié, on partage tout... même les gènes !

Ce lien fort qui unit deux êtres, l'amitié, ne se créerait pas par hasard. Selon une étude américaine, les amis possèderaient une complémentarité de gènes, permettant la formation d'une sorte de métagénome, qui conférerait un environnement protecteur.

Des amis au sein d'un groupe partageraient bien plus de choses que simplement du temps, des activités ou une façon de s'habiller. Selon une étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), la ressemblance irait même... jusqu'aux gènes !

En effet, beaucoup d'études tendent à montrer que les individus auraient tendance à s'associer à des personnes qui leur ressemblent, selon un processus baptisé « homophilie » et opposé au terme « hétérophilie ». Des études qui confirment donc le vieil adage disant « qui se ressemble s'assemble ». Mais la ressemblance est-elle une cause ou une conséquence de l'amitié ? En d'autres termes, est-ce que l'Homme s'adapte sous l'influence sociale pour rentrer dans un moule, ou bien l'individu est-il de façon innée plus proche d'un groupe social que d'un autre ?

Ce processus qui s'observe au niveau phénotypique (l'apparence extérieure), n'a jamais été étudié au niveau génotypique (l'ADN) dans des relations d'amitié. Pourtant, selon les faits observés, il y a fort à parier que les amis partagent des mêmes gènes. En effet, selon les auteurs, il existe quatre processus de sélection qui entraîneraient les personnes d'un même réseau social à partager les mêmes caractéristiques génotypiques.

Rocket

Le vaisseau Stardust-Next a rendez-vous avec la comète Tempel 1

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© NASA
En 2004, Deep Impact lance une sonde sur la comète Tempel 1
Stardust-Next est en route vers la comète Tempel 1 et devrait la frôler le 15 février prochain. Cette opération permettra aux scientifiques d'observer la surface de ce corps céleste et d'examiner les changements qu'il a subis après une orbite autour du Soleil.

Alarm Clock

Montagnier et la téléportation quantique de l'ADN

Le Dr Luc Montagnier et cinq autres chercheurs ont publié le 23 décembre 2010 un papier intitulé "DNA waves and water" dont je vous propose la traduction suivante de l'abstract : Certaines séquences bactérienne et d'ADN virale induisent des ondes électromagnétiques de basse fréquence dans des hautes dilution aqueuses. Ce phénomène semble être démarré par le bruit de fond électromagnétique ambiant à très basse fréquence. Nous interprétons ce phénomène dans le cadre de la théorie quantique des champs. Le phénomène concerné pourrait permettre de développer des systèmes de détection extrêmement sensibles pour les infections chroniques bactérienne et virales (1).

Family

L'Évolution explique pourquoi les adolescents font les fous

Lors de l'adolescence, contrairement à ce que l'on a cru pendant longtemps, le cerveau se modifie et subit en particulier des changements qui suppriment les expériences de peur apprises durant l'enfance. Cette récente conclusion permet de comprendre pourquoi les adolescents font tant de « bêtises » parfois. Des scientifiques ont étudié les souris pour déterminer certains indices concernant la réaction des adolescents à des situations qui ressemblent à des expériences antérieures : on utilisait pour cela des chocs électriques et des sons désagréables.

Laptop

Si l'homme était doté d'une e-mémoire totale et éternelle

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© Crédits photo : © Ho New / Reuters/Reuters
Et si vous pouviez enregistrer d'ici à quelques années chaque instant de votre vie et ainsi vous remémorer chaque seconde écoulée ? C'est le projet un peu fou que défendent deux cadres de Microsoft.

En 1998, Gordon Bell, pionnier de l'informatique et chercheur chez Microsoft, se lance dans une aventure technologique sans précédent : la numérisation de tous ses documents personnels. Photos, annuaires, factures, livres, vidéos, il décide de s'affranchir entièrement du papier et des enregistrements analogiques. C'est le début du projet Total Recall (Mémoire Totale).

Peu à peu, le chercheur est pris d'une boulimie d'archivage numérique : il veut enregistrer tout ce qu'il voit, tout ce qu'il entend, tout ce qu'il vit. Avec la conviction intime que cette somme colossale de «souvenirs» emmagasinés sur disques durs constituera bientôt une «e- mémoire» infaillible et éternelle aux applications quotidiennes innombrables. Dans un livre paru mercredi et co-écrit avec son complice Jim Gemmell, il partage son expérience et trace les grandes lignes du devenir de cette technologie, encore balbutiante, à horizon 2020. Un ouvrage souvent passionnant qui oscille, sans toujours le vouloir, entre anticipation réaliste et science-fiction, rêve éveillé et cauchemar numérique.

Cow

Japon : un mammouth bientôt ressuscité ?

On n'arrête plus le progrès au Japon ! Des scientifiques vont tenter de créer un mammouth par clonage et redonner vie à une espèce disparue depuis des milliers d'années, a affirmé lundi (17 janvier) un journal nippon.
Ils vont travailler sur les tissus d'un cadavre de mammouth retrouvé congelé et conservé dans un laboratoire russe, a expliqué le quotidien Yomiuri Shimbun.

