Enfant de la SociétéS


Che Guevara

Photos des manifs mondiales du mois de septembre

Image
USA : Depuis 10 jours, un groupe de manifestants vivent et dorment sur Wall Street (Eduardo Munoz/Reuters)
Image
Moscou … une manif devant l’immeuble du comité des élections russes finit par l’embarquement de forces des manifestants dans des bus de police (Sergey Ponomarev/Associated Press)
Image
Bolivie : Manif d’indiens protestant contre une autoroute qui va couper leur territoire en deux .(David Mercado/Reuters)

Vader

Quand des policiers menacent de baffes et de coup de pied au cul

Image
© Photo : une sonnette de vélo (Eblaser/Flickr/CC).
Deux jeunes filles de 14 ans ont volé deux vélos dans un jardin privatif, dont l'entrée, en travaux, était libre. Inconnues des services de police, elles reconnaissent immédiatement les faits. Les vélos sont restitués et le propriétaire, ne constatant aucune dégradation, ne souhaite pas déposer plainte. Les mineures sont placées en garde à vue - et réduites à ce statut.

Seulement, quand on ne discerne pas les individus, on ne discerne pas non plus les mesures à leur appliquer. Traquant les objets dangereux que le gardé à vue ne peut conserver, les policiers se sont acharnés sur l'une des jeunes filles pour lui ôter son piercing nasal.

Après tout, si un homme a pu cacher des explosifs dans ses chaussures, on doit bien pouvoir en mettre dans un piercing. On imagine aisément la violence de la scène mais il est difficile de la qualifier juridiquement : la tentative de retrait d'un piercing est-elle une atteinte aux biens ou une atteinte aux personnes ?

Handcuffs

Manif contre Wall Street : une fillette embarquée par la police

Ce week-end, 700 personnes ont été interpellées par la police alors qu'elles bloquaient le pont de Brooklyn à New York pour manifester contre les effets de la crise économique.

Parmi eux, une fillette, un bonnet vissé sur la tête, que la police a arrêté et menottée sans ménagement...

Cette interpellation musclée, qui a eu lieu sous l'œil d'une caméra qui filmait l'événement pour Internet, provoque un tollé sur la Toile, rapporte Le Matin.


Handcuffs

Visite de Sarkozy à Alès : « On a été interpellés au petit matin », dit un militant

Image
Manifestation contre le gaz de schiste, le 26 février 2011 à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche.AFP/JEAN-PIERRE CLATOT
Le déplacement de Nicolas Sarkozy, mardi 4 octobre, à Mialet et à Alès, dans le Gard, était attendu. Officiellement, l'objectif était de célébrer l'inscription des Causses et des Cévennes au patrimoine mondial de l'Unesco. Mais sur place, des opposants politiques et des militants contre les gaz de schiste comptaient bien faire savoir leur opposition au chef de l'Etat.

Certains d'entre eux - une quinzaine, selon un militant - ont été interpellés par les forces de l'ordre, mardi matin, alors qu'ils occupaient le lieu d'atterrissage de l'hélicoptère présidentiel. Mardi midi, après une garde à vue, certains ont été relâchés.

Les arrestations semblent s'être déroulées dans le calme. Les militants ont été conduits à la gendarmerie d'Anduze (Gard), où un début de rassemblement de soutien avait lieu. Sur Internet, l'information, révélée par le site Owni, a rapidement circulé et a été reprise par des responsables politiques, comme les eurodéputés écologistes José Bové et Michèle Rivasi.

Sheriff

Pathocratie - Affaire Neyret : le chef de la PJ de Grenoble mis en examen à son tour

Le chef de l'antenne grenobloise de la PJ, Christophe Gavat, a été mis en examen mardi pour "détournement de scellés" et "vol" dans l'enquête sur une affaire de corruption présumée qui ébranle le monde policier. Il a été laissé libre.

