Les Maîtres du MondeS


Bad Guys

TAFTA : un affaiblissement systématique des règlementations aux dépens du citoyen et aux profits des lobbies industriels


Commentaire : Gardons à l'esprit que cet accord concernent directement la vie de centaines de millions de citoyens européens. Dévoilé dans ses (très) grandes lignes, les détails restent pourtant inaccessibles au commun de mortels... Le politicien lambda, bien sûr, celui qui évolue dans une autre réalité ou la folie côtoie l'inconscience, n'a pas peur, ni honte, de nous demander de ne pas trop poser de questions et d'avoir simplement confiance...


tafta
© Inconnu
C'est l'un des piliers de l'accord transatlantique de libre échange Tafta (appelé aussi TTIP), en négociation depuis 2013 : la « coopération réglementaire ». Que cache ce jargon techno ? La coopération réglementaire est une procédure de négociation pour fixer les normes et règlementations encadrant la fabrication d'un produit ou la commercialisation d'un service, quel que soit le secteur économique concerné. Cette négociation entre plusieurs États se déroule avant que les normes soient adoptées par leurs parlements respectifs, et vise ainsi à faciliter leur commerce en faisant en sorte que les standards soient communs. Jusqu'ici tout va bien, sauf que... « La coopération réglementaire réduit nos processus démocratiques », accuse l'ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory dans un rapport publié ce 18 janvier [1]. Car les groupes de travail constitués pendant ces négociations sont très largement influencés par les grandes entreprises du secteur concerné. Un peu comme si l'on confiait l'élaboration d'une loi - sur l'encadrement des pesticides par exemple, les normes de pollution d'une voiture ou les ingrédients pouvant entrer dans la composition d'un aliment - aux industriels qui les fabriquent.

Le Tafta se propose d'institutionnaliser de tels mécanismes entre l'Union européenne et les États-Unis. « L'amélioration de la compatibilité des réglementations entre l'UE et les États-Unis est un aspect charnière des négociations relatives au partenariat transatlantique de commerce et d'investissement. Il s'agit là du volet des négociations le plus prometteur en matière d'emploi et de croissance. Il sera en outre synonyme d'une offre plus variée pour les consommateurs et du renforcement (et non de l'affaiblissement) des réglementations. » Voilà ce que promet la Commission européenne. L'ONG Corporate Europe Observatory (CEO) n'est pas du tout du même avis. Pour elle, « la coopération réglementaire dans l'accord proposé entre les États-Unis et l'Union européenne augmentera le pouvoir des lobbyistes des grandes entreprises pour attaquer les lois qui sont dans l'intérêt public et pour restreindre le pouvoir de nos élus. ».
Pour le démontrer, l'ONG analyse six exemples de négociations transatlantiques récentes sur des réglementations dans les domaines de la protection des données, de la gestion des déchets électroniques, des tests de produits cosmétiques sur les animaux, des substances industrielles qui attaquent la couche d'ozone, des émissions de l'aviation civile et de la régulation financière. À chaque fois, le mécanisme de coopération réglementaire à l'œuvre de manière informelle a agi dans le sens d'un affaiblissement des règlementations aux dépens du consommateur, du citoyen, et des principes démocratiques.

Vader

Les États-Unis œuvrent au renversement du président légitime de la Bolivie

L'opposition bolivienne reçoit de l'argent et des consignes de la part des Etats-Unis afin de renverser le président légitime Evo Morales et son gouvernement, a annoncé mardi la ministre bolivienne de la Communication, Marianela Paco.
Bolivia
© AP Photo/ Juan Karita
A titre d'exemple, elle a cité un document prévoyant 23 actions concrètes à effectuer pour parvenir à cette fin, rapporte l'agence Prensa Latina.

Baptisé Plan stratégique pour la Bolivie, ce document a été rédigé par l'Interamerican Institute for Democracy dirigé, entre autres, par Carlos Sanchez Berzain, ex-ministre bolivien réfugié aux Etats-Unis et accusé dans sa patrie d'avoir participé à un massacre en octobre 2003, sous le gouvernement de Gonzalo Sanchez de Lozada.

