Les Maîtres du MondeS


Star of David

Grandes manœuvres autour de Gaza : l'art de la guerre

Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio pour Mondialisation.ca

Gaza map
© Inconnu

Après le « cessez le feu » annoncé au Caire par Hillary Clinton, un jeune homme d'une vingtaine d'années, de Gaza, Anwar Qudaidh, était allé faire la fête dans la « zone tampon », la bande large de 300 mètres en territoire palestinien, où autrefois sa famille cultivait la terre.

Mais quand il s'est approché de la barrière de barbelés, un soldat israélien lui a tiré dessus en le visant à la bouche. Première victime du « cessez le feu », qui s'ajoute aux 170 tués, dont un tiers de femmes et enfants, et aux plus de mille blessés par les bombardements, qui ont provoqué 300 millions de dollars de dommages. Pour que le « cessez le feu » puisse durer « les attaques de roquettes contre Israël doivent cesser », souligne la Clinton, attribuant aux Palestiniens la responsabilité de la crise.

Wall Street

Goldman Sachs finalise sa prise de contrôle économique sur l'Europe

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A la surprise générale, le chancelier de l'Échiquier britannique, Georges Osborne, a annoncé lundi 26 novembre la nomination de Mark Carney, 47 ans, actuel gouverneur de la Banque centrale du Canada, au poste de gouverneur de la Banque d'Angleterre. Le nouveau patron de la Bank of England (BoE) doit succéder à l'actuel gouverneur Mervyn King en juin 2013.

Mark Carney a fait des études à Harvard et Oxford, puis travaille treize ans pour la compagnie Goldman Sachs International à Londres. Il s'impliquera notamment dans l'économie post-apartheid de l'Afrique du Sud ainsi que dans les opérations de Goldman Sachs liées à la crise financière russe de 1998 , en conseillant la Russie de parier contre la capacité du pays à rembourser sa dette.

La nomination de Carney survient à peine six mois après sa participation à la conférence du Groupe Bilderberg de 2012 à Chantilly, en Virginie, une réunion annuelle de plus d'une centaine de personnes les plus puissantes de la planète, qui usent régulièrement de leur position afin d'imposer certains choix ... ou nominer certains hommes.

Laptop

Narilam : un malware visant l'Iran et les bases de données SQL

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Symantec a constaté des éléments étranges au sein d'un malware qui semblait viser particulièrement l'Iran. Il est conçu pour saboter les bases de données SQL.

Le 15 novembre dernier, Symantec indiquait avoir découvert un malware appelé W32.Narilam et le classait à faible risque. Mais dans un article écrit par Shunichi Imano, spécialiste sécurité chez l'éditeur, il constate que ce ver touche majoritairement l'Iran et de manière plus marginale les États-Unis et l'Europe.

Fait intéressant, les actions de Narilam ont certaines similitudes avec Stuxnet, un autre malware visant l'Iran et plus particulièrement les capacités d'enrichissement d'uranium. Il se diffuse à travers les disques amovibles et le partage de fichiers en réseau, précise le spécialiste. Une fois sur la machine, il recherche des bases de données SQL de Microsoft. Après, il recherche des mots clés dans ces bases de données, dont certains sont en persan, la langue principale en Iran. Il peut modifier certaines données par des valeurs aléatoires et supprimer des champs.

Gold Coins

La France alloue 1,2 million d'euros à la coalition de l'opposition syrienne

La France, premier pays occidental à avoir reconnu la légitimité de la coalition nationale de l'opposition syrienne, a décidé de lui allouer une aide humanitaire d'urgence de 1,2 million d'euros, a annoncé lundi le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius. "La situation humanitaire en Syrie se dégrade. Il est impératif que la communauté internationale agisse", a affirmé le ministre dans une déclaration.

En annonçant la nouvelle aide, le ministre a rappelé que "la France qui, la première, a reconnu la nouvelle coalition comme seule représentante légitime du peuple syrien, souhaite désormais lui faciliter les moyens de venir en aide à ses compatriotes en situation de détresse". Cette annonce intervient peu après de vives critiques du premier ministre russe, Dmitri Medvedev, en visite en France en ce début de semaine, qui a jugé la reconnaissance française "tout à fait inacceptable au regard du droit international". M. Medvedev doit rencontrer mardi le président François Hollande et évoquer notamment le dossier syrien avec lui.

