Traduction copyleft de Pétrus Lombard pour Alter InfoCe que nous voyons en Libye, c'est la renaissance du colonialisme. Sauf que, ce coup-ci, les divers gouvernements européens ne se disputent pas pour des empires et des ressources. Le nouveau colonialisme opère sous le couvert de la « communauté internationale, » ce qui veut dire, l'OTAN et les pays qui y sont affiliés. L'OTAN, l'Organisation du Traité Atlantique Nord, était autrefois une alliance de défense contre une éventuelle invasion de l'Europe occidentale par les Soviétiques. Aujourd'hui, l'OTAN fournit des troupes européennes pour le compte de l'hégémonie zunienne.
Washington est en quête de l'hégémonie mondiale sous des dehors d'« interventions humanitaires » sélectives et d'« importation de la liberté et de la démocratie chez les peuples opprimés. » D'une manière fort opportuniste, les cibles de Washington sont des pays qui ne sont pas ses « partenaires internationaux. » Pris au dépourvu, peut-être, par les révoltes populaires en Tunisie et en Égypte, quelques signes indiquent que Washington a réagi de façon opportuniste devant le soulèvement en Libye et l'a favorisé. Khalifa Hifter, un Libyen suspecté d'être un atout de la CIA depuis 20 ans, est retourné en Libye à la tête de l'armée rebelle.
Commentaire: L'histoire se répète continuellement et si l'on remplace la Libye par la Syrie et Kadhafi par Bachar el-Assad, ce discours est encore d'actualité.