Les Maîtres du MondeS


Bad Guys

La moitié de la population mondiale possèdent moins que les 62 personnes les plus riches


Commentaire : On avait à peine besoin de nous confirmer que la situation générale ne s'améliore pas et il faudrait être bien naïf pour espérer encore le contraire. Comment attendre un changement d'un système qui a permis qu'une telle situation s'installe et perdure ? Inutile donc de cautionner les mensonges des hommes politiques qui nous pépient encore du pourfendage d'inégalités, du lendemain qui chante : le présent nous montre que les sérénades de la veille sont apparemment sans effet sur la réalité.

Les actions psychopathiques de nos dirigeants ont par contre un effet bien manifeste sur cette réalité : toujours plus de souffrances et d'injustice pour chaque année qui passe.


oxfam
© Inconnu
Intitulé « Une économie au service des 1 % », ce rapport montre que le patrimoine de la moitié la plus pauvre de la population mondiale s'est réduit de mille milliards de dollars depuis 2010. Cette baisse de 41 % s'est produite alors même que la population mondiale augmentait de 400 millions de personnes. Dans le même temps, le patrimoine des 62 premières fortunes mondiales a augmenté de plus de 500 milliards de dollars pour atteindre un total de 1 760 milliards. Le rapport montre également que les inégalités frappent les femmes de manière disproportionnée, avec seulement neuf femmes contre 53 hommes parmi ces grandes fortunes.

Les dirigeant-e-s du monde parlent de plus en plus de la nécessité de lutter contre les inégalités et, en septembre dernier, ils se sont fixé l'objectif de les réduire. Pourtant, l'écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s'est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois. À la veille de la rencontre de Davos de l'an dernier, Oxfam avait prédit que les 1 % posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s'est en fait réalisée dès 2015 : un an plus tôt.

Oxfam réclame des mesures urgentes pour faire face à la crise des inégalités extrêmes, qui menace de faire reculer les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté au cours de ce dernier quart de siècle. En priorité, l'ONG appelle à mettre fin à l'ère des paradis fiscaux, qui a vu de plus en plus d'entreprises et de particuliers recourir aux centres offshore afin d'éviter de verser leur juste contribution à la société. Cette pratique prive les États de précieuses ressources nécessaires pour lutter contre la pauvreté et les inégalités.

Jet3

Depuis vingt-cinq ans, cette avidité pour le massacre


Commentaire : Avec le recul, le tableau est tétanisant. L'insanité des discours politiques entendus depuis des décennies est irrécusable. Les conséquences abominables des actions entreprises par les gens de pouvoir sont indicatrices d'un manque d'humanité tellement évident qu'on ne peut que s'interroger : qui sont ces personnes ? Quelle espèce de déficience existe t-il en eux leur permettant d'exprimer une telle indifférence face aux conséquences de leurs actes ? Comment avons-nous pu nous reconnaître suffisamment en eux pour leur laisser tout pouvoir ? Et, en notre nom, semer la destruction ? Si la lecture d'un tel article parvient à nous donner la nausée, est-il possible d'imaginer les souffrances endurées par ces populations à l'autre bout du monde ?

Inutile, a contrario, d'imaginer ce que l'on sait être la réalité, ici, en Occident : une classe de politiciens, d'industriels, d'hommes d'affaires et de banquiers infectés par le mal de la psychopathie. Tant que l'on n'a pas intégré ceci en tout et pour tout ce qui concerne la marche du monde, il n'est pas possible de prendre réellement conscience de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons.

Et devant l'ampleur d'une telle dévastation et d'un tel chaos, l'esprit humain finit par se demander, peut-être, s'il n'existe pas une force qui s'exprime à travers tout ceci. Si tel est le cas, sans doute devient-il urgent de revoir radicalement notre conception du monde : notre impuissance et notre incompréhension face à ce que nous vivons nous le rappelle constamment.


L'opération Tempête du désert, initiée par Washington à la chute du Mur de Berlin, il y a exactement 25 ans, ne s'est jamais terminée. Elle marque la fin d'un monde bipolaire, celui de la Guerre froide, et le début d'une ère dominée par les seuls États-Unis, qui n'a pris fin que le 30 septembre 2015, avec le retour de l'armée russe sur la scène internationale (opération anti-terroriste en Syrie).

