Enfant de la SociétéS


Black Cat

Les clowns arrivent un peu partout : hystérie collective ou ... plus ?


Commentaire : Dans le folklore des clowns, il en existe deux sortes : le blanc, gentil et facétieux, le noir, méchant et quelque peu pervers. Le clown est double, il peut faire rire avec ses farces ou faire pleurer avec ses mauvais coups. Il peut donc faire réellement peur, parfois. En riant de ses blagues ou de sa perversion, la double nature du clown révèle aussi à la notre : masque du sourire cachant un rictus incertain... et vice-versa.


clowns
© GoogleUn clown très populaire : Pennywise, tiré du roman IT de Stephen King
Partout aux États-Unis, les apparitions de clowns, réels ou imaginaires, se multiplient. Un phénomène qui revient régulièrement et qui crée à chaque fois une atmosphère hystérique. Qu'en disent les psychologues ?

Commentaire: Le clown exprime-t-il une peur collective qui n'arriverait pas à se manifester différemment ? Une chose que l'on peut certes pointer du doigt mais qui reste obscure, une peur enfantine, instinctive et/ou inconsciente, qui ne se contrôle pas, balayant toute raison, nous prouvant par là-même à quel point nos comportements sont immatures, à quel point nous semblons ignorants de notre propre nature.

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Quand le cinéma est une fable sur la misère et le capitalisme : « Miracle à Milan » (1951) de Vittorio de Sica

Miracle à Milan (Miraculo a Milano), 1951, Grand prix à Cannes la même année (La Palme d'or n'existait pas de l'époque) est un film de Vittorio de Sica d'après un roman de Cesare Zavattini, Totò il buono de 1943. De Sica, comme réalisateur, et Zavattini, comme scénariste, ont réalisé ensemble plus de vingt films et font partie du néo-réalisme dont l'histoire s'étend de 1943 à 1955.
film
© GoogleMiracle à Milan
Pour Cesare Zavattini, un de ses théoriciens, le néoréalisme veut faire reconnaître l'existence et la peine des hommes, dans leur dure réalité, afin de correspondre à l'appel qui est fait par les victimes de notre égoïsme, appel qui rend toujours plus urgent la demande de solidarité.

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Trump et Poutine, du côté espagnol...


Commentaire : C'est qu'on croyait l'à-plat-ventrisme propre aux français ? Que nenni ! Il faut voir grand ! Hors de ses frontières ! Il faut voir européen.


autruche
Les grands esprits se rencontrent mais plus autant que les petits.

Un bon dimanche, en Espagne. Petit déjeuner en terrasse. Tiens, jetons un coup d'œil au journal du jour : il y a abc, le ringard canard bourgeois que l'on distribue gratis dans tous les cafés en Espagne, mais je choisis Ideal, du centre-gauche européiste, bien politiquement correct comme il faut. Tournons les pages, voyons les pages internationales, alors que le vent se lève à notre table automnale. Oh, comme c'est curieux, une page anti-Trump sur la page de droite. The Donald est encore accusé d'être un macho (ce n'est pas comme DSK ou Bill Clinton !), de dégoûter son parti républicain et d'être affreux. Heureusement, il baisse encore dans les sondages. Depuis le temps qu'il baisse dans les sondages, il doit être à -360%. Je ressors rassuré de ma lecture. C'est dans ce journal, Ideal donc, que j'ai lu il y a peu que l'électorat de Trump veut rétablir l'esclavage.

Je l'ai cru sur parole.

Page de gauche maintenant. Tiens, c'est curieux, une page anti-Poutine. Tout journal qui ne fait pas sa page russophobe quotidienne sera privé de subventions ; car qui achète encore ces torchons, à part quelques hôtels, les mairies et les bibliothèques municipales ? Poutine dictateur est ici encore accusé de relancer tout seul la guerre froide. Il est accusé d'accuser sans preuve les USA d'avoir mené l'OTAN aux frontières russes (alors que c'est faux, on le sait tous !) ; d'avoir mis en doute les origines sincères et les bénéfices du grandiose printemps arabe, d'avoir mis en doute la beauté plastique du lynchage de Kadhafi ou de la révolution orange en Ukraine, sans oublier les guerres civiles un peu partout, livrées comme on sait par des mercenaires bien rétribués. Mais quel parano tout de même !