Card - VISA

Pendant que les marchés s'effondrent au Moyen-Orient, le chaos financier s'accélère

Traduit par Business Bourse

Krach boursier
On dirait que nous allons vivre une nouvelle semaine chaotique sur les marchés financiers mondiaux. Dimanche dernier, nous avions appris que l'Iran envisageait d'augmenter de façon spectaculaire la production de pétrole, ce qui a fait plonger les actions dans l'ensemble du Moyen-Orient. les marchés au Koweït ont baissé de 3,1 %, les marchés en Arabie saoudite ont chuté de 5,4 %, et ceux du Qatar ont connu une énorme baisse de 7 %. Et bien sûr, tout cela arrive dans le contexte d'un plus grand déclin à long terme des marchés au Moyen-Orient. Actuellement, les marchés saoudiens sont en baisse de plus de 50 % par rapport à leurs sommets de 2014.

Inutile de dire que beaucoup de gens très riches en Arabie Saoudite deviennent très nerveux. Pourriez-vous imaginer vous réveiller un jour en vous rendant compte que plus de la moitié de votre fortune a disparu ? Les choses ne vont pas encore aussi mal aux États-Unis, mais il semble qu'une nouvelle semaine difficile pourrait arriver. Le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq sont tous en baisse d'au moins 12 % par rapport à leurs sommets des 12 derniers mois, et l'indice Russell 2000 est déjà en tendance baissière. Espérons que la semaine qui vient ne sera pas aussi mauvaise que la semaine dernière, mais les événements commencent à se précipiter de plus en plus rapidement.

Jet4

Une nouvelle guerre en gestation pour la Libye

« L'année 2016 s'annonce très compliquée au niveau international, avec des tensions diffuses y compris chez nous. L'Italie est là et fera sa part, avec le professionnalisme de ses femmes et de ses hommes et avec l'engagement des alliés » : ainsi Matteo Renzi a-t-il communiqué aux inscrits du Pd la prochaine guerre à laquelle participera l'Italie, celle contre la Libye, cinq ans après la première.
libia
Une guerre pour protéger le pétrole
Le plan est en acte : des forces spéciales Sas - rapporte le Daily Mirror - sont déjà en Libye pour préparer l'arrivée d'environ 1000 soldats britanniques. L'opération -«dans un accord États-Unis, Grande-Bretagne, France et Italie »- impliquera 6000 soldats et marine étasuniens et européens avec l'objectif de « bloquer environ 5000 extrémistes islamistes, qui se sont emparés d'une douzaine des plus grands champs pétrolifères et, depuis le repère Isis de Syrte, se préparent à avancer jusqu'à la raffinerie de Marsa el Brega, la plus grande d'Afrique du Nord ».

Commentaire: Comme dans le roman de Georges Orwell, 1984, la paix, pour les psychopathes au pouvoir, veut dire la guerre. Tout un langage de mensonge, de manipulation et de propagande. Pendant ce temps, des milliers d'être humains sont en danger de mort. Mais quand il s'agit de s'accaparer des ressources pétrolières, les dommages collatéraux ne comptent plus. Que des familles entières meurent assassinées par les forces d'invasion, ça, ça ne pèse pas bien lourd dans la conscience pervertie des dirigeants responsables de ces guerres libyennes.


Snakes in Suits

Islamophobie : à qui profite le crime ?


Commentaire : Reprenons la définition Wikipédia de l'expression "diviser pour régner" :
« En politique et en sociologie, diviser pour régner est une stratégie visant à semer la discorde et à opposer les éléments d'un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer. Cela permet de réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui ont moins de puissance que celui qui met en œuvre la stratégie, et permet de régner sur une population alors que cette dernière, si elle était unie, aurait les moyens de faire tomber le pouvoir en question. »
Il y a bien une peur sous-jacente à toutes les actions de nos dirigeants. Et il ne s'agit pas de l'angoisse de l'échec politique à proprement parler. Il s'agit plutôt de la peur de perdre un pouvoir et des privilèges généralement acquis à coups de mensonges et de compromissions. Il s'agit de la peur plus profonde d'être découvert et démasqué, d'être pris pour ce que l'on est vraiment : une imposture vivante, inutile pour la bonne marche de la société.

Et si pour éviter cela, puisqu'il est ici question de survie, il faut dresser les gens les uns contre les autres, cela sera fait.