C'est le second haut responsable de la police, après Michel Neyret, a être mis en examen dans une affaire de corruption présumée à grande échelle. Christophe Gavat, chef de l'antenne grenobloise de la PJ, a été mis en examen et laissé libre mardi pour "détournement de scellés" et "vol". Les enquêteurs cherchent à savoir si Christophe Gavat a récupéré de la résine de cannabis pour rémunérer un informateur, sur ordre de Michel Neyret, numéro deux de la PJ de Lyon. Son avocat, Me Emmanuel Daoud, a indiqué que son client contestait cette hypothèse.

Eye 1

Copwatch, le site qui surveille la police

Image
Le site Copwatch Nord-Paris IDF s'est donné pour mission de révéler les abus, la corruption et les violences policières, sans hésiter à montrer les visages des agents.Copwatch Nord IDF
En une du site Copwatch Nord-Paris IDF (difficilement accessible depuis quelques jours), vendredi 30 septembre : la consommation d'alcool par la police, photographies à l'appui. "Comme pour les CRS, l'alcool coule à flots dans les casernes", écrivent les auteurs anonymes du site, avec un ton ouvertement "antiflic". Plus bas, c'est une descente d'une équipe cynophile dans le quartier parisien de la Goutte d'Or, décrite minute par minute, ou encore une "Chasse aux Roms, aux Tunisiens et aux pauvres".

Le site Copwatch Nord-Paris IDF se veut une base de renseignements, œuvre d'un "collectif de citoyens", visant à "lutter par la transparence et l'information" contre les "violences, la répression et l'impunité policières". Son porte-parole, une jeune homme de 20 ans, se dit "plutôt libertaire" et explique, sur France Info, avoir fondé le site "avec une dizaine de copains à Lille, et des tas d'autres à Calais et Paris". Interviewé sur la radio, le jeune homme, partant du principe que "la police est fourbe", espère que son site permettra aux personnes "agressées" par un agent de police d'aller "sur la base de données" et de "repérer l'agent qui l'a agressé".

Il y aurait travaillé depuis cinq ans, amassant photographies, vidéos, informations - sur le terrain ou sur les profils Facebook des officiers - au sujet de policiers généralement nommés et identifiés.

Che Guevara

Égypte: manifestation monstre contre le pouvoir militaire

Image
© Photo: Mahmoud Bakry, APL'acteur américain Sean Penn et Khaled al-Nabawi (au centre), un comédien populaire en Égypte, faisaient partie des milliers de manifestants.
Des milliers de manifestants sont revenus vendredi sur la place Tahrir du Caire pour accuser l'armée de gérer le pays de manière opaque et de perpétuer le dispositif répressif du passé, à deux mois de législatives aux modalités contestées.

Plus de neuf mois après la chute du président Hosni Moubarak le 11 février, les manifestants ont retrouvé cette place emblématique de la révolte du début de l'année, restée depuis le site privilégié des rassemblements politiques.

«Nous ne voyons aucun changement. Nous avons fait partir le général Moubarak mais nous avons gagné un maréchal», pouvait-on lire sur une pancarte, en référence au maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) et premier personnage de fait du nouveau pouvoir.

L'acteur américain Sean Penn, présent au Caire, s'est joint à la foule, en compagnie de Khaled al-Nabawi, un acteur égyptien populaire.

Che Guevara

A New York, le mouvement des indignés prend de l'ampleur

Image
Photographie d'une interpellation par les forces de police d'un manifestant du mouvement "Occupy Wall Street", le 19 septembre 2011.Giles Clarke
"Ça monte", lit-on sur la pancarte. Et c'est vrai : "place de la Liberté", comme ils nomment le square qu'ils squattent à deux pas de la Bourse new-yorkaise, les "indignés" américains du mouvement Occupons Wall Street étaient environ 1 500, dimanche 2 octobre, soit trois fois plus que les jours précédents. Beaucoup grâce au maire, Michael Bloomberg, qui avait envoyé ses forces de police, la veille, arrêter les 600 à 700 militants partis traverser le pont de Brooklyn, situé non loin de là. Le soir même, les premières images faisaient le tour du Net. D'un coup, l'intérêt médiatique était monté de plusieurs crans. Fox News, la chaîne de télévision conservatrice, éructait contre cette "bande de fainéants".

