Les Maîtres du MondeS


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Meilleur du Web: Oseront-ils faire éclater la bulle, oseront-ils vous ruiner ?

La politique monétaire américaine est l'inconnue majeure de 2016. Les marchés, en baisse sensible, espèrent que le "put" de la Reserve fédérale jouera. Ce n'est pas garanti, et c'est l'objet de débats secrets qui se déroulent en coulisse.


Commentaire : Le Put représente un droit (et non une obligation) de vendre un actif sous-jacent (actions, obligations, indices boursiers...). Plus de détails sur Wikipédia.


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© inconnu
Écoutons Martin Feldstein le 27 janvier sur Marketwatch : "Les taux super bas ont poussé à prendre des risques qui peuvent causer des problèmes à l'avenir. Le marché financier a été poussé à un point ou les price-earning ratios sont 30% au-dessus des normes historiques et on s'en aperçoit dans la chute actuelle du prix des actions et dans la forte baisse de la dette risquée, le high yield".
Question : Est-ce que vous voulez aller plus loin et resserrer plus ?
Feldstein : "Je veux que le FOMC fasse ce qu'il a annoncé en décembre, qu'il monte les taux de 100 points de base en 2016 et qu'il continue à monter plus en 2017. Et même après cela, les conditions financières seront encore très accommodantes."
Question : Est-ce que les conditions financières ne vont pas se resserrer et le marché boursier chuter ?
Feldstein : "Oui, c'est vrai le marché peut chuter, mais comme il est très surévalué, on ne doit pas être surpris si à un certain point il revient (revert) à des niveaux normaux."

Le choix de la politique monétaire, poursuivre la hausse des taux ou revenir en arrière, c'est un débat discret, souterrain, vous n'en entendrez pas parler. Il ne voit pas le jour... sauf maladresse. Pourtant, ce débat est central, c'est de la politique monétaire que décidera la Fed dont dépendra la physionomie de l'année 2016. Aussi bien au plan économique qu'au plan financier et pas seulement pour les États-Unis eux-mêmes, mais également pour les autres participants au système mondial. Nous sommes à la charnière du processus qui a permis de contenir la Grande Crise Financière et la Grande Récession de 2008/2009.

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Magnify

Zika : cui bono ?


Commentaire : Ainsi que le gouvernement nous apprend à le faire, grâce lui en soit rendue, nous savons maintenant que ce qui sous-tend la marche des actualités mondiales est issu du hasard ; que la simultanéité, la synchronicité et la concordance des évènements à l'échelle planétaire n'est que pure coïncidence ; que les occurrences sont hasardeuses et qu'en aucun cas, en observant un résultat, il n'est possible de remonter aux causes, puis d'en analyser le contexte et les circonstances. Nous voilà donc rassuré : il n'y a pas donc le moindre lien, pas le moindre rapport, rien, entre le « point zéro » de l'épidémie et les moustiques ogm, entre les moustiques ogm et les grosses sociétés de biotechnologies, entre les grosses sociétés de biotechnologies et les grands humanistes que sont Rockefeller et consorts.

On aura compris qu'il est donc inutile de consulter les articles ci-dessous :

zika
© Inconnu
Ce lundi 1er février, l'Organisation Mondiale de la Santé adéclaré que les cas récents de microcéphalie et autres troubles neurologiques signalés au Brésil - symptômes liés au virus Zika - constituent une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). L'organisation n'a pas fourni plus d'informations sur ce virus. En attendant plus de précisions sur le sujet, signalons ici que le virus fut découvert en 1947. Nous savons aujourd'hui qu'il est d'une part transmis sexuellement et d'autre part qu'il est mis sur le marché mondial par deux sociétés: LGC Standards (siège social en Angleterre) et ATCC (siège social aux États-Unis).

Eye 1

Poursuite de la mise en place du contrôle total : Les données de connexions accessibles aux services du renseignement

Au Journal officiel, ce week-end, a été publié l'un des tout derniers décrets d'application de la loi sur le renseignement. Il touche au cœur de la mécanique de surveillance, en dressant la liste des données techniques de connexion accessibles aux services de surveillance.