Bomb

Une nouvelle guerre a éclaté au Congo dans un silence assourdissant

Traduction : Dominique Muselet

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La dernière guerre au Congo a pris fin en 2003 et a fait 5,4 millions de morts : le pire désastre humanitaire depuis la deuxième guerre mondiale. C'est le silence international qui a permis ce massacre ; la guerre a été ignorée et ses causes dissimulées parce que des gouvernements soutenaient les groupes impliqués dans les combats. Maintenant une nouvelle guerre a commencé au Congo et le silence est, une fois de plus, assourdissant.

Le président Obama ne semble pas avoir remarqué qu'une nouvelle guerre avait éclaté dans le Congo encore marqué par la dernière guerre ; il semble ne pas voir le problème des réfugiés ni les crimes de guerre commis par la milice M23 qui envahit le pays et attaque le gouvernement démocratiquement élu de la République Démocratique du Congo (RDC).

Mais les apparences sont trompeuses. Les mains du gouvernement étasunien sont rouges de sang dans ce conflit tout comme elles l'étaient dans le conflit précédent au Congo sous la présidence de Bill Clinton. L'inaction du président Obama est un encouragement volontaire aux envahisseurs exactement comme celle de Clinton l'était. Au lieu de dénoncer l'invasion et la tentative de renversement d'une gouvernement démocratiquement élu, Obama se rend volontairement complice des envahisseurs en gardant le silence, un silence qui pèse très lourd.

Laptop

L'ONU veut contrôler Internet à travers le monde entier

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Oui, vous ne rêvez pas, c'est bien l'ONU. Or, qui dit ONU dit Etats-Unis. Alors, la semaine prochaine, L'Union internationale des télécommunications (UIT, ou en anglais International Telecommunication Union ou ITU), organisme de l'ONU dont le siège est à Genève, en Suisse, se réunira à Dubaï, un des pays des Émirats arabes unis, pour plancher sur les moyens adéquats menant au contrôle de l'Internet. Les représentants de 193 pays participeront à cette réunion de près de deux semaine, selon la presse.

Le Secrétaire général de l'ITU, le malien Hamadoun Touré, a-t-il eu l'idée d'organiser cette conférence de négociation à Dubaï ? C'est moins sûr. Ce que l'on sait pour l'instant, c'est que les participants veulent plancher pour un nouveau traité en matière de communications en s'appuyant, semble-t-il, sur des... résolutions du Congrès américain qui, clairement, veut de la manière la plus brutale, censurer l'Internet. The Wall Street Journal a dit son inquiétude car, pour lui, ces gens-là, avec leurs propositions, ignorent comment fonctionne véritablement Internet. C'est une lapalissade.

Quand des bureaucrates veulent repenser Internet pour leurs intérêts, de peur que leurs mensonges ne soient révélés, chacun pouvant aujourd'hui se faire une certaine idée de l'information, ça déménage. C'est comme donner à un gorille de jouer sur un Stradivarius, tout comme la marche noble d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Internet c'est quand même 40.000 réseaux d'interconnexion entre 425.000 itinéraires mondiaux, ce qui permet à plus de deux milliards de personnes à travers le monde, de diffuser des messages et autres contenus numériques. Internet c'est aujourd'hui, près de 500.000 nouveaux utilisateurs par jour...Excusez du peu.

Star of David

Israël : retraite surprise d'Ehud Barak à deux mois des élections

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© AFP

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, fidèle allié de Benjamin Netanyahu, a créé la surprise lundi en annonçant son retrait de la vie politique à moins de deux mois des élections législatives.

"J'annonce ma décision de quitter la vie politique et de ne pas me présenter aux élections" anticipées du 22 janvier, a déclaré M. Barak lors d'une conférence de presse à Tel-Aviv, expliquant vouloir se "consacrer à sa famille".

"J'achèverai mes fonctions de ministre de la Défense avec la formation du prochain gouvernement dans trois mois", a précisé M. Barak, âgé de 70 ans et considéré comme le numéro deux du gouvernement.