Kyle Kneitinger, 22 ans, y était. Les policiers, raconte-t-il, les attendaient en nombre et les ont accompagnés jusqu'à ce que les manifestants, parvenus au tiers du pont, ne s'aperçoivent que d'autres forces de l'ordre avançaient vers eux à rebours. Pris au piège. "Personne n'a entendu" lorsqu'un officier a intimé l'ordre d'évacuer les lieux, assure-t-il. Les "indignés" ont-ils cherché à perturber la circulation ? "Ce n'était pas notre projet, dit Kyle, mais c'est arrivé. On ne savait plus quoi faire : certains se sont assis, d'autres se sont mis à courir. Les tabassages ont commencé."

Smoking

Les fonctionnaires wallons doivent pointer pour fumer

Image
© © Le Soir
Les fonctionnaires fumeurs du Service public de Wallonie doivent désormais enregistrer leurs sorties et rentrées dans le bâtiment et le temps passé à fumer est décompté de leur temps de travail. Le dossier dans Le Soir

Ça râle au Service public de Wallonie, la plus grosse administration wallonne, qui compte 18.000 agents. Désormais, tous les fonctionnaires qui veulent fumer doivent enregistrer leurs sorties et rentrées dans le bâtiment (« pointer », dans le langage commun), et le temps passé à fumer est décompté de leur temps de travail. Cette obligation, appliquée jusqu'alors de manière sporadique, vient d'être généralisée, sanctions disciplinaires à l'appui.

Un fonctionnaire témoigne. « Je suis scandalisé. Depuis le mois d'août, nous devons pointer quand nous allons fumer. Nous sommes ensuite tenus de justifier pourquoi nous sommes sortis quelques minutes du bâtiment. Nous devons indiquer que c'était pour aller fumer, et notre fiche de présence contient alors la mention « journée invalide : horaire non totalement respecté », et on nous retire des minutes de notre temps de travail. Cela choque tout le monde, même mes collègues non-fumeurs. Du coup, certains ont commencé à fumer en cachette. Et moi, je vais fumer dehors mais je ne pointe pas. Je crains que, si je me fais repérer, cela soit indiqué dans mon évaluation. »

Gear

Timisoara bis : le faux charnier d'Abu Salim (Libye)

Image
Le faux charnier de Timisoara, Roumanie, 1989.
Un trou avec quelques os d'animaux se transforme en fosse commune avec plus de 1200 corps (ou peut-être 1700). Le CNT doit finalement admettre que « les os sont trop grands pour être des os humains. C'est sans doute autre chose ». Mais la plupart des médias ne remarquent rien...

Les fosses communes virtuelles des côtes de Tripoli avaient déjà très bien fonctionné en février dernier : avec une vidéo et quelques photos, le site internet américain One day on Earth avait fait passer comme telles la remise à neuf d'un cimetière en août dernier. Tout le monde y a cru, et même si la tromperie fut dévoilée quelques jours plus tard, qui l'a remarqué ? Persistent encore dans les esprits « les fosses creusées à la hâte par les miliciens de Kadhafi » pour cacher une partie des « dix mille morts et cinquante mille blessés parmi les manifestants ». Le chiffre est tiré d'un twitter de la chaine saoudienne Al Arabiya du 22 février, dont la source est un soi-disant membre libyen de la Cour Pénale Internationale, laquelle le désavouait le jour suivant. Toujours en vain.

Ainsi que l'a enseigné la propagande nazie, dire d'énormes mensonges et les répéter comme un disque rayé paie ; les démentis ne sont plus entendus.