Les Maîtres du MondeS


Che Guevara

Après Moubarak, Morsi confronté à la rue égyptienne


Symbole de la révolution qui a fait tomber Hosni Moubarak en 2011, la place Tahrir, au Caire, est à nouveau investie depuis vendredi par des Egyptiens, hostiles au nouveau régime de Mohamed Morsi, taxé de dictateur. Ce samedi matin, les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les opposants, tandis que Washington et l'Europe expriment leur inquiétude après la décision du chef de l'Etat islamiste de renforcer ses pouvoirs déjà très étendus.

Dans la matinée, une trentaine de tentes étaient installées sur la place Tahrir, des opposants ayant décidé d'observer depuis la veille un sit-in pour protester contre les nouvelles prérogatives de Morsi. De petits groupes de manifestants continuaient d'occuper la place en fin de matinée, après avoir fui un peu plus tôt les gaz lacrymogènes en se réfugiant dans des rues adjacentes. Le trafic était quasiment interrompu sur ce grand carrefour habituellement encombré du centre-ville.

«L'Egypte entre dans une nouvelle révolution car notre intention n'était pas de remplacer un dictateur par un autre», a déclaré un manifestant, Mohammed al-Gamal, en allusion à la révolte populaire qui avait renversé Hosni Moubarak en février 2011.

MIB

Mohamed Merah voulait collaborer avec la police

Rebondissement. En annonçant avoir déposé plainte contre M6, Souad Merah a révélé de nouveaux éléments d'information à propos de son frère. Décryptage.

La cause est entendue : depuis les évènements de Toulouse-Montauban, l'homme présenté par la police et les médias comme le seul coupable de sept meurtres aurait cultivé une haine à l'encontre de la France. Ce récit a été consolidé par le documentaire controversé de Mohamed Sifaoui, récemment diffusé par M6 : selon le fils Abdelghani et le journaliste algérien, la famille Merah était viscéralement antisémite et hostile aux institutions policières et militaires du pays. Problème : un nouveau témoignage contredit cette version des faits.

S'estimant piégée par l'équipe de M6 qui l'a enregistré à son insu, Souad Merah vient de déposer plainte contre la chaîne du groupe allemand Bertelsmann, le coproducteur Mohamed Sifaoui et son frère Abdelghani. La « fierté » déclamée par Souad Merah faisait allusion, selon son avocat, à la « combativité » de Mohamed Merah lors de l'assaut du RAID -non aux crimes qui lui sont imputés.

Quoiqu'il en soit, Souad Merah a révélé incidemment, lors de ses entretiens avec I Télé et Le Point, une information inédite à propos de son frère défunt.

Arrow Up

Armement, forte progression des exportations françaises en 2011

Avec 8,5 % de parts de marché, la France reste le 4e pays exportateur d'armement dans le monde.

Les exportations françaises d'armement se sont élevées à 6,5 milliards d'euros en 2011, soit une hausse de 27 % par rapport à 2010, selon le rapport annuel au Parlement, qui a été présenté jeudi 22 novembre par le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, aux députés des commissions de la défense et des affaires étrangères. 5,11 milliards avaient été enregistrés en 2010. Si le niveau historique de 2009 (8,16 milliards) n'est pas retrouvé, la France se maintient à la quatrième place des pays exportateurs dans le monde.

Bad Guys

Des Tchétchènes venus défendre Gaza se retrouvent à combattre en Syrie

Des tchétchènes pensant accomplir leur devoir du « Jihad pour Gaza » sont surpris de se retrouver à Alep d'après le quotidien syrien Al-Watan.

Ils clament que les services de renseignement arabes et étrangers les ont dupés et leur ont fait traverser la frontière turque, alors qu'ils étaient censés traverser la frontière palestinienne ; leur ignorance des lieux, de la langue et des dialectes a fait qu'ils se sont retrouvés à se battre à Alep...

L'un de leurs représentants a déclaré : « À Alep, nous avons été obligés de nous battre contre les forces gouvernementales. Ce combat nous a été présenté comme un devoir légitime par une fatwa de notre Émir auquel nous devons obéissance, alors que notre intention est de lutter contre l'ennemi israélien ».

Bomb

Meilleur du Web: Bombardements aéronavals sur Gaza pour essayer les nouvelles armes israéliennes en vue de l'imminente guerre contre l'Iran

Reçu de l'auteur et traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio pour Mondialisation.ca

Missile
© Inconnu

Vérité sans détours au New York Times : la sanglante opération de huit jours coordonnée depuis des mois avec les Etats-Unis.

« Pour Israël le conflit de Gaza est un test pour l'affrontement contre l'Iran » (For Israel, Gaza Conflict Is Test for an Iran Confrontation).

C'est le titre de l'enquête publiée aujourd'hui par le New-York Times sur les vraies motivations qui ont conduit Benjamin Netanyahu à déchaîner un ouragan de mort et de destruction sur un million et demi de Palestiniens (174 morts, 1 400 blessés) :

Bad Guys

Moyen-Orient : le plan américano-israélien

« D'abord nous devons en finir avec les régimes terroristes, à commencer par les trois grands : Iran, Irak et Syrie. Puis nous nous occuperons de l'Arabie saoudite. ... Nous ne voulons de stabilité ni en Irak, ni en Syrie, ni au Liban, ni en Iran ou en Arabie saoudite. Nous voulons que les choses changent. La question n'est pas de savoir s'il faut déstabiliser mais comment le faire. » The War against the Terror Masters (Guerre contre les maîtres de la terreur), Sept 2002, de Michael Ledeen, membre du groupe des néoconservateurs de Georges Bush.