"La politique n'est qu'un des moyens d'apporter sa contribution à l'Etat", a-t-il ajouté.

Il s'est toutefois refusé à dire s'il accepterait ou non d'être nommé "à titre personnel" par le Premier ministre Netanyahu dans le prochain gouvernement. Ce dernier, favori dans les sondages, peut désigner une personnalité non membre du Parlement à la tête d'un ministère.

Arrow Down

Moody's a dégradé la note de la dette de la France et fait pression pour que l'austérité soit instaurée en Europe

Le 19 novembre, l'agence de notation Moody's a dégradé d'un cran la note de la dette souveraine de la France, la faisant passer de la note maximale AAA à AA1. Elle a prévenu qu'elle assignait une perspective négative à la solvabilité de la France.

La dégradation de Moody's vise à exercer une pression sur le président français, François Hollande, pour qu'il intensifie sa politique d'austérité réactionnaire et impopulaire. Dans le but de stimuler la compétitivité de l'industrie française, le gouvernement de Hollande, Parti socialiste (PS), a annoncé des projets de réductions de plus 80 milliards d'euros (103 milliards de dollars) dans les dépenses et de l'impôt sur les sociétés ainsi que des atteintes draconiennes aux protections du droit du travail pour les travailleurs. Le PS est actuellement confronté à une crise politique alors que la cote de popularité de Hollande s'effondre à 36 pour cent.

Moody's a mis en garde contre « une perte continue de compétitivité » de la France dans le contexte d'une « demande externe et intérieure faible » - c'est-à-dire l'aggravation de la récession économique en Europe, alors que les coupes sociales minent le pouvoir d'achat des travailleurs et, donc de l'économie. (Voir en anglais : « Growth forecasts slashed as Europe sinks deeper into crisis »)

Che Guevara

Selon le chef de l'Armée, la crise de la dette de l'UE constitue la menace principale pour la Suisse

Lors d'une conférence à la Chambre de commerce belgo-suisse à Bruxelles, le commandant de corps suisse André Blattmann, chef de l'Armée, a déclaré que la crise de la dette en Europe et le chômage élevé qui l'accompagne constituaient, pour la Suisse, la plus grande menace en matière de politique de sécurité.

Ce jugement n'a pas particulièrement attiré l'attention, jusqu'à ce que l'hebdomadaire belge, La Libre Belgique, reprenne les déclarations du chef de l'Armée suisse, ce qui a mis la puce à l'oreille de la Commission européenne. Agacée, la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde, a déclaré vendredi dernier que Bruxelles ne comprenait pas les peurs de la Suisse. Que la Commission européenne n'avait aucune intention de commenter de pareils «scénario-catastrophe». Selon elle, l'Union européenne est et demeure un projet de paix. «C'est en tant que telle qu'elle a récemment aussi été honorée du prix Nobel de la paix».

Hors caméra, le ton employé était encore plus strident: on verserait de l'huile sur le feu, on attiserait la peur de l'UE et de toute manière, de pareilles fantaisies étaient risibles. Ah bon: ces gens de Bruxelles n'ont vraiment pas beaucoup de raisons de rigoler.

Le chef de l'Armée regrette la «colère de Bruxelles», mais il affirme qu'il maintient son point de vue. Il dit que le but de n'importe quelle organisation de sécurité était de se préparer à des cas difficiles. Qu'il avait parlé des risques pour la sécurité en relation avec la crise de la dette. Si des cohortes de réfugiés débordaient sur la Suisse, l'armée devait protéger l'infrastructure nationale sensible, même s'il ne désirait pas voir ce scénario.

Bad Guys

10 000 soldats américains en Afghanistan après le retrait de l'OTAN

Environ 10 000 soldats américains pourraient rester en poste en Afghanistan, même après la fin officielle de la mission de combat dans ce pays, en 2014.

Le Wall Street Journal rapporte dimanche que le commandant des forces américaines et internationales en Afghanistan, le général John Allen, a fait cette recommandation à l'administration du président Barack Obama. Celle-ci aurait décidé de suivre ses conseils.

Selon le journal, le général Allen suggérait de garder sur place un contingent de 6000 à 15 000 hommes, chargés d'opérations de formation et de lutte contre le terrorisme.