Cette guerre US avait été précédée d'une autre, fomentée par les USA mais réalisée par les seuls Irakiens, contre la Révolution iranienne. À l'issue de ces 35 ans de conflit ininterrompu, il apparaît que la domination étasunienne vise d'abord à empêcher le développement des peuples du Proche-Orient et, pour cela, passe par la destruction méthodique de leurs États.
guerra
Guerre du golfe

Commentaire : Une guerre ce n'est pas juste des bâtiments détruits mais des gens à qui on inflige de la douleur, qu'on assassine. Dans les guerres du Golfe et celles qui ont suivi, on voit vraiment en action les psychopathes.


Commentaire: Vous pouvez continuer à lire:


Dollar Gold

La banque de développement chinoise AIIB permettra de rééquilibrer les forces dans le monde

Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures
Le président chinois Xi Jinping a annoncé l'ouverture de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB) afin de s'émanciper des règles financières pour la croissance édictées et imposées par les Etats-Unis.

«Le lancement de l'AIIB revêt une importance particulière pour réformer et améliorer la gestion économique mondiale. C'est un élément d'adaptation aux changements et au développement de la structure économique mondiale, mais aussi un pas vers un système de gestion économique plus équitable, plus rationnel et plus efficace», a déclaré Xi Jinping en précisant que la banque chinoise serait une bonne alternative à la Banque mondiale (BM) et au Fonds monétaire international (FMI) dont l'influence est ressentie dans le monde entier.

D'après l'agence Reuters, le président chinois a également déclaré que «la zone financière chinoise avait des besoins énormes pour son infrastructure de base». Pour cette raison, l'AIIB investira dans des projets «de haute qualité» mais «à bas coûts». Distincte de la banque d'investissement qui est en cours d'élaboration par les BRICS, les activités de l'AIIB devraient être complémentaires de celle des BRICS.

Commentaire: Pas à pas, la Chine et la Russie démontrent au monde qu'une alternative existe au système financier anglo-saxon basé sur le dollar et la mondialisation de la pauvreté :


Eye 1

France : la dangereuse dérive de l'état d'urgence


Commentaire : Comme il est souligné dans l'article, le pouvoir ne s'auto-limite pas. Une remarque qui incite à la réflexion. On peut passer beaucoup de temps à décrire ce qui ne va pas, et c'est un exercice indispensable pour comprendre réellement que ça ne va pas. On en vient à constater par la suite que pour continuer à vivre dans un monde "qui ne va pas" doit s'opérer comme un renversement de valeur : l'anormalité constatée doit s'intégrer dans une vie quotidienne, devenir normalité.

Et ainsi nous ne questionnons plus les évidences. Il est devenu normal que certains hommes aient plus de pouvoir que d'autres, légitime que certains hommes décident pour les autres, compréhensible que certains hommes en sacrifient d'autres. L'état d'urgence devient une chose raisonnable, souhaitable. Voici donc ce que permet le Pouvoir, définitivement corrupteur : dans sa variante politique à la sémantique pervertie, rendre l'inacceptable tout à fait acceptable.


flic
© Inconnu
Le débat enflammé sur la mesure purement symbolique de la déchéance de nationalité confirme bien les inquiétudes de Tocqueville, qui dans « L'Ancien Régime et la Révolution » s'effrayait du goût des intellectuels français pour les débats « abstraits et littéraires ». Car « dans l'éloignement presque infini où ils vivent de la pratique, aucune expérience ne vient tempérer les ardeurs de leur naturel »...

Or, la pratique de l'état d'urgence recouvre des réalités bien plus préoccupantes que la déchéance de nationalité, et bien moins discutées, à l'exception de quelques courageuses associations comme la Ligue des droits de l'homme ou La Quadrature du Net. Depuis un an, la France multiplie les lois d'exception. Loi renseignement, état d'urgence, réforme en cours du Code pénal : les libertés publiques s'amoindrissent comme peau de chagrin, avec la bénédiction du Conseil constitutionnel. A quoi cela a-t-il servi que les révolutionnaires de la Constituante instaurent le secret des correspondances, pour que leurs héritiers installent des algorithmes secret défense filtrant les métadonnées de l'ensemble de la population ? Pourquoi s'est-on évertué à séparer l'exécutif du judiciaire, si une simple commission administrative - et encore : facultative ! - peut aujourd'hui autoriser les mises sur écoute ?

