Les Maîtres du MondeS


Vader

Juge Trévidic : « On est en entré dans un Etat qui veut se passer de la justice »

L'ancien juge antiterroriste a déploré lundi sur BFMTV qu'il n'existe pas de commission d'enquête sur les services de renseignement. "On est dans un Etat qui veut se passer de la justice, du juge judiciaire". Marc Trévidic souligne par ailleurs les limites de l'état d'urgence "intéressant sur des périodes très réduites" mais qui n'a "pas d'efficacité de façon pérenne", a-t-il assuré.

Juge Trévidic Bourdin

Bulb

Meilleur du Web: 113 concepts interconnectés dans la guerre, le terrorisme et la crise économique mondiale en 2015

Traduit de l'anglais par Daniel pour Mondialisation.ca

Tout est interrelié : la guerre, le terrorisme, l'État policier, l'économie mondiale, l'austérité économique, la fraude financière, les gouvernements corrompus, la pauvreté et l'inégalité sociale, la violence policière, Al-Qaïda, Daech, la désinformation des médias, le racisme, la propagande guerrière, les armes de destruction massive, la dérogation aux règles du droit international, la criminalisation de la politique, la CIA, le FBI, le changement climatique, la guerre nucléaire, Fukushima, la radiation nucléaire, les crimes contre l'humanité, l'alliance sino-russe, la Syrie, l'Ukraine, l'OTAN, les opérations sous fausse bannière, la vérité sur le 11-Septembre, etc.
Argent global
© InconnuLa rage de l'Empereur - Laisser le chaos envelopper le monde

Commentaire : Voici un article qui relie admirablement les points... Vous trouverez des liens et des commentaires ici et là, car il y a peu à dire ici après Prof Chossudovsky. Bonne lecture.


Une compréhension générale de cette crise mondiale s'impose. La dernière partie décrit brièvement comment renverser le cours de la guerre, instaurer la paix et établir la justice sociale et une véritable démocratie.

Cet article comprend un recueil de citations pertinentes (extraites de mes écrits) ayant trait à différentes dimensions de cette crise mondiale. Les citations d'autres auteurs sont indiquées en italiques.

Les hyperliens de chaque paragraphe mènent à la source originale des citations.

Mondialisation de la guerre - La longue guerre des USA contre l'humanité

1. Les USA se sont lancés dans une grande aventure militaire, « une longue guerre » qui menace l'avenir de l'humanité. Les armes de destruction massive des USA et de l'OTAN sont décrites comme des instruments de paix.

2. D'importantes opérations militaires et de collecte de renseignements clandestines sont en cours simultanément au Moyen-Orient, en Europe de l'Est, en Afrique subsaharienne, en Asie centrale et en Extrême-Orient. La stratégie militaire des USA comprend à la fois des activités sur les théâtres d'opération et des opérations clandestines visant à déstabiliser des États souverains.

3. « [Le] plan de campagne de cinq ans [touche](...) sept pays en tout, en commençant par l'Irak, suivi de la Syrie, du Liban, de la Libye, de l'Iran, de la Somalie et du Soudan. » Le général Wesley Clark dans Winning Modern Wars (page 130).

Bomb

L'attentat sous fausse bannière d'Istanbul

Traduit par Pétrus Lombard

erdogan sultan
C'est la façon habile dont a réagi le Président turc Recep Tayyip Erdogan à l'attentat meurtrier d'Istanbul cette semaine, qui éveille les soupçons. Des soupçons que cet incident est bien plus qu'un simple attentat terroriste islamiste contre des civils innocents. Pour dire les choses crûment : Erdogan « a besoin » de cette atrocité pour gommer les preuves grandissantes de la collusion de son propre régime avec le même réseau terroriste islamiste présumé avoir perpétré l'attentat d'Istanbul.