Ma femme me demande si je plaisante ; je lui fais lire mon Ideal, quotidien bien nommé (il a quand même dit une fois que le salaire médian est de 650 euros dans la province). Je ressors quand même peu rassuré de ce brûlot car il semble bien que le journaliste (je dirais plutôt un agent maintenant, suite aux révélations de M. Ulfkotte en Allemagne) aux ordres ici ait peur des armes russes. Que va-t-on faire ? Encore une guerre mondiale pour protéger l'autoproclamé monde libre ? En page seize du même journal, le courageux éconoclaste Joseph Stieglitz dit tout le mal qu'il peut de la politique de Merkel, de notre euro, de leur Europe bruxelloise. Et vous voulez mourir pour ça ?

La réponse est naturellement oui.

Tel est le rôle de la presse en Espagne. Je ne sais pas qui la lit à part moi (et c'est juste pour rire), et je ne pense pas que le peuple ici ou ailleurs ait envie d'une guerre contre la Russie pour protéger Hillary et ses fondations. Cette presse était plus libre jadis, mais les concentrations, la crise de 2008, Obama (toujours lui), la dette immonde ont rendu tout le monde bien soumis. Citons un autre épisode. Dans la revue people Papel, un journaliste politiquement correct interviewe le champion du monde d'échecs - dans un gratte-ciel sans âme et cinq étoiles pour VIP. Il a vingt-six ans, il est norvégien (c'est un viking, dit l'article), il s'appelle Magnus Carlsen et il possède un beau QI de 186 qu'il entretient à coups de pizzas et de séries télé dans sa chambre d'hôtel.

Et voilà ce que tristement dit notre jeune génie (je traduis mot à mot) :

- J'ai dit un jour que je pensais du bien de Donald Trump ; que je le trouvais amusant ; qu'il n'utilisait pas d'arguments pour convaincre ; et que je trouvais étonnant qu'il nommât les choses par leur nom.

Aussitôt dit notre écolier se fit remonter les bretelles par la presse norvégienne et mondiale.

- Le lendemain, on annonce partout que Carlsen soutient Donald Trump... la pression est énorme... On ne peut plus rien dire à cause du politiquement correct. Je comprends pourquoi les grands sportifs espagnols refusent les interviews ou ne disent rien. C'est trop dangereux.

La liberté d'expression est en effet trop précieuse dans nos sociétés libres pour être tolérée. Quant aux petits esprits, ils se sont tellement multipliés grâce à la démocratie qu'ils ne peuvent que se rencontrer :Trump est foutu et la Russie doit payer. Eh bien on va voir.

Health

Les Haïtiens appellent à ne pas donner d'argent à la Croix-Rouge

Une enquête accuse l'organisation de bienfaisance de ne pas remplir ses engagements et d'enjoliver systématiquement les résultats de son activité. Des habitants et des ONG d'Haïti, où le nombre de personnes tuées par l'ouragan Matthew a dépassé la barre des 1 000, appellent à ne pas donner d'argent à la Croix-Rouge américaine. Bien qu'au moins 350 000 personnes aient besoin d'aide après cet ouragan dévastateur, les victimes de la tempête prient de ne pas virer les dons sur les comptes de cette organisation, informe The Independent.

Haiti
© GoogleNe pas donner des dons à la Croix-Rouge demandent les Haïtiens
« Dans les jours qui viennent, beaucoup d'entre vous vont m'écrire et me demander comment vous pouvez aider Haïti, a écrit une femme sur Twitter après l'ouragan. Ne donnez pas d'argent à la Croix-Rouge américaine. » Cette méfiance s'explique par une enquête menée par la radio NPR (principal réseau de radiodiffusion non commercial et de service public des États-Unis). Ses auteurs affirment que la Croix-Rouge américaine, après avoir collecté près d'un demi-milliard de dollars pour l'élimination des conséquences du tremblement de terre survenu en 2010, n'a construit que six maisons au lieu de 700 en Haïti. La NPR accuse également l'organisation d'enjoliver systématiquement les résultats de son activité.

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Eye 1

Projet de loi « égalité et citoyenneté » : pour la « justice », faisons taire Internet


Commentaire : Les représentants du peuple ne représentent en fait rien du tout, si ce n'est leurs propres intérêts personnels. Donner aux gens la possibilité de pouvoir bâtir une carrière politique est une aberration : quel élu a la force morale suffisante pour rester honnête -étant entendu qu'il l'était à l'origine- tout en étant grassement payé et en profitant des avantages que son statut lui confère ? Qui donc ne serait pas affecté lui-même par la corruption du système ? Nous avons là des centaines de petits élus, plus ou moins anonymes, qui se battent, non pas pour améliorer la vie du citoyen, mais pour garder, au final, ce que ce dernier peut lui reprendre : l'argent, le pouvoir, la reconnaissance. Il faut donc étouffer les critiques, les contestations, les voix dissonantes et tenter de contrôler internet, seul média qui arrive encore à donner des sueurs froides aux politiciens menteurs. En passant des lois incompréhensibles nées de contorsions intellectuelles plus ou moins démentes, et qui existent pour empêcher le quidam de révéler quelques vérités, dans la presse, sur la toile.