Dollars

Le Congrès US continue son financement de groupes néo-nazis ukrainiens

azov Ukraine nazi
Le Congrès américain a retiré du budget pour 2016 un amendement interdisant le financement des programmes d'entraînement du bataillon ukrainien Azov en raison du caractère néo-nazi de ce dernier. Une décision prise sous la pression du Pentagone.

Selon le magazine américain The Nation, l'amendement au projet du budget de la défense pour 2016 proposé par les membres du congrès John Conyers et Ted Yoho a été approuvé par la Chambre des représentants en juin dernier.

Pourtant, un fonctionnaire anonyme a communiqué à l'auteur de l'article qu'au moment où les discussions du budget sont entrées dans leur phase finale, en novembre 2015, "le ministère de la Défense s'est mis à faire pression sur les membres du Congrès, exigeant de supprimer l'amendement Conyers-Yoho". Le Pentagone a expliqué cette pression par l'existence aux Etats-Unis d'une loi dite Leahy Law interdisant l'aide militaire à des groupes violant les droits de l'homme. Mais en pratique, cette loi ne concerne pas le bataillon Azov.

Commentaire: Voir aussi :

Grâce à l'OTAN, l'Ukraine est devenue le vivier du néo-nazisme européen


Bomb

Les USA ont largué 23.144 bombes en 2015 sur des pays à majorité musulmane

Kunduz hospital
© MSF les frappes aériennes US ont détruit L’hôpital de Médecins Sans Frontières (MSF) à KUNDUZ - AFGHANISTAN le 3 octobre 2015, tuant au moins 42 personnes.
Traduit par Oscar GROSJEAN pour Investig'Action

Les évaluations des Think Tanks en 2015 sont un récapitulatif brutal de la quantité de dégâts de toutes sortes et de destructions que les US ont infligées aux pays à majorité musulmane.

Micah Zenco, le sceptique résident du conseil des affaires étrangères a récemment fait l'inventaire du nombre de bombes que les US ont larguées et les résultats sont affolants comme on pouvait s'y attendre.

Zenco a calculé que depuis janvier 2015, les US ont largué environ 23.144 bombes sur L'Irak, la Syrie, l'Afghanistan, le Yémen et la Somalie, tous pays à majorité musulmane.

Cult

Des officiers de police qui couvrent des réseaux pédocriminels


Commentaire : Au vu des affaires pédocriminelles révélées ces dernières années en Angleterre, et qui impliquent souvent des gens haut-placés, difficile de penser que les forces de l'ordre ne puissent être impliqué dans des histoires de dissimulation de preuves. Ces histoires de prédateurs isolés qui ont des dizaines de victimes à leur actif sont proposées au public pour détourner les attentions. Les faits démontrent que seule l'existence de réseaux organisés permettent des abus à grande échelle étalés sur plusieurs années, comme c'est souvent le cas.



Traduction : MK-Polis

 Lenny Harper
© Lenny Harper
Un ancien chef adjoint de la police de Jersey a aujourd'hui déclaré que des hauts fonctionnaires de la police sont impliqués dans la couverture d'un réseau pédocriminel.

Lenny Harper a mené une enquête sur les allégations d'abus sexuels qu'avaient fait d'anciens pensionnaires de l'orphelinat Haut de la Garenne en 2008. Il a révélé aujourd'hui que dans cette enquête concernant les abus d'enfants sur l'île, ce qui le préoccupe le plus est une couverture au plus haut niveau.

"Je suis extrêmement préoccupé parce qu'il y a eu une couverture qui a été mise en place à Jersey et je crains que beaucoup de preuves aient été dissimulées et que les témoins aient été intimidés. Tout cela est devenu de plus en plus clair dans mon esprit, mais tandis que je ne peux pas utiliser le terme de réseau pédophile, mon avis est qu'il existait certainement une culture émergente d'abus systématiques des enfants sur l'île de Jersey." - Lenny Harper, ancien chef adjoint de la police de Jersey.

Il a cité un certain nombre de fois où les agents de police avaient été contraints d'abandonner leurs enquêtes : "Un cas où un ancien détective a vu sa crédibilité et son intégrité remis en cause par deux pédophiles. D'autres étaient des officiers de police, dont un cas certifié où l'agent a reçu des intimidations tout au long de son enquête."

