Les Maîtres du MondeS


USA

Mais pourquoi les États-Unis s'acoquinent-ils avec les islamistes radicaux ?

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Quand on parle des États-Unis, on devrait, à les entendre, parler de liberté. Bien entendu, il s'agit de leur liberté... Depuis longtemps, l'Oncle Sam s'est arrogé le droit de diriger le monde. Il le fait forcément avec l'arrogance de celui qui se croit le plus fort, et, persuadé de tout maîtriser, range inévitablement ceux qui ne pensent pas comme lui dans le camp des États voyous. Il suffit en revanche de sacrifier ne serait-ce qu'un peu de son indépendance nationale pour devenir un ami, un allié fidèle de Washington.

Vous en doutez ? Alors, remémorez-vous le 11 septembre 2011, le jour où deux Boeing ont été détournés (paraît-il...) et ont percuté les Twin Towers. On a fait incomber la responsabilité de cet attentat aux islamistes radicaux d'Al-Qaïda, ce qui a été le déclencheur d'une guerre menée par l'Occident au nom de la lutte contre le terrorisme : l'Afghanistan a été envahi, puis l'Irak de Saddam Hussein sur la base de preuves qui se sont finalement révélées n'être qu'une grossière escroquerie.

Display

Les Etats-Unis ont bloqué la chaîne Russia Today

Les Etats-Unis ont interrompu la diffusion de la chaîne Russia Today, a annoncé le rédacteur en chef de la chaîne Margarita Simonyan sur son compte Twitter.

« Je m'y attendais depuis longtemps. Maintenant notre chaîne est bloquée aux Etats-Unis. Ça y est ! Bravo à la liberté de l'expression ! »

Russia Today a été bloquée par la ressource Reddit. La chaîne compte plus d'un millions d'abonnés dans le monde entier.

Megaphone

« Il existe en Irak une usine de fabrication d'armes chimiques pour les rebelles syriens » (Vladimir Poutine)

Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie de 2000 à 2008, et depuis 2012.
© InconnuVladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie de 2000 à 2008, et depuis 2012.
Le Président russe Vladimir Poutine affirme que les armes chimiques destinées aux miliciens de l'ALS (Armée libre syrienne) sont fabriquées en Irak.

« Moscou dispose d'informations selon lesquelles il existe en Irak, une usine de fabrication d'armes chimiques destinées à l'opposition syrienne. Nous disposons d'informations au sujet de l'arrestation de dissidents syriens en Turquie qui avaient en leur possession des armes chimiques. Nous avons consulté des rapports concernant l'existence d'une usine de fabrication de produits chimiques [en Irak, ndlr] destinées à l'opposition syrienne, ces rapports doivent être pris au sérieux. »

S'exprimant en marge du G8, le chef du Kremlin a souligné, une fois de plus, que « l'effusion de sang ne peut s'arrêter que par des moyens politiques », avant d'ajouter que « toute décision d'armer l'opposition syrienne, basée sur des accusations non étayées contre Damas d'utiliser des armes chimiques, provoquera une escalade de la crise. Lors du sommet, la Russie a appelé ses partenaires à continuer à travailler pour une conférence Genève II ».

Il n'est effectivement pas possible, selon Poutine, de conclure « à l'utilisation d'armes chimiques en Syrie sans avoir enquêté sur tous les rapports de ce sujet. Nous n'avons pas de données sur l'utilisation par le gouvernement syrien de ce type d'armes. Nous sommes d'accord sur un point, nous déplorons l'utilisation d'armes de destruction massive, notamment les armes chimiques, quelle que soit la source de cette menace ».

La déclaration du président russe corrobore les propos d'une source proche d'un ex-partisan du parti Baas irakien dissout, qui révèle dans un rapport publié le 7 mai 2013, que les armes chimiques utilisées par les rebelles contre des innocents dans la région de Khan al-Assal, situé dans la province d'Alep, au nord-ouest de la Syrie, ont été fournies par les ex-partisans du régime de Saddam Hussein et qui agissent aujourd'hui, sous la houlette du vice-président de l'ancien parti Baas Ezzat al-Douri.

Ces affirmations irakienne et russe confirment, une fois de plus, l'acharnement du camp occidental à chercher le prétexte à une intervention militaire en Syrie pour renverser Bachar al-Assad. Elles montrent aussi l'hypocrisie occidentale qui appelle officiellement à une solution politique et qui, en coulisses, nous prépare au même scénario qu'en Irak. L'Occident avait soutenu que Saddam Hussein disposait d'armes de destruction massives alors qu'il n'en était rien !

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Syrie : À propos des vidéos du massacre du 21 août

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Une polémique a surgi à propos des doutes de la diplomatie russe sur la date des vidéos du massacre commis à Damas, le 21 août 2013 [1]. Nous avions noté que les vidéos, postée sur le compte Majles Rif, étaient datées du 20 août [2].

Dans un « souci de clarification », l'auteur du compte a indiqué avoir posté les vidéos à 05h00 Temps universel, soit 07h00 du matin à Damas. Sachant qu'il existe un décalage de 9 heures avec la Californie, le compteur de YouTube affichait donc logiquement encore le 20 août.

Pourtant, les ombres de la quatrième vidéo, tournée en extérieur, font apparaître un soleil presque à son zénith. Elles ne peuvent pas avoir été tournées au petit matin. Nous maintenons donc que ces vidéos ont été réalisées avant le massacre qu'elles représentent.