Bernard Cazeneuve
© Marc Rees (Licence CC-BY-SA 3.0)
Ce décret confie d'abord un rôle pivot au groupe interministériel de contrôle, dont le président a été nommé dimanche par Manuel Valls. Le GIC, organisme créé dans les années 1960, officialisé en 2002 et placé auprès du Premier ministre, va en effet enregistrer l'ensemble des autorisations de surveillance qu'aura prononcée celui-ci. Ceci fait, il recueillera et conservera l'ensemble des métadonnées glanées auprès des intermédiaires techniques, hébergeurs et FAI, tout en centralisant l'exécution des interceptions de sécurité (« écoutes ») et leurs retranscriptions. Enfin, il va « contribuer » à la centralisation et à la traçabilité de ces différentes opérations. Bref, un rôle fondamental dans la mise en œuvre de la loi sur le renseignement.

Quelles sont les données de connexion ?

Le même texte définit surtout ce que sont les données de connexion susceptibles d'être recueillies. Ce point est là encore primordial, car il touche aux « informations ou documents » pouvant être aspirés par les services sur le dos des infrastructures, serveurs, etc. des intermédiaires.

Le nouvel article R851-5-I commence par définir ce que les données de connexion ne sont pas : elles ne peuvent viser le « contenu des correspondances échangées ou des informations consultées ». C'est là une suite de la décision du Conseil Constitutionnel, qui fut appelée à définir ce champ suite à une question prioritaire de constitutionnalité soulevée par la Quadrature du Net, FDN et FFDN.

Mais quelles sont donc les données de connexion que pourront butiner les services ? Elles dépendent de la qualité de l'intermédiaire, tel que définit par le Code des postes et des télécommunications. Ces données peuvent par ailleurs être glanées en temps différé ou en temps réel.

USA

En attendant l'effondrement final des Etats-Unis

Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

Guerre Froide
Guerre Froide – Bonne gaule, chaud devant !
Commençons par la réforme du FMI qui prendra effet dans quelques semaines. Même cette mini-réforme a subi à plusieurs reprises le veto de l'Empire du Chaos. Washington détient toujours la plus grande part du quota et du vote au sein du FMI, devant le Japon. Mais maintenant, la Chine est à la 3e place et les membres du BRICS Brésil, Russie et Inde sont dans le top dix.

Mais cela ne veut pas dire changement radical. Le gouvernement américain refuse toujours de mettre en œuvre une réforme complète qui finirait par réduire la puissance globale du FMI. La Chine, quant à elle, avance avec des faits sur le terrain : comme la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB), accompagnée par les BRICS avec leur Nouvelle banque pour le développement (NDB), une tentative sérieuse pour briser la mainmise de la frauduleuse hyper-exploitation du système monétaire et financier.

Bretton Woods est peut-être mort, mais le monde est encore encombré de son cadavre. Idem pour le grand Consensus de Washington - pour autant qu'il faille payer les pots cassés de plus en plus ensanglantés.

Une avalanche a été déclenchée dans les années Reagan - que le spectacle de la dernière Guerre froide a parfaitement immortalisée dans la nouvelle série de Deutschland 83.

Dans les années funk de 1980, le gouvernement américain a réduit les impôts pour les riches et attaqué les syndicats de travailleurs. Puis, dans les années 1990, il externalisé les emplois manufacturiers bien rémunérés vers le Mexique, la Chine et d'autres pays à bas salaires, et déréglementé la finance - via l'abrogation du Glass Steagall Act et l'adoption de la Loi sur la modernisation des marchés à terme sur les matières premières en 2000 (Commodity Futures Modernization Act) sous Bill Clinton.

