Le président russe Vladimir Poutine a affirmé à la télévision que la révélation de l'ampleur du programme de surveillance PRISM par la NSA n'est pas une nouveauté, et estime légitimes que de tels programmes soient mis en place, dès lors que la loi est respectée.
Déjà que les Américains découvrent qu'ils doivent se méfier de l'indiscrétion de leur propre gouvernement, voilà qu'ils doivent en plus subir les moqueries et les leçons de démocratie de la Russie. Le président russe Vladimir Poutine était en effet interrogé mardi sur la chaîne de télévision nationale RT, au sujet du
programme de surveillance PRISM révélé par l'ancien agent de la CIA et collaborateur de la NSA,
Edward Snowden, et sur la collecte des registres de communication des clients Verizon. Or le chef de la Russie, qui a lui-même une grande expérience de la surveillance des communications en tant qu'ancien directeur du
FSB, a répondu dans un éclat de rire que Snowden n'avait "
rien dit que nous ne sachions pas déjà avant".
Comme l'ont fait remarquer de nombreux observateurs, la médiatisation de PRISM est étonnante alors que
le programme ECHELON de la NSA existe depuis 1948. La France et l'Europe ont elles-aussi leurs propres
programmes de surveillance électronique. Mais si l'affaire prend de l'ampleur, c'est parce que la collaboration de géants du web comme Google, Facebook, Microsoft ou Yahoo a été explicitement pointée du doigt, et qu'elle concerne des centaines de millions d'internautes à travers le monde. La menace d'une violation massive de la vie privée des citoyens devient concrète.