Islamophobie
© Inconnu
Les djihadistes et leurs commanditaires ont d'ores et déjà atteint l'un de leurs objectifs : monter une partie des Français contre les autres. Jugés collectivement responsables des attentats de janvier et de novembre par tout un pan de la classe politique et des médias sous contrôle, les musulmans sont la cible d'agressions physiques ou verbales en nombre croissant.

Le constat que nous faisions il y a exactement un an garde toute son actualité : la haine anti-Islam ne fait que progresser dans notre pays et elle a été particulièrement virulente pendant le premier semestre et à la fin de l'année 2015, en particulier au moment des manifestations de soutien aux victimes de Charlie Hebdo et du Bataclan. Elle est plus largement le résultat de politiques discriminatoires faisant des musulmans des citoyens de seconde zone : pénalisation du port de signes religieux, contrôles policiers au faciès, discrimination à l'embauche.
Les musulmans sont aujourd'hui de vrais parias et cette situation ne semble pas gêner l'exécutif qui ne ménage pas sa peine pour les stigmatiser toujours plus sous couvert de défense de la laïcité. Comme le rappelle Raphaël Lioger, l'islamophobie est soutenue et même encouragée par l'État qui cherche à tirer profit du choc des civilisations. La question que nous posions il y a un an garde aussi son actualité : à qui donc profite le crime ?

Eye 1

Société en délire : Il fait une faute d'anglais à l'école, la police débarque chez lui et traque une activité terroriste


Commentaire : Et bien ce n'est pas une blague. On constate malheureusement que les personnes travaillant en milieu scolaire sont au garde-à-vous, elles aussi. Le corps enseignant ne semblent pas briller par son bon sens et son indépendance d'esprit. Si de tels incidents se multiplient, combien de temps faudra-t-il à la population pour que, habituée et résignée, elle trouve cela normal ?


maison terroriste
© Norbert Eder/Flickr Un petit garçon de 10 ans a été soumis à un interrogatoire policier pour avoir écrit en classe "je vis dans une maison terroriste" quand il voulait dire "je vis dans une maison mitoyenne" ou "terraced house" en anglais
La bévue d'un enfant de 10 ans affole l'Angleterre lorsqu'en classe d'anglais il confond "maison mitoyenne" avec "maison terroriste". Une étourderie qui vaudra à ces parents une visite de la police, alertée par l'école.

Un petit garçon de 10 ans a été soumis à un interrogatoire policier pour avoir écrit en classe "je vis dans une maison terroriste" quand il voulait dire "je vis dans une maison mitoyenne" ou "terraced house" en anglais, rapporte ce mercredi la BBC.

L'enfant, musulman, a fait cette erreur durant un cours d'anglais dans son école du Lancashire au nord-est de l'Angleterre. Le jour suivant, alertée par l'école, la police est venu l'interroger chez lui et examiner l'ordinateur familial. La famille du petit garçon a déclaré à la BBC que l'incident, qui s'est produit le 7 décembre, l'avait traumatisé et qu'il n'osait plus écrire depuis.

La peur d'une éventuelle accointance extrémiste

"J'ai d'abord cru à une blague", a déclaré sa cousine dont l'identité n'a pas été divulguée pour protéger l'enfant. "Si l'enseignant avait une inquiétude à se faire, c'est au sujet de son orthographe", a-t-elle ajouté. Depuis le mois de juillet, les enseignants britanniques sont tenus de déclarer toute attitude extrémiste dans le cadre de la législation antiterroriste.

Miqdaad Versi, le secrétaire général adjoint du Conseil des musulmans du Royaume-Uni (MCB), a affirmé que plusieurs dizaines de cas similaires lui ont été rapportés et s'est dit "très inquiet" des dérives de la loi.

Le terme d'"éco-terroriste" fait trembler le Royaume-Uni

En septembre, un adolescent de 14 ans avait été longuement interrogé par les services de protection de l'enfance sur ses liens éventuels avec le groupe jihadiste Daesh pour avoir employé le terme "éco-terroristes" en classe.

Le garçon avait utilisé ce terme, en français, lors d'un cours de français où il était question d'écologie et de l'usage de la violence pour défendre la cause verte, dans son école du centre de Londres.