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Hystérie anti-russe : la BBC sort un docu-fiction dans lequel la Russie envahit la Lettonie

Tout d'abord, il a eu Occupied, et j'ai décidé de me taire, car cette série sur l'intervention russe en Norvège sur demande de l'UE le tout sur fond de guerre énergétique contre l'écologie et d'une fausse interrogation sur un hypothétique devoir de résistance populaire, était d'une absurdité sans nom. Finalement, c'était peut-être une erreur. Il faut s'exprimer sous peine de cautionner. Mais en parler, c'est donner aussi de l'importance à l'objet de la discussion et il me débectait de donner de l'importance à ces élucubrations.
World War Three: Inside the War Room
Maintenant, c'est la chaîne publique anglaise BBC 2 qui sort un film de fiction-documentaire selon lequel la Russie envahit la Lettonie et la question posée est de savoir s'il faut ou non massacrer quelques millions de russes. Encore un échelon a été franchi dans la guerre médiatique.

Et là, il n'est plus possible de se taire. Comment se taire devant l'émergence récurrente d'éléments de totalitarisme dans notre Europe si tolérante, avec les siens. Mais prête à poser la question du massacre de millions d'êtres humains. Sans sourciller. Comment en sommes-nous arrivés là?

Commentaire: Voir aussi :


Bad Guys

Cynisme aux enchères : plus de 10 milliards de dollars de dons promis aux Syriens ?

LONDRES (Reuters) - La conférence des pays donateurs organisée jeudi à Londres pour venir en aide aux Syriens a permis d'enregistrer plus de dix milliards de dollars (8,9 milliards d'euros) de promesses de dons, a annoncé le Premier ministre britannique David Cameron.


Commentaire : Les gouvernements européens sont prêt à tout pour arrêter le flux des réfugiés et ils ne savent plus quoi faire, faute de travailler pour la paix. Celle-ci ne fait pas partie du programme, bien au contraire. C'est pourtant ce dont les syriens ont le plus besoin, après 5 ans de guerre dont la coalition est en partie responsable. Cet argent ramassé, pour apaiser les consciences, profitera t-il au plus démunis et aux victimes des bombardements ? On peut l'espérer, même si en doute fortement.


Six milliards (5,4 milliards d'euros) ont été promis pour 2016 et cinq autres à l'horizon 2020, a-t-il précisé. Jamais une telle somme n'avait été réunie en une seule journée et pour une seule cause, s'est quant à lui félicité Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu.

Syrie
© GoogleLa Syrie a besoin de la paix et non des promesses
Les Nations unies avaient lancé un appel de fonds de 7,73 milliards de dollars (6,9 milliards d'euros) pour subvenir aux besoins les plus urgents de six millions de déplacés et de quatre millions de réfugiés pour la seule année en cours. Les pays de la région réclament en outre 1,2 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros) supplémentaire.

Commentaire: Pourquoi n'y avait-il pas un représentant du gouvernement d' Assad dans cette réunion ?

Vous pouvez lire aussi :


Eye 1

Big Brother : « Sniper », une nouvelle application traque tout ce qu'elle considère comme « antisémite » sur internet

Fraîchement lancée par l'Organisation sioniste mondiale (OSM), l'application « Sniper » recense via un algorythme le contenu judéophobe présumé d'un site internet, permettant aux internautes de prendre les mesures nécessaires en justice.

Le système de l'application « Sniper » est configuré pour numériser les informations du web en utilisant un algorithme qui permet d'identifier certains mots-clés dans de nombreuses langues différentes.

internet
© GoogleSniper

Une équipe de membres de l'OSM (organisation sioniste créée en 1897 à Bâle en Suisse) scanne ensuite les résultats et confirment les cas de « présence réelle d'antisémitisme » sur le site en question, puis contacte les autorités du pays où le site est hébergé.

USA

Selon John McCain, c'est aux USA de décider la levée des sanctions (européennes) contre la Russie

Traduction: Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

U.S. Senator John McCain
© Larry Downing / Reuters
Le sénateur John McCain vient de déclarer qu'il revient aux USA de décider si les sanctions européennes contre la Russie doivent être levées ou pas. La décision devrait être évoquée à Munich la semaine prochaine, vu le nombre de pays européens qui se plaignent de l'impact de ces sanctions sur leur économie.