Le projet consiste à introduire des noyaux de cellules du mammouth, mort depuis des milliers d'années, dans des cellules énucléées provenant d'un éléphant vivant, pour créer un embryon contenant de l'ADN de mammouth. Cet embryon sera ensuite placé dans l'utérus d'une femelle éléphant en espérant qu'elle donnera plus tard naissance à un bébé mammouth, a précisé le Yomiuri Shimbun.

Info

Un nouveau crâne d'Homo ergaster découvert en Erythrée

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Sherlock

L'aire cérébrale du mensonge dévoilée

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Une zone du cerveau serait potentiellement activée lorsque les personnes mentent. C'est du moins ce qu'une équipe de neurologues britanniques pense avoir repéré.

L'Agence Science Presse rapporte qu'un neurologue anglais, Matthew Rushworth, et son équipe ont réussi à identifier la zone du cerveau qui s'activerait en cas de mensonge. Des volontaires ont été soumis à un test pour permettre cette étude.

Commentaire: Truth Serum [sérum de vérité]

Utilisation de l'imagerie fonctionnelle par résonance magnétique pour détecter les mensonges en psychologie légale. Impact du mensonge sur l'activité du cerveau.

De Kaja Perina

Le mensonge génère une activité cérébrale unique qui peut être mesurée par l'IRM fonctionnelle (IRMf), des scanners cérébraux qui pourraient un jour devenir un outil d'expertise médico-légale bien plus puissant que le lacunaire test polygraphique.

Des chercheurs ont distribué des cartes à jouer à 18 sujets, une carte par sujet, puis, contre rétribution, leur ont demandé de mentir à un ordinateur à propos de ladite carte tandis que leur cerveau subissait une IRMf. En cas de mensonge, les scans des sujets ont révélé une activité accrue dans plusieurs régions du cerveau, dont le cortex cingulaire antérieur, qui est impliqué dans la gestion des conflits, l'inhibition de l'attention et de la réponse. Selon Daniel Langleben, M.D., professeur de psychiatrie à l'université de Pennsylvanie et responsable du projet, cela confirme que la réaction « par défaut » du cerveau est de dire la vérité. « Aucune zone du cerveau n'a plus de difficultés à dire la vérité qu'à mentir », selon Langleben. ...

Anterior Cingulate Gyrus Dysfunction and Selective Attention Deficits in Schizophrenia: [15O]H2O PET Study During Single-Trial Stroop Task Performance [Dysfonctionnement du cortex cingulaire antérieur et déficit de l'attention sélective chez les schizophrènes : [15O]H2O PET étude sur la performance au test de Stroop]

Dans cette étude, les auteurs ont exploré la fonction du cortex cingulaire antérieur (CCA) mentionné ci-haut dans l'article sur le mensonge, et ont découvert que les patients schizophrènes présentent une activation du cortex cingulaire antérieur extrêmement plus faible lorsqu'ils mentent. C'est-à-dire que mentir sans provoquer l'activation du CCA signifie que l'on a sombré dans la folie.

Un article de Wikipedia sur le sujet apporte des indices intéressants quant à la possibilité que le mensonge et la croyance en des mensonges endommage le cerveau :
La partie dorsale du CCA est connectée avec le cortex préfrontal et le cortex pariétal ainsi que les aires motrices et l'aire motrice oculaire frontale ce qui en fait une station centrale de traitement pour des stimuli montants et descendants et d'affectation de contrôle vers d'autres zones du cerveau. [...] Le CCA semble être particulièrement impliqué lorsqu'un effort est nécessaire pour mener à bien une tâche, comme dans l'apprentissage et la résolution de problèmes. De nombreuses études lui attribuent des fonctions telles que la détection d'erreur, l'anticipation des tâches, la motivation et la modulation des réactions émotionnelles.

L'activité du CCA dans des expériences sur l'effet Stroop (conçues pour mesurer la conformité à des chemins décisionnels séquentiels) reste relativement élevée chez les sujets humains moyens lorsque le choix de la spontanéité est abandonné. La répétition d'une tâche que l'on fait de manière spontanée, des réponses originales à des productions rigides, des réponses stéréotypées provoquent une diminution de la réponse du CCA.

Alors que la plupart des recherches se sont concentrées sur des tâches limitées - souvent pour diagnostiquer subjectivement un trouble du déficit de l'attention - des recherches récentes sur des singes ont révélé que l'activité accrue du CCA (généralement associée à une réduction de l'utilisation de dopamine) réduisait la capacité d'apprendre à utiliser des indices visuels pour l'anticipation de récompenses. [...]

Les preuves selon lesquelles le CCA possède une fonction de détection d'erreur sont issues d'observations consistantes de la présence d'une négativité d'erreur (ERN, ou Error Related Negativity) uniquement générée dans le CCA en cas d'erreur. [...]

