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jeu., 21 mar. 2019
Le Monde pour les Gens qui Pensent

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Gilets jaunes : un policier met en cause le gouvernement

Langlois
Alexandre Langlois est policier. Menacé par sa hiérarchie pour "déloyauté", il dénonce la gestion du maintien de l'ordre par le gouvernement dans le cadre du mouvement des gilets jaunes, l'instrumentalisation des forces de l'ordre par le pouvoir, et les conditions de travail difficiles dans un contexte de hausse des cas de suicides chez les policiers.


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Gilets jaunes : le point de non retour

Gilets jaunes, résitante

Marlène Lutz, gilet jaune à Brumath (Strasbourg).
Le témoignage d'une grand-mère Gilet jaune :
L'événement déclencheur, c'est quand j'ai vu à la première manifestation, je n'y étais pas, quand j'ai vu tous les gens allongés par terre qui était pacifistes, je me suis dit c'est pas possible, c'est pas possible, il faut plus de monde. Et j'ai trouvé le QG à Brumath, je suis allé deux trois fois pour voir ; si déjà c'était pas des délinquants rien, j'ai vu que c'était des gens, des travailleurs qui se relayaient à tour de rôle. Ils se relayaient, pour dormir là bas; ils ont fait des tracts, ils ont tout fait, j'ai vu que c'est des gens honnêtes et j'ai commencé à écouter de quoi ils se plaignaient. Et voilà, et je suis rentré dans ce mouvement.

J'ai dit écoute, la journée j'ai la petite mais le soir je suis pour aider pour faire des tracs, pour faire des opérations et je n'ai pas arrêté depuis. Il faut qu'ils nous écoutent, on n'est pas écoutés. On est dehors, on se fait taper maintenant. On parle on essaie de parlementer avec la police pour voir si eux ils peuvent aller plus haut, non il reste devant nous, et maintenance et les insultes qui partent. Les insultes, ils nous rigolent dans la figure, ils nous matraquent, ils nous gaz, même à genoux ils nous gaz. Il n'y a plus de liberté plus d'égalité plus de fraternité. Il n'y a plus de loi. La loi elle est devenue injuste, nous maintenant on peut dire le peuple français, nous on est la loi, parce que nous on reste, on est pacifiste, on avance pacifiste, mais on ne peut pas tout le temps tendre la joue. Quand tu vois les enfants qui sont gazés, je les ai vus samedi encore, un enfant de 2 ans, le petit garçon de 15 ans, des personnes âgées renversé dans une chaise roulante et laissé à terre. Où va le monde ? Et ce ne sont pas les Gilets jaunes. [...]

On marche et d'un coup j'entends « Voiture bélier ! ». Je me retourne, des voitures, mais à une allure je, écoute, impossible qu'ils aient roulé, moi je dis 80 à l'heure, facile. Et ils sautent des fourgonnettes et nous on - je voulais essayer de courir - un homme m'a tenu, un autre avec, pour que je puisse courir, trop tard. Trop tard ils nous ont matraqués, mais à fond la caisse, et c'est là que j'ai reconnu l'homme qui était déjà à la gare qui m'a insulté. Et lui il m'a dit « crève sale pute » et j'ai eu un deuxième coup par derrière là, et je ne peux pas dire de qui et je suis tombé j'ai plus rien vu. J'ai la haine en moi, là j'ai la haine, je ne me vois plus pacifiste dur. C'est impossible [que] je reste passif et ce que je vais déjà faire, c'est me protéger. Et je ne me laisserai pas enlever des protections, ils les ont enlevées à certaines personnes. [...]

Et après ils ont tout pris aux autres, tout. J'ai dit il faut avoir à oser avec eux. Faut oser. Parce que si on n'ose pas, si ils voient que quelqu'un est faible c'est là qu'ils en profitent encore plus. Et je n'ai pas peur, je dis honnêtement je n'ai pas peur, mais ce coup par derrière... si j'avais pu l'éviter je... mais quand on vient par derrière, si ils avaient été devant moi, je sais, j'aurais une autre réaction que... mais par derrière assommer quelqu'un, c'est des traîtres et le regard qu'ils ont...

- Et qu'est ce que ça a donné comme blessure ?

- Ca a donné, j'ai eu une fracture ouverte sur le crâne avec 11 points de suture et en dernier avec un y, ça m'a fait un y, je suis tombé dans les pommes, j'ai perdu énormément de sang et après il m'ont emmené à l'hôpital, les pompiers sont venus, ils m'ont emmené à l'hôpital. Et là hier j'ai eu un malaise encore, je suis tombé dans les pommes et je me suis ouverte tout le bras. [...]
La vidéo :

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Comment comprendre la stratégie de maintien de l'ordre utilisée contre les gilets jaunes ?

Article 2 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme : « Droit à la vie : 1- Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d'une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi. 2 - La mort n'est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d'un recours à la force rendu absolument nécessaire :
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© Inconnu
a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ; b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l'évasion d'une personne régulièrement détenue ; c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection ».

