
© Inconnu
Le Brésil, comme beaucoup de pays tropicaux, est en proie à la maladie de la Dengue, causée par le moustique
Aedes aegypti. Malheureusement, ce pays, si perméable à la corruption, a opté pour la peste et le choléra en se prêtant à une campagne de vaccination tout juste sortie des laboratoires
Sanofi-Pasteur, ainsi qu'à une expérience de moustiques OGM : la société de biotech
Oxitec qui a le monopole de ce marché, a expérimenté directement sur les populations une technologie qu'elle ne maîtrisait pas. La proximité des Jeux Olympiques de 2016 et ses nombreux enjeux financiers, ne sont certainement pas étrangers à cette soudaine frénésie sanitaire.
Le moustique
Aedes aegypti OGM, répondant au nom de code Ox513A, premier en son genre, est capable de se reproduire et doit empêcher les femelles, responsable des piqûres, d'avoir des œufs viables au-delà de 3-4 jours. Le gène qu'on lui avait ajouté devait permettre d'éliminer son alter ego sauvage et donc d'endiguer l'épidémie. Malheureusement, la tétracycline, un antibiotique présent dans les eaux usées et dans certaines viandes industrielles, permettent à ces indésirables de survivre.
Oxitec avait mis au point cette technologie et avait procédé à des tests aux îles Caïmans dans la quasi clandestinité en 2009.Du ministère de la Santé aux sociétés
Oxitec et à son usine
Moscamed, implantée à Juazeiro (banlieue pauvre du Brésil), les propos sont unanimes : les lâchers de moustiques mâles génétiquement modifiés réduisent drastiquement - de 79% à 90% - la population de moustiques sauvages au bout de six mois. Comme cette usine de production est co-dirigée par le gouvernement brésilien, il va de soi que les profits seront privatisés alors que les responsabilités seront nationalisées.
Commentaire: Lire aussi: