Les Maîtres du MondeS


Newspaper

Entretien accordé par le Président Bachar Al-Assad à Russia 24

Image
Russia 24 : Monsieur le Président, je vous remercie d'avoir accordé cet entretien à Russia 24. Pourquoi la Syrie a-t-elle accepté, si vite, l' « Initiative russe » et donc de soumettre ses armes chimiques au contrôle international ?

La Syrie a soumis, il y a plus d'une dizaine d'années, une proposition à l'Organisation des Nations Unies ayant pour but de débarrasser le Moyen-Orient des armes de destruction massive. Ceci parce que c'est une région instable... une « région de guerres » depuis des décennies, voire des siècles... la vider de toutes les armes non conventionnelles contribuerait à la stabiliser. À l'époque, les États-Unis avaient fait obstacle à cette proposition. C'est donc pour nous « un principe » de ne pas croire que les armes de destruction massive au Moyen-Orient soient une chose positive. Nous pensons tout à fait le contraire dans la mesure où nous cherchons depuis toujours la stabilité et la paix. Ceci est le premier aspect.

Un deuxième aspect concerne la situation actuelle. Il est indéniable que la Syrie, en tant qu'État, pense avant tout à s'épargner à elle-même et aux pays de la région « une nouvelle folie » que certains partisans des guerres, aux États-Unis, voudraient voir enflammer notre région ; alors que nous payons encore aujourd'hui le prix d'autres guerres menées par les Etats-Unis, tant en Afghanistan si loin de la Syrie qu'en Irak si proche. Nous sommes convaincus que toute guerre menée contre la Syrie sera une guerre dévastatrice qui entrainera la région dans une série de turbulences et de problèmes pour des décennies et, peut-être, pour des générations à venir.

Megaphone

Nigel Farage fustige les va-t-en guerre européens

C'est la rentrée pour les parlementaires européens et Nigel Farage nous démontre qu'il est très en forme en fustigeant les va-t-en guerre européens et en répondant à plusieurs parlementaires assez pénibles...


Newspaper

Poutine : un appel à la prudence de Russie

Traduit par LGS

Image
Les récents événements autours de la Syrie m'ont invité à parler directement au peuple américain et à ses dirigeants politiques. Il est important de le faire au moment d'une communication insuffisante entre nos sociétés.

Les relations entre nous sont passées par différentes étapes. Nous étions les uns contre les autres pendant la guerre froide. Mais nous avons aussi été des alliés un temps, et avons vaincu les nazis ensemble. L'organisation internationale universelle - l'Organisation des Nations Unies - a ensuite été mise en place pour empêcher qu'une telle dévastation ne se reproduise jamais.

Les fondateurs de l'Organisation des Nations Unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix devraient ne se prendre que par consensus, et avec le consentement de l'Amérique le droit de veto par les membres permanents du Conseil de sécurité a été inscrit dans la Charte des Nations Unies. La profonde sagesse de ceci a maintenu la stabilité des relations internationales pendant des décennies.

Personne ne veut que l'Organisation des Nations Unies subisse le sort de la Société des Nations, qui s'est effondré parce qu'il lui manquait une véritable influence. C'est possible si des pays influents contournent les Nations Unies et entreprennent une action militaire sans l'autorisation du Conseil de sécurité.

Dollar

Henri Guaino trouve qu'être député à 5.200€ net, c'est mal payé

Henri Guaino, député UMP de la 3e circonscription des Yvelines depuis mai 2012, n'a pas l'air de se satisfaire de son salaire. Invité de Laurence Ferrari dans l'émission «Tirs Croisés» sur iTélé, il reconnaît gagner 5.200 euros net, et estime qu'il est mal payé.


Rappelons que le salaire moyen des Français atteint 2.410 euros mensuel brut en 2012, selon les dernières études.

Bad Guys

Syrie : ingérence délibérée, prétexte douteux

genocide en Syrie
© Inconnu

Alors que certains journalistes, puis le gouvernement français, mettent en cause la loyauté nationale des Français mettant en doute les accusations formulées par les services de Renseignement français, le général Dominique Delawarde met les pieds dans le plat. Pour lui, les preuves indubitables produites par le pouvoir politique ne sont absolument pas crédibles d'un point de vue militaire.

Ancien chef du bureau Situation-Renseignement-Guerre électronique de l'état-major inter-armes de Planification opérationnelle en région parisienne, ayant servi près de deux années au Proche-Orient, dont 14 mois en qualité de chef du bureau renseignement de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), ayant fait une bonne douzaine de séjours dans la région (Qatar, Émirats, Koweït), ayant enfin servi trois années aux États Unis en qualité d'officier de liaison auprès de l'Enseignement militaire supérieur US, je crois connaître mieux que le citoyen moyen, voire que certains experts autoproclamés, les problèmes du Proche et du Moyen-Orient. Je me suis toujours tenu informé sur ce qui s'y passait et, par conséquent sur le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui : une éventuelle intervention militaire en Syrie.

Cet article a pour but de donner les raisons précises de mes doutes quant à l'opportunité d'une intervention en répondant à quelques questions simples. Il s'agit aussi de donner matière à réfléchir à ceux qui veulent vraiment étudier le problème sans se contenter des logorrhées verbales bien pensantes et des affirmations péremptoires des hommes politiques de tous bords.