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Eure : barrages de gendarmerie et mobilisation des Gilets jaunes avant l'arrivée de Macron

Alors que le président de la République est attendu à Grand Bourgtheroulde pour lancer le grand débat national, plusieurs barrages de gendarmerie ont été observés aux abords de la ville et de nombreux Gilets jaunes se sont déjà réunis.
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© Inconnu
Le chef de l'Etat Emmanuel Macron doit lancer le grand débat national ce 15 janvier à 15h, à Grande Bourgtheroulde (Eure), lors d'un échange avec plus de 600 maires des cinq départements de Normandie.

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Incroyable mais vrai : Bourgtheroulde, 135 euros d'amende en cas de port du gilet jaune, pour la venue de Macron

A l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron dans l'Eure, où des manifestants avaient appelé à converger, les citoyens portant un gilet jaune se sont vus ordonner par la gendarmerie de le retirer sous peine de se voir infliger une amende.
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© CHARLY TRIBALLEAU Source: AFP
La première étape d'Emmanuel Macron pour le lancement du Grand débat national dans l'Eure le 15 janvier a été marquée par la décision marquante de proscrire le port du gilet jaune dans la zone. Dans la matinée, d'importants barrages de gendarmerie ont été déployés pour contenir une mobilisation de manifestants qui souhaitaient se faire entendre du chef de l'Etat.

Commentaire: ll semble donc que le jaune est une couleur qui déplaît à Macron. Le jaune lui dérange la vue, lui fait mal, le jaune est trop clair.


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Le Gilet jaune blessé à la tête par un flashball durant l'acte 9 est dans le coma (vidéos)

Un homme a été blessé à la tête suite à un tir de flash-ball dans le dos, à Bordeaux, en marge de l'acte neuf des Gilets jaunes. Pompier, marié et père de trois enfants, il a été opéré d'une hémorragie cérébrale mais se trouve toujours plongé en coma artificiel, a annoncé sur Twitter l'écrivain français David Dufresne, citant l'épouse du blessé.
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© AFP 2018 MEHDI FEDOUACH
Les vidéos le montrant à terre et la tête en sang ont auparavant fait le tour des réseaux sociaux. l a été ensuite opéré d'une hémorragie cérébrale, l'opération s'est bien passée, a poursuivi M.Dufresne, citant l'épouse du Gilet jaune en question. Les médecins envisagent de réveiller le blessé dont le «pronostic vital est engagé», lit-on sur la page Twitter de l'auteur.

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Hardhat

Une campagne d'affichage choc en l'honneur des Gilets jaunes mutilés (PHOTOS)

Au moins 1 700 manifestants ont été blessés depuis le début du mouvement des Gilets jaunes. Certains ont perdu un œil ou une main, sans bénéficier de mots de soutien de l'exécutif. Des affiches visant à alerter l'opinion sont apparues à Bordeaux.
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© Capture d'écran Twitter @libreactu_fr
Des affiches choc représentant les membres du gouvernement blessés et mutilés par la police lors de manifestations de Gilets jaunes sont apparues, notamment à Bordeaux.
Emmanuel Macron la bouche ensanglantée, Christophe Castaner et Marlène Schiappa éborgnés, ou encore Edouard Philippe le visage rouge de sang : des affiches choc sont apparues, collées par-dessus des panneaux publicitaires, notamment à Bordeaux. L'objectif ? Sensibiliser l'opinion publique aux blessures, parfois lourdes, subies par des Gilets jaunes lors des manifestations qui se succèdent depuis plusieurs semaines aux quatre coins de la France.

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TV

Gilet jaunes : d'où vient la défiance envers les médias ?

Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », plusieurs journalistes ont été agressés par des manifestants. Début janvier, BFM-TV a même boycotté la mobilisation pendant toute une journée après l'agression de deux de ses reporters.
Medias
© Le Monde
Alors que se profile l' acte 9 des « gilets jaunes », samedi 12 janvier, comment expliquer cette violence dont font l'objet la plupart des médias ? Du divorce originel entre les mouvements contestataires et les journalistes en 1995, bien avant le quinquennat d'Emmanuel Macron, en passant par le sentiment d'être caricaturé et l'instrumentalisation politique, Jean-Marie Charon, sociologue des médias, détaille les facteurs qui ont favorisé cette animosité entre les manifestants actuels et le monde médiatique.

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Gilets jaunes - des violences policières jamais vues

david dufresne
Le journaliste indépendant David Dufresne recense les violences policières depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Invité d'Aude Lancelin dans l'Entretien Libre, il revient sur l'intensité inédite de la répression policière subie par les gilets jaunes.


People 2

Des images de la solidarité des Gilets jaunes

Gilets jaunes, solidarité
© Reporter Youtube
Gilets jaunes, solidarité
© Reporter Youtube
Des images de la solidarité et de la fraternité des Gilets jaunes à Epinal en Lorraine qui ne risquent pas d'être diffusées par les médias.