Vader

En 2015, les États-Unis ont largué 23 144 bombes sur des pays à majorité musulmane

Le président Obama, lauréat du prix Nobel de la Paix, a lancé un nombre impressionnant de bombes l'année dernière.
bomb
Le sceptique Micah Zenko, résident au Conseil des Relations Etrangères [NdT : CFR], a récemment récolté les chiffres du nombre de bombes que les États-Unis ont largué sur d'autres pays et les résultats sont aussi déprimants que l'on pense. Zenko nous dit que depuis le 1er janvier 2015, les États-Unis ont largué près de 23 144 bombes sur l'Irak, la Syrie, l'Afghanistan, le Pakistan, le Yémen et la Somalie, tous des pays qui sont à majorité musulmane.

Le tableau, fourni par le think tank [CFR] pro Département d'Etat, met en évidences le nombre de destructions que les États-Unis ont opérées sur les autres pays. Peu importe qu'on pense que de tels bombardements soient justifiés ou pas, cela représente une image brusque des dégâts bruts que les États-Unis infligent au monde musulman :

Bizarro Earth

L'illusion de la liberté et l'effondrement de l'Occident

Traduction: Nicolas Casaux


Wounded Liberty statue
La capture des pouvoirs économique et politique par les corporations est incontestable. Qui finance et gère nos élections ? Qui écrit notre législation et nos lois ? Qui détermine notre politique de défense et nos vastes dépenses militaires ? Qui dirige notre ministère de l'intérieur ? Le département de la sécurité intérieure? Nos agences de renseignements ? Le ministère de l'agriculture ? La Food and Drug Administration? Le ministère du travail? La Federal Reserve? Les médias de masse? Nos systèmes de divertissement? Nos prisons et nos écoles? Qui détermine nos politiques commerciales et environnementales? Qui impose l'austérité au public tout en permettant le pillage du Trésor US et le boycott des impôts par Wall Street ? Qui criminalise la dissidence ?

Une classe blanche dépossédée évacue sa soif de fascisme lors des rassemblements en soutien à Donald Trump. Des libéraux naïfs, qui pensent pouvoir organiser une résistance efficace au sein du parti Démocrate, se regroupent autour du candidat à la présidentielle Bernie Sanders, qui sait bien que le complexe militaro-industriel est sacro-saint. La classe ouvrière et les libéraux seront trahis. Nos droits et nos opinions ne comptent pas. Nous avons succombé à notre propre forme de wehrwirtschaft [Le terme allemand Wehrwirtschaftsführer désignait sous le régime national-socialiste du Troisième Reich les industriels producteurs d'armements essentiels pour la défense.]. Nous n'avons aucune importance au sein du processus politique.

Cette vérité, émotionnellement difficile à accepter, va à l'encontre de la perception que nous avons de notre propre liberté, du concept de démocratie. Elle brise notre vision de nous-mêmes comme une nation incarnant des vertus supérieures et dotée de la responsabilité de servir de phare pour le monde. Elle supprime ce « droit » d'imposer nos vertus fictives à d'autres par la violence. Elle nous force à adopter un nouveau radicalisme politique. Cette vérité révèle, incontestablement, que pour qu'un changement réel advienne, pour que nos voix soient entendues, les systèmes de pouvoir corporatistes doivent être détruits. Cette réalisation engendre une crise politique et existentielle. Notre inaptitude à affronter cette crise, à accepter cette vérité, nous pousse à continuer à faire appel aux institutions actuelles de pouvoir, qui n'y réagiront jamais, et engendre un aveuglement qui nous paralyse.

Pistol

Petits cours de psychopathie appliquée avec l'Arabie Saoudite


Commentaire : Nous sommes au 21ème siècle ; l'Arabie Saoudite est un pays riche ; sa technologie est moderne ; sa population est composée d'êtres humains. Et pourtant, ça fouette, ça décapite, ça lapide, ça crucifie, ça ampute. Et c'est promu au Conseil des Droits de l'Homme.

Une situation horrifiante et injustifiable qui n'a pas l'air de poser trop de problèmes de conscience à la clique politicienne française. Celle qui aime parler liberté, égalité, fraternité et qui se rend, accessoirement aux frais du contribuable, dans un pays à l'opposé des valeurs dont elle se fait le chantre, pour parler « partenariat économique » et vendre le « savoir- faire français », à coup de centrales nucléaires et d'armements de pointe mortifères.


arabie saoudite
© AFP/Chaideer Mahyuddin
Les exécutions sont fréquentes en Arabie saoudite. Tout contact sexuel extraconjugal, l'athéisme, la conversion à une autre religion que l'islam, l'homosexualité, la sorcellerie ou encore les jeux de hasard sont passibles de mille coups de fouets, de dix ans de prison, voire de la peine capitale dans le royaume wahhabite.