Interrogé par l'avocat en charge du dossier concernant ce cover-up, il a répondu : "Il y avait un groupe d'individus qui étaient impliqués dans un certain nombre de cas. C'est l'implication des policiers qui me concerne, en effet des déclarations de jeunes officiers me conduisent à croire que certains de leurs supérieurs ont participé à la dissimulation."

"On m'a dit que les officiers n'étaient pas autorisés à accéder à tous les dossiers, dont certains disparaissaient."

Fire

Les contre-sanctions russes menacent l'Occident d'une sévère dépression

Nous n'avons pas eu de confirmation concernant une décision de Poutine au sujet du non remboursement de la dette russe, mais tous les éléments cités ci-dessous sont bien en place, et c'est bien Moscou qui détient les bonnes cartes, tandis que les Etats-Unis et ses alliés vont droit dans le mur et n'ont presque plus la capacité de faire marche-arrière. RI
plane money destruction weapons
Le président Poutine aurait transmis hier, à la Douma (parlement), un ensemble de lois jamais vues dans l'histoire moderne de la Russie, qui, une fois promulguées, créeraient un « cyclone économique » dans le monde occidental et plongerait les États-Unis et l'Union Européenne dans une dépression immédiate, voire un effondrement économique pur et simple.

Ces nouvelles lois ont été établies par le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, qui a chargé le célèbre économiste Sergueï Glaziev de l'élaboration de ce qui est étiqueté comme une « réponse ultime démilitarisée» de la Russie aux sanctions occidentales, considérées comme une agression par la Russie. Elles ordonnent à toutes les entreprises russes, publiques et privées, de cesser immédiatement de rembourser plus de 700 milliards $ de prêts à toute banque ayant la nationalité d'un pays appliquant des sanctions ou des menaces de sanctions contre la Russie, ou même ayant des succursales dans un tel pays.

Une fois adoptées, ces lois permettraient de récupérer l'argent perdu par la Russie suite à la manipulation par l'Ouest des prix mondiaux du pétrole et suite aux attaques contre le rouble. La manipulation occidentale a consisté à inonder le marché mondial du pétrole par plus de cinq millions de barils d'excédents par jour (par l'Arabie Saoudite), en plus de la manipulation, par la New York Mercantile Exchange (NYMEX), à la baisse des prix du pétrole.

Commentaire: Article intéressant, mais à lire avec du recul, les conclusions étant parfois hâtives.


Arrow Up

Truquer les chiffres pour truquer la réalité


Commentaire : "La raison d'être des statistiques, c'est de vous donner raison" disait Abe Burrow. On peut énoncer à peu prés n'importe quoi à n'importe qui : si c'est soutenu avec force de conviction, une liasse de papier à la main, remplie de tableaux, de courbes et de pourcentage, c'est presque gagné. Comme par réflexe, on fait profil bas, écrasé que nous sommes devant l'incorruptibilité supposée des chiffres. C'est que depuis tout petit, on nous inculque que les maths, c'est pas de la rigolade, ça s'interprète pas, y a pas à être d'accord ou pas, y a pas à tortiller : on acquiesce ou c'est que sinon on n'a rien compris.

La clique politicienne a bien saisi la chose. Elle se délecte d'utiliser les statistiques pour faire taire la contradiction. Comme un sésame magique, elles permettent au menteur sans scrupules d'orienter les croyances de l'interlocuteur, de faire taire l'empêcheur de magouiller en rond. Elles permettent de faire passer des lois coercitives, "pour le bien de tous". La réalité des chiffres appelle "à la vigilance", "au sacrifice", à "l'austérité" et finit toujours par convaincre l'opinion publique.

Une arme de désinformation supplémentaire dans l'arsenal déjà bien fourni de la machine étatique.


stat.
© Inconnu
Tout le monde connaît l'indice des prix à la consommation publié chaque mois par l'INSEE. Tout le monde sait également que cet indice a une portée considérable sur la vie des Français, sur leurs dépenses, sur leurs salaires, sur leurs retraites et plus généralement sur leur niveau de vie. Tout le monde convient donc que la publication de cet indice a pour les Français beaucoup plus d'importance que la publication des comptes annuels de la plus grosse société du CAC 40. Pourtant alors que ces comptes annuels sont tous certifiés par une autorité indépendante - en l'occurrence des Commissaires aux comptes, eux-mêmes sous la coupe directe ou indirecte du contrôle externe du Haut Conseil du Commissariat aux comptes (H3C) - , l'indice des prix à la consommation échappe à tout contrôle externe et il n'est donc que la présentation d'un travail qui n'a été revu par personne d'autre que son auteur.