"Je crois qu'il y a beaucoup de discussions entre les Européens à propos de la fin des sanctions... nombre d'entre eux attendent leur levée," a-t-il déclaré lors d'une interview à Sputnik. "Cela fait plusieurs mois que j'en entends parler, et il y a une énorme pression de la part de certains pays, notamment l'Allemagne, pour la levée des sanctions."

Cependant, l'ancien candidat malheureux aux présidentielles américaines pense qu'au final c'est à Washington de décider s'il faut ou non mettre fin aux sanctions, expliquant... que cela "dépend d'une certaine façon du leadership américain."

Commentaire: Un rappel à l'ordre très clair du maître envers son chien, soulignant une fois de plus que Bruxelles n'a aucune indépendance face à Washington.


Bad Guys

D'après la Défense russe, la Turquie prépare une intervention militaire en Syrie

L'armée russe a affirmé jeudi avoir de sérieuses raisons de croire que la Turquie prépare une intervention militaire en Syrie voisine, invoquant l'accumulation à la frontière d'hommes et de matériel et l'interdiction par Ankara du survol de son territoire par un avion de reconnaissance russe.

Nous avons de sérieuses raisons de soupçonner une préparation intensive de la Turquie pour une intervention militaire sur le territoire d'un État souverain: la Syrie, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

L'armée russe observe un nombre croissant de signes d'une préparation secrète des forces armées turques afin de mener des opérations sur le territoire syrien, affirme le général.

Il a cité l'accumulation, selon lui, en de nombreux points de la frontière turco-syrienne d'équipement du génie servant à préparer une intervention militaire, ainsi que de soldats et d'engins militaires.

Commentaire: Il semblerait que la Turquie serve encore d'agent provocateur aux mains de Washington, comme lorsqu'elle abattit le bombardier russe et alla se réfugier sous les jupes de l'OTAN.


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C'est bien l'état d'urgence qui menace la sécurité de la France


Commentaire : On mesure l'étendue de notre impuissance face à l'emballement de la machine étatique : les dirigeants politiques prennent pour nous des décisions d'une importance vitales et nous avons plus que jamais la sensation de ne rien pouvoir y faire. On apprend ici et là que telle loi est votée et que telle chose est interdite ; on se rend compte que le système ainsi conçu est parfait dans sa monstruosité, qu'il porte de le nom de démocratie ou de dictature. Nous avons été définitivement écarté du moindre processus décisionnel et voici que la classe politique tente de nous imposer sa vision distordue de la réalité en tentant de redéfinir la notion même de liberté. La bonne nouvelle, c'est qu'il nous reste encore, pour l'instant, la liberté de pouvoir tirer des leçons de toute chose en toute situation... tant que perdure l'envie de comprendre et de donner un sens à ce qui nous arrive.

état d’urgence
© Frédéric Bisson
La révision de la loi sur l'état d'urgence survenue aux lendemains des attaques du 13 novembre a accru les prérogatives de la bureaucratie française. Ce régime renforce sa capacité à prendre à titre préventif des mesures privatives de liberté tout en affaiblissant le rôle du pouvoir juridictionnel. Sans surprise, le gouvernement cherche à constitutionnaliser et à banaliser ce régime d'exception.

C'est ainsi que François Hollande envisage de prolonger l'utilisation de ces pouvoirs extraordinaires. Mieux encore, le Premier ministre Manuel Valls a déclaré sur la BBC que ce régime pourrait durer jusqu'à ce que l'État islamique soit définitivement vaincu, ce qui peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années. Le gouvernement semble déterminé à exploiter les peurs des populations pour entretenir l'idée que leur sécurité implique de nouveaux compromis avec la primauté du droit. Cette opposition entre la liberté et la sécurité est la stratégie politique la plus vieille du monde pour fabriquer le consentement des populations à la puissance gouvernementale. Il est important de déconstruire ce mythe sans quoi nous serions amenés, par notre docilité, à mettre notre sécurité en péril.