Une solution ? Un début, pour le moins :
Q :Comment les représentants sont-ils élus ?

R : Il n'y a pas de campagnes, de meetings ou de discours politiques. La politique n'a rien à voir avec la popularité, mais a tout à voir avec la compétence et l'intégrité. Aux niveaux communautaire, étatique ou supranational, on propose aux 10 individus possédant le plus grand nombre de points communauté de se présenter (évidemment, ils peuvent refuser). Au niveau de la communauté, les citoyens votent pour les candidats dont ils ne veulent pas. Les candidats sont ainsi progressivement éliminés jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Le même processus a cours au niveau de l'État, mais là, ce sont les représentants de la communauté qui votent, au lieu des citoyens. Puisqu'il n'y a pas de campagne politique, les citoyens ne peuvent connaître tous les candidats aux niveaux national et supranational, par conséquent, ce sont les représentants de la communauté, qui sont habitués au milieu politique, qui votent.

censure
© Matteo Castelli (CC BY-NC 2.0)
Faire taire Internet ! On connaît ce rêve qui s'empare régulièrement des élus de la République, ces grands donneurs de leçons dont la bulle éclate régulièrement à cause de la liberté d'expression sur Internet. Il ne se passe pas une session parlementaire sans que le législateur ne tente une manœuvre pour pénaliser et criminaliser l'usage d'Internet qui déplaît tant. C'est encore le cas dans l'ubuesque projet de loi « égalité et citoyenneté » , un texte fourre-tout dont personne ne comprend ni le sens, ni la cohérence, ni l'unité.

Les amendements liberticides du Sénat

Le Sénat vient de durcir le texte adopté par l'Assemblée Nationale. Voici où nous en sommes :

Books

Comment la France a saboté son école

frustrated schoolkid
En imposant le sacrifice d' une éducation fondée sur la mémorisation des contenus au profit de la « différenciation pédagogique », les intellectuels progressistes ont tué l'école française. Et accentué le fossé social qu'ils voulaient combler.

A 88 ans, E.D. Hirsch poursuit le combat de sa vie : réhabiliter l'éducation traditionnelle, fondée sur la mémorisation et l'apprentissage du contenu (content-based). Dans un livre tout juste paru, Why Knowledge Matters (Harvard Education Press), le célèbre professeur américain de sciences de l'éducation rappelle les mérites de « l'alphabétisation culturelle », seule à même de produire une société unie, et surtout de donner sa chance à chacun. E.D. Hirsch dénonce l'illusion progressiste consistant à enseigner des « compétences » (skill-based) : capacité argumentative, qualités sociales, esprit critique, faculté d'analyse, créativité individuelle, etc. En s'appuyant sur les sciences cognitives et sur la linguistique, il démontre que de telles compétences sont intrinsèquement liées à l'information mémorisée. Pour produire des individus autonomes et modernes, il faudrait donc, de manière contre-intuitive, rétablir un curriculum strict et classique.

Un pays démontre de manière exemplaire et documentée l'échec des méthodes progressistes : la France. E.D. Hirsch consacre un chapitre entier aux réformes de l'éducation dans notre pays, éloquemment intitulé « la débâcle française ». Le constat est douloureux : avec l'entrée en vigueur de la loi Jospin en 1989, qui met en place avec les meilleures intentions du monde la « différenciation pédagogique » (l'idée d'adapter l'enseignement à la diversité des élèves), la France a sacrifié une éducation réputée et un ascenseur social relativement efficace pour devenir en moins de trente ans le pays le plus inégalitaire de l'OCDE, selon le récent rapport du Cnesco.

X

Syrie : les terroristes ont commencé les répressions contre les habitants d'Alep

L'opposition syrienne a miné toutes les sorties pour les habitants de la ville d'Alep et a commencé les répressions contre ceux qui s'y opposent, a déclaré le ministre adjoint russe de la Défense Anatoli Antonov. Selon la déclaration du ministre adjoint russe de la Défense Anatoli Antonov qui s'exprimait devant les journalistes, l'opposition syrienne a miné toutes les sorties pour les habitants de la ville d'Alep et a commencé les répressions contre ceux qui ne sont pas d'accord avec ces mesures.

syrie
© Google Anatoli Antonov
« Deux fois les 15 et 16 septembre, les unités de l'armée syrienne ont entamé le retrait de leurs forces de la route du Castello. Cependant, les États-Unis n'ont pas réussi à organiser le retrait des détachements de l'opposition armée de la route du Castello et les unités des forces gouvernementales sont revenues », a expliqué aux journalistes Anatoli Antonov.