Nous sommes tous habitués à ce qu'un certain nombre de chiffres publics rythment notre vie, nourrissent notre information et guident notre réflexion : il est peut-être temps d'interroger aujourd'hui leur qualité et leur fiabilité. Pour des raisons de simplicité et de concision, trois chiffres seulement feront l'objet de cet examen, mais tous sont pratiquement des indicateurs cardinaux de la politique et de la santé économique du pays : l'indice des prix à la consommation déjà cité, le taux du chômage et enfin les chiffres de la délinquance.
Or dés l'entrée, on découvre que ces chiffres sont le plus souvent conceptuellement biaisés (I), de manière à délivrer une information souvent édulcorée par rapport à la réalité. Et il n'est pas besoin de pousser la réflexion beaucoup plus loin pour s'apercevoir ensuite qu'il s'agit presque toujours de chiffres "faits maison" (II) qui échappent pour la plupart à toute procédure externe de vérification et de certification.

Snakes in Suits

Les pauvres, ça doit économiser pour être moins pauvre...


Commentaire : Le pauvre ne savait pas qu'il fallait qu'il s'aide lui-même en économisant un argent qu'il n'a pas. Nous voilà rassuré maintenant, avec la recette magique de Cameron. Qu'un homme avec un tel pouvoir et de telles responsabilités puisse tenir un raisonnement pareil, voilà qui nous renseigne sur la nature irréelle du monde dans lequel il évolue. Nous l'avons dit maintes fois, mais répétons-le une fois supplémentaire : les dirigeants occupent la place qui est la leur après avoir réussi le tour de force de nous faire croire qu'ils nous sont indispensables.

Bien sûr, il est impossible pour eux de camoufler longtemps leurs travers psychologiques : le discours politique est toujours révélateur des tendances pathologiques de l'individu. Dans le cas présent, devant une telle énormité, pas besoin de creuser bien longtemps : un manque d'empathie et une pensée déviante exprimée par quelques biais cognitifs ( l'erreur fondamentale d'attribution, le biais de représentativité, l'illusion de savoir et de corrélation ) manifestes.

Ceci illustre parfaitement à quel point les hommes politiques sont déconnectés de la réalité. Leur incompétence est bien souvent le fruit de raisonnements biaisés issus d'un esprit malade.


cameron
© Inconnu
En France nous avions Marie-Antoinette qui avait conseillé aux pauvres qui n'avaient plus de pain de manger de la brioche (du moins, c'est ce que dit la légende car ce ne serait qu'une invention de Rousseau)... mais c'était au 18ème siècle. David Cameron, lui, est Premier ministre du Royaume-Uni mais ce qu'il a déclaré ce lundi 11 janvier 2016 n'est pas loin de cette idée.

Pour être moins pauvres, les pauvres doivent économiser

Lors de son discours de lundi 11 janvier 2016, à l'occasion du lancement du nouveau programme du parti Conservateur britannique pour lutter contre la pauvreté, David Cameron a eu une formule plutôt malvenue. Sa solution pour sortir les pauvres de la pauvreté serait de leur apprendre à mettre de l'argent de côté.

"Économiser est une habitude qui doit commencer tôt... Nous allons voir ce qu'il est possible de faire dans ce domaine" a déclaré le Premier ministre. Le but du jeu serait de permettre aux "personnes ayant de faibles revenus de se créer une réserve pour les jours les plus difficiles".

Mettre de côté pour faire face aux adversités... en voilà une solution ! Sauf que quelqu'un lui a fait remarquer que son plan risque de tomber à l'eau.

Pour économiser... il faut avoir de l'argent en plus

Les critiques n'ont pas manqué au lendemain de ce discours : à commencer par le fait que, selon une récente estimation, la fortune de David Cameron a atteint 5,3 millions d'euros... au minimum. Difficile, pour les Britanniques, d'accepter une telle leçon.

Mais ce qui pose problème c'est que le plan de David Cameron ne fonctionne pas. John Dickie, directeur du groupe de lutte contre la pauvreté des enfants en Ecosse, a mis le point sur un détail fondamental :

"Trop de familles n'ont même pas assez d'argent pour mettre de la nourriture sur la table et payer les factures... alors économiser..."