Moyennant le sang et le carnage, son régime a rapidement cherché à se présenter au monde entier comme une autre victime du terrorisme barbare et comme un adversaire intrépide du réseau terroriste de l'État islamique. La Turquie s'est un peu trop timidement enveloppée dans le drapeau émotionnel de la France à la suite des attentats terroristes à Paris en novembre.

La Maison Blanche et le chef de l'Organisation des Nations Unies Ban Ki-Moon, sont aussi intervenus pour condamner le « méprisable » massacre à Istanbul et ont juré leur solidarité avec l'État turc contre le terrorisme.

Eye 1

France : le gouvernement contre le peuple


Commentaire : Criminalisation toute ! La pression s'accentue sur la population française. Petit à petit, avec la multiplication des épisodes répressifs, s'installe dans l'esprit du citoyen comme une présence permanente. Celle d'un État, entité toute-puissante, qui peut fondre à tout moment sur n'importe qui, n'importe comment, pour n'importe quel motif. Jusqu'à installer une peur diffuse et une auto-censure progressive des paroles, des actes et des comportements. Un rêve caressé sans aucun doute par l'ensemble de la classe politique, certes déviante mais terrorisée elle-aussi par tout ce qui pourrait lui ôter sa bien fragile légitimité.


goodyear
© Inconnu
En condamnant huit salariés accusés de séquestration à des peines de prison ferme, fait inédit dans l'histoire des luttes syndicales des dernières décennies, le gouvernement a fait le choix de la confrontation sociale avec le monde du travail. Le parquet a ainsi maintenu les poursuites malgré le retrait des plaintes déposées par la direction de Goodyear suite à l'accord de sortie de crise signé le fin janvier 2014 avec les syndicats. L'objectif de ce coup de force politique est clairement d'intimider les salariés qui voudraient défendre leur outil de travail, enjeu crucial à l'heure où les « plans sociaux » se multiplient.

De fait, rarement un gouvernement se sera attaqué avec une telle énergie aux droits des salariés : démantèlement programmé du Code du Travail, cadeaux fiscaux au patronat avec le Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi, précarisation accrue des salariés avec l'Accord National Interprofessionnel, toujours moins de droits pour les salariés et plus de libertés pour les entreprises avec les deux lois Macron qui généralisent le travail du dimanche, facilitent le travail de nuit, réduisent les droits des victimes de licenciement économiques, privatisent le secteur du transport de voyageurs et des aéroports, dépénalisent du droit du travail et contribuent à faire de la France un véritable paradis fiscal pour les entreprises et un enfer social pour les salariés.

Eye 1

Futur flicage salivaire pour les lycéens ?


Commentaire : Le discours est hypocrite et démago, et sous couvert de lutte contre le cannabis, l'État accroit son contrôle. Que la proposition soit adoptée ou pas, l'idée est lancée et fait son chemin. La fois suivante, puis la fois d'après, les consciences, un peu moins choquées, commenceront à envisager la chose. Pour finir, selon toute probabilité, par l'adopter. Pourquoi ne pas faire la même chose pour l'alcool, substance hautement addictive, elle aussi ?

Pourquoi ne pas aller contrôler Pécresse pour savoir si elle ne s'est pas sifflé son petit verre de Sauterne avant d' aller prendre des décisions politiques qui impacteront la vie de millions de gens ?


Cannabis
© Sebastian Remme/REX/REX/SIPA
La proposition de Valérie Pécresse de réaliser des tests de dépistage du cannabis dans les établissements scolaires suscite l'agacement parmi les addictologues, fermement opposés à cette mesure.

D'un côté, la politique et ses mesures « phare » ; de l'autre, la médecine et son pragmatisme. Sur la question du cannabis, les deux sciences peinent décidément à trouver des terrains d'entente. La récente actualité ne démentira pas ce constat.