Bomb

Syrie : le siège de Maaloula


Eiffel Tower

Hollande a surpassé Blair dans le suivisme

Image
Plus que « caniche », il s'est fait roquet frétillant.

L'enchaînement des événements, ces dernières quarante-huit heures, ayant trait à la crise syrienne ont, ce qui n'est pas une surprise pour ceux qui ne se trompent pas sur ses enjeux, confirmé que seuls l'Amérique et la Russie détiennent la clef d'une solution à cette crise. Ils ne sont pas non plus surpris qu'il ait semé la confusion au sommet de l'Etat français où l'on a été à mille lieues de penser que Russes et Américains conviendraient d'un scénario de sortie de cette crise sans consultation et négociation avec Paris.

François Hollande et son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ont du mal à digérer la mise à l'écart de la France des tractations secrètes entre Moscou et Washington qui a abouti au coup de tonnerre diplomatique qu'ont été l'annonce de la proposition russe de placer sous contrôle international l'arsenal chimique syrien, l'accueil approbateur qu'elle a reçu de la part du président américain et son acceptation instantanée par Damas. L'ignorance dans laquelle ils ont été tenus les a placés dans l'humiliante posture de se contenter de prendre acte d'un scénario pour l'écriture duquel ils n'ont été ni consultés ni avisés qu'il se préparait. Ce traitement, le président français aura du mal à le digérer et encore plus à l'expliquer à son opinion nationale après lui avoir martelé que la France joue un rôle décisif dans la crise syrienne qui en fait un acteur incontournable sans lequel rien ne peut s'envisager pour y mettre terme.

Cult

La NSA a partagé ses données avec Israël

NSA
© AP/Rick BowmerLe nouveau data center de la NSA, situé à Bluffdale, dans l'Utah.
Des courriels et conversations téléphoniques «bruts» ont été échangés, au risque de concerner des citoyens américains et de violer leur vie privée.

La NSA, l'agence américaine chargée des interceptions de communications, transmet ses données à son homologue israélienne, au risque de communiquer des informations sur des Américains et de violer ainsi leur vie privée, a révélé mercredi le quotidien The Guardian.

La pratique d'échanges de renseignements entre services alliés est courante mais il est bien plus rare que ces renseignements soient des données «brutes», qui ne sont pas auparavant analysées. Or, d'après un protocole d'accord entre la NSA et son homologue israélienne de l'ISNU, fourni au Guardian par l'ex-consultant Edward Snowden, l'agence américaine transmet directement à cette dernière une partie des courriels et autres millions de conversations téléphoniques qu'elle intercepte.

MIB

Quand la communauté du renseignement se rebelle contre la stratégie suicidaire de la France en Syrie

Selon un ex-officier des renseignements français, « la crise syrienne a réveillé l'ours russe... Assad tiendra et notre politique doit changer ».

A. D., ex-officier de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure française) parie sur le temps pour rattraper les erreurs commises par le gouvernement français, dans la gestion de la crise syrienne, tout au long de ces deux dernières années. De retour de Beyrouth (il refuse d'avouer s'être rendu en Syrie et y avoir rencontré des responsables de différents services de sécurité), il énumère les erreurs commises par la France :
- Le ralliement à la politique américaine d'alliance avec les islamistes, sans tenir compte des intérêts historiques de la France en Syrie.
- Le renoncement à la précieuse mine syrienne de renseignements que lui fournissaient les services anti-terroristes syriens et qui protégeaient la France du terrorisme depuis de nombreuses années.
- Le pari irréfléchi sur la chute du régime de Bachar al-Assad, un pari qui a réveillé l'ours russe acculé, depuis le précédent libyen, à défendre férocement ses intérêts. Il en résulte une nouvelle guerre froide qui met à mal les fragiles intérêts de la France à travers le monde.
- La perte de la coopération stratégique avec la Syrie, en matière de sécurité et de politique au profit d'une situation dont le dénouement est amer dans le meilleur des cas et dans le pire des cas, un immense chaos qui risque de ne pas épargner les rues de Paris dont les banlieues contiennent une forte concentration de populations musulmanes.

Star of David

Pourparlers de paix au Moyen-Orient : non-objectifs atteints

À partir du moment où le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le Président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ont convenu d'envoyer des émissaires à Washington pour discuter de la reprise des 20 ans de pourparlers de paix, l'objectif des négociations avait été atteint. Pour quiconque n'est pas dans le coma, il est clair que ces négociations ne mèneront nulle part, ni à la paix, ni même à des pourparlers de paix, tout au plus à des pourparlers pour parler d'une reprise éventuelle des pourparlers.

Bien sûr, les différentes parties ont des motivations particulières bien distinctes pour participer à ces discussions, lesquelles ont été longuement discutées par de nombreux experts sur le sujet. Dans le cas de John Kerry et de l'Administration Obama, c'est de donner l'image de faire l'impossible - c'est-à-dire de réunir les parties à la table. D'un autre côté, on peut aisément dire que c'est un signe de la faillite de la diplomatie états-unienne, car après vingt ans d'efforts de pourparlers, ce processus est considéré aujourd'hui encore comme une réalisation majeure.