Dollar

Boris Boillon, l'ex-ambassadeur de France en Irak et en Tunisie, arrêté

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Boris Boillon, entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki
Boris Boillon, ex-ambassadeur de France en Irak et en Tunisie et proche de Nicolas Sarkozy, aurait été interpellé à Paris le 31 juillet 2013 en possession de 350.000 euros et 40.000 dollars, le tout en liquide, selon les informations de Mediapart vendredi 30 août.

Contrôlé par les douaniers de la gare du Nord alors qu'il s'apprêtait à prendre un train Thalys en direction de Bruxelles, le diplomate, qui avait fait parler de lui pour des propos jugés agressifs envers la presse tunisienne et une photo de lui en maillot de bain, aurait nié détenir des devises, explique Mediapart. Mais en fouillant son sac, les douaniers auraient trouvé plusieurs enveloppes contenant 350.000 euros en billets de 500 euros, ainsi que 40.000 dollars.

L'ancien conseiller diplomatique du président Nicolas Sarkozy, aujourd'hui âgé de 43 ans et reconverti dans le consulting, affirme que la somme provient de ses rémunérations en Irak. Il a précisé selon le site que ces prestations étaient rémunérées en liquide, du fait des carences du système bancaire irakien.

Info

Syrie : les premiers résultats d'enquête de l'ONU indiquent que ce sont les rebelles qui ont utilisé du gaz sarin

Ayssar Midani
Voici un nouveau point d'information avec Ayssar Midani, notre correspondante à Damas. Au travers de cet entretien (seulement audio suite à un problème technique), elle analyse la rhétorique atlantiste, qui vise à écarter tous les éléments de preuve apportés par la Russie, la Syrie, ou même Carla Del Ponte, qui atteste de la responsabilité des « rebelles » dans l'attaque à l'arme chimique qui a eu lieu dans la banlieue de Damas. Mais il faut raison garder, l'investigation devrait se poursuivre encore durant quatre jours.

Les américains et leurs alliés sauront-ils attendre la fin de l'enquête ? La Russie, la Chine, l'Egypte et l'Iran pour ne nommer qu'eux, font en sorte de les dissuader d'opter pour une solution unilatérale qui plongerait la région dans le chaos. En France, certains politiques comme Nicolas Dupont Aignan, Jacques Myard, François Bayrou, Marine le Pen ou encore Jean-Luc Mélenchon ont affiché un certain scepticisme, voir une franche hostilité face à la campagne de propagande qui touche actuellement la Syrie. Seront-ils entendus ?

Gear

La Syrie des leaks : un mail britannique bien embêtant

C'est un hack du serveur de mail de l'entreprise Britam Defence qui laisse songeur. Pas le hack, en réalité, mais le mail. Imaginez qu'un employé de la boite en question, une sorte de Blackwater britannique du conseil en barbouzeries (spécialisée dans la formation à la « gestion des risques », services de sécurité, entrainement policier et militaire, gaz et pétrole etc...), opérant en Irak, ou encore en Libye, écrive à son boss qu'une demande des Quatari, approuvée par Washington, et très bien rémunérée a été faite pour livrer des gaz toxiques aux rebelles. Des gaz similaires à ceux détenus par Bachar. Inquiétant, non ? Ca donne ça :

Airplane

Intervention militaire en Syrie : la stratégie du chaos

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Ces jours-ci, l'opinion publique est travaillée au corps en vue d'une intervention militaire en Syrie. Une telle intervention était dans l'air depuis un bon moment. La question est de savoir pourquoi elle arrive à ce moment-ci et surtout, quel est son objectif. Tentative de réponse par Marc Vandepitte.

Chronique d'une intervention annoncée

La stratégie élaborée en vue d'intervenir en Syrie était prévisible et en réalité déjà connue. En avril 2012, un haut conseiller de Tony Blair notait déjà la recette d'une telle intervention. Il était important que l'armée ou le gouvernement outrepasse une limite qui soit intolérable pour l'opinion publique étrangère. Quatre mois plus tard, en août 2012, Obama indiquait quelle serait cette limite : l'usage d'armes chimiques ou biologiques. http://www.dewereldmorgen.be/artike... http://edition.cnn.com/2012/08/20/w...

La menace a été brandie avec la régularité d'un métronome, mais elle ne s'est jamais concrétisée. A la mi-juin Washington affirmait pour la première fois disposer des preuves de l'utilisation d'armes chimiques par l'armée syrienne. Sur base de cette prétendue preuve - qui n'est jamais venue - un appui militaire plus important a été promis aux rebelles. http://www.theguardian.com/world/20...

Star of David

Le rôle d'Israël dans l'annonce de l'attaque contre la Syrie

Selon le site internet du magazine Foreign Policy du 28 août 2013, la NSA aurait intercepté les communications entre le chef de l'unité syrienne des armes chimiques et un haut responsable du ministère syrien de la Défense. Ce dernier était paniqué après l'attaque chimique ayant coûté la vie à 1 429 personnes [1].

L'armée israélienne intercepte les communications du gouvernemtn syrien
© InconnuL'armée israélienne intercepte les communications du gouvernemtn syrien
Cette information, largement diffusée par la presse atlantiste, a contribué à accroître la certitude affichée par les États occidentaux en la culpabilité de la Syrie.

Star of David

Christophe Bigot, ambassadeur de France en Israël, nommé directeur à la DGSE

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François Hollande a nommé l'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, directeur de la stratégie à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), à compter du 1er septembre.

Ancien collaborateur de Bernard Kouchner, Christophe Bigot est un ardent « promoteur » de la relation franco-israélienne. Il déterminera la stratégie des services secrets militaires extérieurs de la France.