Depuis que Valérie Pécresse, fraîchement élue à la tête du conseil régional d'Ile-de-France, a émis la proposition de réaliser des tests salivaires de dépistage du cannabis dans les collèges et lycées, les réactions fusent. Certains se réjouissent de voir la vis se resserrer, dans un pays où un jeune sur deux déclare consommer de la marijuana. Les autres déplorent une mesure prohibitive, nouveau symbole d'un Etat qui punit en se refusant à la prévention et à l'accompagnement.

Les addictologues, eux, ont tranché. Si beaucoup saluent la volonté de l'ancienne ministre de la Recherche de s'attaquer aux subtiles questions d'addiction, bon nombre jugent en revanche que la proposition relève d'une ineptie. Valérie Pécresse en a précisé les contours ce matin dans une interview sur France Info.

USA

Washington s'apprête-t-il à lâcher la maison des Saoud ?

Arabie saoudite
Le secrétaire d'État des États-Unis John Kerry avec le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel bin Ahmed Al-Jubeir à l’Hôtel Palace à New York
Pour la première fois depuis près de 70 ans, les médias américains se sont permis de critiquer ouvertement l'Arabie saoudite. Finian Cunningham analyse pour RT ce nouveau traitement.

La fragile insécurité des dirigeants saoudiens a reçu un coup supplémentaire la semaine dernière, lorsque l'establishment politique américain a ouvertement appelé à remettre en question l'alliance historique entre les deux pays.

L'Arabie saoudite a été dénoncée dans les principales pages éditoriales du New York Times, du Washington Post et des principaux journaux américains pour sa «politique sectaire dangereuse» et pour son «régime dangereux». Cet incroyable vague de condamnations a fait suite à l'exécution d'un haut dignitaire religieux chiite le week-end dernier. Le Washington Post a qualifié le fait de tuer le Cheikh Nimr Baqer al-Nimr de Pour l'autocratique maison des Saoud, ce rare criticisme venant des Etats-Unis va accroître son insécurité, alors que son emprise sur le pouvoir dans le royaume est déjà fragilisée.

Les Saoud ont peut-être acquis leur Etat moderne après le colonialisme britannique en 1932, mais depuis lors, c'est sur le parrainage des Etats-Unis que se sont appuyés les dirigeants autocratiques de ce royaume désertique gorgé de pétrole pour continuer à exister.

Commentaire: Pour une autre analyse qui va dans le même sens :

-Vers l'effondrement de l'Arabie saoudite


Bomb

La Syrie est le Stalingrad du Moyen-Orient

Traduit par Diane, vérifié par Ludovic, relu par Literato pour le Saker francophone

Devastated street in Syria's Deir Ez-Zor
© AFP 2015/ AHMAD ABOUD
Jour et nuit, depuis des années, une force écrasante a violenté ce pays tranquille, l'un des berceaux de la civilisation humaine.

Des centaines de milliers de gens sont morts, et des millions ont été forcés de fuir à l'étranger ou ont été déplacés à l'intérieur du pays. Dans beaucoup de villes et de villages, il ne reste plus une maison intacte.

Mais la Syrie, contre vents et marées, est toujours debout.

Pendant ces trois dernières années, j'ai travaillé dans presque tous les pourtours de la Syrie, découvrant la naissance d'État islamique dans les camps gérés par l'Otan construits en Turquie et en Jordanie. J'ai travaillé dans les Hauteurs du Golan occupées, et en Irak. J'ai aussi travaillé au Liban, un pays actuellement forcé d'accueillir plus de 2 millions de réfugiés (la plupart syriens).

La seule raison pour laquelle l'Occident a commencé son épouvantable campagne de déstabilisation était qu'il «ne pouvait pas tolérer» la désobéissance de la Syrie et la nature socialiste de son État. En bref, la manière dont l'establishment syrien plaçait le bien-être de son peuple au-dessus des intérêts des entreprises multinationales.

