Par la vente d'armes et les discours, nous faisons la guerre, au moins de manière indirecte, note Karine Bechet-Golovko. Selon elle, l'OTAN, menée par Washington, profite du conflit ukrainien pour garder une Europe atlantiste, donc soumise.Dans le combat mené par le monde Occidental contre la Russie, l'OTAN est l'un des piliers de cet étrange assaut. Étrange, car derrière le discours va-t-en-guerre des dirigeants de l'UE et de certains pays de l'Est, dont les complexes furent parfaitement travaillés par leurs nouveaux maîtres, l'on sent une (très) certaine hésitation à passer des mots aux actes. Si Macron souhaite la « victoire de l'Ukraine », il souligne qu'il «
ne faut pas humilier la Russie », car ensuite il faudra bien vivre dans le même monde. Même dans leur fanatisme actuel, les dirigeants des pays européens, eux, ne peuvent envisager la mort du Continent européen. Ils s'accrochent toujours à un « après », qui serait un remake allégé de « l'avant », donc rien d'irréparable ne doit être commis ... ou su.
À la différence de l'OTAN et de son tireur de ficelles américain, qui lui n'entrevoit le Continent européen que comme un territoire et des peuples à maintenir dans l'orbite atlantiste, quel que soit le prix à payer pour cette Europe déjà soumise.