L'étude des effets des dégâts causés au CCA offre un aperçu du type de fonction qu'il occupe dans un cerveau intact. Les comportements associés aux lésions du CCA incluent : incapacité à détecter les erreurs, difficulté conséquente à résoudre les conflits de stimuli... instabilité émotionnelle, inattention, et mutisme akinétique.

Selon les indices recueillis, les patients atteints de schizophrénie présentent un CCA endommagé, des études ayant montré que ces patients avaient des difficultés à gérer des lieux spatiaux contradictoires lors de tests de Stroop et présentaient des ERNs anormales. Les participants souffrant d'un trouble de l'attention présentaient une activation moindre de la région dorsale du CCA lorsqu'ils exécutaient une tâche de Stroop. Ces découvertes corroborent les résultats obtenus sur la variété des fonctions attribuées au CCA dans le cadre d'études utilisant l'imagerie électrique.

Helen S. Mayberg... a identifié l'aire 25 de Brodmann comme conduit-clé de la circulation neuronale entre le cortex frontal « pensant » et la zone limbique centrale phylogéniquement plus ancienne qui donne lieu aux émotions. Mayberg a ensuite découvert que l'aire 25 semblait suractivée chez ces personnes dépressives - « comme une porte laissée ouverte qui permettrait aux émotions négatives de submerger les processus de raisonnement ainsi que l'humeur », explique-t-elle...

La région CCA du cerveau est associée à de nombreuses fonctions qui requièrent une expérience consciente de la part du sujet. Des niveaux supérieurs d'activation du CCA ont été observés chez des participants de sexe féminin plus conscients émotionnellement parlant, lorsqu'on leur montrait de courts extraits de vidéos « émotionnelles ». Une meilleure conscience émotionnelle est associée à une reconnaissance supérieure de signaux ou de cibles émotionnels, reconnaissance reflétée par l'activation du CCA.

L'idée que la prise de conscience est associée au CCA est étayée par le fait que lorsque les réponses données par le sujet ne correspondent pas aux vraies réponses, une ERN plus importante est générée.

Une étude a observé la présence d'une ERN même lorsque les sujets n'étaient pas conscients de leur erreur. La conscience ne semble pas être nécessaire pour provoquer une ERN, mais elle pourrait influer sur l'effet de l'ampleur de l'ERN feed-back. À rapprocher de la théorie de l'apprentissage fondée sur la récompense, la conscience pourrait moduler les violations des attentes. Une conscience accrue pourrait résulter en une diminution des violations des attentes, tandis qu'une conscience diminuée pourrait générer l'effet inverse. ...
Les indices semblent tous pointer vers l'idée que mentir, s'accrocher à un mensonge, même s'il ne s'agit que d'un mensonge à soi-même, et croire à des mensonges, endommage cette zone du cerveau. Il est dit que toute lésion du tissu cérébral provoque un certain relâchement du raisonnement pertinent et que, en conséquence, cela peut affecter la personnalité. Lobaczewski fait remarquer que les personnes qui n'aiment pas penser, se focaliser, ou parler de sujets dérangeants lorsque ces éléments dérangeants les environnent, doivent recourir à des sortes d'œillères les rendant inaptes à voir à la vérité. Ils agissent avant tout ainsi parce que, s'ils affrontaient la vérité sans ciller, s'ils sentaient en eux comme un principe interne, ils devraient faire des changements souvent inconfortables ou malvenus dans leur vie. Par exemple, une femme qui se ment à elle-même sur les infidélités de son mari volage adopte ce comportement parce que, si elle affronte la vérité, elle devra faire un choix, décider quoi faire : divorcer et changer complètement de vie (c'est-à-dire celle à laquelle elle est habituée - « un danger connu est préférable à un danger inconnu ») ou accepter la situation, auquel cas elle devra s'autocensurer - ou censurer ses amis et sa famille. Bien sûr, certaines femmes s'en sortent en projetant une attitude de je-m'en-foutisme, clamant qu'elles ont une relation « libre ». Dans certains cas, c'est peut-être vrai, mais la plupart du temps, elle ne font que se mentir à elles-mêmes, à un autre niveau. Et n'est-ce pas justement de cela que je parle ? La limite étant bientôt atteinte, les gens ont de plus en plus recours aux illusions auto-générées afin d'éviter de faire face à la cruelle vérité, à la vérité sans fards.

En tous les cas, ce processus revient à éliminer consciemment ou inconsciemment des informations de son champ de vision. Cela peut devenir une habitude. Mais il y a un prix à payer. Tout processus de pensée fondé sur des informations incomplètes et où, à un certain niveau, le Moi sait qu'elles ont été ignorées ou éliminées afin - par désir ou besoin - d'arriver à une conclusion plus plaisante, plus acceptable socialement parlant, relève du raisonnement psychopathique. Et que se passe-t-il lorsqu'on prend l'habitude de raisonner comme un psychopathe, même si l'on en est pas un soi-même, génétiquement parlant ? Cela conduit le cerveau à la psychopathologie ; et une fois que ce seuil a été franchi, il est très dur de faire demi-tour.

Extrait de l'article Le cadeau des Rois mages aux élus