War Whore

Le régiment néo-nazi Azov organise une conférence à Nantes

L'ancien bataillon volontaire ukrainien Azov tiendra une conférence à Nantes le 16 janvier. Cependant, des dizaines de Français ont dénoncé les activités de ce régiment néo-nazi.
Conférence Nantes AZOV néo-nazi ukrainien
Le Chef du bataillon Azov au Parlement européen « soutient ouvertement le fascisme »

Commentaire : Selon Russia Today, le CRIF « s'insurge contre la venue du bataillon Azov en France alors que plusieurs personnalités juives, dont Bernard-Henri Lévy, ont massivement soutenu le renversement de Viktor Ianoukovytch. Alors même que de nombreuses sources pointaient du doigt la responsabilité de ce même bataillon ainsi du parti Svoboda ou encore du Secteur droit, dirigé par Dmytro Iaroch, dans cette révolution. »


Une réunion du régiment ukrainien néo-nazi, prévue pour le 16 janvier, est critiquée par des Français, en particulier par la communauté juive, qui s'est adressée à la mairie nantaise en dénonçant l'évènement.

Shimon Samuels, directeur des relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, dans un entretien exclusif accordé à Sputnik, a annoncé qu'il avait adressé une lettre à la mairie de Nantes demandant d'annuler la réunion mais aucune réponse n'a été reçue.

« J'ai téléphoné à la mairie aujourd'hui, vendredi, lorsque nous avons envoyé notre lettre lundi [pour demander] pourquoi il n'y a pas eu de réponse », a affirmé à Sputnik M.Samuels. « Nantes, qui se présente comme la ville des droits de l'homme, ça ne colle pas avec l'image de la maire de Nantes qui ne réagit pas ou est absente lorsqu'il y a une vraie menace, un danger à ses jeunes citoyens, et à travers Nantes aux jeunes de la France. »

Commentaire: Un petit rappel des paroles de Bernard-Henry Lévy, qui n'a « aucun mandat, aucune légitimité, aucun mérite, aucun doute, aucune pudeur, aucune humilité. La bêtise élevée au rang de philosophie ». Ukraine, le 2 mars 2014 :




TV

BFMTV coupe en direct une journaliste pour manque de « charlisme »

BFMTV
Les images ont été très rapidement supprimées sur Youtube. Heureusement, les internautes ont immortalisé la scène que l'on retrouve encore sur les réseaux sociaux. Chez BFMTV ceux qui ne sont pas assez Charlie n'ont pas le droit à la parole, même si ce sont des familles de victime et que le message passe par le biais d'un journaliste.

USA

Décapitations saoudiennes : une provocation pour déclencher une guerre contre le pétrole russe et iranien

Traduit et édité par jj, relu par Diane pour le Saker francophone

Nimr execution Saudi protests
© AP Photo / Vahid Salemi
L'Arabie saoudite est le paradis de la décapitation. Mais ce cauchemar de relations publiques est le moindre de tous les problèmes pendant une crise du pétrole. Une fois de plus, le cœur de la question est - quoi d'autre ? - l'or noir.

Jusqu'à présent, la stratégie énergétique globale de la Maison des Saoud se résumait à réduire sa production de pétrole, quoi qu'il arrive, même s'il faut émettre des obligations pour couvrir des déficits budgétaires massifs.

Maintenant, la stratégie a fait un pas en avant par l'intermédiaire d'une provocation flagrante : l'exécution de l'imam chiite Nimr al-Nimr.

La Maison des Saoud croit qu'en attisant les flammes d'une confrontation Riyad - Téhéran, elle peut augmenter la peur dans le domaine de l'approvisionnement en pétrole, conduisant à des prix plus élevés (dont elle a besoin), tout en maintenant le Saint-Graal wahhabite consistant à garder hors du marché le pétrole iranien dont l'arrivée est imminente.

Dès le début, Riyad a parié sur la possibilité de sanctions supplémentaires contre l'Iran, liées à l'énergie, au cas où Téhéran réagirait énergiquement à sa provocation de décapitation. Pourtant, les Iraniens sont trop sophistiqués pour s'affaisser suite à un grossier petit coup comme celui-là.