Le droit version saoudienne

L'Arabie saoudite est une monarchie théocratique absolue où tout le système juridique repose sur des fondements religieux. La religion dominante est l'islam, la confession dominante le sunnisme, le courant religieux dominant le wahhabisme. C'est pourquoi en Arabie saoudite, comme dans l'État islamique contre lequel le royaume est officiellement en guerre, les lois de la charia sont de rigueur.
Pas étonnant, donc, que la justice saoudienne soit très différente de son homologue occidentale : pour inculper ou disculper un individu il suffit souvent d'un simple serment ; un avocat est souvent considéré comme un luxe inutile ; on admet des exécutions de mineurs et de malades mentaux ; on ne fait aucune différence (du moins formellement) entre les citoyens saoudiens et les étrangers en annonçant la sentence (en particulier, des Tchadiens et des Égyptiens ont été exécutés le 2 janvier).

Stock Down

Bienvenue dans le monde réel : le Dow Jones chute de 369 points et Wal-Mart ferme 269 magasins

Traduit par Business Bourse

us recession
Official figures show that there are nearly 47 million Americans suffering from extreme poverty
Saviez-vous qu'en terme de richesse, 15.000 milliards de dollars ont disparu des marchés financiers depuis Juin dernier ? La crise financière mondiale qui a commencé au milieu de l'année 2015 commence sérieusement à devenir hors de contrôle. Vendredi dernier, le Dow Jones a encore plongé 390 points, et il est maintenant en baisse de 1437 points depuis le début de l'année 2016. Jamais dans l'histoire des États-Unis, les actions avaient eu un si mauvais début d'année.

La même chose peut être dite en Europe, où les actions sont maintenant officiellement dans une tendance baissière.

Comme je le disais hier, le ralentissement économique et le dénouement financier auxquels nous assistons, ont véritablement une incidence mondiale. Les banques font faillite en europe, et je m'attends à ce que de grandes banques européennes commencent à faire quelques gros titres d'ici peu de temps. Et bien sûr, n'oublions pas la Chine. Vendredi dernier, le Shanghai Composite a baissé à nouveau de 3,6 %, et est maintenant en baisse de plus de 20 % par rapport à son sommet du mois de décembre. Une grande partie de ce chaos a été provoqué par la chute régulière du prix du pétrole. Alors que je rédige cet article, Le cours du pétrole est en train de chuter sous les 30 dollars le baril, et la plupart des grandes banques prévoient que le cours du pétrole pourrait chuter encore beaucoup plus bas.

Barack Obama a prononcé, mardi 12 janvier 2016, son dernier discours sur l'état de l'Union et a proclamé que "Celui qui prétend que l'économie américaine est en déclin est un menteur". Eh bien, si l'économie américaine allait si bien, alors pourquoi Wal-Mart a décidé de fermer 269 magasins à travers le monde ?...
Wal-Mart a annoncé vendredi la fermeture de 269 magasins, dont plus de la moitié aux États-Unis et plusieurs sur le marché brésilien, qui connaît des difficultés.

Pas moins de 154 des fermetures annoncées vendredi auront lieu aux États-Unis, un chiffre qui comprend 102 plus petits magasins appelés Wal-Mart Express, qui ont été ouverts en 2011 dans le cadre d'un projet pilote.

Le détaillant ferme aussi 60 magasins déficitaires au Brésil, qui représentent environ cinq pour cent de ses ventes sur ce marché. Wal-Mart exploite 558 magasins au Brésil, avant les fermetures, et y a connu des difficultés, tout comme l'économie locale. Sa stratégie de «bas prix de tous les jours» n'a pas su résister aux fortes promotions de certains rivaux.

Les 55 autres magasins qui fermeront leurs portes se trouvent ailleurs en Amérique latine.
Nous nous sommes plutôt habitués à ce soit que d'autres détaillants majeurs qui ferment leurs portes, mais là, c'est Wal-Mart.