Image
1. Introduction. Au lendemain des attentats du 11 septembre à de New-York, les Etats-Unis et Israël, ayant désormais les coudées franches au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste, entreprenaient, sur plusieurs années, un remodelage des pays arabo-musulmans, qui vont du Maghreb au Pakistan. Excipant divers prétextes pour convaincre la communauté internationale à les suivre - ou au moins à les laisser faire - cet « axe du Mal » allait utiliser la puissance militaire et les moyens subversifs pour réaliser cette recomposition au service de leurs intérêts géostratégiques bien compris. Dix jours après les attentats du 11 septembre, Donald Rumsfeld, le chef du Pentagone, présentait au général Wesley Clark (interview de celui-ci le 2 mars 2007) un mémo dans lequel il est précisé que sept pays arabo-musulmans devaient « passer à la casserole » : l'Afghanistan, l'Irak, la Libye, le Liban, la Syrie, le Soudan et l'Iran.

Star of David

Gaza : des journalistes sous le feu de l'armée israélienne

À Gaza, les journalistes ont fait partie des victimes des récents bombardements israéliens. Dans un communiqué daté du 21 novembre, Reporters Sans Frontières rappelait qu'« une dizaine de bureaux de médias au total ont été touchés les 18 et 20 novembre 2012 » et que trois journalistes avaient été tués et onze autres blessés. Des journalistes ? Pas vraiment. Plutôt des « boucliers humains ». Des journalistes ? Pas vraiment, s'ils sont palestiniens. Ainsi se justifie l'armée israélienne lorsqu'elle cible les bureaux des médias, et les journalistes eux-mêmes.

Rappel de quelques faits (d'après RSF)

► 18 novembre : six journalistes blessés dans un tir contre la tour Al-Shawa Wa Hassri et trois journalistes d'Al-Aqsa, blessés dans le bombardement du bâtiment Al-Shourouk, connu comme « l'immeuble des journalistes ».
► 19 novembre : deux journalistes blessés par une salve de missiles tirés sur le bâtiment Al-Shourouk ; selon le porte-parole de l'armée israélienne, l'aviation visait Ramez Harb, un responsable de la communication de Saraya Al-Qods, la composante militaire du Jihad islamique.
► 20 novembre : deux cameramen palestiniens de la chaîne de télévision du Hamas, Al-Aqsa TV, Mohamed Al-Kawmi et Hossam Salameh, ont été tués dans le bombardement de leur véhicule, clairement estampillé comme véhicule de presse, par l'aviation israélienne.
► 20 novembre : vers 20 heures, Mohammed Moussa Abu Eisah, directeur exécutif de la radio éducative Al-Quds, a été tué a par un tir de missile alors qu'il circulait à bord de son véhicule.
► 20 novembre : la tour où est installé le bureau de l'AFP à Gaza a été visée par l'armée israélienne. Le 20 novembre, un tweet du Chef de Bureau de la BBC au Moyen-Orient résumait :

Light Sabers

La guerre d'Israël contre la vérité

Abby Martin journaliste de Russia Today (RT) pointe du doigt le comportement d'Israël pendant l'opération "Pilier de la défense". En effet, Israël a volontairement bombardé l'immeuble des médias à Gaza. Est-ce que RT était visé ? en tout cas, en guise d'excuse, Israël a envoyé un email de menace à Moscou par rapport à la couverture partial de RT dans ce conflit.


Commentaire: D'après Abby Marti, la presse française était présente dans l'immeuble bombardé. Avez-vous entendu parler de ce fait dans les médias français ?


Snakes in Suits

Sarkozy échappe à la mise en examen dans l'affaire Bettencourt

La saga continue...

« Il a le statut de témoin assisté après une longue audition », a dit Me Thierry Herzog à Reuters par téléphone. Il n'a pas souhaité faire d'autre commentaire dans l'immédiat.

Le parquet a confirmé ensuite cette information dans un communiqué.

Nicolas Sarkozy in a car
© ReutersNicolas Sarkozy a échappé jeudi à une mise en examen après une audition-fleuve de douze heures chez trois juges d'instruction à Bordeaux dans l'enquête sur la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, qui aurait été en partie spoliée.

Crusader

RDC : l'ONU envisage d'utiliser pour la première fois des drones

Monusco soldiers
© InconnuLes Casques Bleus en RDC

Les Nations unies envisagent d'utiliser pour la première fois des drones pour surveiller l'est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à une rébellion armée soutenue selon l'ONU par le Rwanda, ont indiqué des diplomates.

Des responsables des opérations de maintien de la paix de l'ONU ont pris contact avec les gouvernements congolais et rwandais à propos de cette initiative délicate, qui pourrait créer un précédent et inquiéter certains pays membres, selon ces diplomates.

Commentaire:
RDC : le M23 promeut la guerre à la population
Benguigui évoque «une catastrophe humanitaire» en RDC
La puissante impuissance de l'ONU à Goma
RDC : manifestations violentes d'étudiants en colère après la prise de Goma