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Family

Hillary Clinton à Orlando ou l'absurde paroxysme du selfie

clinton a orlando
Une photo prise par la photographe de campagne de la candidate démocrate et postée sur Twitter résume bien comment le selfie a transformé notre rapport au monde.

Sur la droite de la photo, Hillary Clinton est debout sur une estrade, contre un mur. Devant elle, une foule de jeunes supporters lui tourne le dos. Pourquoi ? Pour mieux prendre un selfie avec la candidate démocrate. La photo a été postée sur Twitter par Victor Ng, alias @victomato, membre de l'équipe de campagne de Hillary Clinton. Elle a été prise par la photographe officielle de la candidate, Barbara Kinney, le 21 septembre 2016, à Orlando.

Avoir une photo de la candidate ne suffit plus

"Avons-nous atteint le paroxysme du selfie ?" se demande The Australian face à cette photo déroutante. La spécialiste des réseaux sociaux du journal poursuit :
« S'il y a bien une image qui résume l'obsession de la génération actuelle pour les selfies, c'est celle-ci. [...] Avoir une photo de la candidate démocrate seule ne suffit plus. Il faut que vous soyez sur la photo pour impressionner vos amis sur les réseaux sociaux. »

Commentaire: On aurait pu mettre l'article dans la section "Ne paniquez pas ! Rigolez !" mais c'est définitivement plus triste qu'amusant.


Eye 1

Projet de loi liberticide pour la presse et internet : abusons contre l'abus de la liberté d'expression


Commentaire : Avec ces projets de lois passées en douce, on comprend aussi que les vilains ne sont pas uniquement ceux que l'ont voit à la télé ou qui font la une des journaux : il y a cette ribambelle de députés, de sénateurs, d'élus quasi-anonymes, grassement payés à ne rien faire si ce n'est à saper les fondements des dernières petites libertés que nous avons encore et à rendre ainsi notre vie de citoyen toujours plus contraignante, débitrice, impossible. Une loi donc, si elle est votée, qui incitera à toujours plus d'auto-censure, pour faire d'internet, véritable cauchemar du politicien, un espace enfin de plus en plus contrôlé. Quelques pistes de réflexions :

liberté de la presse
Les sociétés des journalistes signataires font part de leur vive inquiétude à propos du projet de loi intitulé « égalité et citoyenneté » qui pourrait réduire dangereusement la liberté de la presse (voir ici l'article de Mediapart à ce sujet). Ce texte est examiné par le Sénat depuis mardi. Il entend vider de son contenu la loi du 29 juillet 1881, sous couvert de lutter contre les abus d'internet. Le Sénat s'apprête à remettre en cause ce texte fondateur sans concertation préalable avec les représentants des journalistes.


De quoi s'agit-il ? Les sénateurs envisagent notamment de jeter à la poubelle le principe de la prescription des délits de presse - à commencer par la diffamation - au bout de trois mois, à compter de la date de publication : sur le support internet, ces infractions deviendraient, de fait, imprescriptibles, au même titre que les crimes contre l'humanité.Ainsi, les contenus audiovisuels rediffusés ou disponibles conjointement en ligne (podcasts, replays, etc...), pourront être poursuivis indéfiniment, ce qui introduit une discrimination manifeste entre les médias et les supports.


Hardhat

La Russie se prépare ? 40 millions de Russes vont participer à un exercice de « Désastre Nucléaire »

La Russie se prépare à un « exercice de protection civile », du 4 au 7 octobre, en envoyant ses 40 millions de citoyens dans 5000 abris souterrains et en réunissant 200 000 professionnels d'unités de sauvetage et 50 000 pièces d'équipement: c'est du sérieux ! J'ai rapporté au cours des 16 dernières années de nombreux exercices de simulation de catastrophes et d'attaques terroristes, mais là, cet exercice de la Russie est clairement et sérieusement un signe précurseur d'une confrontation militaire imminente avec les États-Unis.

russie
C'est du sérieux en Russie
La logistique de cette opération de mise à l'abri de 40 millions de citoyens est d'une ampleur gigantesque et elle ne peut que s'effectuer dans un objectif bien précis: préparer le sauvetage de la population et exercer les unités de secours et militaires à la prise en charge du pays.

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