Commentaire : Voici ce que déclarait Sarkozy en 2011 à l'issue d'un sommet international sur la Libye :
« [...] Si nous intervenons aux côtés des pays arabes ce n'est pas au nom d'une finalité que nous chercherions à imposer au peuple libyen mais au nom de la conscience universelle qui ne peut tolérer de tels crimes. [...] Nous le faisons pour protéger la population civile de la folie meurtrière d'un régime qui en assassinant son propre peuple a perdu toute légitimité. Nous intervenons pour permettre au peuple libyen de choisir lui-même son destin. Il ne saurait être privé de ses droits par la violence et par la terreur. »Encore et toujours les mêmes mensonges. On se demande comment une personne normalement constituée peut espérer convaincre qui que ce soit avec un discours aussi éculé. Mais c'est bien sûr toute la question : les politiciens sont-elles des personnes normalement constituées ?
Et contrairement à BHL, l'ouvrier de la philosophie sous amphétamines, voilà de quoi nous... décoiffer :
Pour des raisons promotionnelles, Bernard-Henri Lévy est à nouveau omniprésent sur la scène médiatique. Cet homme de réseaux et d'influence, qu'un académicien avait décrit comme le « vrai maître de la diplomatie » française, continue de justifier l'intervention de l'OTAN contre le régime libyen avec des arguments irréalistes. En effet, il estime que cette campagne a « évité à la Libye un destin syrien », en ce qu'elle aurait empêché Kadhafi d'« aller au bout de (...) projets meurtriers » pourtant loin d'être avérés. Nous allons montrer que ce raisonnement est invalide en résumant l'intervention clandestine et massive de l'Occident dans la guerre en Syrie, et en analysant une étude sur le conflit libyen parue dans Foreign Affairs, la revue du Council on Foreign Relations (CFR). En 2006, « devant les invités [de ce] prestigieux think tank new-yorkais, Lévy (...) confirm[a] qu'il partage "la vision morale et l'hostilité des néoconservateurs pour les Saddam, mollah Omar et Milosevic". » Rapportant cet aveu, L'Express n'établit pas de lien entre cette posture « antitotalitaire » et les intérêts stratégiques des États-Unis et de leurs alliés en Irak, en Afghanistan et en ex-Yougoslavie.













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